QCM : Histoire, vérité et mémoire — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que recouvre le terme « histoire » dans son double sens ?

Les archives conservées et les monuments édifiés au fil du temps
Les récits mythiques et les traditions transmises par les générations
Les décisions politiques anciennes et leurs conséquences contemporaines
Les événements passés et la connaissance que les historiens en construisent

Les événements passés et la connaissance que les historiens en construisent

Explication

Le terme désigne à la fois les événements du passé et la connaissance présente que les historiens cherchent à en produire. Il ne se limite donc ni aux récits transmis ni aux traces matérielles laissées par les sociétés.

2. Comment Henri-Irénée Marrou définit-il l’histoire dans De la connaissance historique, publié en 1954 ?

Comme la mémoire spontanée des sociétés anciennes
Comme une connaissance scientifiquement élaborée du passé
Comme une interprétation politique des événements révolus
Comme le passé lui-même conservé dans les archives

Comme une connaissance scientifiquement élaborée du passé

Explication

Pour Marrou, l’histoire est une connaissance scientifiquement élaborée du passé, construite par le travail de l’historien. Elle ne se confond donc pas avec le passé lui-même, qui constitue son objet.

3. Quelle distinction oppose le mythe à l’histoire dans l’explication des origines ?

Le mythe confronte les témoignages, tandis que l’histoire transmet des récits fondateurs
Le mythe fonde par la fiction, tandis que l’histoire enquête sur les faits
Le mythe établit les causes, tandis que l’histoire donne une signification religieuse
Le mythe vérifie les récits, tandis que l’histoire invente des origines symboliques

Le mythe fonde par la fiction, tandis que l’histoire enquête sur les faits

Explication

Le mythe explique fictivement l’origine et les fondations, alors que l’histoire enquête sur les faits passés en confrontant les récits. L’enquête historique vise ainsi à établir ce qui peut être tenu pour vrai, plutôt qu’à produire un récit fondateur.

4. Quelle démarche permet à l’historien d’établir la connaissance du passé ?

Il écoute, recueille, évalue, sélectionne et confronte les récits
Il mémorise, ordonne, imagine, simplifie et diffuse les légendes
Il traduit, résume, illustre, publie et impose les témoignages
Il célèbre, généralise, dramatise, moralise et transmet les traditions

Il écoute, recueille, évalue, sélectionne et confronte les récits

Explication

L’historien établit le passé en soumettant les récits à une démarche progressive d’écoute, de collecte, d’évaluation, de sélection et de confrontation. La simple mémorisation ou transmission de légendes ne permet pas ce travail critique.

5. Pourquoi Hérodote est-il présenté comme le fondateur de l’histoire ?

Parce qu’il explique les origines, donne un sens religieux et préserve les récits sacrés
Parce qu’il consigne les règnes, célèbre les souverains et transmet leurs généalogies
Parce qu’il conserve les souvenirs, distingue le vrai du faux et recherche les causes des conflits
Parce qu’il rassemble les légendes, privilégie les héros et justifie les traditions civiques

Parce qu’il conserve les souvenirs, distingue le vrai du faux et recherche les causes des conflits

Explication

Hérodote est associé à la naissance de l’histoire parce qu’il veut conserver le souvenir, distinguer le vrai du faux et rechercher les causes des conflits. Cette démarche dépasse l’enregistrement des règnes, caractéristique des premières chroniques mésopotamiennes.

6. Quel récit la Troisième République diffuse-t-elle pour contribuer à rassembler la nation ?

Le récit d’une origine franque, qui souligne le baptême de Clovis
La célébration des chroniques mésopotamiennes, qui associe la nation aux premiers royaumes
Le slogan « nos ancêtres les Gaulois », qui met en avant une ascendance commune
La mémoire d’une origine germanique, qui relie la nation aux migrations anciennes

Le slogan « nos ancêtres les Gaulois », qui met en avant une ascendance commune

Explication

La Troisième République diffuse le slogan « nos ancêtres les Gaulois » afin de proposer une représentation rassembleuse de la nation. Ce récit passe sous silence les origines germaniques de Clovis et son baptême, ce qui montre sa dimension sélective.

