QCM : Histoire, mémoire et justice internationale — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est un effet du devoir de mémoire ?

Il contribue à définir une identité et à dépasser un traumatisme
Il remplace les témoignages individuels par des archives institutionnelles
Il transforme les souvenirs en une explication historique vérifiée
Il impose une interprétation commune des événements à toutes les générations

Il contribue à définir une identité et à dépasser un traumatisme

Explication

Le devoir de mémoire peut aider un groupe à construire son identité et à dépasser un traumatisme lié au passé. Il ne transforme pas pour autant les souvenirs en analyse historique vérifiée.

2. Qui met en place la notion de génocide en 1943 ?

La Cour pénale internationale
Raphael Lemkin
Le tribunal militaire de Nuremberg
L’Organisation des Nations unies

Raphael Lemkin

Explication

Raphael Lemkin élabore la notion de génocide en 1943. Le procès de Nuremberg ne retient pas encore cette notion, tandis que l’ONU contribue à son adoption progressive à partir de 1948.

3. Comment les historiens vérifient-ils la valeur des témoignages oraux lorsqu’ils étudient un événement passé ?

Ils les écartent lorsqu’ils expriment une mémoire personnelle
Ils les acceptent dès lors qu’ils sont nombreux
Ils les remplacent par des commémorations officielles
Ils les confrontent entre eux et à d’autres sources

Ils les confrontent entre eux et à d’autres sources

Explication

Les historiens comparent les témoignages oraux entre eux et avec d’autres sources afin de reconstituer la vérité historique. Une mémoire personnelle n’est pas automatiquement écartée, mais elle doit être confrontée et contextualisée.

4. À partir de quelle période la mémoire devient-elle un sujet d’étude important pour les historiens ?

À partir des années 1980
À partir des années 1950
À partir des années 2000
À partir des années 1920

À partir des années 1980

Explication

À partir des années 1980, les historiens s’intéressent davantage à la mémoire, notamment en lien avec le génocide des Juifs, les témoignages et la pluralité des mémoires. Les années 1950 correspondent à une période antérieure à cette évolution historiographique.

5. Quelle évolution institutionnelle caractérise la justice pénale internationale entre 1993 et 2002 ?

Des tribunaux sont créés pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, puis la CPI devient permanente
La CPI est créée en 1993, puis les tribunaux de l’ex-Yougoslavie sont supprimés
Le tribunal de Tokyo devient en 2002 la juridiction pénale universelle
L’ONU abandonne les tribunaux ad hoc au profit de juridictions nationales

Des tribunaux sont créés pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, puis la CPI devient permanente

Explication

Des tribunaux sont créés en 1993 pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, puis la Cour pénale internationale est fondée en 2002 comme juridiction permanente et universelle. La CPI ne précède donc pas ces tribunaux et le tribunal de Tokyo n’est pas transformé en juridiction mondiale.

6. Quelle distinction oppose correctement l’histoire et la mémoire ?

L’histoire exprime une expérience héritée, tandis que la mémoire confronte les sources contradictoires
L’histoire analyse de manière critique les traces, tandis que la mémoire est subjective et affective
L’histoire transmet des souvenirs familiaux, tandis que la mémoire vérifie les témoignages disponibles
L’histoire sélectionne les événements fondateurs, tandis que la mémoire établit leur interprétation scientifique

L’histoire analyse de manière critique les traces, tandis que la mémoire est subjective et affective

Explication

L’histoire repose sur l’examen critique des traces et des témoignages, alors que la mémoire est liée aux expériences individuelles ou à celles des ancêtres. La confrontation méthodique des sources correspond donc à l’histoire plutôt qu’à la mémoire.

7. Comment la mémoire peut-elle être utilisée à des fins politiques ?

En sélectionnant volontairement certains faits et en faisant oublier les autres
En privilégiant les expériences personnelles afin de construire une analyse scientifique
En conservant chaque témoignage pour empêcher toute interprétation collective du passé
En confrontant méthodiquement toutes les traces afin de corriger les récits établis

En sélectionnant volontairement certains faits et en faisant oublier les autres

Explication

Un usage politique de la mémoire repose sur la sélection volontaire de certains faits et l’oubli d’autres faits afin d’orienter le récit du passé. La confrontation méthodique des traces relève plutôt du travail historique.

8. Selon Henri Rousso, sur quoi repose principalement le travail de l’historien pour comprendre et interpréter le passé ?

Sur la conservation des récits les plus anciens
Sur l’expression affective d’une expérience individuelle
Sur l’analyse de traces laissées par l’activité humaine
Sur la transmission de souvenirs propres à un groupe

Sur l’analyse de traces laissées par l’activité humaine

Explication

Pour Henri Rousso, l’histoire comprend et interprète le passé en analysant les traces produites par l’activité humaine, selon des questionnements variés. La transmission de souvenirs relève davantage de la mémoire, qui sélectionne les expériences vécues ou héritées.

