★ À maîtriser
📌 La préhistoire repose sur l’étude de sources non écrites, comme les objets d’art et les peintures, tandis que l’histoire s’appuie principalement sur des sources écrites.
L’Antiquité s’étend du 3e millénaire avant notre ère à la fin du Ve siècle, associée à la chute de l’Empire romain.
Les temps modernes commencent à la fin du XVe siècle avec la Renaissance et se terminent à la fin du XVIIIe siècle avec la Révolution française.
Compléments
L’histoire commence avec l’apparition de sources écrites vers le 3e millénaire avant notre ère.
Le Moyen Âge s’étend de la fin du Ve siècle à la fin du XVe siècle, période associée à la découverte de l’Amérique.
L’histoire repose sur une démarche critique, car les récits peuvent être remis en question par la découverte de nouvelles sources.
★ À maîtriser
📌 La République romaine est une oligarchie, voire une aristocratie ou une ploutocratie, et non une démocratie, car le pouvoir appartient à une élite plutôt qu’au peuple dans son ensemble.
La société romaine distingue traditionnellement le patriciat, constitué des grandes familles se réclamant des premiers habitants de Rome, et la plèbe, qui comprend les autres citoyens.
Les trois piliers politiques sont :
📌 Les consuls, au sommet des magistratures, disposent de l’imperium, pouvoir supérieur de commandement initialement militaire, tandis que les magistrats inférieurs exercent la potestas, pouvoir limité à leur fonction.
Les comices peuvent voter certaines lois, élire des magistrats et exercer certaines fonctions judiciaires, mais leurs modalités de vote ne garantissent pas une voix égale à chaque citoyen.
L’expansion territoriale et les conflits sociaux, qui débouchent sur des guerres civiles au Ier siècle avant notre ère, déstabilisent les institutions républicaines et favorisent l’avènement de l’Empire.
Compléments
Sont exclus de la citoyenneté romaine :
Le conflit entre patriciens et plébéiens conduit progressivement à l’ouverture des institutions et à l’émergence d’une nouvelle aristocratie issue des élites de la plèbe.
Les magistrats sont en principe élus pour un an et plusieurs titulaires exercent collégialement une même magistrature, afin d’éviter la concentration durable du pouvoir entre les mains d’un seul individu.
Les principales magistratures sont :
Les préteurs jouent un rôle important dans l’administration de la justice, les censeurs recensent les citoyens et contrôlent leur statut social et leur moralité, les questeurs interviennent dans les affaires financières, et les édiles administrent la cité.
Le Sénat conseille et assure la continuité ; les magistrats exercent les charges publiques.
★ À maîtriser
À l’origine de la République romaine, les pontifes, qui sont des prêtres, maîtrisent la connaissance du droit et le calendrier judiciaire en distinguant les jours fastes, où la justice peut être rendue, des jours néfastes, où les activités judiciaires sont interdites.
La loi des XII Tables, datée du milieu du Ve siècle avant notre ère, est rédigée à la demande de la plèbe après un conflit avec les patriciens afin de rendre le droit accessible par écrit.
Le procès romain suit la procédure formulaire en deux phases : in jure, le préteur examine le litige et fixe la formule de droit applicable, puis apud judicem, un juge examine les faits et rend sa décision dans le cadre déterminé par cette formule.
Compléments
La loi des XII Tables traite notamment des infractions, de la propriété et du droit de la famille, et symbolise le passage d’un droit contrôlé par une élite religieuse à un droit plus général.
Une loi peut être proposée par un magistrat, soumise au vote des comices, puis acceptée ou refusée par l’assemblée.
📌 Pendant une partie de la République, une loi ne peut s’appliquer sans l’intervention du Sénat.
Les usages anciens contribuent à former le jus civile, c’est-à-dire le droit civil applicable aux citoyens romains.
En entrant en fonction, le préteur publie un édit qui lui permet de créer de nouvelles actions de droit et contribue ainsi à l’adaptation du droit romain.
★ À maîtriser
📌 Le principat présente l’empereur comme le princeps, le premier des citoyens, tandis que le dominat, à partir du IIIe siècle, affirme plus ouvertement un pouvoir monarchique et sacralisé où l’empereur est dominus, le maître.
Sous le principat, Auguste maintient les anciennes institutions républicaines, mais les pouvoirs se concentrent progressivement entre les mains du princeps, au nom d’une fiction selon laquelle le peuple romain lui aurait confié le pouvoir.
