QCM : Histoire et sociétés des Comores (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble d’avantages Andriantsouly reçoit-il en échange de la cession de Mayotte ?

Une rente versée à Zanzibar, une flotte française et l’éducation de ses enfants à Madagascar
Une aide militaire, une rente annuelle et l’éducation de ses enfants à La Réunion
Une aide financière, un port à Mayotte et la formation militaire de ses enfants
Un titre de gouverneur, des terres à Zanzibar et l’éducation de ses enfants en France

Une aide militaire, une rente annuelle et l’éducation de ses enfants à La Réunion

Explication

L’accord prévoit une aide militaire, une rente annuelle de 1 000 piastres et la prise en charge de l’éducation de ses enfants à La Réunion. Il ne lui attribue pas de titre de gouverneur ni de terres à Zanzibar.

2. Quelle décision accompagne l’autonomie administrative des Comores par rapport à Madagascar en 1946 ?

Les quatre îles passent sous protectorat français
Dzaoudzi est choisie comme capitale des Comores
Mayotte devient un département d’outre-mer
Grande Comore, Anjouan et Mohéli deviennent indépendantes

Dzaoudzi est choisie comme capitale des Comores

Explication

En 1946, les Comores obtiennent une autonomie administrative par rapport à Madagascar et Dzaoudzi devient leur capitale. La départementalisation de Mayotte n’a lieu qu’en 2011.

3. Dans une famille comorienne, quelle combinaison décrit le mieux les rôles familiaux et la place de l’enfant ?

La famille assure l’éducation, répartit les rôles selon la profession, et voit l’enfant comme une responsabilité collective
La famille produit et consomme, répartit les rôles selon le sexe et l’âge, et voit l’enfant comme un don de Dieu
La famille organise les échanges, répartit les rôles selon la génération, et voit l’enfant comme un signe de prestige
La famille partage les biens, répartit les rôles selon le rang social, et voit l’enfant comme un héritier économique

La famille produit et consomme, répartit les rôles selon le sexe et l’âge, et voit l’enfant comme un don de Dieu

Explication

La famille est à la fois une unité de production et de consommation, avec des rôles organisés selon le sexe et l’âge, dans une conception nataliste où l’enfant est un don de Dieu. La répartition des rôles n’est pas présentée comme fondée sur le rang social.

4. Quel événement est associé à l’année 1793 dans l’histoire de Mayotte ?

Les Sakalaves et les Betsimisaraka lancent leurs premiers raids dans les îles Comores et capturent des habitants.
Des razzias malgaches détruisent Tsingoni et entraînent l’installation de Malgaches dans le sud de Mayotte.
Andriantsouly reprend le pouvoir à Mayotte avec le soutien du sultan d’Anjouan.
Andriantsouly prend possession du Rocher après avoir quitté Mohéli et s’être replié à Sada.

Des razzias malgaches détruisent Tsingoni et entraînent l’installation de Malgaches dans le sud de Mayotte.

Explication

En 1793, des razzias malgaches détruisent Tsingoni et conduisent des Malgaches à s’installer dans le sud de Mayotte. La prise de possession du Rocher par Andriantsouly est associée à 1833, et non à 1793.

5. Comment se distinguent les deux grandes périodes du peuplement des Comores ?

La période archaïque, du VIe au XIIIe siècle, voit arriver des Indonésiens et des Bantous, puis la période classique, du XIVe au XVIIIe siècle, est marquée par l’arrivée arabo-persane.
La période archaïque, du XIVe au XVIIIe siècle, voit arriver des Indonésiens et des Bantous, puis la période classique commence au XIXe siècle avec l’arrivée arabo-persane.
La période archaïque, du VIe au XIIIe siècle, voit arriver des Indonésiens et des Arabes, puis la période classique est marquée par l’arrivée des Bantous.
La période archaïque, du VIe au XIIIe siècle, est marquée par l’arrivée arabo-persane, puis la période classique voit arriver des Indonésiens et des Bantous.

