QCM : Guerres et construction de la paix (53 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelles circonstances la guerre constitue-t-elle un moyen de résoudre un différend entre belligérants ?

Lorsque les belligérants cherchent à éviter toute confrontation politique
Lorsque l’échec de la négociation conduit les belligérants à recourir à la force
Lorsque des armées interviennent pour appliquer un accord déjà conclu
Lorsque des États souhaitent accroître leurs échanges sans employer la violence

Lorsque l’échec de la négociation conduit les belligérants à recourir à la force

Explication

La guerre est un affrontement violent auquel recourent deux ou plusieurs belligérants lorsque la négociation échoue. Une intervention destinée à appliquer un accord déjà conclu ne correspond pas à cette définition du recours à la guerre après l’échec des pourparlers.

2. Quelle distinction caractérise la théorie de la guerre juste par rapport au réalisme ?

Elle soumet la guerre à des critères juridiques portant sur son déclenchement et sa conduite
Elle définit la guerre comme un moyen poursuivant une finalité politique
Elle sépare les décisions politiques de toute considération morale
Elle explique les conflits par la mobilisation conjointe du peuple et de l’armée

Elle soumet la guerre à des critères juridiques portant sur son déclenchement et sa conduite

Explication

La théorie de la guerre juste évalue la conformité de la guerre au droit de la guerre et au droit dans la guerre. Le réalisme se distingue précisément en séparant les logiques politiques et morales.

3. Quels penseurs ont formalisé des théories réalistes qui placent l’acte politique avant l’acte moral ?

Thomas d’Aquin et Hugo Grotius
Machiavel et Hugo Grotius
Clausewitz et Hobbes
Machiavel et Hobbes

Machiavel et Hobbes

Explication

Les théories réalistes qui séparent logiques politiques et morales ont été formalisées par Machiavel et Hobbes. Thomas d’Aquin et Hugo Grotius sont associés à la théorie de la guerre juste.

4. Dans la conception de Clausewitz, quel rôle la guerre joue-t-elle par rapport à la politique ?

Elle constitue une fin autonome dont la politique découle
Elle vise à subordonner les buts politiques aux considérations morales
Elle remplace la politique par une finalité exclusivement militaire
Elle sert de moyen à une finalité politique et n’est pas une fin en soi

Elle sert de moyen à une finalité politique et n’est pas une fin en soi

Explication

Pour Clausewitz, la guerre est un moyen subordonné à une finalité politique. La considérer comme une fin autonome inverse cette relation entre guerre et politique.

5. Quel déroulement caractérise une guerre régulière, ou interétatique ?

Deux États se combattent après une déclaration de guerre, puis signent un traité de paix
Des coalitions de groupes armés se combattent, puis cessent les hostilités sans traité
Un État affronte des combattants non officiels, puis conclut un accord de cessez-le-feu
Deux armées interviennent sans déclaration, puis mettent fin au conflit par une capitulation

Deux États se combattent après une déclaration de guerre, puis signent un traité de paix

Explication

La guerre régulière oppose deux États après une déclaration de guerre et se termine par la signature d’un traité de paix. L’affrontement d’un État avec des combattants non officiels correspond plutôt à la distinction associée à la guerre irrégulière.

6. Quelles coalitions s’affrontent lors de la guerre de Sept Ans ?

La Prusse et la France contre l’Angleterre et l’Autriche
La Prusse et l’Angleterre contre la France et l’Autriche
La France et l’Angleterre contre la Prusse et l’Autriche
L’Angleterre et l’Autriche contre la Prusse et la France

La Prusse et l’Angleterre contre la France et l’Autriche

Explication

La coalition Prusse-Angleterre affronte celle de la France et de l’Autriche. Une autre répartition des puissances attribuerait donc au moins un État à la mauvaise coalition.

7. Quel bilan humain approximatif la guerre de Sept Ans fait-elle parmi les soldats et les civils ?

Entre 500 000 et 800 000 soldats et environ 700 000 civils morts
Environ 700 000 soldats et entre 500 000 et 800 000 combattants blessés
Environ 700 000 soldats et entre 500 000 et 800 000 civils morts
Environ 700 000 civils et entre 500 000 et 800 000 soldats morts

Environ 700 000 soldats et entre 500 000 et 800 000 civils morts

Explication

Le bilan est d’environ 700 000 morts parmi les soldats et de 500 000 à 800 000 parmi les civils. L’inversion des catégories attribuerait à tort la fourchette la plus élevée aux soldats.

8. Une guerre emploie des moyens extrêmes et cherche à détruire l’adversaire ainsi qu’à transformer les sociétés : de quel concept s’agit-il ?

De la guerre irrégulière
De la guerre régulière
De la guerre totale
De la guerre absolue

De la guerre absolue

Explication

La guerre absolue se caractérise par le recours à des moyens extrêmes et peut viser la destruction de l’adversaire et la transformation des sociétés. La guerre totale se distingue par la mobilisation de l’ensemble de la société.

