QCM : La crise de 1929 et ses conséquences (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels facteurs expliquent les signes de faiblesse économique observés aux États-Unis dès 1928 ?

La hausse des salaires, le manque de capitaux et la baisse des importations
L’endettement, la surproduction et la stagnation de la consommation
La pénurie de matières premières, l’inflation et la chute des exportations
La réduction du crédit, la baisse de la production et la hausse de la consommation

L’endettement, la surproduction et la stagnation de la consommation

Explication

L’économie américaine montre dès 1928 des signes de faiblesse liés à l’endettement, à la surproduction et à la stagnation de la consommation. La baisse des importations et la pénurie de matières premières ne sont pas les facteurs indiqués ici.

2. Quelle ampleur atteint le krach de Wall Street du 24 octobre 1929 en une journée ?

La vente de 12 millions d’actions et la ruine de 1,5 million d’Étatsuniens
La vente de 12 millions d’actions et la ruine de 3,1 millions d’Étatsuniens
La vente de 1,5 million d’actions et la ruine de 12 millions d’Étatsuniens
La vente de 25,2 millions d’actions et la ruine de 1,5 million d’Étatsuniens

La vente de 12 millions d’actions et la ruine de 1,5 million d’Étatsuniens

Explication

Le 24 octobre 1929, 12 millions d’actions sont vendues en une journée et 1,5 million d’Étatsuniens sont ruinés. Le chiffre de 3,1 millions correspond au taux de chômage américain de 1929, et non au nombre de personnes ruinées.

3. Comment la crise boursière américaine se transforme-t-elle en crise générale à partir de 1930 ?

La hausse des cours ruine les épargnants, tandis que les banques développent le crédit et que les exportations progressent
La limitation des importations provoque une hausse de la production, tandis que les établissements financiers se multiplient
La chute des cours stimule les prêts, les exportations et la production, tandis que les banques soutiennent les entreprises
La chute des cours ruine des épargnants, fragilise les banques et entraîne le recul des prêts, des exportations et de la production

La chute des cours ruine des épargnants, fragilise les banques et entraîne le recul des prêts, des exportations et de la production

Explication

À partir de 1930, la crise boursière devient durable et générale : les épargnants sont ruinés, les banques font faillite, les prêts sont limités et l’activité recule. L’idée d’une expansion du crédit et des exportations va à l’encontre de cette chaîne de conséquences.

4. Quelle mesure est instaurée par le tarif Smoot-Hawley du 17 juin 1930 ?

Une dévaluation du dollar pour soutenir les exportations américaines
Une baisse des droits de douane américains sur les produits importés
Une limitation des capitaux américains investis à l’étranger
Une hausse des droits de douane américains sur les produits importés

Une hausse des droits de douane américains sur les produits importés

Explication

Le tarif Smoot-Hawley augmente les droits de douane des États-Unis sur les produits importés. Une dévaluation du dollar est une mesure monétaire distincte, et non le contenu de ce tarif.

5. Quel effet le protectionnisme américain produit-il sur les économies européennes et sud-américaines ?

Il réduit leurs exportations, fait s’effondrer le commerce international et multiplie les faillites
Il réduit leurs importations, renforce le commerce international et stabilise les entreprises
Il augmente leurs exportations vers les États-Unis et ralentit les faillites bancaires
Il accroît leurs exportations, stimule le commerce international et réduit les faillites

Il réduit leurs exportations, fait s’effondrer le commerce international et multiplie les faillites

Explication

Le protectionnisme américain réduit les exportations européennes et sud-américaines, provoque l’effondrement du commerce international et multiplie les faillites. La hausse des exportations et la diminution des faillites décrivent des effets opposés.

6. Comment évolue le chômage aux États-Unis entre 1929 et 1933 ?

Il passe de 25,2 % à 3,1 %
Il passe de 3,1 % à 25,2 %
Il passe de 3,1 % à 12 %
Il passe de 12 % à 25,2 %

Il passe de 3,1 % à 25,2 %

Explication

Le chômage américain augmente fortement, passant de 3,1 % en 1929 à 25,2 % en 1933. Le parcours inverse correspondrait à une baisse du chômage, alors que la période est marquée par son aggravation.