La période archaïque, du VIe au XIIIe siècle, voit arriver des Indonésiens et des Bantous, puis la période classique, du XIVe au XVIIIe siècle, est marquée par l’arrivée arabo-persane.

Explication

La période archaïque associe des immigrants indonésiens venus de l’est et des Bantous venus de l’ouest, tandis que l’arrivée arabo-persane caractérise la période classique. L’option qui place l’arrivée arabo-persane dans la période archaïque inverse ces deux étapes.

6. Quel effet la traite et l’insécurité ont-elles au XVIIIe siècle sur l’organisation régionale malgache ?

Elles favorisent de nouveaux regroupements et une répartition en tribus relativement cloisonnées, renforçant les particularismes régionaux
Elles déplacent les chefferies vers les comptoirs et renforcent l’unité politique des régions côtières
Elles réduisent les regroupements tribaux et rapprochent les régions autour d’une langue commune
Elles entraînent la création d’un royaume unifié et la disparition des particularismes régionaux

Elles favorisent de nouveaux regroupements et une répartition en tribus relativement cloisonnées, renforçant les particularismes régionaux

Explication

La traite et l’insécurité provoquent de nouveaux regroupements et une répartition tribale relativement cloisonnée, ce qui renforce notamment les particularismes linguistiques. Une langue commune et la réduction des différences régionales ne correspondent donc pas à cette évolution.

7. Comment les responsabilités parentales sont-elles réparties entre la femme et l’homme dans la société comorienne ?

Les deux parents transmettent le nom, tandis que les aînés prennent en charge l’éducation et les valeurs
La femme exerce un pouvoir sur l’espace de vie, les valeurs et l’éducation, tandis que l’homme transmet son nom
La femme transmet le nom aux enfants, tandis que l’homme transmet les valeurs et organise l’espace de vie
L’homme exerce un pouvoir sur l’espace de vie et l’éducation, tandis que la femme transmet son nom

La femme exerce un pouvoir sur l’espace de vie, les valeurs et l’éducation, tandis que l’homme transmet son nom

Explication

La femme exerce un pouvoir sur l’espace de vie, la transmission des valeurs et l’éducation, tandis que l’homme transmet son nom aux enfants. La transmission du nom n’est donc pas attribuée à la femme dans cette répartition.

8. Quelle évolution caractérise Madagascar entre le VIIIe et le XIe siècle ?

Les comptoirs européens remplacent les comptoirs arabes, tandis que les populations islamisées quittent les côtes
Les royaumes sakalava et mérina se forment, l’île est unifiée et des Européens s’installent dans l’intérieur
Les tribus se cloisonnent, les particularismes régionaux se renforcent et la colonisation française commence
Le peuple et la langue malgaches se constituent, l’intérieur de l’île commence à être pénétré et des populations islamisées s’installent sur les côtes

Le peuple et la langue malgaches se constituent, l’intérieur de l’île commence à être pénétré et des populations islamisées s’installent sur les côtes

Explication

Durant cette période, le peuple et la langue malgaches se constituent, la pénétration de l’intérieur commence et de petites colonies côtières accueillent des populations islamisées. La naissance des royaumes sakalava et mérina est associée à une période ultérieure.

9. Quel fut l’effet des raids sakalaves et betsimi­saraka dans les îles Comores à partir du XVIe siècle ?

Ils provoquèrent le déplacement de marchands comoriens vers Madagascar pour y établir des comptoirs.
Ils entraînèrent la capture de femmes et d’hommes destinés à être réduits en esclavage.
Ils entraînèrent l’installation de sultans malgaches chargés d’abolir l’esclavage dans les îles.
Ils conduisirent à la destruction de Tsingoni et à l’installation de populations malgaches dans le sud de Mayotte.

Ils entraînèrent la capture de femmes et d’hommes destinés à être réduits en esclavage.