9. Quelle caractéristique distingue la Première Guerre mondiale dans la comparaison des deux guerres mondiales ?

Elle oppose des combattants non étatiques sans engager les sociétés à l’arrière
Elle est principalement définie par une lutte idéologique et l’anéantissement des populations civiles
Elle est une guerre entre États-nations mobilisant toute la société, au front comme à l’arrière
Elle se caractérise par un nombre de morts civils supérieur au nombre de morts militaires

Elle est une guerre entre États-nations mobilisant toute la société, au front comme à l’arrière

Explication

La Première Guerre mondiale est une guerre entre États-nations et une guerre totale engageant la société au front comme à l’arrière. La lutte idéologique et l’anéantissement caractérisent particulièrement la Seconde Guerre mondiale.

10. Quel trait caractérise à la fois l’affrontement idéologique et le bilan humain de la Seconde Guerre mondiale ?

Elle oppose notamment le nazisme au libéralisme et fait davantage de morts militaires que civils
Elle oppose notamment le communisme au fascisme et fait davantage de morts militaires que civils
Elle oppose principalement des empires coloniaux et fait autant de morts civils que militaires
Elle oppose notamment le nazisme au communisme et fait davantage de morts civils que militaires

Elle oppose notamment le nazisme au communisme et fait davantage de morts civils que militaires

Explication

La Seconde Guerre mondiale oppose notamment le nazisme au communisme et compte davantage de morts civils que militaires. L’affirmation selon laquelle les pertes militaires sont plus nombreuses inverse la caractéristique du bilan humain.

11. Dans un territoire contesté, des assassinats et des déplacements forcés sont utilisés pour faire disparaître une communauté. Comment qualifie-t-on cette pratique ?

Un terrorisme destiné à provoquer la peur par des violences contre des civils
Une guerre asymétrique opposant des acteurs aux moyens militaires inégaux
Une épuration ethnique visant à éliminer une communauté d’un territoire
Un génocide défini par le nombre de victimes et la durée des massacres

Une épuration ethnique visant à éliminer une communauté d’un territoire

Explication

L’épuration ethnique vise à faire disparaître une communauté d’un territoire contesté, notamment par des assassinats ou des déplacements de population. La guerre asymétrique désigne une forme de conflit entre adversaires qui ne sont pas des armées régulières opposées entre elles.

12. Quel événement a déclenché le massacre des Tutsis et des Hutus modérés au Rwanda à partir du 7 avril 1994 ?

L’abattage de l’avion présidentiel, attribué au FPR par des extrémistes hutus
L’assassinat de responsables militaires, attribué aux forces de l’ONU par le gouvernement
La prise de Kigali par le FPR, suivie d’un appel à la vengeance lancé par les milices
La rupture d’un cessez-le-feu, imputée aux dirigeants tutsis par les forces françaises

L’abattage de l’avion présidentiel, attribué au FPR par des extrémistes hutus

Explication

Le 6 avril 1994, un missile abat l’avion présidentiel rwandais, et des extrémistes hutus en attribuent la responsabilité au FPR avant de lancer les massacres dès le lendemain. La prise de Kigali n’est pas l’événement déclencheur décrit ici.

13. Un conflit se déroule sans front clairement établi et oppose des acteurs qui ne sont pas deux armées régulières. De quel type de guerre s’agit-il ?

D’une guerre civile conventionnelle, structurée par des fronts entre forces militaires comparables
D’une guerre asymétrique, dans laquelle le droit traditionnel protège moins les civils et les prisonniers
D’une guerre de coalition, conduite par plusieurs États contre une alliance militaire organisée
D’une guerre interétatique régulière, menée par des armées suivant le droit classique des conflits

D’une guerre asymétrique, dans laquelle le droit traditionnel protège moins les civils et les prisonniers

Explication

La guerre asymétrique se caractérise par l’absence de front ou de frontière et par l’opposition d’acteurs qui ne sont pas deux armées régulières; le droit traditionnel de la guerre protège alors moins les prisonniers et les civils. Une guerre interétatique régulière, contrairement à cette description, oppose des armées régulières.

14. Pourquoi un groupe terroriste cherche-t-il à obtenir une publicité maximale après des violences contre des civils ?

Pour démontrer sa capacité à administrer durablement un territoire conquis
Pour provoquer la terreur et la sidération en donnant une forte visibilité à son acte
Pour contraindre un adversaire à négocier en limitant la diffusion de l’événement
Pour obtenir une reconnaissance juridique comme force armée régulière

Pour provoquer la terreur et la sidération en donnant une forte visibilité à son acte

Explication

Le terrorisme vise à provoquer terreur et sidération, et la publicité maximale amplifie l’effet recherché auprès du public. La négociation peut être un objectif politique dans certains conflits, mais limiter la diffusion contredit la recherche de visibilité décrite ici.

15. Comment comprendre la paix lorsqu’une société connaît des désaccords, mais que ceux-ci sont régulés sans devenir violents ?

Comme un accord juridique entre États qui met fin à toute rivalité politique
Comme un état sans guerre et un idéal de concorde rendu possible par une régulation efficace
Comme une période de calme imposée par la force et dépourvue de toute contestation
Comme l’absence de tout conflit et la disparition durable des désaccords entre groupes

Comme un état sans guerre et un idéal de concorde rendu possible par une régulation efficace

Explication

La paix désigne à la fois l’absence de guerre et un idéal de concorde; elle peut coexister avec des conflits si une régulation efficace empêche leur violence. L’absence de tout désaccord est donc une conception trop restrictive de la paix.