7. Quel événement bancaire marque l’Autriche le 11 mai 1931 ?

La Danat Bank devient la première grande banque européenne à disparaître
La Banque d’Angleterre devient la première grande banque européenne à disparaître
La KreditAnstalt devient la première grande banque européenne à disparaître
La KreditAnstalt est la première banque française à dévaluer sa monnaie

La KreditAnstalt devient la première grande banque européenne à disparaître

Explication

Le 11 mai 1931, la KreditAnstalt, en Autriche, devient la première grande banque européenne à disparaître. La Danat Bank est associée à un krach bancaire allemand en juillet 1931, et non à cet événement autrichien.

8. Quelle chaîne de conséquences les faillites bancaires déclenchent-elles en Europe ?

Une expansion du crédit, une hausse des créations d’entreprises, puis un recul durable du chômage
Une baisse des impôts, des faillites bancaires moins nombreuses, puis une croissance durable du commerce
Une crise des exportations, une hausse des prix, puis une reprise durable de l’emploi industriel
Une crise du crédit, des faillites industrielles et commerciales, puis un chômage de masse durable

Une crise du crédit, des faillites industrielles et commerciales, puis un chômage de masse durable

Explication

En Europe, les faillites bancaires provoquent une crise du crédit, une cascade de faillites industrielles et commerciales et l’installation durable du chômage de masse. Une expansion du crédit et une reprise de l’emploi décrivent des évolutions contraires à cette séquence.

9. Quelle succession de dévaluations monétaires a lieu entre 1931 et 1936 ?

Les États-Unis dévaluent en 1931, le Royaume-Uni en 1934 et la France en 1936
Le Royaume-Uni dévalue en 1931, les États-Unis en 1934 et la France en 1936
La France dévalue en 1931, les États-Unis en 1934 et le Royaume-Uni en 1936
Le Royaume-Uni dévalue en 1931, la France en 1934 et les États-Unis en 1936

Le Royaume-Uni dévalue en 1931, les États-Unis en 1934 et la France en 1936

Explication

Le Royaume-Uni dévalue la livre sterling en septembre 1931, les États-Unis dévaluent leur monnaie en 1934 et la France en 1936. L’ordre qui place la France en 1934 et les États-Unis en 1936 inverse les deux dernières dévaluations.

10. En Amérique latine, que provoque l’effondrement de la valeur des matières premières invendables ?

L’accumulation des stocks, la hausse des prix et de la production, puis une reprise des exportations
La réduction des stocks, la hausse des prix et de la production, puis des embauches et des créations d’entreprises
La baisse des stocks, la chute des prix, puis une hausse de la production et une diminution des faillites
L’accumulation des stocks, la baisse des prix et de la production, puis des licenciements et des faillites

L’accumulation des stocks, la baisse des prix et de la production, puis des licenciements et des faillites

Explication

Les matières premières invendables s’accumulent, entraînant la chute des prix et de la production, puis des licenciements et des faillites. Une hausse des prix et de la production ne correspond pas aux conséquences de cet effondrement.

11. Quelle orientation économique Roosevelt met-il en œuvre à partir de 1933 avec le New Deal ?

Une priorité donnée aux aides privées, tandis que l’État limite son action économique
Un retrait de l’État, accompagné d’une réduction des dépenses publiques et des grands travaux
Un contrôle des échanges extérieurs, sans développement notable des investissements publics
Un rôle accru de l’État, accompagné d’initiatives et d’investissements publics, notamment dans les grands travaux

Un rôle accru de l’État, accompagné d’initiatives et d’investissements publics, notamment dans les grands travaux

Explication

Le New Deal place l’État au centre de l’action économique et s’appuie notamment sur des investissements publics dans les grands travaux. Une politique de retrait de l’État correspond à la confusion documentée, et non à l’orientation suivie par Roosevelt.

12. En quelle année le Social Security Act est-il voté pour poser les bases d’un État-providence ?

En 1938, alors que le chômage reste élevé aux États-Unis
En 1933, au début de la mise en œuvre du New Deal
En 1936, pendant la victoire électorale du Front populaire en France
En 1935, dans le cadre de la lutte contre la misère et le chômage

En 1935, dans le cadre de la lutte contre la misère et le chômage

Explication

Le Social Security Act est voté en 1935 afin de poser les bases d’un État-providence et de réduire la misère et le chômage. L’année 1938 est associée au nombre encore élevé de chômeurs aux États-Unis, et non au vote de cette loi.

13. Quelle conclusion économique le redressement associé au New Deal illustre-t-il, en accord avec les recommandations de Keynes ?