Explication

À partir du XVIe siècle, les Sakalaves et les Betsimisaraka menèrent des raids et capturèrent des femmes et des hommes pour les réduire en esclavage. La destruction de Tsingoni et l’installation de Malgaches dans le sud de Mayotte sont liées aux razzias de 1793.

10. Quelle distinction permet de ne pas confondre les Razana avec Zanahary ?

Les Razana sont le principe divin universel, tandis que Zanahary désigne les défunts méritants qui aident les vivants
Les Razana sont les vivants qui évaluent les défunts, tandis que Zanahary désigne le rituel des funérailles
Les Razana sont des ancêtres défunts méritants susceptibles d’aider les vivants, tandis que Zanahary désigne le principe divin
Les Razana désignent les esprits de la nature, tandis que Zanahary représente le monde inaccessible aux humains

Les Razana sont des ancêtres défunts méritants susceptibles d’aider les vivants, tandis que Zanahary désigne le principe divin

Explication

Les Razana sont des défunts méritants dont la sagesse et la puissance spirituelle peuvent aider les vivants ; Zanahary désigne Dieu. Les présenter comme le principe divin inverse précisément la distinction entre ces deux notions.

11. Quel enchaînement caractérise la durée traditionnelle de neuf jours du grand mariage comorien ?

De la cérémonie religieuse au versement de la dot, puis au défilé du marié le dernier jour
Du défilé conduisant le marié chez sa fiancée au festin partagé après la consommation du mariage
Des festivités coutumières au départ du marié, suivi d’un festin avant la consommation du mariage
De la consommation du mariage au défilé du marié, puis à la cérémonie religieuse du neuvième jour

Du défilé conduisant le marié chez sa fiancée au festin partagé après la consommation du mariage

Explication

Le grand mariage dure neuf jours, du défilé qui conduit le marié chez sa fiancée au festin partagé après la consommation du mariage, le neuvième jour. La cérémonie religieuse et le versement de la dot ne constituent pas les bornes de cette séquence.

12. Quel rôle les Shiraziens puis les Arabes ont-ils joué dans l’évolution politique et religieuse des Comores ?

Les Shiraziens ont d’abord établi les sultanats, puis les Arabes ont principalement développé les échanges commerciaux.
Les Shiraziens ont d’abord diffusé l’islam, puis les Arabes ont organisé le commerce sans intervenir dans le pouvoir politique.
Les Shiraziens ont d’abord fondé des villages agricoles, puis les Arabes ont introduit une organisation politique sans sultanats.
Les Shiraziens sont d’abord venus commercer, puis les Arabes ont contribué à l’islamisation et à l’organisation en sultanats.

Les Shiraziens sont d’abord venus commercer, puis les Arabes ont contribué à l’islamisation et à l’organisation en sultanats.

Explication

Les Shiraziens arrivent d’abord pour le commerce, tandis que les Arabes contribuent ensuite à l’islamisation et à l’organisation politique en sultanats. L’attribution aux Shiraziens de la fondation des sultanats confond leur rôle commercial avec celui des Arabes.

13. Jusqu’au VIIIe siècle, dans quelles régions les Indonésiens sont-ils présents ?

Sur les côtes orientales d’Afrique, à La Réunion et sur les côtes nord et sud de Madagascar
Dans l’intérieur de Madagascar, aux Comores et sur les côtes orientales de l’Afrique du Nord
Sur les côtes occidentales d’Afrique, aux Comores et sur les côtes sud-est et sud-ouest de Madagascar
Sur les côtes orientales d’Afrique, aux Comores et sur les côtes nord-est et nord-ouest de Madagascar

Sur les côtes orientales d’Afrique, aux Comores et sur les côtes nord-est et nord-ouest de Madagascar

Explication

La présence indonésienne est attestée sur la côte orientale africaine, aux Comores et sur les côtes nord-est et nord-ouest de Madagascar. L’intérieur de Madagascar ne fait pas partie des régions citées pour cette période.

14. Quels produits circulent dans le circuit commercial reliant l’ouest à l’est et l’est à l’ouest jusqu’aux confins de la Chine ?