L’Empire est organisé en préfectures, elles-mêmes divisées en diocèses, puis en provinces, afin de relayer l’autorité impériale sur le territoire.
Les constitutions impériales comprennent : les édits, dispositions générales de l’empereur, les décrets, décisions rendues dans des situations particulières, les rescrits, réponses à des questions juridiques adressées par des particuliers ou des agents publics, les mandats, instructions adressées aux fonctionnaires impériaux
Compléments
📌 L’empereur est juridiquement délié des lois qu’il édicte, mais les juristes soutiennent qu’il doit volontairement les respecter.
Princeps, premier citoyen affiché ; dominus, maître au pouvoir monarchique sacralisé.
★ À maîtriser
📌 Les coutumes peuvent être secundum legem lorsqu’elles sont conformes à la loi, praeter legem lorsqu’elles interviennent dans un domaine non réglé par la loi, ou contra legem lorsqu’elles lui sont contraires.
Entre 529 et 534, l’empereur Justinien fait réaliser une vaste compilation juridique désignée par la tradition sous le nom de Corpus juris civilis.
Le Corpus juris civilis comprend : le Code, qui rassemble les constitutions impériales, le Digeste ou Pandectes, qui rassemble des extraits des œuvres des juristes romains, les Institutes, manuel destiné notamment à l’enseignement du droit, les Novelles, qui rassemblent les constitutions adoptées après la rédaction du Code
Compléments
La réflexion romaine sur le droit naturel est influencée par la philosophie grecque, notamment Aristote et les stoïciens, et contribue à la formation du jusnaturalisme.
Le juriste Ulpien définit la justice comme la volonté constante et perpétuelle d’attribuer à chacun son droit, selon la formule suum cuique tribuere.
La possibilité pour une coutume contra legem de l’emporter sur la loi varie selon les périodes et devient plus difficile à admettre avec le renforcement de la législation impériale.
La multiplication des constitutions impériales et des œuvres juridiques, parfois contradictoires, rend nécessaire le rassemblement et l’organisation du droit romain en compilations.
Les textes de Justinien sont redécouverts et étudiés dans les universités médiévales, notamment à Bologne, et le droit romain devient un fondement de la culture juridique européenne.
★ À maîtriser
📌 Le christianisme affirme l’égalité des âmes devant Dieu, indépendamment de la condition sociale et du sexe, sans pour autant affirmer l’égalité sociale des individus.
📌 Dans l’Empire romain d’Orient, le césaropapisme place l’empereur au-dessus de l’Église comme guide spirituel, tandis qu’en Occident certains chrétiens défendent l’indépendance de l’Église à l’égard du pouvoir politique.
L’Église reprend les divisions administratives et la hiérarchie de l’État romain ; l’évêque de Rome s’impose au sommet et prend le nom de pape.
Le droit canonique se construit progressivement à partir des prescriptions religieuses des quatre Évangiles, tandis que le droit de l’Ancien Testament est écarté.
Les conciles, assemblées d’évêques, élaborent des règles nouvelles appelées canons ou décrets.
Compléments
Les Romains reprochent aux chrétiens de rejeter les autres cultes et de considérer la cité comme secondaire par rapport au salut de l’âme.
Dans l’épisode du denier de César, Jésus déclare : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », formule qui distingue les domaines politique et religieux.
Dans l’épître aux Romains, Paul écrit qu’il n’y a point de pouvoir qui ne vienne de Dieu, illustrant une conception différente des rapports entre pouvoir politique et religion.
La doctrine chrétienne de la résignation invite à accepter sa position sociale en considérant que les inégalités seront réparées après la mort.
Sous Néron, au Ier siècle, les premières persécutions de chrétiens, notamment de Pierre et Paul, sont ordonnées, probablement pour des raisons politiques et pour apaiser les tensions après l’incendie de Rome.
Aux IVe et Ve siècles, la relation entre l’Église et l’État est marquée par une conception théocratique et une interdépendance des deux institutions.
La première division de l’Empire romain a lieu en 285, Constantin réunit ensuite les deux parties, puis une division définitive intervient en 395.
Ambroise et Augustin théorisent au IVe siècle la désacralisation de la fonction impériale et la distinction entre mission politique et mission religieuse.
De religion persécutée à religion d’État, le christianisme transforme les rapports entre Église et pouvoir.