16. Quel rôle les traités de Westphalie de 1648 ont-ils joué dans l’ordre politique européen ?

Ils ont instauré le français comme langue diplomatique à la place du latin
Ils ont créé la Société des Nations et organisé la sécurité collective après la guerre
Ils ont mis fin à la guerre de Trente Ans et établi un équilibre des puissances en Europe
Ils ont fondé l’Organisation des Nations unies pour prévenir les conflits entre États

Ils ont mis fin à la guerre de Trente Ans et établi un équilibre des puissances en Europe

Explication

Les traités de Westphalie de 1648 mettent fin à la guerre de Trente Ans et établissent un système d’équilibre des puissances en Europe. La Société des Nations et l’ONU relèvent de la mise en place ultérieure de la sécurité collective.

17. Quelle suite institutionnelle illustre le développement de la sécurité collective au XXe siècle ?

La création de la Société des Nations en 1919, puis de l’Organisation des Nations unies en 1945
La création de l’Organisation des Nations unies en 1945, puis de la Société des Nations en 1948
La création de l’Organisation des Nations unies en 1919, puis de la Société des Nations en 1945
La création de la Société des Nations en 1648, puis de l’Organisation des Nations unies en 1679

La création de la Société des Nations en 1919, puis de l’Organisation des Nations unies en 1945

Explication

La sécurité collective conduit à la création de la Société des Nations en 1919, puis de l’Organisation des Nations unies en 1945. L’ordre chronologique inverse les dates de fondation de ces deux organisations.

18. Quel principe central des traités de Westphalie limite l’intervention d’un État dans les affaires d’un autre ?

La subordination de la souveraineté des États à une autorité politique européenne commune
La possibilité pour les puissances voisines de diriger les affaires intérieures d’un État
L’inviolabilité de la souveraineté des États et la non-intervention dans leurs affaires
La gestion collective des affaires nationales par des représentants étrangers permanents

L’inviolabilité de la souveraineté des États et la non-intervention dans leurs affaires

Explication

Les traités de Westphalie établissent l’inviolabilité de la souveraineté des États et le principe de non-intervention dans les affaires d’autrui. Une autorité européenne supérieure à la souveraineté nationale correspondrait à un principe différent.

19. Dans le système westphalien, comment le passage de la guerre à la paix est-il caractérisé ?

La guerre et la paix forment un continuum, et leur passage résulte d’une baisse progressive des tensions
La guerre et la paix sont deux états distincts, et leur passage est acté par des déclarations légales
La guerre et la paix sont des états distincts, mais leur passage repose sur des accords informels
La guerre et la paix dépendent de la stabilité intérieure, sans être déclarées juridiquement

La guerre et la paix sont deux états distincts, et leur passage est acté par des déclarations légales

Explication

Le système westphalien distingue deux états possibles, la guerre et la paix, dont le passage est acté par des déclarations légales. Une transition fondée sur des accords informels ne correspond pas à cette formalisation juridique.

20. À quelle date le pacte créant la Société des Nations a-t-il été signé par les États participant à la conférence de paix de Versailles ?

Le 10 janvier 1920
Le 28 juin 1919
Le 28 avril 1919
Le 11 novembre 1918

Le 28 avril 1919

Explication

Le pacte est signé le 28 avril 1919 par les 27 États participant à la conférence de paix de Versailles. Le 28 juin 1919 correspond à la signature du traité de Versailles, et non à celle du pacte de la SDN.

21. Quelle description correspond à l’organisation initiale de la Société des Nations ?

Elle siège à Paris et comprend un Conseil ainsi qu’une Assemblée de quatre membres permanents.
Elle siège à Londres et comprend une Assemblée ainsi qu’un Conseil de quatre membres élus.
Elle siège à Genève et comprend une Assemblée ainsi qu’un Conseil de quatre membres permanents.
Elle siège à Genève et comprend un Conseil de cinq membres permanents, sans Assemblée.

Elle siège à Genève et comprend une Assemblée ainsi qu’un Conseil de quatre membres permanents.

Explication

La SDN siège à Genève et comprend initialement une Assemblée et un Conseil réunissant quatre membres permanents : la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. Le Conseil initial ne compte pas cinq membres permanents et l’organisation ne siège pas à Paris.

22. Lorsqu’un État est considéré comme agresseur, quelle instance de la Société des Nations peut voter des sanctions ?

Le Conseil, tandis que l’Assemblée exerce une fonction délibérative.
L’Assemblée, tandis que le Conseil exerce une fonction délibérative.
Les États membres réunis séparément, tandis que le Conseil délibère.
Le secrétariat, tandis que l’Assemblée décide des sanctions.

Le Conseil, tandis que l’Assemblée exerce une fonction délibérative.

Explication

Dans la SDN, l’Assemblée délibère et le Conseil est l’instance qui peut voter des sanctions contre un État agresseur. Confier ce vote à l’Assemblée inverse les rôles des deux organes.