De l’ivoire, des écailles de tortue et surtout des esclaves
Des épices, des étoffes et surtout des métaux précieux
Du riz, des armes et surtout des pierres précieuses
Du bois, des perles et surtout des produits agricoles

De l’ivoire, des écailles de tortue et surtout des esclaves

Explication

Le circuit commercial exporte de l’ivoire, des écailles de tortue et, en particulier, des esclaves jusqu’aux confins de la Chine. Les épices et les étoffes ne sont pas les produits spécifiés pour ce circuit.

15. Après son grand mariage, un époux participe aux affaires du village et reçoit des invitations à des cérémonies ; quels effets sociaux peuvent découler de cette situation ?

L’accès à un statut économique indépendant et un réseau limité au versement des dots coutumières
L’accès au plus haut échelon social et un réseau qui soutient la sécurité économique et la redistribution
L’accès à un échelon intermédiaire et un réseau consacré à l’organisation des seules cérémonies familiales
L’accès au plus haut échelon religieux et un réseau qui remplace la participation aux affaires du village

L’accès au plus haut échelon social et un réseau qui soutient la sécurité économique et la redistribution

Explication

Le grand mariage donne accès au septième et plus haut échelon social, permet de participer aux affaires du village et ouvre un réseau d’invitations qui contribue à la sécurité économique et à la redistribution. Les invitations ne se limitent pas à l’organisation de cérémonies familiales : elles s’inscrivent dans un réseau social plus large.

16. Comment les pratiques liées à l’esclavage se répartissaient-elles entre les Comoriens et les Arabo-Persans ?

Les Comoriens pratiquaient le trafic pour les Malgaches, tandis que les Arabo-Persans introduisaient des esclaves malgaches appelés Makoas.
Les Comoriens introduisaient des esclaves africains appelés Makoas, tandis que les Arabo-Persans trafiquaient des esclaves pour les Arabes et les Européens.
Les Comoriens limitaient leur rôle à l’achat d’esclaves, tandis que les Arabo-Persans organisaient leur vente aux Européens depuis Madagascar.
Les Comoriens pratiquaient l’esclavage et le trafic pour les Arabes et les Européens, tandis que les Arabo-Persans introduisaient des esclaves africains appelés Makoas.

Les Comoriens pratiquaient l’esclavage et le trafic pour les Arabes et les Européens, tandis que les Arabo-Persans introduisaient des esclaves africains appelés Makoas.

Explication

Les Comoriens pratiquaient eux-mêmes l’esclavage et le trafic destiné aux Arabes et aux Européens; les Arabo-Persans introduisaient dans l’archipel des esclaves africains appelés Makoas. L’option qui attribue aux Comoriens l’introduction des Makoas inverse les rôles décrits.

17. Quelle organisation des pouvoirs distingue Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte ?

La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte possèdent chacune leur propre sultanat.
La Grande Comore compte un sultan, Anjouan douze sultans, et Mohéli et Mayotte sont sous la domination politique de la Grande Comore sans sultanat.
La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte sont sous la domination politique d’Anjouan sans sultanat.
La Grande Comore compte douze sultans sans villages associés, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte sont politiquement indépendantes d’Anjouan.

La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, Anjouan un sultan, et Mohéli et Mayotte sont sous la domination politique d’Anjouan sans sultanat.

Explication

La Grande Comore compte douze villages et douze sultans, tandis qu’Anjouan en compte un; Mohéli et Mayotte n’ont pas de sultanat et relèvent politiquement d’Anjouan. L’option qui attribue un sultanat à Mohéli et à Mayotte contredit leur statut.