La réduction du rôle de l’État peut résorber le chômage en période de crise
La baisse des investissements publics peut relancer l’économie en période de crise
La hausse des prix agricoles peut redynamiser l’économie en période de crise
Les investissements publics massifs peuvent redynamiser l’économie en période de crise

Les investissements publics massifs peuvent redynamiser l’économie en période de crise

Explication

Le New Deal montre que des investissements publics massifs peuvent contribuer à redynamiser l’économie en période de crise, conformément aux recommandations de Keynes. La réduction du rôle de l’État va à l’encontre de cette conclusion fondée sur une intervention publique accrue.

14. Quelle était l’ampleur du chômage aux États-Unis en 1938 ?

16,7 millions de chômeurs, soit 16,7 % de la population active
10 millions de chômeurs, soit 16,7 % de la population active
10 millions de chômeurs, soit 10 % de la population active
16,7 millions de chômeurs, soit 10 % de la population active

10 millions de chômeurs, soit 16,7 % de la population active

Explication

En 1938, les États-Unis comptent 10 millions de chômeurs, représentant 16,7 % de la population active. Le chiffre de 16,7 désigne ici une proportion, et non un nombre de millions de chômeurs.

15. Comment la crise française à partir de 1931 contribue-t-elle à la formation du Front populaire ?

Elle favorise la montée de l’extrême droite et conduit les partis de gauche à s’unir, avant leur victoire électorale en 1936
Elle favorise la montée de l’extrême droite et conduit les partis de gauche à s’unir, avant leur victoire électorale en 1931
Elle favorise la montée de l’extrême droite et conduit les partis de droite à s’unir, avant leur victoire électorale en 1936
Elle favorise la montée de l’extrême gauche et conduit les partis de gauche à s’unir, avant leur victoire électorale en 1936

Elle favorise la montée de l’extrême droite et conduit les partis de gauche à s’unir, avant leur victoire électorale en 1936

Explication

La crise favorise la montée de l’extrême droite et pousse les partis de gauche à former le Front populaire, qui remporte les élections législatives de 1936. L’union évoquée concerne les partis de gauche, et non les partis de droite.

16. Dans quel contexte les accords Matignon sont-ils signés le 8 juin 1936 ?

Sous l’impulsion des représentants patronaux, entre ouvriers et élus, dans un contexte de grèves et d’occupations d’usines
Sous l’impulsion de Léon Blum, entre représentants patronaux et ouvriers, dans un contexte de déclin des grèves et de fermeture d’usines
Sous l’impulsion de Léon Blum, entre représentants patronaux et ouvriers, après les élections législatives de 1931
Sous l’impulsion de Léon Blum, entre représentants patronaux et ouvriers, dans un contexte de grèves et d’occupations d’usines

Sous l’impulsion de Léon Blum, entre représentants patronaux et ouvriers, dans un contexte de grèves et d’occupations d’usines

Explication

Le 8 juin 1936, sous l’impulsion de Léon Blum, les représentants du patronat et du monde ouvrier signent les accords alors que des grèves massives et des occupations d’usines ont lieu. Ce contexte est celui d’une forte mobilisation, et non d’un déclin des grèves.

17. Quelle combinaison de mesures est issue des accords Matignon ?

Une hausse des salaires, des contrats individuels, 15 jours de congés payés par an et une semaine de 40 heures
Une hausse des salaires, des contrats collectifs, 15 jours de congés payés par an et une semaine de 40 heures
Une hausse des salaires, des contrats collectifs, 15 jours de congés payés par an et une semaine de 48 heures
Une hausse des salaires, des contrats collectifs, 40 jours de congés payés par an et une semaine de 15 heures

Une hausse des salaires, des contrats collectifs, 15 jours de congés payés par an et une semaine de 40 heures

Explication

Les accords Matignon prévoient des hausses de salaires, des contrats collectifs, 15 jours de congés payés annuels et une durée hebdomadaire de travail de 40 heures. La confusion entre les congés et le temps de travail inverse précisément les deux durées.

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Quels signes de faiblesse touchent les États-Unis dès 1928 ?

L’endettement, la surproduction et la stagnation de la consommation.

Combien d’actions sont vendues le 24 octobre 1929 à Wall Street ?

12 millions d’actions.

En quoi la crise boursière américaine se transforme-t-elle dès 1930 ?

En une crise générale et durable.

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