23. Pourquoi les sanctions de la Société des Nations risquent-elles de rester difficiles à appliquer ?

Elles sont décidées à la majorité, deviennent obligatoires et sont imposées par une force armée internationale.
Elles exigent l’unanimité et sont obligatoires, mais leur application relève d’une force armée internationale.
Elles sont décidées à l’unanimité et ne sont pas obligatoires, mais une force armée internationale les impose.
Elles exigent l’unanimité, ne sont pas obligatoires et ne peuvent être imposées par une force armée internationale.

Elles exigent l’unanimité, ne sont pas obligatoires et ne peuvent être imposées par une force armée internationale.

Explication

Les sanctions doivent être votées à l’unanimité, ne sont pas obligatoires et ne peuvent être imposées militairement, car la SDN ne dispose pas d’une force armée internationale. L’existence d’une telle force chargée de les faire respecter est donc une interprétation erronée.

24. Quelle différence distingue le projet d’Al-Qaïda de celui de Daech ?

Al-Qaïda cherche à provoquer le chaos et à créer une internationale djihadiste, tandis que Daech vise un califat doté de structures étatiques.
Al-Qaïda cherche à reconstituer un État territorial, tandis que Daech vise surtout à provoquer le chaos à l’échelle internationale.
Al-Qaïda cherche à créer une alliance entre États, tandis que Daech vise à renverser les gouvernements sans projet de califat.
Al-Qaïda cherche à établir un califat doté de structures étatiques, tandis que Daech vise une internationale djihadiste sans projet étatique.

Al-Qaïda cherche à provoquer le chaos et à créer une internationale djihadiste, tandis que Daech vise un califat doté de structures étatiques.

Explication

Al-Qaïda cherche à provoquer le chaos et à créer une internationale djihadiste, alors que Daech revendique la reconstitution d’un califat doté de structures étatiques. Attribuer à Al-Qaïda le projet étatique de Daech confond les objectifs des deux organisations.

25. Quel événement du 11 septembre 2001 entraîne le lancement d’une guerre globale contre le terrorisme menée par les États-Unis ?

La neutralisation d’Oussama Ben Laden.
Le début de la guerre civile syrienne.
Les attentats commis par Al-Qaïda.
La proclamation du califat par Daech.

Les attentats commis par Al-Qaïda.

Explication

Les attentats du 11 septembre 2001 sont commis par Al-Qaïda et déclenchent la guerre globale contre le terrorisme menée par les États-Unis. La neutralisation de Ben Laden a lieu en 2011, et non le 11 septembre 2001.

26. Un conflit associe des combats conventionnels à des cyberattaques, des pressions économiques et des opérations d’influence. De quel type de guerre s’agit-il ?

D’une guerre hybride, qui combine des moyens militaires classiques et des modes d’action non classiques.
D’une guerre de haute intensité, qui exclut les opérations d’influence et les pressions juridiques.
D’une guerre civile, qui repose sur un affrontement interne sans moyens économiques ou cybernétiques.
D’une guerre régulière, qui oppose des armées officielles sans recourir à d’autres modes d’action.

D’une guerre hybride, qui combine des moyens militaires classiques et des modes d’action non classiques.

Explication

La guerre hybride combine des moyens militaires classiques avec des actions irrégulières et des moyens économiques, juridiques, d’influence ou cybernétiques. La guerre régulière renvoie plutôt à l’affrontement d’États et d’armées officielles.

27. Comment une guerre hybride peut-elle évoluer au fil du temps ?

Elle se limite à une crise brève qui débouche nécessairement sur une guerre généralisée ou nucléaire.
Elle commence par une guerre de haute intensité et se réduit toujours à une tension sans combats.
Elle conserve une intensité stable et ne passe pas d’une confrontation limitée à des combats plus intenses.
Elle peut durer et passer d’une tension armée ou d’une basse intensité à une haute intensité sans devenir un conflit généralisé ou nucléaire.

Elle peut durer et passer d’une tension armée ou d’une basse intensité à une haute intensité sans devenir un conflit généralisé ou nucléaire.

Explication

La guerre hybride peut s’inscrire dans la durée et évoluer d’une tension armée ou d’une basse intensité vers une haute intensité sans dégénérer en conflit généralisé ou nucléaire. La haute intensité n’implique donc pas automatiquement un conflit généralisé ou nucléaire.

28. Quand l’ONU est-elle fondée et combien d’États y adhèrent immédiatement ?

Le 10 janvier 1920, avec l’adhésion immédiate de 51 États.
Le 26 juin 1945, avec l’adhésion immédiate de 27 États.
Le 26 juin 1945, avec l’adhésion immédiate de 51 États.
Le 24 octobre 1945, avec l’adhésion immédiate de 51 États.

Le 26 juin 1945, avec l’adhésion immédiate de 51 États.

Explication

L’ONU est fondée le 26 juin 1945 lors de la conférence de San Francisco et reçoit immédiatement l’adhésion de 51 États. Le 10 janvier 1920 est associé à l’entrée en vigueur du traité de Versailles, non à la fondation de l’ONU.