7. Comment l’histoire peut-elle être à la fois une recherche de vérité et un instrument politique ?

Elle impose une mémoire nationale, mais peut être utilisée par les chercheurs pour créer des mythes
Elle transmet une idéologie, mais peut servir aux gouvernements à vérifier les témoignages
Elle produit une propagande, mais peut être détournée par les historiens pour raconter le passé
Elle vise la vérité par l’enquête, mais peut être mobilisée pour légitimer un pouvoir

Elle vise la vérité par l’enquête, mais peut être mobilisée pour légitimer un pouvoir

Explication

La recherche historique vise la vérité, tandis que les pouvoirs politiques peuvent utiliser l’histoire à des fins idéologiques ou propagandistes. Ces usages politiques n’annulent donc pas la vocation de l’histoire à établir une connaissance fondée sur l’enquête.

8. Pourquoi l’histoire ne se répète-t-elle pas comme un phénomène soumis à une loi universelle ?

Parce qu’elle reconstruit des expériences identiques dans chaque époque
Parce qu’elle applique des lois générales à des événements comparables
Parce qu’elle observe des phénomènes physiques reproductibles
Parce qu’elle porte sur des choix et des représentations singuliers

Parce qu’elle porte sur des choix et des représentations singuliers

Explication

L’histoire étudie la singularité des choix et des représentations propres à des époques révolues, plutôt que des régularités répétables. L’idée de lois générales et reproductibles correspond davantage aux sciences de la nature qu’au travail historique.

9. Comment l’historien restitue-t-il le sens d’un passé qui n’est plus directement présent ?

Il remplace les témoignages par des lois générales applicables à chaque époque
Il reproduit intégralement une réalité passée déjà organisée dans les sources
Il sélectionne des faits à partir de sources partielles, puis les interprète
Il élimine les faits incertains afin de conserver un récit entièrement neutre

Il sélectionne des faits à partir de sources partielles, puis les interprète

Explication

L’historien travaille à partir de sources partielles, sélectionne les faits pertinents et les interprète pour construire un récit intelligible. Il ne reproduit donc pas une réalité passée déjà donnée, puisque cette réalité doit être reconstruite.

10. Quel historien affirme qu’il n’existe pas une réalité historique toute faite que la science devrait simplement reproduire ?

Hannah Arendt
Max Weber
Henri-Irénée Marrou
Raymond Aron

Henri-Irénée Marrou

Explication

Henri-Irénée Marrou soutient que la réalité historique n’est pas une donnée toute faite que l’historien pourrait copier fidèlement. Max Weber, Raymond Aron et Hannah Arendt sont associés ici à d’autres analyses de la compréhension historique et de la causalité.

11. Que désignent les sciences de la culture selon Max Weber ?

L’étude des phénomènes physiques à l’aide de relations mesurables
L’étude des créations humaines et des valeurs auxquelles les hommes adhèrent
L’étude des lois naturelles qui gouvernent les comportements humains
L’étude des organismes vivants indépendamment de leurs significations

L’étude des créations humaines et des valeurs auxquelles les hommes adhèrent

Explication

Pour Max Weber, les sciences de la culture portent sur les créations humaines et les valeurs qui orientent les hommes. L’étude des phénomènes physiques relève plutôt des sciences de la nature, ce qui constitue une confusion fréquente entre ces deux domaines.

12. Quelle caractéristique distingue les sciences historiques et sociales dans leur manière d’étudier les conduites humaines ?

Elles les réduisent à des relations physiques observables entre phénomènes
Elles les interprètent de l’intérieur, dans leur dimension historique et culturelle
Elles expliquent les actions sans tenir compte des significations que leur donnent les acteurs
Elles recherchent des comportements identiques pouvant être reproduits dans chaque société

Elles les interprètent de l’intérieur, dans leur dimension historique et culturelle

Explication

Les sciences historiques et sociales ont une démarche compréhensive : elles interprètent les conduites humaines dans leur contexte historique et culturel. Elles ne les traitent donc pas comme de simples phénomènes physiques dépourvus de signification vécue.

