QCM : Introduction à la méta-éthique — 12 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle question relève principalement de la méta-éthique ?

Quelle action produit les meilleures conséquences ?
Quel devoir une personne doit-elle respecter ?
Que sont le bien, le mal et les valeurs morales ?
Quel trait de caractère faut-il développer ?

Que sont le bien, le mal et les valeurs morales ?

Explication

La méta-éthique examine la nature du bien, du mal et des valeurs morales, plutôt que de prescrire directement une conduite. La recherche de la meilleure conséquence relève du conséquentialisme, tandis que les deux autres réponses renvoient respectivement au déontologisme et à l’éthique de la vertu.

2. Selon la théorie de la vérité de correspondance, dans quel cas une phrase est-elle vraie ?

Lorsqu’elle produit des conséquences moralement utiles
Lorsqu’elle est créée par une décision collective
Lorsqu’elle correspond à un fait réel
Lorsqu’elle exprime une préférence largement partagée

Lorsqu’elle correspond à un fait réel

Explication

La théorie de la correspondance définit la vérité par l’accord entre une phrase et un fait réel : la vérité est donc découverte. Une préférence collective, une décision ou une utilité morale ne suffit pas à établir cette correspondance.

3. Qu’est-ce qui caractérise un agent moral ?

Il ressent subjectivement des expériences conscientes
Il peut agir moralement et distinguer le bien du mal
Il peut subir des dommages et posséder des droits moraux
Il appartient à l’espèce humaine et dépasse les autres espèces

Il peut agir moralement et distinguer le bien du mal

Explication

Un agent moral est capable d’accomplir des actions morales et de discerner le bien du mal. La capacité à subir des dommages et à avoir des droits caractérise plutôt un patient moral, tandis que les deux dernières réponses renvoient à d’autres critères.

4. Quel être est défini comme un patient moral ?

Un être qui évalue les actes selon leurs conséquences
Un être capable de distinguer le bien du mal dans ses décisions
Un être qui hiérarchise les espèces selon leur valeur morale
Un être susceptible de subir des dommages moraux et d’avoir des droits

Un être susceptible de subir des dommages moraux et d’avoir des droits

Explication

Un patient moral peut subir des dommages moralement pertinents et posséder des droits moraux. La distinction du bien et du mal concerne l’agent moral, tandis que la hiérarchisation des espèces et l’évaluation des conséquences décrivent d’autres notions.

5. Quel est l’objectif central de l’éthique normative ?

Analyser la nature des valeurs et des vérités morales
Établir une hiérarchie morale entre les espèces
Déterminer ce qui est moralement juste ou injuste
Décrire le ressenti subjectif des êtres conscients

Déterminer ce qui est moralement juste ou injuste

Explication

L’éthique normative cherche à définir ce qui est moralement juste ou injuste. L’analyse de la nature des valeurs appartient à la méta-éthique, tandis que les deux autres réponses concernent respectivement la conscience phénoménale et le spécisme.

6. Comment le conséquentialisme, le déontologisme et l’éthique de la vertu évaluent-ils principalement les actions ?

Par les devoirs, les conséquences et les droits des espèces
Par les conséquences, les émotions et les conventions sociales
Par leurs conséquences, les devoirs et les qualités de la personne
Par les qualités, les préférences et les vérités morales

Par leurs conséquences, les devoirs et les qualités de la personne

Explication

Le conséquentialisme juge les actions par leurs conséquences, le déontologisme par les devoirs et les règles, et l’éthique de la vertu par les qualités morales de la personne. Les autres regroupements attribuent à ces théories des critères qui ne correspondent pas à leur définition.

7. Quelle thèse caractérise le cognitivisme moral ?

Les énoncés moraux dépendent des normes propres à une culture donnée.
Les énoncés moraux expriment des croyances susceptibles d’être vraies ou fausses.
Les énoncés moraux expriment des émotions suscitées par certains faits.
Les énoncés moraux formulent des prescriptions destinées à guider l’action.

Les énoncés moraux expriment des croyances susceptibles d’être vraies ou fausses.

Explication

Le cognitivisme moral considère les énoncés moraux comme l’expression de croyances ou de jugements auxquels une valeur de vérité peut être attribuée. L’émotivisme et le prescriptivisme relèvent du non-cognitivisme, car ils les rattachent respectivement aux émotions et aux prescriptions.

