QCM : Le royaume franc et ses institutions (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel événement marque le début du règne de Clovis chez les Francs saliens ?

Il devient leur roi après avoir achevé la conquête de toute la Gaule.
Il est proclamé roi des Francs en 496, lors de son baptême à Reims.
Il devient leur roi en 481, avant la conquête progressive de la Gaule.
Il devient roi après le partage de la Gaule entre les peuples francs.

Il devient leur roi en 481, avant la conquête progressive de la Gaule.

Explication

Clovis devient roi des Francs saliens en 481, puis les Francs conquièrent progressivement la Gaule. La conquête n’était donc pas achevée au moment où il accède au trône.

2. Quelles dynasties règnent sur la Francie avant qu’elle soit appelée France ?

Les Mérovingiens puis les Carolingiens.
Les Carolingiens puis les Mérovingiens.
Les Mérovingiens puis les Capétiens.
Les Wisigoths puis les Carolingiens.

Les Mérovingiens puis les Carolingiens.

Explication

Les Mérovingiens puis les Carolingiens règnent sur la Francie, qui sera ensuite appelée France. L’ordre inverse ne correspond pas à la succession des deux dynasties indiquées.

3. Comment la conversion de Clovis au christianisme catholique contribue-t-elle à affermir sa domination ?

Elle lui apporte le soutien de l’Église et facilite son acceptation par les Gallo-Romains christianisés.
Elle lui confère le titre de patrice des Romains et lui donne le prestige de l’empereur d’Orient.
Elle transforme le royaume franc en fonction publique et remplace les fidélités personnelles.
Elle permet aux populations gallo-romaines de choisir les successeurs de Clovis.

Elle lui apporte le soutien de l’Église et facilite son acceptation par les Gallo-Romains christianisés.

Explication

La conversion catholique de Clovis lui vaut le soutien de l’Église et facilite l’acceptation de son pouvoir par les populations gallo-romaines christianisées. Le titre de patrice relève d’une autre marque de rattachement au prestige romain, et non de l’effet de sa conversion.

4. Quelle date la tradition associe-t-elle au baptême de Clovis à Reims, malgré l’incertitude historique ?

Noël 496, avec une datation discutée entre 496 et 499.
Noël 499, avec une datation discutée entre 499 et 502.
Pâques 496, avec une datation discutée entre 496 et 499.
Noël 481, avec une datation discutée entre 481 et 484.

Noël 496, avec une datation discutée entre 496 et 499.

Explication

La tradition situe le baptême de Clovis à Reims à Noël 496, mais la date reste incertaine et se place entre 496 et 499. Noël 481 correspond à l’année où Clovis devient roi des Francs saliens, pas à la date traditionnelle de son baptême.

5. Quelle conception du pouvoir caractérise la royauté mérovingienne ?

Le roi gouverne comme un ministre chargé du bien public par les grands.
Le roi exerce une autorité élective limitée à la direction de l’Église.
Le roi exerce un pouvoir personnel et patrimonial en tant que roi des Francs.
Le roi détient une fonction publique impersonnelle indépendante de sa personne.

Le roi exerce un pouvoir personnel et patrimonial en tant que roi des Francs.

Explication

La royauté mérovingienne repose sur le pouvoir personnel et patrimonial du roi, qui est roi des Francs. La conception d’un roi titulaire d’une fonction publique impersonnelle correspond à la confusion signalée entre pouvoir personnel et fonction étatique.

6. À la mort d’un roi mérovingien, comment le royaume est-il transmis selon la règle successorale ?

Il est partagé comme un héritage entre ses enfants, filles et fils compris.
Il revient intégralement à son fils aîné, tandis que les autres fils reçoivent des charges.
Il est attribué par les grands à un successeur choisi parmi les chefs francs.
Il est partagé comme un héritage entre ses fils, tandis que les filles en sont exclues.

Il est partagé comme un héritage entre ses fils, tandis que les filles en sont exclues.

Explication

Le royaume est partagé entre les fils du roi défunt comme un héritage, les filles étant exclues du partage. Il ne revient donc pas nécessairement au seul fils aîné.