18. Comment évolue la présence européenne dans l’océan Indien et autour de Madagascar aux XVIe et XVIIe siècles ?

Les Européens abandonnent les comptoirs arabes, quittent le littoral est-africain et évitent les échanges avec les populations malgaches
Les Européens s’installent dans l’intérieur de Madagascar et y créent des colonies agricoles indépendantes des échanges maritimes
Les Européens prennent le contrôle de comptoirs et de bases arabes, occupent le littoral est-africain et fréquentent les côtes malgaches pour échanger des armes et des esclaves
Les Européens unifient Madagascar, fondent les royaumes côtiers et développent le commerce du riz et des épices

Les Européens prennent le contrôle de comptoirs et de bases arabes, occupent le littoral est-africain et fréquentent les côtes malgaches pour échanger des armes et des esclaves

Explication

Les Européens prennent le contrôle de comptoirs et de bases arabes, occupent le littoral est-africain et fréquentent les côtes malgaches pour des échanges d’armes et d’esclaves. Leur activité décrite concerne notamment les échanges côtiers, et non une installation dans l’intérieur.

19. Lors d’un mariage comorien, comment se distinguent la mahari ya sharia et la mahari ya aanda ?

La première est religieuse et offerte pendant le mafungigzo ; la seconde est coutumière et offerte pendant les festivités
La première est religieuse et offerte pendant les festivités ; la seconde est coutumière et offerte pendant le mafungigzo
La première est coutumière et offerte après les festivités ; la seconde est religieuse et versée avant le mafungigzo
La première est coutumière et offerte pendant le mafungigzo ; la seconde est religieuse et offerte pendant les festivités

La première est religieuse et offerte pendant le mafungigzo ; la seconde est coutumière et offerte pendant les festivités

Explication

La mahari ya sharia est la dot religieuse offerte pendant le mafungigzo, tandis que la mahari ya aanda est la dot coutumière offerte pendant les festivités. Inverser leur nature religieuse ou coutumière confond les deux formes de dot.

20. Comment se forme la population proto-malgache ?

Elle se forme d’abord à Madagascar, puis en Afrique de l’Est par métissage entre des populations locales et des Européens
Elle se forme d’abord en Afrique de l’Est, puis à Madagascar par métissage entre des populations africaines et des Indonésiens établis sur l’île
Elle se forme d’abord aux Comores, puis à Madagascar par métissage entre des populations arabes et des Indonésiens établis sur l’île
Elle se forme d’abord en Indonésie, puis sur la côte africaine par métissage entre des populations malgaches et des Arabes

Elle se forme d’abord en Afrique de l’Est, puis à Madagascar par métissage entre des populations africaines et des Indonésiens établis sur l’île

Explication

La formation commence en Afrique de l’Est et se poursuit à Madagascar par le métissage de populations venues de la côte africaine et d’Indonésiens installés sur l’île. Les Arabes ne sont pas les deux populations mentionnées dans ce processus.

21. Quelle distinction caractérise les deux systèmes sociaux qui se superposent aux Comores ?

Les deux systèmes sont matrilinéaires, mais le système tribal est arabo-persan et le système urbain d’influence africaine.
Les deux systèmes sont patrilinéaires, mais le système urbain est arabo-persan et le système tribal d’influence africaine.
Le système urbain arabo-persan est matrilinéaire, tandis que le système tribal d’influence africaine est patrilinéaire.
Le système urbain arabo-persan est patrilinéaire, tandis que le système tribal d’influence africaine est matrilinéaire.

Le système urbain arabo-persan est patrilinéaire, tandis que le système tribal d’influence africaine est matrilinéaire.

Explication

La civilisation urbaine arabo-persane est patrilinéaire, alors que le système tribal d’influence africaine est matrilinéaire. L’option qui attribue la matrilinéarité au système arabo-persan inverse précisément cette distinction.

22. Quel rôle les guerres entre chefferies jouent-elles aux XIVe et XVe siècles ?

Elles accélèrent la dévazimbisation et accompagnent la naissance des royaumes sakalava et mérina
Elles interrompent la dévazimbisation et entraînent la disparition des chefferies régionales
Elles renforcent les comptoirs arabes et entraînent l’installation de populations islamisées
Elles provoquent la colonisation française et l’unification du royaume mérina

Elles accélèrent la dévazimbisation et accompagnent la naissance des royaumes sakalava et mérina

Explication

Les guerres entre chefferies accélèrent la dévazimbisation et accompagnent la formation des royaumes sakalava et mérina. La campagne d’unification menée par le royaume mérina appartient au XIXe siècle.