13. Quelle différence Weber établit-il entre jugement de valeur et rapport aux valeurs ?

Le jugement décrit un conflit de valeurs, tandis que le rapport impose une préférence personnelle
Le jugement vérifie des faits publiquement, tandis que le rapport remplace les sources par une opinion
Le jugement exprime une préférence personnelle, tandis que le rapport analyse des conflits de valeurs
Le jugement explique les conduites humaines, tandis que le rapport étudie des phénomènes physiques

Le jugement exprime une préférence personnelle, tandis que le rapport analyse des conflits de valeurs

Explication

Le jugement de valeur traduit une approbation ou une opposition personnelle, alors que le rapport aux valeurs permet d’étudier des conflits de valeurs sans prendre position. Confondre ces notions revient à attribuer à l’analyse scientifique une préférence subjective.

14. Comment Max Weber articule-t-il la subjectivité du choix historique et l’objectivité de ses résultats ?

Une interprétation historique devient scientifique lorsqu’elle évite toute référence aux valeurs
Une méthode objective interdit de choisir les problèmes selon les intérêts de l’historien
Une préférence personnelle suffit à établir une conclusion valide pour tous les chercheurs
Un choix initial subjectif doit conduire à des résultats obtenus par des procédés vérifiables

Un choix initial subjectif doit conduire à des résultats obtenus par des procédés vérifiables

Explication

Selon Max Weber, le choix du sujet ou de l’angle d’analyse peut être subjectif, mais les résultats doivent reposer sur des procédés vérifiables et accessibles à tous. Une préférence personnelle ne suffit donc pas à garantir la validité d’une conclusion.

15. Quelle distinction oppose la causalité historique à la causalité sociologique ?

La première décrit des valeurs personnelles, tandis que la seconde évite toute interprétation des actions
La première relie croyances et conduites, tandis que la seconde reconstruit un événement singulier
La première recherche des lois naturelles, tandis que la seconde mesure des phénomènes physiques
La première étudie un événement singulier, tandis que la seconde relie croyances et conduites

La première étudie un événement singulier, tandis que la seconde relie croyances et conduites

Explication

La causalité historique examine la singularité et la signification causale d’un événement particulier. La causalité sociologique cherche plutôt comment une manière de croire peut déterminer une manière d’agir.

16. Que signifie l’illusion rétrospective décrite par Raymond Aron ?

Croire après coup que les événements passés conduisaient nécessairement au présent
Penser que les acteurs du passé ignoraient les conséquences possibles de leurs choix
Reconstruire les événements anciens en confrontant plusieurs sources contradictoires
Interpréter les décisions anciennes à partir des croyances de ceux qui les ont prises

Croire après coup que les événements passés conduisaient nécessairement au présent

Explication

L’illusion rétrospective consiste à projeter sur le passé la connaissance du présent et à croire que celui-ci était nécessairement annoncé. Elle oublie ainsi que plusieurs futurs restaient possibles avant que les événements ne se produisent.

17. Comment Hannah Arendt caractérise-t-elle le rapport entre histoire et action humaine ?

L’histoire restitue des faits indépendants de toute initiative et de toute nouveauté imprévisible
L’histoire déduit les actions humaines de lois déterministes qui fixent leur aboutissement
L’histoire explique les événements par des croyances collectives qui produisent mécaniquement les conduites
L’histoire interprète le sens d’actions libres et contingentes plutôt qu’une causalité nécessaire

L’histoire interprète le sens d’actions libres et contingentes plutôt qu’une causalité nécessaire

Explication

Pour Hannah Arendt, l’histoire cherche le sens d’actions humaines libres et contingentes, qui peuvent introduire de la nouveauté imprévisible. Elle ne réduit donc pas ces actions à une causalité nécessaire comparable à un mécanisme déterministe.

18. Que soutient la philosophie volontariste de l’histoire concernant l’action humaine ?

Elle applique des lois historiques nécessaires indépendantes des décisions humaines.
Elle réalise progressivement une rationalité supérieure déjà inscrite dans le monde.
Elle façonne le monde sans suivre une finalité fixée à l’avance.
Elle révèle une signification stable que les événements possèdent avant toute action.

Elle façonne le monde sans suivre une finalité fixée à l’avance.

Explication

La philosophie volontariste attribue la formation du monde à l’action libre des hommes, sans nécessité ni finalité prédéterminée. L’idée d’une rationalité supérieure qui guide l’action relève plutôt d’une conception déterministe de l’histoire.

19. Quelle thèse Fichte défend-il dans Considérations sur la révolution française, publié en 1793 ?

Les hommes ne trouvent dans l’histoire que ce qu’ils y ont eux-mêmes mis.
Les transformations historiques résultent principalement de la lutte entre les classes.
Les événements historiques accomplissent une rationalité supérieure indépendante des hommes.
Les sociétés avancent selon trois phases allant du théologique au positif.

Les hommes ne trouvent dans l’histoire que ce qu’ils y ont eux-mêmes mis.

Explication

Fichte affirme que les hommes découvrent dans l’histoire du monde ce qu’ils y ont eux-mêmes introduit par leur action. L’accomplissement d’une rationalité supérieure correspond plutôt à la conception hégélienne.

20. Que désigne l’expression « sens de l’histoire » ?

La succession matérielle des régimes économiques qui structurent les sociétés.
La représentation d’événements dépourvus de logique et de signification globale.
La conservation affective des événements importants pour une identité collective.
À la fois la direction de l’histoire et la signification de son développement.

À la fois la direction de l’histoire et la signification de son développement.

Explication

Le sens de l’histoire renvoie simultanément à la direction vers laquelle elle se dirige et à la signification qu’elle acquiert en se développant. La conservation affective du passé concerne plutôt la mémoire.

21. Quels sont les trois moments de la dialectique historique décrite par Hegel ?

Une crise, une rupture révolutionnaire et la disparition progressive de toute organisation politique.
Une phase théologique, une phase métaphysique et une phase positive de connaissance scientifique.
Un commencement, le déploiement d’un germe et l’achèvement dans la liberté de l’État moderne occidental.
L’esclavage, le servage et le salariat avant l’avènement d’une société communiste sans classes.

Un commencement, le déploiement d’un germe et l’achèvement dans la liberté de l’État moderne occidental.

Explication

Hegel décrit un commencement, le développement de ce qui était présent en germe, puis un achèvement correspondant à la réalisation de la liberté dans l’État moderne occidental. Les trois autres séquences renvoient respectivement à d’autres conceptions historiques, notamment à Comte et à Marx.

22. Comment Marx explique-t-il principalement le mouvement de l’histoire ?

Par une suite d’événements sans logique, comparables à un bruit dépourvu de signification.
Par la lutte des classes et la succession de formes sociales menant à une société communiste sans classes.
Par trois âges successifs allant des croyances théologiques aux sciences positives.
Par le déploiement progressif d’une rationalité conduisant à la liberté dans l’État moderne occidental.

Par la lutte des classes et la succession de formes sociales menant à une société communiste sans classes.

Explication

Marx interprète l’histoire à partir de la lutte des classes et de la succession de l’esclavage, du servage et du salariat, jusqu’à l’effondrement du capitalisme et à la société communiste. La réalisation rationnelle de la liberté dans l’État relève de Hegel.

23. Quelles phases Auguste Comte distingue-t-il dans l’évolution historique ?

Le commencement, le déploiement et l’achèvement.
L’âge théologique, l’âge métaphysique et l’âge positif.
La tradition, la révolution et la stabilisation politique.
L’esclavage, le servage et le salariat.

L’âge théologique, l’âge métaphysique et l’âge positif.

Explication

Auguste Comte distingue successivement l’âge théologique, l’âge métaphysique et l’âge positif. La succession de l’esclavage, du servage et du salariat appartient à l’analyse historique de Marx.

24. Quelle différence distingue principalement l’histoire de la mémoire ?

L’histoire conserve les souvenirs collectifs, tandis que la mémoire établit une chronologie critique des événements.
L’histoire contextualise rationnellement le passé, tandis que la mémoire le sélectionne affectivement selon des enjeux identitaires et politiques.
L’histoire isole les épisodes marquants, tandis que la mémoire les replace dans un récit cohérent et objectif.
L’histoire répond aux revendications identitaires, tandis que la mémoire recherche une connaissance indépendante des affects.