★ À maîtriser
Compléments
La description des institutions germaniques par Tacite les présente comme inférieures aux institutions romaines.
Aucune source sur les institutions germaniques n’est disponible pour la période comprise entre le Ier et le IVe siècle, alors qu’elles ont pu évoluer durant ces trois siècles.
Tacite décrit les Germains depuis le regard romain : le « barbare » désigne celui qui n’est pas romain.
★ À maîtriser
Les tribus germaniques, autonomes, sont dirigées par un chef ou un roi assisté d’une assemblée aristocratique et d’une assemblée militaire réunissant les guerriers.
Dans de nombreuses tribus, le roi et l’assemblée aristocratique proposent, puis les guerriers rejettent la proposition par des cris ou l’approuvent en frappant leurs armes sur leurs boucliers.
Compléments
Dans les tribus germaniques, les garçons doivent prouver leur valeur au combat dès qu’ils sont en âge de porter des armes.
Le chef est choisi pour sa valeur guerrière et sa lignée, mais l’importance de la royauté varie selon les tribus ; les Goths accordent davantage de pouvoir à leur roi que certaines autres tribus.
Les crimes majeurs jugés par l’assemblée comprennent :
L’assemblée des guerriers élit les hommes chargés de juger les affaires moins graves.
Le roi et l’assemblée aristocratique proposent ; les guerriers décident.
★ À maîtriser
Compléments
La famille germanique comprend :
La propriété du sol appartient à la famille tout entière et non à un individu.
L’assemblée fixe le wergeld et une partie de cette composition est versée au roi pour la perturbation de la paix de la tribu.
Dans le comitatus, le chef répartit le butin entre ses guerriers et ceux-ci peuvent l’abandonner, voire l’éliminer, s’il cesse de remporter des victoires et les déçoit.
Un dommage subi par un membre → la famille entière réclame réparation.
★ À maîtriser
Selon Tacite, les femmes germaniques accompagnent les guerriers sans combattre, les encouragent et les soignent pendant les batailles.
Selon Tacite, les femmes germaniques possèdent une autorité religieuse et morale associée à des vertus sacrées et prophétiques, mais cette autorité ne constitue pas une égalité politique avec les hommes.
Tacite valorise les femmes germaniques comme épouses et mères, en insistant sur leur chasteté avant le mariage et la stabilité des unions.
Compléments
Tacite présente les femmes germaniques comme participant à la virtus, valeur de courage associée au masculin dans le monde romain.
Le rituel matrimonial repose sur des dons liés à la guerre et à la vie collective : (Tacite) :
Tacite présente comme dégradant le fait que les Sitones soient gouvernés par une femme.
Selon Tacite, le mari peut punir l’adultère féminin en coupant les cheveux de la femme, en la dénudant, en la chassant publiquement du domicile et en la poursuivant à travers le village.
Autorité sacrée valorisée, domination politique féminine délégitimée par Tacite.
★ À maîtriser
📌 Les traités appelés « foedera », conclus avec des tribus dites « fédérées », autorisent leur installation sur une terre romaine à condition qu’elles respectent les populations locales et fournissent des guerriers à l’Empire.
Compléments
Les Francs franchissent le Rhin et progressent jusqu’en Espagne et en Italie du Nord.
Les Wisigoths se convertissent au christianisme arien, doctrine qui considère le Fils comme créé et subordonné au Père, et non de même substance que lui.
Après avoir combattu en Italie, dans le sud de la Gaule et en Espagne, les Wisigoths obtiennent, par un traité avec l’empereur d’Occident, le droit de s’installer dans la région de Toulouse.
Les Vandales traversent la Gaule, puis s’installent en Espagne et en Afrique du Nord, tandis que les Burgondes, poussés par les Huns, s’établissent dans le Jura et en Suisse.
En pratique, les chefs germaniques finissent par imposer leur autorité à l’ensemble des populations des territoires qu’ils dominent, au-delà de leur propre tribu.
Limes → migrations vers l’ouest → installations et royaumes sur les terres impériales.
★ À maîtriser
Romulus Augustule, dernier empereur romain d’Occident, est déposé par Odoacre avec l’accord plus ou moins explicite du Sénat, puis les insignes royaux sont renvoyés à Constantinople.
Après la disparition de l’Empire romain d’Occident, Clovis conduit les Francs dans la conquête de la Gaule romaine et impose leur domination aux autres peuples germaniques.
