La réduction du crédit diminue la consommation des ménages, provoque la baisse de la production, entraîne les faillites d'entreprises et fait augmenter le chômage, ce qui entretient un cercle vicieux.
Entre 1929 et 1932, la production industrielle américaine s'effondre de 50 %.
Crédit et spéculation → krach → faillites → chômage
Entre 1929 et 1933, le commerce mondial diminue de plus de deux tiers, soit 66 %.
En Amérique latine, la baisse des exportations provoque du chômage, de la pauvreté et des tensions sociales, puis favorise les coups d'État et l'installation de régimes militaires ou autoritaires, notamment en Argentine et au Brésil en 1930.
Capitaux retirés → banques fragilisées → commerce contracté
★ À maîtriser
Compléments
La surproduction industrielle est déjà présente en Allemagne et en Europe en 1927, car le pouvoir d'achat y est plus faible qu'aux États-Unis et l'épargne y est davantage pratiquée que le crédit.
La France est touchée plus tardivement par la crise et la rejoint en 1935, tandis que l'URSS est épargnée grâce à sa fermeture au reste du monde.
Prospérité américaine à crédit, surproduction européenne
★ À maîtriser
En 1932, le monde compte 32 millions de chômeurs contre 10 millions en 1920, soit une multiplication par trois.
Aux États-Unis, un travailleur sur trois perd son emploi, tandis que l'Allemagne atteint 45 % de chômage.
Compléments
Les familles américaines privées de revenus vivent dans des bidonvilles appelés « Hoovervilles » et dépendent de la mendicité, de la charité ou des distributions alimentaires.
Les marches de la faim françaises réclament du travail et du pain face à la montée du chômage et de la pauvreté.
★ À maîtriser
La baisse du pouvoir d'achat réduit les débouchés agricoles, provoque une surproduction, fait chuter les prix et pousse certains agriculteurs à détruire leur production.
Aux États-Unis, les fermiers endettés qui ne peuvent plus rembourser leurs dettes sont expulsés de leurs terres par les banques et migrent vers la Californie, notamment les « Okies » par la Route 66.
Compléments
Baisse de la demande → surproduction → chute des prix → faillites
Les détenteurs d'obligations, les propriétaires fonciers et immobiliers ainsi que les personnes qui conservent leur emploi peuvent être épargnés ou avantagés par la crise.
En Amérique latine, le populisme oppose les petits, présentés comme le peuple, aux grands et prétend défendre les premiers contre les seconds, ce qui peut conduire à la dictature.
Misère et injustice → contestations → essor des extrémismes
Libéralisme classique → dirigisme → solution keynésienne
Coopération internationale refusée, États renforcés
Les principales réponses à la crise
| Solution | Moyens | Limites ou conséquences |
|---|---|---|
| Libéralisme classique | Réduction des dépenses, relance des exportations, baisse des salaires | Échec constaté dans certains pays en 1931 |
| Dirigisme économique | Grands travaux, autarcie, armement et conquêtes | Manque de matières premières et marche à la guerre |
| Solution keynésienne | Relance de la demande, intervention de l'État, surveillance bancaire | Résultats du New Deal encore contrastés |
| État-providence | Protection contre le chômage, les risques sociaux et la vieillesse | Extension des dépenses et du rôle de l'État |
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Le 24 octobre 1929.
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Qu'entraîne la réduction du crédit sur l'économie ?
Elle diminue la consommation, baisse la production, cause des faillites et augmente le chômage.
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