QCM : Le Dormeur du val — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. De quel événement historique Arthur Rimbaud s’inspire-t-il pour écrire « Le Dormeur du val » ?

Des guerres de Religion du XVIe siècle
Des combats de la Première Guerre mondiale
Des ravages de la guerre franco-prussienne de 1870
Des affrontements de la guerre d’Algérie

Des ravages de la guerre franco-prussienne de 1870

Explication

Le poème s’inspire des ravages de la guerre franco-prussienne de 1870. La Première Guerre mondiale lui est postérieure et ne correspond donc pas au contexte évoqué.

2. Quelle forme poétique et quelle place dans les Cahiers de Douai caractérisent « Le Dormeur du val » ?

Une ode en octosyllabes du premier cahier
Un poème en prose du premier cahier
Un sonnet en alexandrins du second cahier
Une ballade en décasyllabes du second cahier

Un sonnet en alexandrins du second cahier

Explication

« Le Dormeur du val » est un sonnet composé d’alexandrins et figure dans le second cahier des Cahiers de Douai. Il ne s’agit donc ni d’une ode, ni d’un poème en prose.

3. Quel mouvement structure le projet poétique du « Dormeur du val » ?

La description d’une nature merveilleuse devient une dénonciation de la guerre
La présentation d’un soldat victorieux devient une célébration de la conquête
La description d’un champ de bataille devient un éloge de la puissance militaire
La peinture d’une nature hostile devient une méditation sur la solitude

La description d’une nature merveilleuse devient une dénonciation de la guerre

Explication

Le poème transforme progressivement un paysage lumineux et merveilleux en dénonciation de la guerre grâce à la présence d’un soldat qui dort. L’objectif n’est pas de glorifier les combats ni la victoire militaire.

4. Que désigne l’expression « locus amoenus » dans le paysage du poème ?

Un espace militaire marqué par la violence
Un endroit urbain associé au bruit et à la foule
Un territoire désertique et privé de végétation
Un lieu idéal, paisible et accueillant

Un lieu idéal, paisible et accueillant

Explication

Le locus amoenus est un lieu idéal et paisible, associé ici à une nature vivante, lumineuse et presque paradisiaque. Il se distingue donc d’un champ de bataille, espace de violence.

5. Comment les personnifications de la rivière et de la montagne contribuent-elles à la représentation de la nature ?

La rivière exprime la tristesse et la montagne manifeste la peur
La rivière semble joyeuse et la montagne paraît fière
La rivière représente la guerre et la montagne annonce la mort
La rivière paraît menaçante et la montagne semble accablée

La rivière semble joyeuse et la montagne paraît fière

Explication

La rivière qui « chante » est personnifiée comme joyeuse, tandis que la montagne « fière » paraît forte et majestueuse. Ces images donnent au paysage une énergie vivante plutôt qu’une tonalité guerrière.

6. Quel effet produit l’apparition du jeune soldat dans le deuxième quatrain ?

Elle introduit la guerre dans un paysage qui demeure paisible
Elle remplace les éléments naturels par des images militaires
Elle confirme que la nature participe directement aux combats
Elle transforme le paysage paisible en champ de bataille animé

Elle introduit la guerre dans un paysage qui demeure paisible

Explication

L’apparition du soldat crée un contraste entre l’irruption de la guerre et la permanence d’une nature paisible. Le paysage ne devient pas pour autant une scène de combat visible.

7. Que suggèrent conjointement le champ lexical du corps humain et celui du sommeil ?

Un soldat disparu, dont le corps n’est plus visible
Un soldat jeune, endormi et apparemment au repos
Un soldat âgé, blessé et conscient du danger
Un soldat victorieux, en pleine action militaire

Un soldat jeune, endormi et apparemment au repos

Explication

Ces deux champs lexicaux présentent d’abord un jeune soldat qui semble dormir et se reposer. Cette apparence de sommeil ne permet toutefois pas encore de conclure qu’il est vivant.

8. Quelle fonction l’adjectif « pâle » remplit-il dans la représentation du soldat ?

Il souligne la force physique du soldat endormi
Il renforce les teintes lumineuses et célèbre la vitalité
Il montre la colère du soldat face au paysage
Il contraste avec les couleurs naturelles et annonce la mort

Il contraste avec les couleurs naturelles et annonce la mort

Explication

La pâleur du soldat s’oppose aux couleurs éclatantes de la nature et constitue un indice progressif de sa mort. Elle ne traduit donc ni sa colère ni une vitalité renforcée.