29. Un État membre veut faire adopter une décision contraignante par l’Assemblée générale de l’ONU. Quelle limite institutionnelle s’applique ?

L’Assemblée réunit les États à égalité de voix et détient le pouvoir de décision contraignante.
L’Assemblée réunit les États à égalité de voix, mais ses actes sont des recommandations.
L’Assemblée confie ses recommandations au Conseil de sécurité, qui ne peut pas prendre de décision.
L’Assemblée attribue des voix différentes aux États et peut imposer des sanctions économiques.

L’Assemblée réunit les États à égalité de voix, mais ses actes sont des recommandations.

Explication

Tous les États membres disposent d’une voix égale à l’Assemblée générale, mais celle-ci ne peut émettre que des recommandations. Le pouvoir de décision en matière de maintien de la paix relève notamment du Conseil de sécurité.

30. Quelle composition décrit le Conseil de sécurité de l’ONU à ses débuts ?

Onze membres, dont cinq permanents élus sans droit de veto : les États-Unis, l’URSS, la Chine, le Royaume-Uni et la France.
Onze membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto : les États-Unis, l’URSS, la Chine, le Royaume-Uni et la France.
Quinze membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto : les États-Unis, l’URSS, la Chine, le Royaume-Uni et la France.
Onze membres, dont six permanents dotés du droit de veto : les États-Unis, l’URSS, la Chine, le Royaume-Uni, la France et l’Italie.

Onze membres, dont cinq permanents dotés du droit de veto : les États-Unis, l’URSS, la Chine, le Royaume-Uni et la France.

Explication

Le Conseil compte initialement onze membres, dont cinq permanents disposant du droit de veto : les États-Unis, l’URSS, la Chine, le Royaume-Uni et la France. L’Italie ne fait pas partie de ces cinq membres permanents.

31. Face à une menace contre la paix, quelles mesures le Conseil de sécurité de l’ONU peut-il décider ?

Des sanctions morales ou économiques, comme un embargo, ainsi que des interventions militaires pour maintenir la paix.
Des recommandations sans force contraignante, mais aucune sanction économique ou intervention militaire.
Des sanctions économiques, comme un embargo, mais aucune intervention militaire pour maintenir la paix.
Des interventions militaires à des fins humanitaires, mais aucune sanction morale ou économique.

Des sanctions morales ou économiques, comme un embargo, ainsi que des interventions militaires pour maintenir la paix.

Explication

Le Conseil de sécurité peut imposer des sanctions morales ou économiques, notamment un embargo, et décider d’interventions militaires pour maintenir la paix. Le réduire à un rôle de recommandation confond ses pouvoirs avec ceux de l’Assemblée générale.

32. Quelle décision l’ONU prend-elle après l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990 ?

Elle autorise le recours à la force si l’Irak n’évacue pas l’Iran avant le 15 janvier 1991.
Elle autorise le recours à la force si l’Irak n’évacue pas le Koweït avant le 2 août 1991.
Elle autorise le recours à la force si l’Irak n’évacue pas le Koweït avant le 15 janvier 1991.
Elle autorise le recours à la force si l’Irak n’évacue pas le Koweït avant le 15 janvier 1990.

Elle autorise le recours à la force si l’Irak n’évacue pas le Koweït avant le 15 janvier 1991.

Explication

Après l’invasion du 2 août 1990, l’ONU fixe au 15 janvier 1991 la date limite d’évacuation avant d’autoriser la force. La date du 2 août 1991 correspondrait à une échéance différente de celle décidée.

33. Pourquoi la guerre du Golfe de 1991 est-elle considérée comme un premier test réussi du nouvel ordre mondial ?

Parce que l’ONU renverse Saddam Hussein en Irak et y instaure un gouvernement élu.
Parce qu’une coalition chasse Saddam Hussein du Koweït après l’invasion irakienne.
Parce que l’Irak se retire du Koweït à la suite de négociations sans intervention militaire.
Parce que les casques bleus empêchent une invasion du Koweït par une coalition régionale.

Parce qu’une coalition chasse Saddam Hussein du Koweït après l’invasion irakienne.

Explication

Le succès attribué à cette opération tient au fait que la coalition chasse Saddam Hussein du Koweït. L’ONU n’instaure pas alors un gouvernement élu en Irak : l’objectif mentionné est la libération du Koweït.

34. Quelle difficulté limite l’action de l’ONU lorsqu’elle dépend de l’intervention de grandes puissances ?

Ces puissances peuvent intervenir sans dépendre des forces armées mises à leur disposition.
Ces puissances poursuivent nécessairement l’intérêt commun dès qu’elles participent à une opération.
Ces puissances peuvent privilégier leurs intérêts propres plutôt que la sécurité collective.
Ces puissances doivent privilégier la sécurité des territoires plutôt que celle des populations.

Ces puissances peuvent privilégier leurs intérêts propres plutôt que la sécurité collective.

Explication

La dépendance de l’ONU envers des forces extérieures et les grandes puissances peut conduire celles-ci à agir selon leurs propres intérêts. La participation à une opération ne garantit donc pas que leur action serve l’intérêt commun.