23. Quelle évolution politique concerne l’ensemble de l’archipel comorien en 1886 ?

L’archipel obtient son autonomie administrative par rapport à Madagascar
Le protectorat français s’étend aux quatre îles
Les quatre îles votent ensemble pour l’indépendance
Dzaoudzi devient la capitale d’une colonie séparée de Mayotte

Le protectorat français s’étend aux quatre îles

Explication

En 1886, le protectorat français est étendu aux quatre îles de l’archipel. L’autonomie administrative par rapport à Madagascar intervient en 1946.

24. Quel statut social le grand mariage, appelé Anda, Dola n’kou ou Houlola ha ada, confère-t-il dans la société comorienne ?

Un statut religieux sans reconnaissance particulière au sein de la société
Un statut social élevé et une reconnaissance au sein de la société
Un statut familial lié à la seule célébration du mariage
Un statut économique obtenu par le versement de la dot coutumière

Un statut social élevé et une reconnaissance au sein de la société

Explication

Le grand mariage est un rite de passage qui confère un statut social élevé et une reconnaissance dans la société comorienne. Le versement de la dot coutumière ne définit pas à lui seul le statut social acquis par ce rite.

25. Quelle association entre les formes de filiation comorienne et leurs héritages culturels est correcte ?

La filiation matrilinéaire relève de l’héritage bantou et la patrilinéaire de l’héritage arabo-perse
Les filiations matrilinéaire et patrilinéaire relèvent toutes deux de l’héritage arabo-perse
La filiation matrilinéaire relève de l’héritage arabo-perse et la patrilinéaire de l’héritage bantou
Les filiations matrilinéaire et patrilinéaire relèvent toutes deux de l’héritage bantou

La filiation matrilinéaire relève de l’héritage bantou et la patrilinéaire de l’héritage arabo-perse

Explication

La filiation comorienne associe l’héritage bantou à la matrilinéarité et l’héritage arabo-perse à la patrilinéarité. Inverser ces deux héritages constitue une confusion entre les deux formes de filiation.

26. Comment la parenté est-elle définie dans l’organisation sociale comorienne ?

Comme une organisation fondée sur l’âge et le sexe, sans rôle dans la cohésion collective
Comme un réseau de liens de sang, d’alliance et de spiritualité qui intègre l’individu au groupe
Comme une succession de droits individuels déterminés par la résidence et la profession
Comme un ensemble de liens conjugaux qui remplace les relations entre les membres du groupe

Comme un réseau de liens de sang, d’alliance et de spiritualité qui intègre l’individu au groupe

Explication

La parenté rassemble des liens de sang, d’alliance et de spiritualité qui contribuent à la cohésion du groupe et situent l’individu dans la société. Elle ne se réduit pas aux relations conjugales ni à des droits individuels.

27. Quel élément distingue la mosquée de Tsingoni dans le patrimoine mahorais ?

Construite au XIVe siècle par le sultanat d’Anjouan, elle est présentée comme la plus ancienne mosquée des Comores.
Construite en 1793 après les razzias malgaches, elle est présentée comme la plus ancienne mosquée de Mayotte.
Construite en 1538 par le sultan Issa, elle est présentée comme la plus ancienne mosquée de Mayotte.
Construite au IXe siècle par des commerçants arabes, elle est présentée comme la plus ancienne mosquée de Mayotte.

Construite en 1538 par le sultan Issa, elle est présentée comme la plus ancienne mosquée de Mayotte.

Explication

La mosquée de Tsingoni a été construite en 1538 par le sultan Issa et est présentée comme la plus ancienne de Mayotte. La datation au IXe siècle concerne une sépulture musulmane à Bagamoyo, et non cette mosquée.