Au VIIIe siècle, les maires du palais gouvernent à la place des rois mérovingiens affaiblis et transmettent leur charge de père en fils au sein des Pipinnides.
Compléments
Les Mérovingiens tirent leur nom de Mérovée, leur ancêtre supposé dont l’existence historique n’est pas attestée.
En 800, Charlemagne devient empereur après avoir mené une politique de conquête qui reconstitue un empire franc.
En 843, le traité de Verdun partage l’empire en trois ; la partie occidentale, la Francia occidentalis, revient à Charles le Chauve.
En 987, Hugues Capet, issu des Robertiens, écarte définitivement les Carolingiens et fonde la dynastie capétienne.
Mérovingiens → Carolingiens → partage de Verdun → alternance avec les Robertiens → Capétiens.
★ À maîtriser
📌 La royauté mérovingienne repose sur un pouvoir personnel et privé du roi sur ses hommes, tandis qu’à Rome la personne du dirigeant se distingue de sa fonction.
📌 Selon la loi salique telle qu’elle est présentée, les biens sont partagés entre tous les enfants à la mort d’une personne, mais les terres sont réparties entre les fils, sans droit d’aînesse ni maintien de l’unité territoriale.
Compléments
Le roi peut aliéner les terres du royaume en les vendant ou en les donnant, notamment pour récompenser la fidélité de ses compagnons d’armes.
À la mort de Clovis, en 511, le royaume est partagé entre ses quatre fils : Thierry reçoit l’Austrasie, Clotaire la Neustrie, Childebert le royaume de Paris et Clodomir le royaume d’Orléans.
Territoire conçu comme patrimoine privé → partage successoral entre les fils.
★ À maîtriser
En 496, après la bataille de Tolbiac, Clovis et 300 de ses guerriers se convertissent au christianisme.
Clovis s’allie à l’Église, très présente en Gaule romaine et soutenue par les élites gallo-romaines, tandis que l’Église cherche à combattre l’arianisme des Wisigoths et des Burgondes.
Compléments
Clovis reçoit de l’empereur romain d’Orient les titres de consul et d’auguste.
L’Église présente Clovis comme le champion de sa doctrine contre l’arianisme et fournit à son pouvoir un instrument de propagande et de légitimation.
Clovis soutient l’Église contre l’arianisme → l’Église légitime son autorité.
★ À maîtriser
📌 Le plaid mérovingien est consultatif lorsque le roi est puissant, mais il peut imposer ses décisions au roi lorsque celui-ci est faible.
Compléments
Le bannum permet au roi de convoquer l’armée, d’exiger des impôts, de promulguer des actes législatifs et de faire citer une personne en justice par bannitio.
Celui qui désobéit au ban royal est mis au ban, ou en forban, et peut être tué par n’importe quel guerrier.
Lorsqu’une personne trouble la paix du roi, elle est condamnée à une composition tarifée selon le crime, dont une partie revient au roi sous le nom de friede geld, ou « prix de la paix ».
Le mundium spécial concerne :
Le palatium réunit autour du roi des aristocrates francs et gallo-romains, des laïques, des ecclésiastiques et des officiers palatins, qui peuvent exercer une mission privée et une mission publique.
Le maire du palais, ou major Domus, dirige la maison du roi et le gouvernement ; le comte du palais instruit les affaires soumises au tribunal du palais.
La chancellerie royale, composée souvent d’érudits gallo-romains, rédige les actes royaux, tandis que la cour mérovingienne demeure itinérante.
Les comtes représentent le roi dans les pagi, circonscriptions calquées sur les diocèses, et reçoivent délégation du bannum et du mundium.
Les comtes maintiennent la paix royale, rendent la justice, lèvent les armées et récupèrent les impôts au nom du roi ; les pagi sont subdivisés en centaines dirigées par des centeniers.
Le bannum commande ; le mundium protège.
★ À maîtriser
Compléments
Après le règne de Dagobert Ier, l’aristocratie foncière et les comtes renforcent leur pouvoir au détriment de l’autorité royale.
En 687, Pépin de Herstal, maire du palais, prend le titre de princeps francorum et obtient du plaid que la charge de maire du palais devienne héréditaire dans sa famille.
En 732, Charles Martel remporte à Poitiers une victoire que le roman national présente comme l’arrêt d’une invasion arabe, alors que le cours indique qu’il s’agissait de raids.
Charles Martel réquisitionne de force des biens de l’Église pour financer ses campagnes militaires, ce qui contribue à l’hostilité de l’Église envers lui.