35. Quelle priorité caractérise le droit d’ingérence fondé sur la sécurité humaine à partir de 1994 ?

Protéger l’intégrité des territoires plutôt que la sécurité des populations.
Renforcer la souveraineté des gouvernements plutôt que la sécurité des populations.
Préserver l’équilibre militaire entre États plutôt que la protection des civils.
Protéger la sécurité des populations plutôt que celle des territoires.

Protéger la sécurité des populations plutôt que celle des territoires.

Explication

La sécurité humaine met l’accent sur la protection des populations, contrairement à une approche centrée sur la sécurité territoriale. La protection de l’intégrité territoriale ne correspond donc pas à la priorité distinctive de ce principe.

36. Quel principe Kofi Annan défend-il lorsqu’un État ne peut pas assurer la sécurité de sa population ?

Le maintien de la paix, qui interdit à la communauté internationale d’agir sans l’accord de toutes les parties au conflit.
La souveraineté absolue, qui réserve à l’État la protection de sa population même lorsqu’il n’en a pas les moyens.
La responsabilité de protéger, qui confie à la communauté internationale un rôle de protection malgré la tension avec la souveraineté étatique.
La sécurité territoriale, qui permet à l’État de déléguer ses frontières à la communauté internationale tout en renforçant sa souveraineté.

La responsabilité de protéger, qui confie à la communauté internationale un rôle de protection malgré la tension avec la souveraineté étatique.

Explication

La responsabilité de protéger prévoit que la communauté internationale intervienne pour protéger une population si son État ne peut le faire, ce qui entre en tension avec la souveraineté. Le maintien de la paix ne résume pas ce principe de protection.

37. Une mission de l’ONU est envisagée, mais les ressources nécessaires ne sont pas disponibles. Quelle recommandation du rapport Brahimi de 2000 s’applique ?

Mandater la mission même sans ressources, à condition de limiter le nombre de pays participants.
Mandater la mission en comptant sur les États fournisseurs de troupes pour obtenir les ressources après son lancement.
Ne mandater la mission que si l’ONU dispose des ressources nécessaires pour la mener.
Remplacer la mission par une opération de désarmement conduite sans coordination avec les pays contributeurs.

Ne mandater la mission que si l’ONU dispose des ressources nécessaires pour la mener.

Explication

Le rapport Brahimi recommande de ne mandater une mission que lorsque l’ONU dispose des ressources nécessaires. Compter sur des ressources à obtenir après le lancement va à l’encontre de cette recommandation.

38. Pourquoi la réforme de l’ONU visant à élargir le Conseil de sécurité se heurte-t-elle à des résistances ?

L’élargissement imposerait aux nouveaux membres d’abandonner leur souveraineté, tandis que les membres actuels conserveraient toute leur puissance.
La réforme exigerait que les États renoncent à leur droit de veto, sans modifier la répartition de la puissance au Conseil.
Les membres actuels devraient transférer leurs troupes à l’Assemblée générale, tandis que la transformation supranationale renforcerait leur souveraineté.
Les membres actuels devraient céder une part de leur puissance, tandis qu’une transformation supranationale supposerait un abandon de souveraineté.

Les membres actuels devraient céder une part de leur puissance, tandis qu’une transformation supranationale supposerait un abandon de souveraineté.

Explication

L’élargissement demanderait aux membres actuels du Conseil de céder une partie de leur puissance, et une organisation supranationale impliquerait un abandon de souveraineté des États. La réforme ne se réduit pas à un transfert de troupes ou à la suppression du veto.

39. Quelle décision de l’ONU en 1947 déclenche une guerre entre les communautés de Palestine ?

L’adoption d’un plan de partage du territoire sous mandat britannique entre un État juif et un État arabe.
Le retrait du mandat britannique et le transfert de la Palestine à une administration militaire de l’ONU.
La création d’un État juif dans l’ensemble du territoire sous mandat britannique, sans prévoir d’État arabe.
La reconnaissance immédiate d’un État palestinien unique sous mandat international, rejetée par les États voisins.

L’adoption d’un plan de partage du territoire sous mandat britannique entre un État juif et un État arabe.

Explication

En 1947, l’ONU adopte un plan de partage de la Palestine sous mandat britannique entre un État juif et un État arabe, ce qui déclenche une guerre entre les communautés. Le plan ne prévoit ni un État unique ni l’attribution de tout le territoire à un seul État.

40. Quel événement a lieu le 14 mai 1948 et précède la première guerre israélo-arabe ?

David Ben Gourion signe les accords d’Oslo, puis la guerre de 1948-1949 éclate.
L’ONU adopte la résolution 242, puis la guerre de 1948-1949 éclate.
David Ben Gourion proclame l’État d’Israël, puis la guerre de 1948-1949 éclate.
L’ONU proclame l’État d’Israël, puis la guerre de 1948-1949 éclate.

David Ben Gourion proclame l’État d’Israël, puis la guerre de 1948-1949 éclate.

Explication

David Ben Gourion proclame l’État d’Israël le 14 mai 1948, avant la première guerre israélo-arabe de 1948-1949. La résolution 242 est adoptée après la guerre des Six Jours, bien plus tard.