28. Quel événement marque l’installation du protectorat français à Mayotte le 25 avril 1841 ?

La proclamation d’une colonie par le sultan d’Oman
La signature d’un accord par M. Bonfils
L’action du commandant Pierre Passot
La nomination d’Andriantsouly comme gouverneur français

L’action du commandant Pierre Passot

Explication

Le protectorat est installé le 25 avril 1841 sous l’action du commandant Pierre Passot. M. Bonfils est associé au recensement de 1851, et non à l’installation du protectorat.

29. À quel moment commence l’ancestralisation d’un défunt ?

Lorsqu’un défunt est reconnu comme une divinité et cesse d’être associé aux vivants
Lorsque les ancêtres évaluent les vivants et décident de leur entrée dans le monde invisible
Aux funérailles, lorsque les vivants évaluent sa valeur et préparent son éventuelle accession au rang d’ancêtre
Après la transmission de son pouvoir spirituel à l’ensemble de ses descendants

Aux funérailles, lorsque les vivants évaluent sa valeur et préparent son éventuelle accession au rang d’ancêtre

Explication

L’ancestralisation débute aux funérailles, avec l’évaluation du défunt par les vivants et la préparation de son éventuelle accession au rang d’ancêtre. Elle ne consiste pas à transformer le défunt en divinité.

30. Quelle situation résulte de la reconnaissance de l’indépendance par la France le 6 juillet 1975 ?

Les quatre îles deviennent indépendantes après un vote unanime
Mayotte et Grande Comore deviennent indépendantes, tandis qu’Anjouan et Mohéli restent françaises
Grande Comore, Anjouan et Mohéli deviennent indépendantes, tandis que Mayotte reste française
Mayotte devient indépendante, tandis que les trois autres îles restent françaises

Grande Comore, Anjouan et Mohéli deviennent indépendantes, tandis que Mayotte reste française

Explication

La France reconnaît l’indépendance de Grande Comore, d’Anjouan et de Mohéli, tandis que Mayotte reste française. Cette décision ne rend donc pas les quatre îles indépendantes en même temps.

31. Que révèle le recensement de 1851 réalisé par M. Bonfils sur la population de Mayotte ?

Il dénombre 1 198 habitants, répartis entre les quatre îles
Il dénombre 1 198 habitants, dont 6 898 Mahorais
Il dénombre 6 898 habitants, tous identifiés comme Mahorais
Il dénombre 6 898 habitants, dont 1 198 Mahorais

Il dénombre 6 898 habitants, dont 1 198 Mahorais

Explication

Le recensement compte 6 898 habitants au total, parmi lesquels 1 198 Mahorais. Les 1 198 Mahorais ne correspondent donc pas à l’ensemble de la population recensée.

32. Que désigne le Fihavanana dans la société malgache ?

Une relation par laquelle les vivants communiquent avec le monde infini
Un rituel par lequel les défunts accèdent au rang d’ancêtre après les funérailles
Une valeur selon laquelle toute la société forme une seule famille unie et solidaire
Une règle selon laquelle les ancêtres gouvernent les décisions de chaque famille

Une valeur selon laquelle toute la société forme une seule famille unie et solidaire

Explication

Le Fihavanana exprime l’idée que l’ensemble de la société constitue une famille unie et solidaire. L’accession éventuelle d’un défunt au rang d’ancêtre relève plutôt du processus d’ancestralisation.

33. Quel résultat distingue le vote de Mayotte lors du référendum de 1974 sur l’indépendance ?

65 % votent non et 35 % votent oui
35 % votent non et 65 % votent oui
95 % votent pour l’indépendance et 5 % contre
90 % votent pour l’indépendance et 10 % contre

65 % votent non et 35 % votent oui

Explication

À Mayotte, 65 % des votants répondent non à l’indépendance et 35 % répondent oui. Dans les trois autres îles, le vote en faveur de l’indépendance atteint 90 %.

