QCM : La crise de 1929 — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel déséquilibre caractérise la croissance américaine entre 1926 et 1929 ?

La production et le salaire horaire progressent tous deux de 3,6 % par an.
La production augmente de 3,6 % par an, tandis que le salaire horaire progresse de 1,4 %.
La production et le salaire horaire progressent tous deux de 1,4 % par an.
La production augmente de 1,4 % par an, tandis que le salaire horaire progresse de 3,6 %.

La production augmente de 3,6 % par an, tandis que le salaire horaire progresse de 1,4 %.

Explication

La production croît de 3,6 % par an, mais le salaire horaire n’augmente que de 1,4 %, ce qui révèle un décalage entre production et revenus. L’idée selon laquelle les salaires suivent le rythme de la production confond croissance productive et progression du pouvoir d’achat.

2. Quelle évolution comparative des profits et des salaires réels est observée dans l’industrie américaine entre 1922 et 1929 ?

Les profits progressent de 17 %, tandis que les salaires réels augmentent de 62 %.
Les profits et les salaires réels progressent tous deux de 62 %.
Les profits et les salaires réels progressent tous deux de 17 %.
Les profits progressent de 62 %, tandis que les salaires réels augmentent de 17 %.

Les profits progressent de 62 %, tandis que les salaires réels augmentent de 17 %.

Explication

Les profits des entreprises augmentent de 62 %, alors que les salaires réels dans l’industrie ne progressent que de 17 %. L’évolution inverse proposée par un distracteur attribue aux salaires la forte progression qui concerne les profits.

3. Quel phénomène met fin à la croissance des « années folles » aux États-Unis ?

La crise de 1929, après une période de forte hausse de l’offre et de la demande.
La baisse de la demande, avant toute période de forte expansion de la production.
La progression des salaires, après une période de recul marqué de la consommation.
La diminution des profits, au cours d’une période de ralentissement industriel prolongé.

La crise de 1929, après une période de forte hausse de l’offre et de la demande.

Explication

La crise de 1929 interrompt la croissance des années folles, caractérisées par un fort accroissement de l’offre et de la demande. La baisse de la demande décrite dans un distracteur appartient aux déséquilibres qui contribuent à la crise, mais elle ne définit pas la période de croissance elle-même.

4. Que permet la vente à crédit aux consommateurs ?

Elle permet de recevoir un bien gratuitement sans obligation financière ultérieure.
Elle permet d’obtenir immédiatement un bien en comptant sur des revenus futurs.
Elle permet de payer immédiatement un bien avec une épargne déjà entièrement constituée.
Elle permet de retarder l’achat d’un bien jusqu’à la perception de revenus suffisants.

Elle permet d’obtenir immédiatement un bien en comptant sur des revenus futurs.

Explication

La vente à crédit donne accès immédiat à un bien en anticipant sur des revenus futurs qui ne sont pas encore gagnés. L’épargne déjà constituée correspond à un achat financé par des ressources disponibles, et non à un achat à crédit.

5. Lorsqu’un investisseur achète une action « à la marge », quelle part de son prix paie-t-il directement ?

Il paie 50 % du prix et emprunte les 50 % restants auprès d’un courtier.
Il paie 10 % du prix et emprunte les 90 % restants auprès d’un courtier.
Il paie 90 % du prix et emprunte les 10 % restants auprès d’un courtier.
Il paie 20 % du prix et emprunte les 80 % restants auprès d’un courtier.

Il paie 10 % du prix et emprunte les 90 % restants auprès d’un courtier.

Explication

L’achat à la marge repose sur un apport de 10 %, complété par un emprunt représentant 90 % du prix de l’action. Un financement à parts égales décrit une autre proportion et ne correspond pas au mécanisme indiqué.

6. Quelle évolution signale la formation d’une bulle spéculative entre 1921 et 1929 ?

La production industrielle augmente de 700 %, tandis que les actions progressent de 30 %.
La production industrielle et les actions progressent toutes deux de 700 %.
La production industrielle et les actions progressent toutes deux de 30 %.
La production industrielle augmente de 30 %, tandis que les actions progressent de 700 %.

La production industrielle augmente de 30 %, tandis que les actions progressent de 700 %.

Explication

La hausse de 30 % de la production industrielle contraste avec l’envolée de 700 % des actions, ce qui caractérise une bulle spéculative. Le renversement des pourcentages attribue à la production une progression qui concerne les cours boursiers.

7. Que représentent les crédits de bourse en octobre 1929 ?

Ils atteignent 2,2 milliards de dollars, soit environ un cinquième des transactions.
Ils atteignent 8,5 milliards de dollars, soit environ les quatre cinquièmes des transactions.
Ils atteignent 2,2 milliards de dollars, soit environ les quatre cinquièmes des transactions.
Ils atteignent 8,5 milliards de dollars, soit environ un cinquième des transactions.

Ils atteignent 8,5 milliards de dollars, soit environ les quatre cinquièmes des transactions.

Explication

En octobre 1929, les crédits de bourse s’élèvent à 8,5 milliards de dollars et représentent les quatre cinquièmes des transactions. Le montant de 2,2 milliards correspond à la situation de 1925, et non à celle d’octobre 1929.

8. Que se passe-t-il à la Bourse de New York le 24 octobre 1929 ?

Le Dow Jones perd 40 % en deux mois après une séance boursière sans activité particulière.
Les transactions diminuent fortement tandis que les cours restent stables pendant plusieurs semaines.
Entre 12 et 13 millions d’actions changent de main dans une activité anormale.
Environ 16 millions d’actions changent de main alors que les cours commencent à chuter fortement.

Entre 12 et 13 millions d’actions changent de main dans une activité anormale.

Explication

Le 24 octobre, une activité anormale apparaît avec 12 à 13 millions d’actions échangées à New York. Le volume de 16 millions et la forte chute des cours correspondent au 29 octobre, et non au 24 octobre.

9. Quelle situation correspond au 29 octobre 1929 à la Bourse de New York ?

Les transactions atteignent 2,2 milliards de dollars et la production industrielle commence à augmenter.
Les transactions atteignent 12 millions d’actions et les cours restent dans une activité habituelle.
Les transactions atteignent 16 millions d’actions et les cours commencent à chuter fortement.
Les transactions atteignent 8,5 milliards de dollars et les salaires réels commencent à progresser.

Les transactions atteignent 16 millions d’actions et les cours commencent à chuter fortement.

Explication

Le 29 octobre, le volume atteint 16 millions d’actions et les cours commencent à s’effondrer fortement. Les 12 à 13 millions d’actions renvoient à l’activité anormale du 24 octobre, tandis que les autres montants concernent d’autres indicateurs économiques.

10. Quelle ampleur la baisse du Dow Jones atteint-elle entre septembre 1929 et juillet 1932 ?

Une baisse de 89 % en deux mois, puis de 40 % en trois ans.
Une baisse de 40 % en deux mois, puis de 89 % en trois ans.
Une baisse de 30 % en deux mois, puis de 70 % en trois ans.
Une hausse de 40 % en deux mois, puis une baisse de 89 % en trois ans.

Une baisse de 40 % en deux mois, puis de 89 % en trois ans.

Explication

Le Dow Jones perd 40 % en deux mois entre septembre et octobre 1929, puis 89 % en trois ans jusqu’en juillet 1932. Les autres propositions modifient les pourcentages, leur sens ou leur durée.

11. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre le krach de 1929 et la dépression économique ?

Le krach désigne l’ensemble des répercussions économiques et sociales, tandis que la dépression correspond à une séance boursière précise.
Le krach est une conséquence sociale de la dépression, tandis que la dépression correspond à la baisse des cours boursiers.
Le krach est l’effondrement boursier qui déclenche la crise, tandis que la dépression inclut ses répercussions économiques et sociales.
Le krach et la dépression désignent deux appellations équivalentes pour l’effondrement des cours d’octobre 1929.

Le krach est l’effondrement boursier qui déclenche la crise, tandis que la dépression inclut ses répercussions économiques et sociales.

Explication

Le krach constitue l’effondrement boursier initial, alors que la dépression englobe les conséquences économiques et sociales qui s’ensuivent. Assimiler les deux notions empêche de distinguer l’événement financier de ses effets plus larges.

12. Quel enchaînement décrit le mieux les effets de la ruine des porteurs de titres sur l’économie américaine ?

Baisse des impôts, augmentation des exportations, reprise de l’investissement et hausse de la production, puis recul du chômage
Développement bancaire, augmentation du crédit, hausse de la consommation et des salaires, puis stabilisation de l’emploi
Difficultés bancaires, contraction du crédit, baisse de la demande et de la production, puis hausse du chômage
Hausse des salaires, expansion du crédit, progression de la demande et recul de la production, puis baisse du chômage

Difficultés bancaires, contraction du crédit, baisse de la demande et de la production, puis hausse du chômage

Explication

La ruine des porteurs de titres fragilise les banques, réduit le crédit et la demande, puis provoque une baisse de la production et une montée du chômage. Les autres enchaînements inversent les effets économiques décrits.

13. Quelle évolution caractérise le nombre de banques américaines entre 1929 et mars 1933 ?

Il passe de 12 000 à 24 000, ce qui représente le doublement du nombre des banques
Il passe de 24 000 à 18 000, ce qui représente la disparition d’un quart des banques
Il passe de 18 000 à 9 000, ce qui représente la disparition de la moitié des banques
Il passe de 24 000 à 12 000, ce qui représente la disparition de la moitié des banques

Il passe de 24 000 à 12 000, ce qui représente la disparition de la moitié des banques

Explication

Le nombre de banques américaines diminue de 24 000 à 12 000 entre 1929 et mars 1933, soit une disparition de la moitié d’entre elles. Une simple baisse des cours boursiers ne décrit pas cette contraction du réseau bancaire ni son effet sur l’offre de crédit.

14. Quelle évolution économique les États-Unis connaissent-ils entre 1929 et 1932 ?

Le revenu national monte de 39 à 87 milliards de dollars et l’investissement de 15 % à 1,5 % du PNB
Le revenu national tombe de 87 à 39 milliards de dollars et l’investissement de 1,5 % à 15 % du PNB
Le revenu national monte de 39 à 87 milliards de dollars et l’investissement de 1,5 % à 15 % du PNB
Le revenu national tombe de 87 à 39 milliards de dollars et l’investissement de 15 % à 1,5 % du PNB

Le revenu national tombe de 87 à 39 milliards de dollars et l’investissement de 15 % à 1,5 % du PNB

Explication

La crise entraîne une forte contraction simultanée du revenu national et de l’investissement américains. La confusion la plus plausible consiste à inverser le sens de l’évolution de l’investissement, alors qu’il passe de 15 % à 1,5 % du PNB.

15. Comment le retrait des capitaux américains à l’étranger contribue-t-il à la diffusion mondiale de la crise ?

Il provoque une reprise industrielle dans les pays fortement endettés, notamment l’Autriche et l’Allemagne
Il réduit les salaires dans les pays fortement endettés, notamment l’Autriche et l’Allemagne
Il provoque une crise financière dans les pays fortement endettés, notamment l’Autriche et l’Allemagne
Il stimule le crédit dans les pays fortement endettés, notamment l’Autriche et l’Allemagne

Il provoque une crise financière dans les pays fortement endettés, notamment l’Autriche et l’Allemagne

Explication

Le retrait des capitaux américains prive les pays très endettés de financements et y déclenche une crise financière, notamment en Autriche et en Allemagne. La baisse des salaires relève plutôt des conséquences sociales de la crise que de son mécanisme financier initial.

16. Quelle définition correspond à la déflation dans le contexte de la crise des années 1930 ?

Une hausse générale des prix accompagnée d’une progression de la consommation, de la production et de l’investissement
Une stabilité générale des prix accompagnée d’une réduction de la consommation, de la production et de l’investissement
Une baisse générale des prix accompagnée d’une réduction de la consommation, de la production et de l’investissement
Une baisse des salaires accompagnée d’une augmentation de la consommation, de la production et de l’investissement

Une baisse générale des prix accompagnée d’une réduction de la consommation, de la production et de l’investissement

Explication

La déflation associe une baisse générale des prix à une contraction de la consommation, de la production et de l’investissement. Une baisse des salaires peut accompagner la crise, mais elle ne définit pas à elle seule la déflation.

17. Quelle catégorie de revenus diminue le plus fortement entre 1929 et 1932 ?

Les revenus agricoles français, qui baissent des deux tiers
Le revenu des fermiers américains, qui baisse d’environ la moitié
Le revenu des fermiers américains, qui baisse des deux tiers
Les revenus du commerce et de l’industrie, qui baissent des deux tiers

Le revenu des fermiers américains, qui baisse des deux tiers

Explication

Le revenu des fermiers américains diminue des deux tiers entre 1929 et 1932, ce qui constitue la baisse la plus marquée parmi les chiffres indiqués. Les revenus agricoles français reculent de 59 %, tandis que ceux du commerce et de l’industrie diminuent de 46 %.

18. Combien de chômeurs le monde compte-t-il au début de 1933, sans inclure les chômeurs partiels ?

Environ 12,5 millions
Environ 46 millions
Environ 5,6 millions
Environ 30 millions

Environ 30 millions

Explication

Au début de 1933, le monde compte environ 30 millions de chômeurs, auxquels il faudrait ajouter les chômeurs partiels. Les nombres de 12,5 millions et de 5,6 millions correspondent respectivement aux États-Unis et à l’Allemagne.

19. Quelle comparaison du chômage en 1933 est exacte entre les États-Unis et l’Allemagne ?

Les États-Unis comptent 5,6 millions de chômeurs et l’Allemagne 12,5 millions, soit 33 % de sa population active
Les États-Unis comptent 12,5 millions de chômeurs et l’Allemagne 5,6 millions, soit 33 % de sa population active
Les États-Unis comptent 12,5 millions de chômeurs et l’Allemagne 5,6 millions, soit 13 % de sa population active
Les États-Unis comptent 33 % de chômeurs et l’Allemagne 12,5 millions, soit 5,6 % de sa population active

Les États-Unis comptent 12,5 millions de chômeurs et l’Allemagne 5,6 millions, soit 33 % de sa population active

Explication

En 1933, les États-Unis comptent 12,5 millions de chômeurs et l’Allemagne 5,6 millions, ces derniers représentant 33 % de la population active allemande. L’erreur principale consiste à attribuer les effectifs aux mauvais pays ou à modifier la proportion allemande.

20. Quelle succession d’événements politiques se déroule en Allemagne au début de 1933 ?

Hitler est nommé chancelier en janvier, puis l’incendie du Reichstag en février facilite l’élimination des oppositions socialiste et communiste
Hitler est nommé chancelier en janvier, puis l’incendie du Reichstag en février entraîne une alliance avec les oppositions socialiste et communiste
L’incendie du Reichstag survient en janvier, puis Hitler est nommé chancelier en février et élimine les oppositions socialiste et communiste
Hitler est nommé chancelier en février, puis l’incendie du Reichstag en mars facilite l’élimination des oppositions socialiste et communiste

Hitler est nommé chancelier en janvier, puis l’incendie du Reichstag en février facilite l’élimination des oppositions socialiste et communiste

Explication

Hitler devient chancelier en janvier 1933 et utilise l’incendie du Reichstag, survenu en février, pour éliminer les oppositions socialiste et communiste. Les autres réponses inversent les dates ou attribuent à cet événement une conséquence contraire.

21. Quelle opposition distingue les politiques déflationnistes des politiques de relance pendant une crise économique ?

Les premières financent la consommation, tandis que les secondes réduisent les dépenses publiques pour équilibrer le budget.
Les premières recherchent l’équilibre budgétaire, tandis que les secondes soutiennent la consommation malgré le déficit.
Les premières favorisent les exportations, tandis que les secondes augmentent les impôts pour limiter l’inflation.
Les premières nationalisent les entreprises, tandis que les secondes réservent les dépenses publiques aux banques.

Les premières recherchent l’équilibre budgétaire, tandis que les secondes soutiennent la consommation malgré le déficit.

Explication

Les politiques déflationnistes combinent la hausse des impôts et la baisse des dépenses afin de rétablir l’équilibre budgétaire, alors que la relance injecte des moyens financiers dans l’économie. Confondre les deux politiques revient à attribuer à la relance la réduction des dépenses publiques qui caractérise la déflation.

22. Quel événement est associé à l’année 1932 aux États-Unis ?

Franklin D. Roosevelt devient président et lance le New Deal.
Franklin D. Roosevelt quitte la présidence et rétablit le libre-échange.
Herbert Hoover devient président et suspend les réformes sociales.
Le Congrès américain privatise les banques et réduit l’intervention fédérale.

Franklin D. Roosevelt devient président et lance le New Deal.

Explication

En 1932, Franklin D. Roosevelt devient président des États-Unis et engage le New Deal, fondé sur une intervention accrue de l’État dans l’économie. L’idée d’une réduction de l’intervention publique contredit précisément l’orientation du New Deal.

23. À quelle date les accords de Matignon sont-ils signés en France ?

Le 12 mars 1938
Le 8 juin 1936
Le 6 février 1934
Le 1er septembre 1939

Le 8 juin 1936

Explication

Les accords de Matignon sont signés le 8 juin 1936 afin d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés et de soutenir la consommation. Les autres dates renvoient à d’autres épisodes politiques ou internationaux de la période.

24. Quelle conception de l’action publique correspond au keynésianisme en période de crise ?

L’État soutient l’investissement et la consommation grâce à la redistribution et au déficit budgétaire.
L’État supprime la propriété privée et organise la production selon une planification communiste.
L’État laisse les mécanismes du marché rétablir la prospérité sans intervention économique majeure.
L’État protège l’équilibre budgétaire en réduisant les revenus et les dépenses destinés à la consommation.

L’État soutient l’investissement et la consommation grâce à la redistribution et au déficit budgétaire.

Explication

Le keynésianisme attribue à l’État une fonction de soutien à la demande, notamment par la redistribution des revenus et le déficit budgétaire. La suppression de la propriété privée relève du système communiste et non du keynésianisme, qui la conserve.

25. Quelle distinction oppose les trois réponses politiques à la crise du capitalisme classique ?

La démocratie libérale étatise la propriété, le nazisme la supprime et le communisme la privatise.
La démocratie libérale conserve la propriété privée, le nazisme la dirige et le communisme l’étatise.
La démocratie libérale refuse l’intervention publique, le nazisme défend le marché et le communisme protège les entreprises privées.
La démocratie libérale collectivise les terres, le nazisme instaure le pluralisme et le communisme maintient la concurrence privée.

La démocratie libérale conserve la propriété privée, le nazisme la dirige et le communisme l’étatise.

Explication

Les trois options se distinguent par leur rapport à la propriété et à l’État : la démocratie libérale conserve la propriété privée, le nazisme la soumet à la direction étatique et le communisme fonde le système sur la propriété étatique. Attribuer la privatisation au communisme inverse cette distinction fondamentale.

26. Quelle responsabilité nouvelle est attribuée à l’État par les politiques économiques modernes après la crise des années 1930 ?

Assurer les conditions de la prospérité et prendre en charge une responsabilité sociale.
Garantir la rentabilité des entreprises privées en limitant les droits sociaux des salariés.
Maintenir la stabilité politique en laissant les cycles économiques suivre leur évolution spontanée.
Rétablir l’équilibre monétaire en retirant les pouvoirs économiques aux collectivités locales.

Assurer les conditions de la prospérité et prendre en charge une responsabilité sociale.

Explication

La crise impose une conception dans laquelle l’État doit créer les conditions de la prospérité et assumer une responsabilité sociale. Réduire cette évolution à la défense de la rentabilité privée ne rend pas compte de l’élargissement de la mission sociale de l’État.

27. Quel changement politique intervient aux États-Unis dès 1932 en réponse à la crise ?

Les républicains remplacent les démocrates et nationalisent les industries selon un modèle communiste.
Les républicains remplacent les démocrates et renforcent l’orthodoxie libérale fédérale.
Les démocrates remplacent les républicains et transfèrent la politique économique aux États fédérés.
Les démocrates remplacent les républicains et lancent un vaste plan d’intervention économique.

Les démocrates remplacent les républicains et lancent un vaste plan d’intervention économique.

Explication

Dès 1932, les démocrates remplacent les républicains et mettent en place une intervention étatique étendue dans l’économie. Le maintien de l’orthodoxie libérale ne correspond donc pas à la réponse politique américaine décrite pour cette période.

28. Comment la contestation de la crise transforme-t-elle les équilibres politiques en Europe ?

Elle rapproche les mouvements communistes et nationalistes autour d’un programme commun de libre-échange.
Elle affaiblit les mouvements radicaux et consolide les partis libéraux favorables à l’ouverture internationale.
Elle détourne les électeurs des idéologies politiques et oriente la contestation vers les organisations syndicales.
Elle renforce l’extrême gauche communiste et l’extrême droite nationaliste, favorisant la montée des fascismes.

Elle renforce l’extrême gauche communiste et l’extrême droite nationaliste, favorisant la montée des fascismes.

Explication

La crise nourrit simultanément l’extrême gauche communiste et l’extrême droite nationaliste, ce qui contribue à la progression des fascismes. Dire qu’elle consolide les forces libérales ignore la radicalisation politique engendrée par la contestation sociale et économique.

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Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur La crise de 1929.

Quel événement met fin à la croissance des « années folles » ?

La crise de 1929.

Quelle était la croissance annuelle de la production entre 1926 et 1929 ?

3,6 % par an.

Quelle était la progression annuelle du salaire horaire entre 1926 et 1929 ?

1,4 % par an.

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