Pépin de Herstal → Charles Martel → Pépin le Bref.
★ À maîtriser
Le sacre, rite emprunté à l’Ancien Testament et pratiqué par certains peuples germaniques comme les Wisigoths, scelle l’alliance entre la monarchie carolingienne et l’Église.
Le rituel du sacre comprend l’onction du roi avec le saint Chrême, huile que le cours présente comme rapportée par la colombe et utilisée au baptême de Clovis ; l’onction symbolise l’élection divine du roi.
Compléments
En 751, l’archevêque de Mayence sacre Pépin le Bref ; en 754, le pape Étienne le sacre de nouveau à Saint-Denis avec son épouse Berthe et leurs fils Charles et Carloman.
Lors du sacre de 754, le pape Étienne interdit aux Francs de choisir un roi hors de la lignée de Pépin.
À partir de Charlemagne, l’expression « Rex dei gratia », c’est-à-dire « roi par la grâce de Dieu », exprime la légitimité divine du roi.
Le sacre sert à légitimer le coup d’État de Pépin, tandis que son alliance avec l’Église repose aussi sur des intérêts politiques réciproques : Pépin restitue partiellement les biens confisqués par Charles Martel et apporte une aide militaire au pape.
Onction → élection divine symbolisée → légitimation dynastique.
★ À maîtriser
📌 Les juridictions ecclésiastiques connaissent des affaires concernant des clercs dans le diocèse ; les laïcs peuvent les saisir d’un commun accord, les appels sont portés devant l’évêque métropolitain et les conflits entre clerc et laïc relèvent d’un tribunal mixte réunissant l’évêque et le comte.
Compléments
📌 Le tribunal du palais peut connaître d’affaires en raison de leur nature, notamment les crimes graves contre le roi, la trahison et la désertion, ou en raison des personnes concernées, notamment les membres de la famille royale, ses agents directs et les personnes bénéficiant de son mundium spécial.
Le tribunal royal peut recevoir certaines affaires du mallus lorsque le comte est personnellement mis en cause pour déni de justice ou pour avoir volontairement refusé d’appliquer la loi.
Les missi dominici peuvent tenir des assises judiciaires dans les comtés lorsque des justiciables se plaignent des abus de pouvoir des comtes.
★ À maîtriser
📌 La procédure devant le mallus est accusatoire, car les parties décident d’engager le procès, tandis que la procédure devant le tribunal royal est inquisitoire, car le tribunal décide de l’ouvrir.
📌 Une personne reconnue coupable doit une composition dont le montant dépend de la nature et de la gravité du dommage, des circonstances et de la condition de la victime ; un tiers revient au roi et deux tiers à la victime ou à sa famille.
Compléments
🔄 Le procès devant le mallus suit ces étapes :
Les parties peuvent éviter le procès devant le mallus en recourant à la faida, vengeance privée, ou en concluant un accord amiable sur le dédommagement.
L’ordalie unilatérale concerne seulement l’accusé ou l’accusateur, tandis que l’ordalie bilatérale est subie par les deux parties et comprend notamment le duel judiciaire et l’épreuve de la croix.
Si la composition n’est pas payée, le débiteur est livré à son créancier, qui peut le réduire en esclavage ou le mettre à mort.
🔄 La procédure devant le tribunal royal se déroule ainsi :
La procédure devant les juridictions ecclésiastiques est inquisitoire et repose principalement sur l’écrit et le témoignage ; les peines corporelles y sont interdites.
Mallus accusatoire : les parties lancent le procès ; tribunal royal inquisitoire : le juge le déclenche.
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1. Une chercheuse étudie des peintures et des objets d’art datant d’une époque sans documents écrits. À quelle période de l’étude du passé ces sources se rapportent-elles principalement ?
2. Quelle période commence au troisième millénaire avant notre ère et s’achève à la fin du Ve siècle avec la chute de l’Empire romain ?
Mémorisez les concepts clés de Institutions romaines et tradition chrétienne avec 98 flashcards interactives.
Sur quelles sources repose principalement la préhistoire ?
Sur des sources non écrites, comme les objets d’art et les peintures.
Entre quels repères chronologiques s’étend l’Antiquité ?
Du 3e millénaire avant notre ère à la fin du Ve siècle.
Quand les temps modernes commencent-ils et quel mouvement les marque ?
À la fin du XVe siècle, avec la Renaissance.
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