QCM : L’étonnement philosophique chez Schopenhauer (6 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence Schopenhauer établit-il entre l’étonnement philosophique et l’étonnement du savant ?

Le philosophe explique les phénomènes connus, tandis que le savant prend le monde entier pour objet.
Le philosophe cherche les causes particulières, tandis que le savant examine les principes les plus généraux.
Le philosophe étudie des phénomènes rares, tandis que le savant s’interroge sur les faits ordinaires.
Le philosophe s’interroge sur les faits ordinaires, tandis que le savant étudie des phénomènes rares et choisis.

Le philosophe s’interroge sur les faits ordinaires, tandis que le savant étudie des phénomènes rares et choisis.

Explication

Pour Schopenhauer, l’esprit philosophique s’étonne de ce qui est habituel et interroge le plus général, alors que le savant s’intéresse à des phénomènes rares. L’inversion des objets d’étonnement attribue à chacun le domaine de l’autre.

2. Un chercheur est surpris par un phénomène rare et tente de le comprendre en le rapprochant d’un phénomène familier. Quelle démarche décrit cette réaction chez Schopenhauer ?

Le savant ramène le phénomène rare à un phénomène plus connu, tandis que le philosophe interroge l’ordinaire.
Le philosophe ramène le phénomène rare à un phénomène plus connu, tandis que le savant interroge l’ordinaire.
Le savant considère le phénomène rare comme inexplicable, tandis que le philosophe l’écarte de son enquête.
Le philosophe étudie le phénomène rare comme une exception, tandis que le savant en cherche le sens général.

Le savant ramène le phénomène rare à un phénomène plus connu, tandis que le philosophe interroge l’ordinaire.

Explication

Schopenhauer caractérise la démarche du savant par la mise en rapport du phénomène rare avec un phénomène mieux connu, tandis que le philosophe fait de l’ordinaire lui-même une question. L’explication du rare par le connu correspond donc ici au savant, et non au philosophe.

3. Comment la faible intelligence modifie-t-elle, selon Schopenhauer, la manière dont l’existence apparaît ?

Elle transforme le mystère de l’existence en problème scientifique portant sur des phénomènes rares.
Elle intensifie le mystère de l’existence et fait paraître chaque chose privée d’explication.
Elle conduit à considérer le monde objectivement, comme s’il existait indépendamment du sujet.
Elle atténue le mystère de l’existence et fait paraître chaque chose explicable par elle-même.

Elle atténue le mystère de l’existence et fait paraître chaque chose explicable par elle-même.

Explication

Schopenhauer affirme que moins un homme est intelligent, moins l’existence lui semble mystérieuse et plus chaque chose paraît contenir l’explication de son comment et de son pourquoi. L’idée d’un mystère accru décrit ici la tendance opposée à celle qu’il attribue à la faible intelligence.

4. Un intellect est si étroitement lié au monde et à la nature qu’il ne prend pas de recul pour les considérer objectivement. Comment Schopenhauer caractérise-t-il cette situation ?

L’intellect ne s’abstrait pas de l’ensemble des choses pour envisager le monde en soi et pour soi.
L’intellect s’abstrait de l’ensemble des choses afin d’envisager le monde en soi et pour soi.
L’intellect prend le monde pour un phénomène rare qu’il explique en le rapprochant d’un fait connu.
L’intellect sert de réservoir aux motifs dont la volonté dispose pour orienter son action.

L’intellect ne s’abstrait pas de l’ensemble des choses pour envisager le monde en soi et pour soi.

Explication

Pour Schopenhauer, un intellect étroitement uni au monde et à la nature ne parvient pas à s’en détacher afin de considérer objectivement le monde comme existant en soi et pour soi. La prise de recul évoquée dans la deuxième réponse décrit précisément ce qui fait défaut dans cette situation.

5. Quelle expérience est au cœur de l’étonnement philosophique chez Schopenhauer ?

La découverte d’un phénomène rare que le sujet ramène à un phénomène plus familier grâce à son intelligence.
Le sentiment d’une unité entre le sujet connaissant et le monde, qui découle nécessairement d’une intelligence supérieure.
La certitude que le monde existe indépendamment du sujet, acquise par l’étude des phénomènes ordinaires.
Le sentiment d’une dualité entre le sujet connaissant et le monde considéré objectivement, qui suppose une intelligence supérieure sans que celle-ci suffise à elle seule.

Le sentiment d’une dualité entre le sujet connaissant et le monde considéré objectivement, qui suppose une intelligence supérieure sans que celle-ci suffise à elle seule.

Explication

L’étonnement philosophique naît du sentiment de la dualité entre celui qui connaît et le monde envisagé objectivement; il suppose un degré supérieur d’intelligence, sans que ce degré en soit l’unique condition. La fusion du sujet et du monde inverse cette dualité.

6. Qu’est-ce qui, selon Schopenhauer, donne la plus forte impulsion à la pensée philosophique et à l’explication métaphysique du monde ?

L’observation de phénomènes rares et la recherche de leurs équivalents dans des phénomènes familiers.
La connaissance de la mort et la considération de la douleur et de la misère de la vie.
L’étude des motifs de la volonté et la collecte de connaissances utiles à l’action quotidienne.
La contemplation d’événements ordinaires et la conviction que chacun porte en lui-même son explication.

La connaissance de la mort et la considération de la douleur et de la misère de la vie.

Explication

Schopenhauer associe la plus forte impulsion philosophique à la connaissance de la mort et à la réflexion sur la douleur et la misère de la vie. L’étude des phénomènes rares caractérise plutôt l’étonnement savant et ne constitue pas cette impulsion métaphysique majeure.

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Dans *Le monde comme volonté et comme représentation*, quel objet l’esprit philosophique étudie-t-il selon Schopenhauer ?

Ce qu’il y a de plus général et d’ordinaire.

Quel type de phénomènes suscite l’étonnement du savant selon Schopenhauer ?

Des phénomènes rares et choisis.

Quel auteur distingue l’étonnement philosophique de l’étonnement savant dans *Le monde comme volonté et comme représentation* ?

Arthur Schopenhauer.

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