L’histoire contextualise rationnellement le passé, tandis que la mémoire le sélectionne affectivement selon des enjeux identitaires et politiques.

Explication

L’histoire vise une connaissance rationnelle et contextualisée, alors que la mémoire sélectionne affectivement le passé en fonction d’une question identitaire ou politique. La mise en récit critique et contextualisée caractérise donc davantage l’histoire que la mémoire.

25. Comment le devoir de mémoire s’est-il transformé depuis la Seconde Guerre mondiale et la Shoah ?

Il s’est limité à la commémoration des victimes militaires et civiles des conflits européens.
Il a remplacé l’étude historique par une conservation affective commune des événements douloureux.
Il s’est concentré sur les transformations économiques ayant accompagné la reconstruction européenne.
Il s’est étendu de la mémoire des victimes juives des camps à diverses revendications identitaires, notamment coloniales.

Il s’est étendu de la mémoire des victimes juives des camps à diverses revendications identitaires, notamment coloniales.

Explication

Le devoir de mémoire s’est d’abord constitué autour de la Shoah et des victimes juives des camps, puis il a été mobilisé par de nombreux groupes, notamment dans des revendications liées à l’histoire coloniale. Il ne se réduit donc pas aux victimes des conflits européens ni à une seule forme de commémoration.

26. Selon Antoine Prost, comment l’histoire et la mémoire traitent-elles les événements du passé ?

La mémoire les explique par des causes générales, tandis que l’histoire les conserve sous forme de souvenirs personnels.
La mémoire les ordonne dans une chronologie critique, tandis que l’histoire privilégie leur dimension affective.
La mémoire les contextualise avec distance, tandis que l’histoire les sélectionne selon les besoins d’une identité politique.
La mémoire les isole et les affectivise, tandis que l’histoire les inscrit dans un récit cohérent visant l’objectivité.

La mémoire les isole et les affectivise, tandis que l’histoire les inscrit dans un récit cohérent visant l’objectivité.

Explication

Pour Antoine Prost, la mémoire isole et charge affectivement les événements, tandis que l’histoire les replace dans un récit cohérent et cherche l’objectivité. La contextualisation critique appartient donc à l’histoire plutôt qu’à la mémoire.

27. Par quels moyens l’État entretient-il la mémoire collective en France ?

Par le Panthéon, les commémorations officielles, l’école et les lois mémorielles
Par les médias privés, les archives familiales, les musées locaux et les sondages
Par les tribunaux, les partis politiques, les associations sportives et les entreprises
Par les cérémonies religieuses, les récits littéraires, les monuments privés et les réseaux sociaux

Par le Panthéon, les commémorations officielles, l’école et les lois mémorielles

Explication

L’État agit sur la mémoire collective grâce au Panthéon, aux commémorations officielles, à l’institution scolaire et aux lois mémorielles. Les autres réponses citent des acteurs ou des dispositifs qui ne correspondent pas à cet ensemble de moyens étatiques.

28. Dans quelle situation une commémoration risque-t-elle de transformer la mémoire collective en instrument de propagande ?

Lorsque l’école présente plusieurs épisodes historiques à partir de sources diversifiées
Lorsque les habitants participent ensemble à une cérémonie liée à leur histoire
Lorsque des familles transmettent leurs souvenirs lors d’une rencontre intergénérationnelle
Lorsque l’État sélectionne les événements commémorés pour orienter le récit collectif

Lorsque l’État sélectionne les événements commémorés pour orienter le récit collectif

Explication

La commémoration peut renforcer la solidarité, mais la sélection politique des événements peut orienter et manipuler la mémoire collective. Une participation commune à une cérémonie favorise plutôt le rassemblement d’une communauté.

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Mémorisez les réponses avec 60 flashcards sur Histoire, vérité et mémoire.

Que désigne l'histoire ?

Les événements du passé et la connaissance présente produite par les historiens.

Qu'est-ce que l'histoire selon Henri-Irénée Marrou (1954) ?

Une connaissance scientifiquement élaborée du passé.

Que cherche à reconstituer l'histoire au-delà des événements passés ?

Les mœurs, les idées et les conceptions des hommes de ces périodes.

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