7. Quel changement dynastique se produit en 751 avec l’accession de Pépin le Bref ?

Les grands élisent Pépin roi après la déposition de Childéric III, dernier Mérovingien.
Le pape élit Pépin empereur après la mort de Childéric III, dernier Mérovingien.
Pépin succède à Childéric III comme maire du palais sans devenir roi.
Les grands élisent Pépin roi après la déposition de Dagobert, dernier Mérovingien.

Les grands élisent Pépin roi après la déposition de Childéric III, dernier Mérovingien.

Explication

En 751, les grands élisent Pépin le Bref roi après avoir déposé Childéric III, dernier roi mérovingien. Pépin accède alors à la royauté, et non au titre d’empereur.

8. Quel rôle joue le sacre de Pépin le Bref dans la légitimation de son pouvoir royal ?

Le serment des sujets transforme son pouvoir personnel en héritage familial.
L’onction d’huile sainte présente son pouvoir comme ayant une origine divine.
Le couronnement impérial par le pape établit son autorité sur l’Empire romain.
L’élection par les grands lui confère directement le titre de patrice des Romains.

L’onction d’huile sainte présente son pouvoir comme ayant une origine divine.

Explication

Le sacre légitime l’accession de Pépin au trône en présentant l’onction d’huile sainte comme le signe de l’origine divine du pouvoir royal. Son couronnement impérial par le pape concerne Charlemagne en 800, et non le sacre de Pépin.

9. Quel événement a lieu à Rome en 800 pour Charlemagne ?

Le pape Léon III le couronne empereur.
Le pape Étienne II le sacre roi avec ses fils.
Les grands l’élisent roi après la déposition de Childéric III.
Lothaire le reconnaît comme empereur lors du traité de partage.

Le pape Léon III le couronne empereur.

Explication

Charlemagne est couronné empereur à Rome par le pape Léon III en 800. Le sacre de Pépin par Étienne II appartient à un autre épisode de l’histoire carolingienne.

10. Quelle distinction permet de comprendre la conception carolingienne de la royauté et le lien des sujets au roi ?

Le ministerium désigne la transmission héréditaire du royaume, tandis que le serment choisit l’empereur.
Le ministerium désigne une fonction publique au service du bien commun, tandis que le serment de fidélité crée un lien personnel avec le roi.
Le ministerium désigne l’onction divine du roi, tandis que le serment de fidélité confère la dignité impériale.
Le ministerium désigne un lien personnel avec le roi, tandis que le serment de fidélité définit une fonction publique.

Le ministerium désigne une fonction publique au service du bien commun, tandis que le serment de fidélité crée un lien personnel avec le roi.

Explication

Sous les Carolingiens, le ministerium renvoie à une fonction au service de l’État et du bien public, alors que le serment de fidélité lie personnellement les sujets au roi. Inverser ces deux notions confond la fonction publique avec le lien personnel de fidélité.

11. Quel rôle le palais (palatium) joue-t-il dans le gouvernement royal ?

Il désigne l’assemblée des hommes libres chargée de confirmer les coutumes.
Il constitue le centre où se réunissent conseillers, dignitaires et officiers palatins.
Il sert de tribunal local où les comtes jugent les affaires civiles et pénales.
Il regroupe les envoyés royaux chargés de surveiller les provinces.

Il constitue le centre où se réunissent conseillers, dignitaires et officiers palatins.

Explication

Le palais est l’organe central du gouvernement royal et rassemble les principaux conseillers et officiers. Les envoyés chargés de surveiller les provinces sont les missi dominici, et non le palais lui-même.

12. Comment évolue le rôle du maire du palais au cours de la période mérovingienne ?

D’abord chargé de rendre la justice dans les comtés, il devient le représentant des évêques auprès du roi.
D’abord responsable de surveiller les serviteurs, il acquiert des pouvoirs politiques et peut supplanter le roi pendant une minorité.
D’abord responsable des écuries royales, il prend le commandement de l’armée lors des successions.
D’abord chargé de conserver les archives, il devient le principal conseiller religieux du roi pendant une minorité.

D’abord responsable de surveiller les serviteurs, il acquiert des pouvoirs politiques et peut supplanter le roi pendant une minorité.

Explication

La fonction du maire du palais s’élargit de la surveillance des serviteurs à des attributions politiques, au point de supplanter le roi pendant une minorité. Le commandement de l’armée est associé à l’évolution du comes stabuli, et non à celle du maire du palais.