8. Quelle distinction oppose l’émotivisme au prescriptivisme en métaéthique ?

L’émotivisme décrit des faits naturels, tandis que le prescriptivisme décrit des faits culturels.
L’émotivisme exprime des émotions, tandis que le prescriptivisme formule des prescriptions d’action.
L’émotivisme attribue une vérité aux jugements, tandis que le prescriptivisme leur attribue une fausseté.
L’émotivisme dépend des préférences individuelles, tandis que le prescriptivisme dépend des normes collectives.

L’émotivisme exprime des émotions, tandis que le prescriptivisme formule des prescriptions d’action.

Explication

L’émotivisme interprète les énoncés moraux comme l’expression d’émotions envers certains faits, alors que le prescriptivisme les comprend comme des prescriptions d’action. La distinction ne porte pas sur l’origine individuelle ou culturelle des normes, mais sur la fonction expressive ou directive du langage moral.

9. Dans une théorie subjectiviste, de quoi dépend la vérité d’un énoncé moral ?

De l’existence de faits moraux naturels observables.
De prescriptions valables pour tous les agents rationnels.
Des attitudes ou des préférences d’un individu.
Des normes et des valeurs d’une culture donnée.

Des attitudes ou des préférences d’un individu.

Explication

Le subjectivisme moral fait dépendre la vérité morale des attitudes ou des préférences d’un individu. La référence aux normes et aux valeurs d’une culture caractérise plutôt le relativisme culturel.

10. Une société considère une pratique comme juste parce qu’elle correspond à ses propres normes culturelles : quelle théorie cette justification illustre-t-elle ?

Le subjectivisme moral, car la vérité morale dépend d’une préférence individuelle.
Le réalisme naturaliste, car la pratique constitue un fait naturel observable.
Le nihilisme moral, car la pratique ne correspond à aucun fait moral objectif.
Le relativisme culturel, car la vérité morale dépend d’une culture donnée.

Le relativisme culturel, car la vérité morale dépend d’une culture donnée.

Explication

Le relativisme culturel soutient que la vérité des énoncés moraux dépend des normes, des valeurs ou des attitudes d’une culture donnée. Une préférence appartenant à une personne particulière relèverait plutôt du subjectivisme moral.

11. Que soutient la thèse de l’erreur morale associée au nihilisme moral ?

Les énoncés moraux prétendent décrire des faits objectifs, mais aucun fait moral objectif n’existe.
Les énoncés moraux décrivent des vérités objectives non naturelles, indépendantes des faits physiques.
Les énoncés moraux expriment des préférences individuelles, sans prétendre décrire des faits.
Les énoncés moraux décrivent des faits naturels objectifs, qui peuvent être observés et vérifiés.

Les énoncés moraux prétendent décrire des faits objectifs, mais aucun fait moral objectif n’existe.

Explication

La thèse de l’erreur morale affirme que les énoncés moraux prétendent porter sur des faits objectifs, alors qu’il n’existe pas de tels faits. Le réalisme naturaliste et le réalisme non naturaliste admettent au contraire l’existence de faits ou de vérités morales objectives.

12. Quelle caractéristique distingue le réalisme naturaliste du réalisme non naturaliste ?

Il affirme que les faits moraux objectifs sont naturels et entièrement observables.
Il affirme que les vérités morales objectives ne sont pas des faits naturels.
Il affirme que les faits moraux dépendent des normes d’une culture particulière.
Il affirme que les faits moraux objectifs n’existent pas malgré leur apparence descriptive.

Il affirme que les faits moraux objectifs sont naturels et entièrement observables.

Explication

Le réalisme naturaliste soutient qu’il existe des faits moraux objectifs et que ces faits sont naturels et entièrement observables. L’idée de vérités morales objectives non naturelles appartient au réalisme non naturaliste, tandis que leur inexistence caractérise le nihilisme moral.

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Qu'étudie la méta-éthique ?

Elle étudie ce que sont le bien, le mal et les valeurs morales.

Que réfléchit l'éthique appliquée ?

Elle réfléchit aux problèmes moraux concrets de la vie réelle.

Quels exemples traite l'éthique appliquée ?

Elle traite l'intelligence artificielle, les animaux et les générations futures.

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