9. Quel mouvement le premier tercet organise-t-il dans le poème ?

Une célébration stable du repos dans la nature
Un retour soudain de la mort vers la lumière
Un glissement progressif de la vie vers la mort
Une opposition immédiate entre le soldat et le paysage

Un glissement progressif de la vie vers la mort

Explication

Le premier tercet fait progresser le poème de la vie vers la mort grâce aux glaïeuls, à l’adresse à la nature et au malaise croissant. Il ne se contente donc pas de prolonger la lumière et la vitalité installées au début.

10. Que suggère la comparaison du soldat « souriant comme souriait un enfant malade » ?

Un bonheur apparent accompagné d’une fragilité inquiétante
Une joie complète renforcée par la vigueur physique
Une souffrance clairement exprimée par des pleurs visibles
Une indifférence paisible devant les beautés naturelles

Un bonheur apparent accompagné d’une fragilité inquiétante

Explication

La comparaison associe le sourire visible à la fragilité et au malaise d’un enfant malade, ce qui rend le bonheur du soldat inquiétant. Elle ne transforme donc pas ce sourire en signe de santé ou de joie pleinement assurée.

11. Quelle fonction la volta remplit-elle dans la progression du poème ?

Elle confirme la tranquillité du soldat au cœur d’un paysage lumineux
Elle marque le passage de la sérénité apparente à la révélation tragique
Elle introduit une description plus détaillée des couleurs de la nature
Elle ramène le poème vers la situation paisible présentée au début

Elle marque le passage de la sérénité apparente à la révélation tragique

Explication

La volta constitue le tournant du poème et accompagne la découverte progressive de la vérité tragique. Elle ne confirme donc pas la sérénité initiale et ne ramène pas le lecteur à la situation de départ.

12. Que révèle l’absence de sensations du personnage dans le deuxième tercet ?

Qu’il souffre vivement, ce que ses gestes permettent de comprendre
Qu’il dort profondément, tandis que la scène conserve sa douceur
Qu’il reste conscient, mais refuse de répondre à la nature
Qu’il est privé de vie, malgré l’atténuation initiale de la scène

Qu’il est privé de vie, malgré l’atténuation initiale de la scène

Explication

L’absence de sensations montre que le personnage n’est plus vivant, tandis que l’euphémisme adoucit momentanément cette révélation. Elle ne correspond donc pas à un simple sommeil ni à une souffrance encore ressentie.

13. Comment faut-il interpréter l’évolution du sens de la main posée sur la poitrine ?

Elle manifeste d’abord la douleur, puis exprime une guérison possible
Elle semble d’abord indiquer le repos, puis devient un signe de mort
Elle représente d’abord la vigilance, puis souligne l’attachement au paysage
Elle annonce d’emblée une blessure, puis retrouve une valeur paisible

Elle semble d’abord indiquer le repos, puis devient un signe de mort

Explication

La main sur la poitrine peut d’abord être comprise comme un geste de repos, mais la chute lui donne finalement la valeur d’un indice de mort. Elle ne constitue donc pas dès le début une preuve explicite de blessure.

14. Quelle opposition chromatique met en évidence la blessure du personnage ?

Le rouge des deux trous s’oppose au bleu et au vert joyeux de la nature
Le bleu du paysage contraste avec une blancheur lumineuse du personnage
Le vert de la nature efface progressivement la présence inquiétante du rouge
Le rouge des deux trous prolonge les teintes bleues et vertes du paysage

Le rouge des deux trous s’oppose au bleu et au vert joyeux de la nature

Explication

Le rouge des blessures rompt avec les couleurs bleue et verte, associées à la joie de la nature. Il ne prolonge donc pas harmonieusement les teintes du paysage et ne se trouve pas effacé par elles.

15. Que dénonce la chute du poème à travers le destin du personnage ?

La guerre oppose principalement les couleurs sombres du combat aux fleurs printanières
La guerre permet au personnage de retrouver la paix grâce à la nature
La guerre prive un innocent de la vie, des sensations et du monde
La guerre transforme un paysage joyeux en refuge durable pour les soldats

La guerre prive un innocent de la vie, des sensations et du monde

Explication

La chute dénonce la guerre en montrant qu’elle détruit la vie d’un innocent, son accès aux sensations et son plaisir du monde. Elle ne présente donc pas la nature comme une protection suffisante contre la violence guerrière.

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Qui a écrit « Le Dormeur du val » en s'inspirant de la guerre franco-prussienne ?

Arthur Rimbaud.

Quelle guerre a inspiré Arthur Rimbaud pour « Le Dormeur du val » ?

La guerre franco-prussienne de 1870.

Quel est le bilan de la guerre franco-prussienne pour la France ?

Une défaite dévastatrice.

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