34. Quel changement les chefferies venues de plusieurs régions provoquent-elles à Madagascar entre le Xe et le XIIIe siècle ?

En s’installant sur les côtes, elles renforcent les Vazimba et favorisent leur expansion vers l’extérieur
En unifiant les Hauts Plateaux, elles fondent les royaumes sakalava et mérina
En contrôlant les comptoirs, elles déplacent les populations européennes vers l’intérieur
En pénétrant dans l’intérieur, elles bousculent les Vazimba et contribuent à leur dévazimbisation

En pénétrant dans l’intérieur, elles bousculent les Vazimba et contribuent à leur dévazimbisation

Explication

Les chefferies venues du nord-ouest, du nord-est et de l’ouest pénètrent dans l’intérieur, bousculent les Vazimba et participent à leur dévazimbisation. La naissance des royaumes sakalava et mérina intervient plus tard, aux XIVe et XVe siècles.

35. Pour quelle raison Andriantsouly propose-t-il de céder Mayotte à la France le 24 août 1840 ?

Pour faire de Mayotte la capitale d’une colonie française
Pour établir un port britannique dans le canal du Mozambique
Pour obtenir un soutien contre des sultans comoriens rivaux
Pour obtenir l’indépendance de Mayotte face aux puissances européennes

Pour obtenir un soutien contre des sultans comoriens rivaux

Explication

Andriantsouly cherche l’aide française face aux sultans comoriens qui lui disputent le pouvoir. La création d’une capitale coloniale relève d’une étape ultérieure de l’histoire de l’archipel.

36. Que révèlent les poteries retrouvées à Dembéni sur le passé de Mayotte ?

Elles montrent que les échanges de Mayotte concernaient surtout Madagascar et excluaient les régions d’Afrique et d’Asie.
Elles indiquent que Dembéni était un centre de pouvoir politique contrôlé par des sultans étrangers.
Elles témoignent principalement d’une production locale destinée aux échanges entre les villages de Mayotte.
Elles attestent des échanges commerciaux avec des régions chinoises, arabes, malgaches, bantoues et iraniennes.

Elles attestent des échanges commerciaux avec des régions chinoises, arabes, malgaches, bantoues et iraniennes.

Explication

Les poteries d’origines chinoise, arabe, malgache, bantoue et iranienne font de Dembéni un lieu de mémoire des échanges commerciaux. L’idée d’une production principalement locale ne rend pas compte de la diversité des provenances attestées.

37. Dans la religion malgache traditionnelle, comment s’articulent le principe divin, la nature et le sacré ?

Zanahary est un esprit de la nature, l’humanité impose son ordre au monde et le Hasina désigne les funérailles
Zanahary désigne les ancêtres, la nature est subordonnée aux humains et le Hasina se rattache aux seuls défunts
Zanahary est le principe divin universel, la nature fixe un ordre auquel l’humanité s’harmonise et le Hasina se rattache à Dieu et aux ancêtres
Zanahary représente le monde infini, la nature est un espace sans ordre et le Hasina désigne la communication entre les vivants

Zanahary est le principe divin universel, la nature fixe un ordre auquel l’humanité s’harmonise et le Hasina se rattache à Dieu et aux ancêtres

Explication

Zanahary est reconnu comme principe divin universel, tandis que la nature représente un ordre auquel l’humanité doit s’harmoniser et que le Hasina associe le sacré à Dieu et aux ancêtres. Assimiler Zanahary aux ancêtres confond deux notions distinctes.

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Jusqu’au VIIIe siècle, où les Indonésiens sont-ils présents en Afrique et à Madagascar ?

Sur les côtes orientales d’Afrique, aux Comores et sur les côtes nord-est et nord-ouest de Madagascar.

Jusqu’aux confins de quelle région s’étend le circuit commercial ouest-est et est-ouest ?

Jusqu’aux confins de la Chine.

Quelles marchandises le circuit commercial ouest-est et est-ouest exporte-t-il ?

De l’ivoire, des écailles de tortue et surtout des esclaves.

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