13. Quelle différence distingue les plaids mérovingiens des plaids généraux carolingiens ?

Les premiers réunissent les hommes libres, tandis que les seconds deviennent des assemblées aristocratiques accueillant aussi des ecclésiastiques et de grands propriétaires.
Les premiers réunissent les hommes libres, tandis que les seconds deviennent des assemblées composées uniquement de fonctionnaires royaux.
Les premiers réunissent les comtes et leurs vicaires, tandis que les seconds deviennent des tribunaux ordinaires pour les habitants des centaines.
Les premiers sont présidés par les évêques, tandis que les seconds deviennent des assemblées réservées aux officiers palatins.

Les premiers réunissent les hommes libres, tandis que les seconds deviennent des assemblées aristocratiques accueillant aussi des ecclésiastiques et de grands propriétaires.

Explication

Les plaids mérovingiens rassemblent les hommes libres, alors que les plaids généraux carolingiens prennent un caractère aristocratique et s’ouvrent notamment aux évêques, aux abbés et aux grands propriétaires. Ils ne deviennent pas des réunions réservées aux seuls fonctionnaires royaux.

14. Quelle combinaison de fonctions caractérise les comtes dans les comtés ?

Ils rédigent les documents royaux, conservent les archives et commandent les troupes au nom du roi.
Ils rendent la justice, lèvent les impôts et commandent les troupes au nom du roi, avec l’aide d’agents locaux.
Ils jugent les causes mineures, dirigent les assemblées aristocratiques et contrôlent les routes du royaume.
Ils surveillent les comtes, transmettent les ordres royaux et recueillent les plaintes dans les provinces.

Ils rendent la justice, lèvent les impôts et commandent les troupes au nom du roi, avec l’aide d’agents locaux.

Explication

Les comtes administrent les comtés pour le roi, où ils exercent des fonctions judiciaires, fiscales et militaires avec l’aide de centeniers au nord ou de viguiers au sud. La surveillance des comtes et la transmission des ordres royaux relèvent des missi dominici.

15. Un souverain veut contrôler l’action des comtes dans les provinces et y faire connaître ses ordres : qui envoie-t-il ?

Des échevins, par paires composées d’un laïc et d’un ecclésiastique.
Des rachimbourgs, par paires composées d’un comte et d’un abbé.
Des missi dominici, par paires composées d’un laïc et d’un ecclésiastique.
Des centeniers, par paires composées d’un comte et d’un vicaire.

Des missi dominici, par paires composées d’un laïc et d’un ecclésiastique.

Explication

Les missi dominici sont envoyés par deux, avec un membre laïc et un membre ecclésiastique, pour surveiller les comtes et transmettre les ordres royaux. Les centeniers et les viguiers assistent les comtes dans l’administration locale, mais n’ont pas cette mission de contrôle.

16. Quelle évolution des charges comtales contribue à renforcer l’autonomie des pouvoirs locaux ?

Elles passent de charges héréditaires à des charges temporaires, puis sont confiées aux assemblées aristocratiques.
Elles passent de charges révocables à des fonctions électives, puis sont exercées par des envoyés royaux.
Elles passent de fonctions judiciaires à des fonctions religieuses, puis sont intégrées au gouvernement palatin.
Elles passent de charges temporaires et révocables à des charges viagères, puis inamovibles et héréditaires.

Elles passent de charges temporaires et révocables à des charges viagères, puis inamovibles et héréditaires.

Explication

Les charges de comte, d’abord temporaires et révocables, deviennent viagères, puis inamovibles et héréditaires, ce qui favorise l’autonomie locale. Leur évolution ne les transforme pas en fonctions électives exercées par des envoyés royaux.

17. Quelle est la compétence du mallus publicus ?

Il juge les affaires civiles et pénales des habitants d’une centaine et est présidé par le comte.
Il confirme les coutumes proposées par des notables lors des réunions de tous les hommes libres.
Il juge les affaires civiles des habitants d’un comté et est présidé par le vicaire.
Il tranche les litiges entre comtes et souverain au sein d’une assemblée aristocratique.

Il juge les affaires civiles et pénales des habitants d’une centaine et est présidé par le comte.

Explication

Le mallus publicus est le tribunal ordinaire des affaires civiles et pénales des habitants d’une centaine, sous la présidence du comte. Les litiges relevant des causes mineures sont confiés au vicaire, mais cela ne définit pas la compétence générale du mallus.

18. Sous Charlemagne, à combien de réunions annuelles du mallus les hommes libres sont-ils tenus d’assister ?

À sept réunions annuelles, les autres séances réunissant les parties et les témoins sans échevins.
À toutes les réunions annuelles, les autres séances étant réservées aux comtes et aux vicaires.
À trois réunions annuelles, les autres séances réunissant les parties, les témoins et les échevins.
À deux réunions annuelles, les autres séances étant consacrées aux affaires des grands propriétaires.

À trois réunions annuelles, les autres séances réunissant les parties, les témoins et les échevins.

Explication

Sous Charlemagne, la présence obligatoire des hommes libres est limitée à trois réunions annuelles du mallus; les autres séances rassemblent les parties, les témoins et les échevins. Le nombre sept correspond aux échevins, et non aux réunions obligatoires.

19. Un litige est classé parmi les minores causae : devant quelle autorité relève-t-il ?

Devant le comte au mallus, tandis que les majores causae relèvent du vicaire.
Devant le vicaire, tandis que les majores causae relèvent du mallus présidé par le comte.
Devant les missi dominici, tandis que les majores causae relèvent du mallus présidé par le comte.
Devant les rachimbourgs, tandis que les majores causae relèvent des échevins seuls.

Devant le vicaire, tandis que les majores causae relèvent du mallus présidé par le comte.

Explication

Les minores causae relèvent du vicaire, tandis que les majores causae sont jugées au mallus présidé par le comte. Les missi dominici surveillent l’administration provinciale, mais ne sont pas l’autorité judiciaire chargée des causes mineures.

20. Dans la procédure franque, qui engage l’instance et cite le défendeur devant le mallus ?

Le comte, après avoir recueilli la plainte et convoqué les deux parties
Le mallus, après avoir ouvert lui-même une enquête publique
La victime ou sa famille, sans intervention initiale de l’autorité publique
Le défendeur, en saisissant le mallus pour faire examiner l’accusation

La victime ou sa famille, sans intervention initiale de l’autorité publique

Explication

La procédure est accusatoire : la victime ou sa famille organise l’instance et cite directement le défendeur devant le mallus. Le comte ne prend pas initialement en charge l’engagement de la procédure.

21. Après une vengeance privée appelée faida, quel mécanisme permet de compenser le tort et de mettre fin à cette vengeance ?

Le serment purgatoire, une déclaration d’innocence soutenue par des co-jureurs
Le mallus, l’assemblée judiciaire qui prononce la peine due par le coupable
L’ordalie, une épreuve dont l’issue établit la responsabilité du défendeur
Le wergeld, une compensation pécuniaire versée à la victime ou à sa famille

Le wergeld, une compensation pécuniaire versée à la victime ou à sa famille

Explication

Le wergeld est une compensation pécuniaire qui rachète la faida au bénéfice de la victime ou de sa famille. L’ordalie est une épreuve judiciaire et ne désigne pas le paiement qui compense la vengeance.

22. Un défendeur veut se disculper en jurant son innocence sur des reliques et en s’appuyant sur des co-jureurs : quel procédé utilise-t-il ?

La preuve par écrit, dont la valeur dépend de l’authenticité du document
Le serment purgatoire, dont les co-jureurs sont prévus par la coutume
Le wergeld, dont le montant est établi pour compenser le tort causé
L’ordalie, dont le résultat de l’épreuve est interprété comme un jugement divin

Le serment purgatoire, dont les co-jureurs sont prévus par la coutume

Explication

Le serment purgatoire permet au défendeur de jurer son innocence sur des reliques avec l’appui d’un nombre coutumier de co-jureurs. L’ordalie repose, elle, sur le résultat d’une épreuve et non sur ce serment.

23. Le demandeur conteste le serment du défendeur : quel procédé soumet alors la question à une épreuve interprétée comme manifestation de la justice divine ?

L’ordalie, dont l’issue sert à manifester la justice divine
La citation au mallus, qui ouvre l’instance engagée par la victime
Le wergeld, qui compense pécuniairement la vengeance privée
Le serment purgatoire, soutenu par les co-jureurs du défendeur

L’ordalie, dont l’issue sert à manifester la justice divine

Explication

L’ordalie est une épreuve dont le résultat est interprété comme une manifestation de la justice divine lorsque le serment est contesté. Le serment purgatoire repose sur l’affirmation d’innocence du défendeur, pas sur l’issue d’une épreuve.

24. Quelle transformation les lois nationales barbares font-elles subir aux coutumes orales ?

Elles les remplacent par un droit romain uniforme, sans conserver les usages locaux
Elles les réservent au droit religieux, sans les appliquer aux affaires civiles
Elles les mettent par écrit, parfois en les adaptant au droit romain et à la morale de l’Église
Elles les transmettent oralement en écartant les influences romaines et chrétiennes

Elles les mettent par écrit, parfois en les adaptant au droit romain et à la morale de l’Église

Explication

Ces lois fixent par écrit des coutumes auparavant orales et peuvent les adapter au droit romain ainsi qu’à la morale de l’Église. Elles ne suppriment donc pas systématiquement les usages locaux au profit d’un droit romain uniforme.

25. Quel texte, promulgué par Alaric II en 506, rassemble du droit romain pour les populations gallo-romaines et devient une référence dans le royaume franc ?

L’Édit de Théodoric, texte d’inspiration romaine adressé aux Barbares et aux Romains
Le Pactus legis salicae, première version connue de la loi salique rédigée sous Clovis
Le Code d’Euric, recueil wisigothique mêlant traditions germaniques et solutions romaines
Le Bréviaire d’Alaric, compilation de droit romain destinée aux Gallo-Romains

Le Bréviaire d’Alaric, compilation de droit romain destinée aux Gallo-Romains

Explication

Le Bréviaire d’Alaric est une compilation de droit romain promulguée par Alaric II en 506 pour les populations gallo-romaines, puis une référence importante dans le royaume franc. Le Code d’Euric est un texte distinct, associé aux lois wisigothiques.

26. Quand le Pactus legis salicae, première version connue de la loi salique, est-il rédigé sous Clovis ?

Entre 802 et 803, lors de son dernier remaniement
Entre 507 et 511, après la conquête de l’Aquitaine wisigothe
En 506, lors de la promulgation du Bréviaire d’Alaric
Au Ve siècle, avant la conquête de l’Aquitaine wisigothe

Entre 507 et 511, après la conquête de l’Aquitaine wisigothe

Explication

Le Pactus legis salicae est rédigé sous Clovis entre 507 et 511, après la conquête de l’Aquitaine wisigothe, puis remanié jusqu’en 802-803. L’année 506 correspond à la promulgation du Bréviaire d’Alaric, un autre texte.

27. Selon la loi salique, quelles compositions sont prévues pour un compagnon du roi, un Franc salien libre et une femme ou un enfant tués ?

600 sous pour le compagnon du roi, 200 pour le Franc salien libre et 600 pour la femme ou l’enfant
200 sous pour le compagnon du roi, 600 pour le Franc salien libre et 200 pour la femme ou l’enfant
600 sous pour le compagnon du roi, 600 pour le Franc salien libre et 200 pour la femme ou l’enfant
200 sous pour le compagnon du roi, 200 pour le Franc salien libre et 600 pour la femme ou l’enfant

600 sous pour le compagnon du roi, 200 pour le Franc salien libre et 600 pour la femme ou l’enfant

Explication

La loi salique fixe ces compositions à 600 sous pour un compagnon du roi, 200 pour un Franc salien libre et 600 pour une femme ou un enfant tués. La composition du Franc salien libre est donc inférieure aux deux autres montants cités.

28. Quelle distinction oppose la personnalité des lois à la territorialité ?

La personnalité dépend du territoire pour le droit public, tandis que la territorialité suit la loi nationale en droit privé et pénal
La personnalité dépend de la loi nationale des personnes pour le droit privé et pénal, tandis que la territorialité concerne le droit public commun aux habitants
La personnalité et la territorialité suivent toutes deux la loi nationale, mais s’appliquent à des catégories de personnes différentes
La personnalité régit les règles publiques communes, tandis que la territorialité détermine le droit privé selon l’origine

La personnalité dépend de la loi nationale des personnes pour le droit privé et pénal, tandis que la territorialité concerne le droit public commun aux habitants

Explication

La personnalité des lois applique le droit privé et pénal selon la loi nationale des personnes, alors que la territorialité concerne des règles de droit public communes aux habitants du territoire. L’inversion proposée confond le critère personnel avec le critère territorial.

29. Quelle évolution caractérise le système juridique au cours du Xe siècle en Gaule ?

Il conserve l’application personnelle dans toutes les régions, avec une prépondérance romaine au nord et germanique au sud
Il adopte une application territoriale uniforme, en effaçant les différences juridiques entre le sud et le nord
Il passe de l’application personnelle à une application territoriale et régionale, romaine au sud et germanique au nord
Il passe d’une application territoriale à une application personnelle, germanique au sud et romaine au nord

Il passe de l’application personnelle à une application territoriale et régionale, romaine au sud et germanique au nord

Explication

Au Xe siècle, l’application personnelle des lois cède progressivement la place à une application territoriale et régionale, avec une prépondérance romaine au sud et germanique au nord. Le système n’évolue donc pas vers une application personnelle uniforme dans toutes les régions.

30. Quelle caractéristique définit les capitulaires carolingiens ?

Ce sont des actes législatifs divisés en chapitres, dont la production augmente notamment sous Charlemagne.
Ce sont des recueils de décisions judiciaires, dont la production augmente notamment sous Louis le Pieux.
Ce sont des règles ecclésiastiques réunies en canons, dont la production augmente notamment sous Charlemagne.
Ce sont des registres de chartes privées, dont la production augmente notamment sous Charlemagne.

Ce sont des actes législatifs divisés en chapitres, dont la production augmente notamment sous Charlemagne.

Explication

Les capitulaires sont des actes législatifs structurés en chapitres, et leur production connaît un essor particulier sous Charlemagne. Les registres de chartes privées sont des cartulaires, et non des capitulaires.

31. Quel type de capitulaire fournit des instructions aux missi dominici ?

Les capitularia per se scribenda, consacrés au règlement de questions particulières.
Les capitularia pro lege tenenda, dotés d’une portée générale.
Les capitularia legibus addenda, destinés à compléter ou modifier des lois existantes.
Les capitularia missorum, destinés à guider l’action des envoyés royaux.

Les capitularia missorum, destinés à guider l’action des envoyés royaux.

Explication

Les capitularia missorum contiennent des instructions adressées aux missi dominici. Les capitularia per se scribenda traitent plutôt de questions particulières, sans avoir cette fonction d’instruction.

32. Un praticien doit rédiger un acte en utilisant un modèle à compléter avec les parties et les biens concernés : quel outil lui convient ?

Un formulaire, qui rassemble des actes types à compléter selon la situation.
Un polyptique, qui décrit les possessions, les droits et les redevances d’un domaine.
Un cartulaire, qui conserve des copies de diplômes et de chartes établissant des droits.
Un capitulaire, qui rassemble des actes législatifs organisés en chapitres.

Un formulaire, qui rassemble des actes types à compléter selon la situation.

Explication

Les formulaires proposent des actes types dont on complète notamment les noms des parties et la description des biens. Un cartulaire conserve des copies de documents juridiques, plutôt que des modèles destinés à la rédaction.

33. À quoi sert principalement un cartulaire constitué par un grand propriétaire ?

À consigner des instructions adressées aux agents chargés d’administrer le domaine.
À inventorier les charges et les redevances d’un domaine ecclésiastique.
À conserver des copies de diplômes et de chartes qui établissent ses droits.
À fournir des modèles d’actes à compléter avec les noms des parties.

À conserver des copies de diplômes et de chartes qui établissent ses droits.

Explication

Un cartulaire réunit des copies de diplômes royaux et de chartes privées afin de préserver les documents qui établissent les droits du propriétaire. L’inventaire des charges et des redevances correspond plutôt à la fonction d’un polyptique.

34. Quel document permet d’étudier les possessions, les droits, les charges et les redevances d’un grand domaine ?

Un polyptique, qui décrit ces éléments, notamment dans les domaines ecclésiastiques.
Un cartulaire, qui conserve des copies de diplômes royaux et de chartes privées.
Un formulaire, qui rassemble des modèles d’actes à compléter pour chaque opération.
Un recueil de capitulaires, qui regroupe des actes législatifs en chapitres.

Un polyptique, qui décrit ces éléments, notamment dans les domaines ecclésiastiques.

Explication

Les polyptiques décrivent les possessions et les obligations des grands domaines, surtout ecclésiastiques. Un cartulaire conserve des actes établissant des droits, mais ne constitue pas l’inventaire descriptif des charges et redevances.

35. Que désigne le droit canonique ?

Le droit des domaines royaux, formé de décisions appelées capitulaires, c’est-à-dire des chapitres.
Le droit des grands propriétaires, formé de documents appelés cartulaires, c’est-à-dire des registres.
Le droit de l’Église, formé de règles appelées canons, c’est-à-dire des règles.
Le droit des autorités locales, formé de modèles appelés formulaires, c’est-à-dire des actes types.

Le droit de l’Église, formé de règles appelées canons, c’est-à-dire des règles.

Explication

Le droit canonique est le droit de l’Église, et ses règles sont appelées canons, un terme qui signifie « règle ». Les capitulaires relèvent de la législation carolingienne, et non de la définition du droit canonique.

36. Quelle portée ont les canons promulgués par un concile œcuménique, par comparaison avec ceux d’un concile national ou provincial ?

Ils s’adressent aux envoyés pontificaux, tandis que les autres s’adressent aux évêques locaux.
Ils concernent une partie de l’Église, tandis que les autres s’appliquent à toute l’Église.
Ils s’appliquent à toute l’Église, tandis que les autres concernent une partie de l’Église.
Ils règlent des affaires particulières, tandis que les autres énoncent des règles générales.

Ils s’appliquent à toute l’Église, tandis que les autres concernent une partie de l’Église.

Explication

Un concile œcuménique promulgue des canons applicables à toute l’Église, tandis qu’un concile national ou provincial en vise une partie. La distinction porte sur l’étendue de leur application, et non sur le caractère particulier ou général des affaires traitées.

37. À la fin du IXe siècle, quelle conséquence l’inamovibilité et l’hérédité des charges comtales favorisent-elles ?

Le retour des pouvoirs publics aux assemblées de libres, qui contrôlent les comtes
L’appropriation des pouvoirs publics par les comtes, qui gouvernent en leur nom
Le renforcement de l’autorité royale, qui reprend aux comtes leurs prérogatives locales
Le transfert des pouvoirs publics aux évêques, qui remplacent les comtes dans leurs fonctions

L’appropriation des pouvoirs publics par les comtes, qui gouvernent en leur nom

Explication

La stabilité et la transmission héréditaire des charges permettent aux comtes de s’approprier des pouvoirs publics, notamment la levée des redevances, la justice et le commandement. Le renforcement du pouvoir royal décrit l’effet inverse de cette évolution.

38. Quelle définition caractérise la vassalité dans la société médiévale ?

Une délégation administrative par laquelle un comte exerce une charge publique au nom du roi
Une relation réciproque de subordination et de service entre un vassal et un seigneur, avec des devoirs mutuels
Une dépendance paysanne envers un propriétaire, liée à l’exploitation d’une terre contre redevances
Une alliance entre seigneurs de même rang, fondée sur une défense commune sans devoirs réciproques

Une relation réciproque de subordination et de service entre un vassal et un seigneur, avec des devoirs mutuels

Explication

La vassalité lie un vassal à un seigneur par une relation de subordination et de service qui impose des devoirs aux deux parties. La délégation administrative d’un comte relève d’une charge publique, et non de ce lien personnel réciproque.

39. Pourquoi le développement des liens vassaliques peut-il affaiblir l’autorité royale ?

Les hommes libres sont dispensés de choisir un seigneur et dépendent davantage du roi
Les comtes perdent leurs charges héréditaires au profit de représentants royaux itinérants
Les seigneurs proches renoncent à leurs pouvoirs locaux pour renforcer les décisions du roi
Les vassaux peuvent privilégier leur seigneur proche plutôt que le roi, plus éloigné

Les vassaux peuvent privilégier leur seigneur proche plutôt que le roi, plus éloigné

Explication

Les liens vassaliques orientent la fidélité vers un seigneur proche, dont l’autorité peut être plus immédiate que celle du roi. La perte des charges comtales héréditaires n’explique pas cet affaiblissement de l’autorité royale.

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En quelle année Clovis devient-il roi des Francs saliens ?

En 481.

Quel territoire les Francs conquièrent-ils progressivement ?

La Gaule.

Quelles dynasties règnent successivement sur la Francie ?

Les Mérovingiens puis les Carolingiens.

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