41. Quelle est la portée de la résolution 242 adoptée après la guerre des Six Jours de 1967 ?

Elle exige le retrait israélien des territoires occupés, mais reste inappliquée.
Elle exige le retrait israélien des territoires occupés et est pleinement appliquée après la guerre.
Elle exige le retrait des forces arabes des territoires israéliens, mais reste inappliquée.
Elle fixe la création d’un État palestinien dans les territoires occupés, mais reste inappliquée.

Elle exige le retrait israélien des territoires occupés, mais reste inappliquée.

Explication

La résolution 242 demande le retrait israélien des territoires occupés après la guerre de 1967, mais elle reste inappliquée. Elle ne porte pas sur le retrait des forces arabes des territoires israéliens.

42. Quel obstacle contribue à l’échec des négociations liées aux accords d’Oslo signés à Washington en 1993 ?

Les désaccords sur un État palestinien viable, le statut de Jérusalem et les colonies juives.
Les désaccords sur le mandat britannique, le statut du plateau du Golan et le contrôle du canal de Suez.
Les désaccords sur le retrait des forces étrangères, le statut du Sinaï et les bases militaires américaines.
Les désaccords sur la reconnaissance de l’État d’Israël, le partage du canal de Suez et les frontières du Liban.

Les désaccords sur un État palestinien viable, le statut de Jérusalem et les colonies juives.

Explication

Les négociations échouent notamment sur la possibilité de créer un État palestinien viable, le statut de Jérusalem et les colonies juives. Les autres enjeux proposés ne correspondent pas aux principaux points de blocage mentionnés.

43. Pourquoi Saddam Hussein attaque-t-il l’Iran en 1980, déclenchant une guerre qui dure jusqu’en 1988 ?

Pour empêcher l’annexion du Koweït
Pour contrôler les champs pétroliers du nord de l’Iran
Pour soutenir la révolution iranienne
Pour annexer le Chatt al-Arab

Pour annexer le Chatt al-Arab

Explication

Saddam Hussein attaque l’Iran afin d’annexer le Chatt al-Arab, et le conflit fait un million de morts entre 1980 et 1988. L’hypothèse d’une guerre destinée à empêcher l’annexion du Koweït confond ce conflit avec l’invasion irakienne de 1990.

44. Quelle réaction internationale suit l’invasion du Koweït par Saddam Hussein le 2 août 1990 ?

L’ONU reconnaît l’annexion, tandis que la Ligue arabe forme une coalition régionale
La Ligue arabe condamne l’invasion, mais l’ONU refuse toute action collective
L’ONU et la Ligue arabe organisent une administration commune du Koweït
L’ONU et la Ligue arabe condamnent l’annexion, et une coalition de 34 pays se forme

L’ONU et la Ligue arabe condamnent l’annexion, et une coalition de 34 pays se forme

Explication

L’invasion entraîne la condamnation de l’annexion par l’ONU et la Ligue arabe, ainsi que la formation d’une coalition de 34 pays. L’idée que l’ONU reconnaît l’annexion inverse la réaction internationale rapportée.

45. Comment la coalition parvient-elle à libérer le Koweït lors de l’opération « Tempête du désert » ?

Elle mène des bombardements aériens du 24 au 27 février 1991, puis lance une offensive terrestre en mars
Elle commence par une offensive terrestre le 17 janvier 1991, puis mène des bombardements aériens du 24 au 27 février
Elle impose un blocus maritime en janvier 1991, puis libère le Koweït par des négociations en février
Elle commence par des bombardements aériens le 17 janvier 1991, puis lance une offensive terrestre du 24 au 27 février

Elle commence par des bombardements aériens le 17 janvier 1991, puis lance une offensive terrestre du 24 au 27 février

Explication

L’opération débute par des bombardements aériens le 17 janvier 1991, avant l’offensive terrestre du 24 au 27 février qui libère le Koweït. L’option qui place l’offensive terrestre en premier inverse l’ordre des étapes.

46. Quel motif les États-Unis invoquent-ils lors de l’invasion de l’Irak en 2003, menée sans l’aval de l’ONU ?

Des liens avec le terrorisme kurde et la possession d’armes chimiques par l’Iran
Une demande du gouvernement irakien et la présence d’armes nucléaires israéliennes
Des liens avec le terrorisme islamiste et la possession d’armes de destruction massive
Une intervention de l’ONU et la nécessité de protéger les ressources pétrolières irakiennes

Des liens avec le terrorisme islamiste et la possession d’armes de destruction massive

Explication

En 2003, les États-Unis invoquent des liens avec le terrorisme islamiste et la possession d’armes de destruction massive pour justifier l’invasion, sans aval de l’ONU. L’option associant l’intervention à une décision de l’ONU contredit ce point.

47. Après le renversement rapide du régime irakien en 2003, quel bilan décrit le mieux la campagne américaine ?

Les États-Unis gagnent la guerre, mais échouent à établir la paix
Les États-Unis établissent la paix, mais échouent à renverser le régime
Les États-Unis remportent la guerre et consolident durablement la paix
Les États-Unis échouent à la fois à renverser le régime et à gagner la guerre

Les États-Unis gagnent la guerre, mais échouent à établir la paix

Explication

Le régime irakien est rapidement renversé, mais la victoire militaire ne se traduit pas par une réussite dans l’établissement de la paix. L’idée que les États-Unis consolident durablement la paix confond le succès militaire avec le règlement du conflit.

48. Quelle évolution politique et communautaire suit l’intervention américaine en Irak ?

La communauté kurde, majoritaire à 60 %, accède au pouvoir, tandis que les tensions dégénèrent en guerre civile
La communauté chiite, majoritaire à 60 %, accède au pouvoir, tandis que les tensions dégénèrent en guerre civile
La communauté sunnite, majoritaire à 60 %, accède au pouvoir, tandis que les tensions dégénèrent en guerre civile
La communauté chiite, majoritaire à 60 %, accède au pouvoir, tandis que les tensions s’apaisent durablement

La communauté chiite, majoritaire à 60 %, accède au pouvoir, tandis que les tensions dégénèrent en guerre civile

Explication

Après l’intervention, la communauté chiite, qui représente 60 % de la population, accède au pouvoir; des sunnites rejoignent des groupes djihadistes et les tensions dégénèrent en guerre civile. L’attribution de la majorité et du pouvoir aux sunnites inverse le rapport de force décrit.

49. Quel événement marque la transformation de l’islamisme en projet politique et social ?

La création d’un directoire régional réunissant quatre États
La reconnaissance officielle de l’arme nucléaire par Israël
La création des Frères musulmans en Égypte en 1928
La révolution iranienne qui renverse le Shah en 1979

La création des Frères musulmans en Égypte en 1928

Explication

L’islamisme s’enracine dans une lecture littérale et rigoriste des textes sacrés et devient un projet politique et social avec la création des Frères musulmans en Égypte en 1928. La révolution iranienne de 1979 porte des partisans de l’islam radical au pouvoir, mais ne constitue pas l’événement fondateur indiqué ici.

50. Quels États pourraient former un directoire régional au Moyen-Orient ?

La Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte et l’Iran
L’Iran, l’Irak, le Koweït et les Émirats arabes unis
L’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie et le Liban
La Turquie, l’Irak, la Syrie et Israël

La Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte et l’Iran

Explication

Le groupe susceptible de former un directoire régional comprend la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Égypte et l’Iran. Les autres propositions substituent à ces membres des pays qui ne figurent pas dans cette composition.

51. Quelle distinction permet de différencier les deux risques évoqués dans les analyses de la menace nucléaire iranienne ?

L’un porte sur l’acquisition d’armes nucléaires par l’Iran; l’autre sur le soutien iranien aux groupes sunnites
L’un porte sur l’arsenal nucléaire reconnu d’Israël; l’autre sur le risque de prolifération dans les pays européens
L’un porte sur le comportement du régime iranien et son soutien potentiel au terrorisme; l’autre sur l’armement nucléaire possible d’autres États
L’un porte sur la prolifération nucléaire en Égypte, en Arabie saoudite et en Turquie; l’autre sur le soutien de ces États au terrorisme

L’un porte sur le comportement du régime iranien et son soutien potentiel au terrorisme; l’autre sur l’armement nucléaire possible d’autres États

Explication

La première menace concerne le comportement du régime iranien et son soutien potentiel au terrorisme; la seconde concerne une possible prolifération nucléaire en Égypte, en Arabie saoudite et en Turquie. L’option qui attribue le soutien au terrorisme à ces trois États confond les deux dimensions.

52. Quelles issues la prolifération nucléaire au Moyen-Orient pourrait-elle entraîner ?

Une paix fondée sur l’équilibre ou une destruction mutuelle assurée
Un équilibre économique régional ou une fragmentation des alliances
Une paix fondée sur le désarmement ou une domination militaire régionale
Une détente diplomatique ou la disparition des rivalités entre États

Une paix fondée sur l’équilibre ou une destruction mutuelle assurée

Explication

La prolifération nucléaire pourrait déboucher soit sur une paix d’équilibre, soit sur la destruction mutuelle assurée. Une issue fondée sur le désarmement ne correspond pas aux deux possibilités décrites.

53. Quelle action de l’ONU en Haïti s’inscrit dans ses interventions des années 1990 ?

Le déploiement d’une mission de maintien de la paix de 1993 à 1996
L’accompagnement de l’indépendance du pays au début des années 1990
La supervision d’un processus de paix au Cambodge de 1993 à 1996
La médiation des processus de paix entre les autorités haïtiennes et le Salvador

Le déploiement d’une mission de maintien de la paix de 1993 à 1996

Explication

En Haïti, l’ONU a déployé une mission de maintien de la paix de 1993 à 1996. L’indépendance accompagnée par l’ONU dans les années 1990 concernait la Namibie, et non Haïti.

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Qu’est-ce qu’une guerre ?

Un affrontement violent visant à résoudre par la force un différend après l’échec de la négociation.

Quels auteurs fondent la théorie de la guerre juste ?

Thomas d’Aquin et d’Hugo Grotius.

Selon la théorie de la guerre juste, à quelles conditions une guerre est-elle juste ?

Elle doit être conforme au droit de la guerre et au droit dans la guerre.

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