9. Quelle caractéristique distingue le génocide du crime de guerre ?

La violation de règles concernant les prisonniers de guerre
L’intention de détruire un groupe racial, ethnique ou religieux
L’attaque d’infrastructures pendant une opération militaire
La présence d’un affrontement militaire entre deux armées

L’intention de détruire un groupe racial, ethnique ou religieux

Explication

Le génocide se définit par l’intention de détruire tout ou partie d’un groupe racial, ethnique ou religieux. Le caractère militaire d’un acte relève plutôt de la qualification de crime de guerre.

10. Lequel de ces phénomènes fait partie des abus de mémoire ?

La comparaison des témoignages afin de nuancer un récit national
La manipulation idéologique du passé par un pouvoir politique
La reconnaissance critique des expériences vécues par les victimes
La transmission familiale d’un souvenir associé à un traumatisme

La manipulation idéologique du passé par un pouvoir politique

Explication

Les abus de mémoire comprennent notamment la manipulation idéologique exercée par un pouvoir politique, ainsi que le déni et une obligation de mémoire pouvant nourrir la xénophobie ou le racisme. La reconnaissance critique des expériences vécues ne constitue pas en elle-même un abus de mémoire.

11. Quelle succession décrit le mieux la construction de la mémoire ?

Conserver et effacer certains faits, reconstituer le passé, puis utiliser cette mémoire
Oublier les conflits, préserver les archives, puis produire un récit commun contrôlé
Transmettre les événements, vérifier les témoignages, puis rédiger une explication historique
Confronter toutes les traces, établir les faits, puis éliminer les souvenirs personnels

Conserver et effacer certains faits, reconstituer le passé, puis utiliser cette mémoire

Explication

La construction de la mémoire implique une conservation et un effacement sélectifs, suivis d’une reconstitution du passé et d’un usage de cette mémoire. La confrontation systématique des traces appartient davantage à la démarche historique.

12. Quelle responsabilité le président de la République reconnaît-il en 1995 à propos de la rafle du Vel d’Hiv ?

La responsabilité de la France
La responsabilité des tribunaux internationaux
La responsabilité exclusive de l’Allemagne
La responsabilité des victimes

La responsabilité de la France

Explication

En 1995, le président de la République reconnaît la responsabilité de la France dans les événements de la rafle du Vel d’Hiv. Cette reconnaissance rompt avec un récit national qui aurait occulté l’implication française.

13. Quelle définition correspond à la mémoire collective ?

Une compilation complète des témoignages transmis par plusieurs générations
Une interprétation personnelle des faits fondée sur des preuves matérielles
Une étude critique des traces permettant de reconstituer les événements passés
Une représentation sélective du passé qui contribue à l’identité d’un groupe

Une représentation sélective du passé qui contribue à l’identité d’un groupe

Explication

La mémoire collective sélectionne certains événements du passé et participe ainsi à la définition de l’identité d’un groupe. L’étude critique des traces appartient plutôt à la démarche historique.

14. Quand l’Allemagne reconnaît-elle officiellement le génocide des Herero et des Nama ?

En 1993
Entre 1904 et 1908
En 1948
Le 28 mars 2021

Le 28 mars 2021

Explication

L’Allemagne reconnaît officiellement ce génocide le 28 mars 2021, longtemps après les crimes commis de 1904 à 1908. La période 1904-1908 désigne donc les crimes eux-mêmes, et non leur reconnaissance.

15. Pourquoi les commémorations peuvent-elles provoquer des crispations dans la société ?

Parce qu’elles portent sur des événements dépourvus de sens
Parce qu’elles empêchent toute transmission entre générations
Parce qu’elles suppriment les débats sur le passé
Parce qu’elles impliquent des relectures de l’histoire

Parce qu’elles impliquent des relectures de l’histoire

Explication

Les commémorations donnent du sens au passé, mais les différentes relectures historiques peuvent susciter des tensions. Elles ne suppriment donc pas les débats : elles peuvent au contraire les rendre plus visibles.

16. Quel événement est commémoré le 27 janvier ?

La création de la Cour pénale internationale
La libération du camp d’Auschwitz
La fin du procès de Tokyo
La signature du traité de Versailles

La libération du camp d’Auschwitz

Explication

Le 27 janvier commémore la libération du camp d’Auschwitz. Cette date renvoie donc à la libération d’un camp, et non à un traité, à une institution judiciaire ou au procès de Tokyo.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 33 flashcards sur Histoire, mémoire et justice internationale.

Qu'est-ce que l'histoire selon Henri Rousso ?

La compréhension et l'interprétation du passé fondées sur l'analyse de traces humaines.

Qu'est-ce que la mémoire collective ?

La représentation sélective d'événements passés définissant l'identité d'un groupe.

Sur quoi repose l'histoire ?

Sur l'analyse critique de traces et de témoignages.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Histoire, mémoire et justice internationale.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM