QCM : La crise de 1929 et ses conséquences — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne précisément le krach boursier du 24 octobre 1929 ?

La contraction prolongée de la production et de l'emploi aux États-Unis
L'effondrement de la Bourse de New York après la vente massive d'actions
La fermeture des banques américaines après une vague de faillites
La baisse durable des exportations américaines vers l'Europe

L'effondrement de la Bourse de New York après la vente massive d'actions

Explication

Le krach correspond à l'effondrement de la Bourse de New York provoqué par la mise en vente de 13 millions d'actions sans acheteurs suffisants. La dépression désigne, elle, la crise économique prolongée qui suit cet événement financier.

2. Quelle situation illustre le mieux une bulle spéculative ?

La production industrielle progresse grâce à une hausse durable de la consommation
Les exportations progressent sous l'effet d'une baisse des taxes douanières
Les salaires augmentent en fonction des gains de productivité des entreprises
Le prix des actions augmente sans rapport avec la situation réelle de l'économie

Le prix des actions augmente sans rapport avec la situation réelle de l'économie

Explication

Une bulle spéculative apparaît lorsque la valeur des actions augmente de manière artificielle et se détache de la réalité économique. Une hausse de la production ou des salaires liée à l'activité réelle ne constitue pas, en elle-même, une bulle.

3. Comment la réduction du crédit peut-elle transformer une difficulté financière en crise économique durable ?

Elle renforce l'investissement, élève les salaires et réduit les difficultés des entreprises
Elle stimule les achats, augmente la production et améliore progressivement l'emploi industriel
Elle accroît les exportations, soutient les prix et limite les licenciements dans les usines
Elle réduit la consommation, fait baisser la production et accroît les faillites ainsi que le chômage

Elle réduit la consommation, fait baisser la production et accroît les faillites ainsi que le chômage

Explication

La réduction du crédit limite les dépenses des ménages, ce qui fait baisser la production et entraîne des faillites et du chômage dans un cercle vicieux. L'idée d'une stimulation de la consommation décrit l'effet inverse d'un crédit plus facilement accessible.

4. De combien la production industrielle américaine diminue-t-elle entre 1929 et 1932 ?

Elle diminue de 75 %
Elle diminue de 50 %
Elle diminue de 66 %
Elle diminue de 25 %

Elle diminue de 50 %

Explication

Entre 1929 et 1932, la production industrielle américaine s'effondre de moitié, soit une baisse de 50 %. La diminution de 66 % concerne le commerce mondial entre 1929 et 1933, et non la production industrielle américaine.

5. Quelle mesure caractérise une politique protectionniste ?

Fixer les monnaies nationales selon la valeur des réserves d'or étrangères
Supprimer les droits de douane afin de favoriser les échanges internationaux
Imposer des barrières, des taxes ou des quotas aux produits étrangers
Encourager les importations pour accroître la concurrence sur le marché national

Imposer des barrières, des taxes ou des quotas aux produits étrangers

Explication

Le protectionnisme cherche à protéger le marché national en limitant la concurrence étrangère par des barrières, des taxes et des quotas. La suppression des droits de douane correspond davantage à une logique de libre-échange.

6. Quelle est l'ampleur de la diminution du commerce mondial entre 1929 et 1933 ?

Il diminue de moitié, soit environ 50 %
Il diminue d'environ un quart, soit près de 25 %
Il diminue d'environ un dixième, soit près de 10 %
Il diminue de plus de deux tiers, soit environ 66 %

Il diminue de plus de deux tiers, soit environ 66 %

Explication

Entre 1929 et 1933, le commerce mondial recule de plus de deux tiers, ce qui correspond à environ 66 %. La baisse de 50 % renvoie à l'effondrement de la production industrielle américaine entre 1929 et 1932.

7. Comment la crise économique contribue-t-elle à l'instabilité politique en Amérique latine ?

La fermeture des marchés européens stimule l'industrie, puis renforce les gouvernements démocratiques
La progression des revenus agricoles limite les conflits, puis entraîne une décentralisation politique
La hausse des exportations réduit les tensions sociales, puis consolide les régimes parlementaires en place
La baisse des exportations accroît le chômage et la pauvreté, puis favorise des coups d'État et des régimes autoritaires

La baisse des exportations accroît le chômage et la pauvreté, puis favorise des coups d'État et des régimes autoritaires

Explication

La baisse des exportations provoque chômage, pauvreté et tensions sociales, ce qui favorise ensuite les coups d'État et l'installation de régimes militaires ou autoritaires. Cette évolution est notamment observée en Argentine et au Brésil en 1930.

8. Dans le système du gold exchange standard, quelle relation monétaire est correcte ?

Les monnaies de second rang sont convertibles en or, tandis que le dollar dépend des réserves européennes
Le dollar est convertible en or, tandis que les monnaies de second rang sont définies par rapport aux monnaies de premier rang
Toutes les monnaies sont directement convertibles en or, selon un taux fixé par chaque banque centrale
L'or est remplacé par le dollar, qui devient une monnaie sans lien avec une réserve métallique

Le dollar est convertible en or, tandis que les monnaies de second rang sont définies par rapport aux monnaies de premier rang

Explication

Dans ce système, l'or occupe le sommet et le dollar est convertible en or depuis 1922, tandis que les monnaies de second rang sont définies par rapport aux monnaies de premier rang. Elles ne disposent donc pas d'une conversion directe en or comparable à celle du dollar.

9. Quelle évolution caractérise l'économie allemande à partir de 1923 ?

Une croissance rapide soutenue par une forte hausse du pouvoir d'achat et des exportations
Une stabilisation monétaire due à l'arrêt des dépenses publiques et à la disparition des pénuries
Une déflation provoquée par une réduction de la masse monétaire et une abondance de produits
Une hyperinflation aggravée par l'émission excessive de monnaie et les pénuries héritées de la guerre

Une hyperinflation aggravée par l'émission excessive de monnaie et les pénuries héritées de la guerre

Explication

L'Allemagne connaît une hyperinflation à partir de 1923, nourrie par l'émission excessive de monnaie et les pénuries liées à la Première Guerre mondiale. La déflation correspondrait à une baisse générale des prix et de la masse monétaire, ce qui ne décrit pas cette situation.

10. Quelle évolution caractérise le chômage mondial entre 1920 et 1932 ?

Il passe de 32 à 10 millions de personnes, soit environ une division par trois.
Il augmente de 10 à 22 millions de personnes, sans atteindre le triple.
Il reste proche de 10 millions de personnes malgré la crise.
Il passe de 10 à 32 millions de personnes, soit environ un triplement.

Il passe de 10 à 32 millions de personnes, soit environ un triplement.

Explication

Le nombre de chômeurs mondiaux atteint 32 millions en 1932 contre 10 millions en 1920, ce qui correspond à une multiplication par trois environ. La confusion entre chômage complet et partiel concerne la nature de la privation d’emploi, pas l’évolution numérique mondiale.

11. Quelle situation décrit le mieux l’ampleur du chômage aux États-Unis et en Allemagne pendant la crise ?

Un travailleur américain sur cinq perd son emploi et l’Allemagne atteint 30 % de chômage.
Un travailleur américain sur trois réduit son salaire et l’Allemagne atteint 25 % de chômage.
Un travailleur américain sur deux perd son emploi et l’Allemagne atteint 60 % de chômage.
Un travailleur américain sur trois perd son emploi et l’Allemagne atteint 45 % de chômage.

Un travailleur américain sur trois perd son emploi et l’Allemagne atteint 45 % de chômage.

Explication

La crise frappe particulièrement ces deux pays : un travailleur américain sur trois perd son emploi et le chômage atteint 45 % en Allemagne. Les autres réponses modifient les proportions ou confondent perte d’emploi et réduction du salaire.

12. Comment la baisse du pouvoir d’achat contribue-t-elle à l’effondrement agricole ?

Elle réduit les débouchés, entraîne une surproduction, fait baisser les prix et pousse certains agriculteurs à détruire leurs récoltes.
Elle maintient les débouchés, stabilise les prix et protège les agriculteurs contre la crise.
Elle accroît les débouchés, stimule les ventes, fait monter les prix et encourage l’augmentation des récoltes.
Elle réduit les récoltes, provoque une pénurie, fait monter les prix et favorise l’endettement rural.

Elle réduit les débouchés, entraîne une surproduction, fait baisser les prix et pousse certains agriculteurs à détruire leurs récoltes.

Explication

La diminution du pouvoir d’achat réduit la demande agricole, ce qui provoque une surproduction relative et une chute des prix, jusqu’à la destruction de certaines productions. L’idée d’une pénurie ou d’un maintien des débouchés inverse le mécanisme décrit.

13. Que deviennent les fermiers américains incapables de rembourser leurs dettes pendant la crise ?

Ils sont expulsés de leurs terres par les banques et certains migrent vers la Californie, notamment par la Route 66.
Ils obtiennent des terres supplémentaires auprès des banques et s’installent principalement dans les grandes villes industrielles.
Ils abandonnent leurs exploitations à l’État et migrent vers le Canada en empruntant les chemins de fer.
Ils vendent leurs récoltes à prix élevé et quittent les campagnes pour investir dans l’immobilier californien.

Ils sont expulsés de leurs terres par les banques et certains migrent vers la Californie, notamment par la Route 66.

Explication

Les banques expulsent les fermiers endettés qui ne peuvent plus payer, et beaucoup migrent vers la Californie, parmi lesquels les « Okies » voyageant par la Route 66. Les « Okies » désignent les familles migrantes, non les établissements bancaires qui les expulsent.

14. Quel groupe peut être épargné ou avantagé par la crise économique ?

Les détenteurs d’obligations, les propriétaires et les personnes qui conservent leur emploi.
Les spéculateurs ayant placé leur épargne dans des actions très risquées.
Les agriculteurs dont les prix de vente s’effondrent sous l’effet de la surproduction.
Les ménages ayant perdu leur emploi et leurs revenus pendant la récession.

Les détenteurs d’obligations, les propriétaires et les personnes qui conservent leur emploi.

Explication

Les obligations, la propriété foncière ou immobilière et le maintien de l’emploi peuvent protéger certains groupes contre les effets de la crise. Les actions, en revanche, ont subi l’effondrement boursier, tandis que la perte d’emploi et la baisse des prix agricoles fragilisent les autres groupes.

15. Quelle définition correspond au libéralisme économique dans le contexte des débats sur la crise ?

Une politique selon laquelle les syndicats doivent contrôler les entreprises et répartir les bénéfices.
Une conception selon laquelle les banques doivent financer prioritairement les exploitations agricoles.
Une doctrine selon laquelle l’État doit planifier directement la production et fixer les salaires.
Une idéologie selon laquelle l’économie doit se réguler elle-même sans intervention de l’État.

Une idéologie selon laquelle l’économie doit se réguler elle-même sans intervention de l’État.

Explication

Le libéralisme affirme que les mécanismes économiques doivent assurer eux-mêmes la régulation, sans intervention de l’État. La planification publique et le contrôle collectif des entreprises relèvent d’autres doctrines économiques et politiques.

16. Comment le populisme latino-américain se définit-il dans les tensions politiques de la période ?

Il oppose les petits, présentés comme le peuple, aux grands et prétend défendre les premiers contre les seconds.
Il rapproche les élites économiques et les classes populaires autour d’un programme de libre-échange renforcé.
Il confie la représentation politique aux propriétaires fonciers afin de protéger les grands contre les petits.
Il remplace les conflits sociaux par une administration militaire chargée de supprimer les partis politiques.

Il oppose les petits, présentés comme le peuple, aux grands et prétend défendre les premiers contre les seconds.

Explication

Le populisme latino-américain construit une opposition entre les « petits », assimilés au peuple, et les « grands », contre lesquels il prétend défendre les premiers. Cette logique de confrontation peut toutefois conduire à la dictature, ce qui le distingue d’un simple programme de médiation sociale.

17. Quelle mesure caractérise la solution libérale classique face à la crise économique de 1931 ?

Fermer les frontières commerciales et développer une économie fondée sur l'autosuffisance
Accroître les dépenses publiques et augmenter les salaires pour soutenir la demande
Nationaliser les banques et instaurer des congés payés pour relancer la consommation
Réduire les dépenses publiques et diminuer les salaires pour favoriser les exportations

Réduire les dépenses publiques et diminuer les salaires pour favoriser les exportations

Explication

La solution libérale classique cherche à réduire les dépenses de l’État, à stimuler les exportations et à diminuer les salaires afin de recréer des emplois. La solution keynésienne se distingue au contraire par une intervention accrue de l’État et un soutien de la demande.

18. Quel ensemble de mesures correspond au New Deal mis en place aux États-Unis ?

Une réduction des dépenses publiques, des salaires et des échanges afin de rétablir l’équilibre budgétaire
Une politique de fermeture économique visant à atteindre l’autosuffisance nationale
Une intervention de l’État pour soutenir la demande, surveiller les banques et créer des emplois
Une conquête territoriale destinée à obtenir des matières premières et à développer l’industrie militaire

Une intervention de l’État pour soutenir la demande, surveiller les banques et créer des emplois

Explication

Le New Deal est une politique keynésienne qui soutient la demande, renforce la surveillance bancaire, augmente les prix agricoles et crée des emplois grâce à de grands chantiers. La réduction des dépenses et des salaires relève plutôt de la solution libérale classique.

19. Quelle mesure sociale le Front populaire français met-il en œuvre à partir de 1936 ?

La diminution des salaires afin de stimuler les exportations et de recréer des emplois
La surveillance renforcée des banques associée à de grands chantiers publics américains
La suppression des congés payés destinée à réduire les coûts de production des entreprises
La réduction du temps de travail accompagnée de congés payés et d’une hausse négociée des salaires

La réduction du temps de travail accompagnée de congés payés et d’une hausse négociée des salaires

Explication

À partir de 1936, le Front populaire instaure la réduction du temps de travail, les congés payés et une hausse des salaires négociée par les accords Matignon. Les grands chantiers et la surveillance bancaire renvoient au New Deal américain.

20. Pourquoi la Conférence de Londres de juillet 1933 échoue-t-elle ?

Les États refusent des concessions monétaires et privilégient leurs intérêts nationaux
Les États adoptent un accord commun pour supprimer les barrières commerciales
Les pays participants choisissent de financer ensemble les grands chantiers publics
Les gouvernements décident de réduire les échanges afin d’atteindre l’autosuffisance nationale

Les États refusent des concessions monétaires et privilégient leurs intérêts nationaux

Explication

La Conférence de Londres échoue parce que les États ne veulent pas faire de concessions sur le système monétaire et défendent leurs intérêts nationaux. La réduction des échanges relève plutôt de l’autarcie, tandis que l’élimination des barrières commerciales aurait constitué une forme de coopération.

21. Que signifie l’autarcie dans le contexte de la transformation du capitalisme des années 1930 ?

Une politique qui maintient les échanges internationaux grâce à des accords monétaires communs
Une politique qui transfère les entreprises privées sous le contrôle direct de l’État
Une politique qui réduit les échanges extérieurs pour rechercher l’autosuffisance nationale
Une politique qui protège les salariés contre le chômage, les risques sociaux et la vieillesse

Une politique qui réduit les échanges extérieurs pour rechercher l’autosuffisance nationale

Explication

L’autarcie cherche à limiter les échanges avec l’étranger et à rendre la nation aussi autosuffisante que possible. La protection sociale correspond à l’État-providence, tandis que le contrôle public des entreprises relève de la nationalisation.

22. Quelle fonction définit principalement l’État-providence ?

Réduire les échanges extérieurs afin d’organiser l’économie autour de la production nationale
Garantir une protection sociale contre le chômage, les risques de la vie et la vieillesse
Contrôler les entreprises privées en les intégrant directement au patrimoine de l’État
Soutenir les conquêtes territoriales pour obtenir des matières premières et développer l’armement

Garantir une protection sociale contre le chômage, les risques de la vie et la vieillesse

Explication

L’État-providence protège la population contre la perte d’emploi, les risques de la vie et la vieillesse, notamment grâce aux retraites. La réduction des échanges correspond à l’autarcie et la prise de contrôle des entreprises correspond à la nationalisation.

23. Quelle conséquence la fermeture économique et la recherche de matières premières entraînent-elles pour l’Allemagne, l’Italie et le Japon ?

Ces États privilégient l’armement, l’économie de guerre et les conquêtes territoriales
Ces États renforcent la coopération monétaire et réduisent leurs dépenses militaires
Ces États abandonnent les ambitions territoriales pour accroître les échanges internationaux
Ces États développent principalement la protection sociale et les régimes de retraite

Ces États privilégient l’armement, l’économie de guerre et les conquêtes territoriales

Explication

La fermeture économique et la recherche de matières premières conduisent l’Allemagne, l’Italie et le Japon à développer l’armement, l’économie de guerre et les conquêtes territoriales. La coopération monétaire et l’intensification des échanges correspondent à une orientation opposée au repli économique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur La crise de 1929 et ses conséquences.

Quelle date marque le krach boursier à New York en 1929 ?

Le 24 octobre 1929.

Qu'est-ce qu'une bulle spéculative ?

Une hausse des actions non liée à la réalité économique.

Qu'entraîne la réduction du crédit sur l'économie ?

Elle diminue la consommation, baisse la production, cause des faillites et augmente le chômage.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur La crise de 1929 et ses conséquences.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM