QCM : Morale et bonheur (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise une personne considérée comme quelqu’un de bien ?

Ses qualités lui valent un prestige important et témoignent d’une forte influence auprès des autres.
Ses résultats sont reconnus comme efficaces et témoignent d’une réussite remarquable dans son domaine.
Ses choix reflètent des coutumes partagées et témoignent d’un respect constant des usages collectifs.
Ses actions sont jugées moralement valables et témoignent d’un effort remarquable pour répondre à des attentes extérieures.

Ses actions sont jugées moralement valables et témoignent d’un effort remarquable pour répondre à des attentes extérieures.

Explication

La valeur d’une personne considérée comme bonne repose sur le jugement moral porté sur ses actions et sur l’effort qu’elles manifestent. L’efficacité ou la réussite professionnelle peut être estimée, mais ne suffit pas à établir cette valeur morale.

2. Une chirurgienne réalise des opérations avec une grande habileté, mais cette compétence suffit-elle à établir qu’elle est une bonne personne ?

Oui, car une compétence remarquable prouve que les actions de la personne sont moralement valables.
Non, car la valeur morale dépend d’abord du prestige social associé à la profession exercée.
Non, car l’habileté chirurgicale relève de l’efficacité et ne détermine pas à elle seule la valeur morale.
Oui, car la réussite professionnelle constitue le critère principal de la valeur morale d’une personne.

Non, car l’habileté chirurgicale relève de l’efficacité et ne détermine pas à elle seule la valeur morale.

Explication

Être une bonne chirurgienne atteste une compétence ou une efficacité, tandis qu’être une bonne personne concerne la valeur morale. La réussite professionnelle ne prouve donc pas, à elle seule, la qualité morale.

3. Une personne accomplit son devoir sans en tirer avantage, mais son action échoue. Comment faut-il évaluer cette action moralement ?

Elle ne peut être évaluée moralement qu’en fonction de l’avantage personnel qu’elle a procuré.
Elle est moralement bonne seulement si son auteur a obtenu une récompense pour son effort.
Elle peut être moralement bonne, puisque son auteur a fait ce qui devait être fait indépendamment du résultat.
Elle est moralement mauvaise, puisque l’échec montre que l’action n’a pas produit l’effet attendu.

Elle peut être moralement bonne, puisque son auteur a fait ce qui devait être fait indépendamment du résultat.

Explication

La valeur morale de l’action tient au fait que son auteur a fait son devoir, indépendamment de son intérêt ou de la réussite obtenue. L’échec du résultat ne suffit donc pas à rendre l’action moralement mauvaise.

4. Quelle définition correspond au bonheur conçu comme un état durable ?

Un état stable de satisfaction totale où il ne reste rien à craindre ni à désirer.
Une succession de plaisirs momentanés qui répondent à des désirs changeants.
Une période de réussite où les principales inquiétudes sont temporairement écartées.
Un sentiment agréable et intense qui accompagne un événement personnel favorable.

Un état stable de satisfaction totale où il ne reste rien à craindre ni à désirer.

Explication

Le bonheur est défini comme une satisfaction totale et durable, sans crainte ni désir restant. Un plaisir intense peut être agréable, mais il demeure un sentiment passager plutôt qu’un état stable.

5. Quelle distinction permet de différencier le bonheur de la joie et du plaisir ?

Le bonheur est un sentiment bref lié à un événement, tandis que la joie et le plaisir forment des états durables.
La joie et le plaisir sont des états stables et universels, tandis que le bonheur dépend d’un sentiment personnel passager.
La joie et le plaisir sont des sentiments personnels et passagers, tandis que le bonheur désigne un état stable et universellement recherché.
Le bonheur varie selon chaque personne, tandis que la joie et le plaisir sont des expériences stables communes à tous.

La joie et le plaisir sont des sentiments personnels et passagers, tandis que le bonheur désigne un état stable et universellement recherché.

Explication

La joie et le plaisir sont des sentiments agréables, personnels et passagers, alors que le bonheur est conçu comme stable et universellement recherché. Confondre le bonheur avec un plaisir reviendrait à réduire un état durable à une expérience momentanée.

6. Comment Aristote décrit-il le rapport entre les actions humaines, les moyens et les fins ?

Les actions visent des moyens, et certaines fins sont poursuivies pour produire des activités distinctes.
Les actions ont toutes une fin identique, et les moyens ne jouent aucun rôle dans leur réalisation.
Les actions tendent vers des fins, et certaines activités sont poursuivies comme moyens d’atteindre une fin distincte.
Les actions sont dépourvues de fins, tandis que les activités humaines se réduisent à des résultats fortuits.

Les actions tendent vers des fins, et certaines activités sont poursuivies comme moyens d’atteindre une fin distincte.

Explication

Dans l’analyse d’Aristote, les actions humaines sont orientées vers des fins, et certaines activités servent de moyens en vue d’une fin distincte. Cela contredit l’idée que les activités humaines seraient dépourvues d’orientation vers des fins.

7. Qu’est-ce qui caractérise le souverain bien dans la conception d’Aristote ?

C’est un bien parmi d’autres qui reçoit sa valeur des plaisirs qu’il permet d’atteindre.
C’est une activité recherchée pour les avantages qu’elle procure à une fin extérieure.
C’est la fin suprême à laquelle les autres biens sont ordonnés et que l’on choisit pour elle-même.
C’est un bien particulier que l’on choisit comme moyen d’obtenir une autre fin plus élevée.

C’est la fin suprême à laquelle les autres biens sont ordonnés et que l’on choisit pour elle-même.

Explication

Le souverain bien est la fin suprême, à laquelle les autres biens sont ordonnés et qui est choisie pour elle-même. Un bien recherché comme moyen en vue d’une fin supérieure ne possède pas ce caractère suprême.

8. Dans la conception d’Aristote, comment le bonheur se rapporte-t-il aux autres biens comme l’honneur et le plaisir ?

Le bonheur est choisi pour lui-même, tandis que l’honneur et le plaisir peuvent être recherchés en vue du bonheur.
Le bonheur est recherché pour obtenir l’honneur, tandis que le plaisir constitue la fin suprême choisie pour elle-même.
Le bonheur dépend du plaisir immédiat, tandis que l’intelligence est choisie comme fin supérieure à tous les biens.
Le bonheur et l’honneur sont des moyens choisis pour atteindre les vertus, qui forment la fin suprême.

Le bonheur est choisi pour lui-même, tandis que l’honneur et le plaisir peuvent être recherchés en vue du bonheur.

Explication

Aristote identifie le bonheur au souverain bien, choisi pour lui-même, alors que l’honneur, le plaisir, l’intelligence et les vertus peuvent être choisis en vue du bonheur. L’honneur n’est donc pas la fin suprême à laquelle le bonheur servirait de moyen.

9. Selon Aristote, que doit accomplir une vie pour constituer le bien humain ?

Une activité de l’âme conforme à la vertu, menée au cours d’une vie accomplie jusqu’à son terme.
Une accumulation de biens extérieurs, achevée avant que la personne ne rencontre des difficultés.
Une activité de l’âme conforme à la raison, considérée indépendamment de la vertu et de la durée de vie.
Une activité de l’âme conforme au plaisir, menée durant une période de réussite remarquable.

Une activité de l’âme conforme à la vertu, menée au cours d’une vie accomplie jusqu’à son terme.

Explication

Pour Aristote, le bien humain consiste en une activité de l’âme conforme à la vertu et menée au long d’une vie accomplie jusqu’à son terme. Une activité agréable ou une accumulation de biens extérieurs ne reprend pas cette définition.

10. Quelle injonction contemporaine associe Eva Illouz à la quête du bonheur dans *Happycratie* ?

Être soi-même et devenir la meilleure version de soi-même
Privilégier le devoir collectif et renoncer à toute satisfaction
Se conformer aux traditions et préserver les habitudes communes
Réduire ses désirs et se détacher de toute ambition personnelle

Être soi-même et devenir la meilleure version de soi-même

Explication

Illouz critique les injonctions à être soi-même et à devenir une version améliorée de soi pour atteindre le bonheur. Elle ne présente pas cette quête comme un appel à réduire ses désirs ou à s’effacer devant le collectif.

11. Quel effet la conception individualiste du bonheur décrite par Illouz produit-elle sur la responsabilité du malheur ?

Elle fait de chacun le responsable de son propre malheur, dans une existence vécue comme performance personnelle.
Elle attribue le malheur aux institutions, dans une existence conçue comme expérience collective.
Elle présente le malheur comme un événement aléatoire, indépendant des efforts personnels.
Elle transforme le malheur en échec moral, imputable aux personnes qui refusent les normes sociales.

Elle fait de chacun le responsable de son propre malheur, dans une existence vécue comme performance personnelle.

Explication

Selon Illouz, cette conception convertit l’existence en performance personnelle et conduit chacun à se tenir responsable de son propre malheur. Elle ne fait pas principalement porter cette responsabilité sur les institutions.

12. Pour Illouz, que peut exiger le fait d’être quelqu’un de bien ?

Viser un accomplissement valable pour soi et pour les autres, quitte à accepter des efforts douloureux et des changements majeurs.
Privilégier le bien-être collectif en renonçant à tout accomplissement valable pour soi-même.
Rechercher un accomplissement personnel qui évite les sacrifices et préserve l’ordre économique existant.
Choisir des satisfactions immédiates qui limitent les conflits sans modifier les structures politiques.

Viser un accomplissement valable pour soi et pour les autres, quitte à accepter des efforts douloureux et des changements majeurs.

Explication

Illouz associe le fait d’être quelqu’un de bien à un accomplissement universel qui vaut pour soi comme pour autrui et peut demander des efforts douloureux ainsi que de profonds changements politiques et économiques. Une recherche limitée au confort personnel ne répond pas à cette exigence universelle.

13. Quelle distinction John Stuart Mill établit-il entre le bonheur et le contentement dans *L’utilitarisme* ?

Le contentement est une vie désirable, tandis que le bonheur désigne une satisfaction passagère.
Le contentement relève du collectif, tandis que le bonheur concerne l’expérience individuelle.
Le contentement dépend des facultés supérieures, tandis que le bonheur dépend des besoins apaisés.
Le contentement est une satisfaction, tandis que le bonheur ne se réduit pas à cette satisfaction.

Le contentement est une satisfaction, tandis que le bonheur ne se réduit pas à cette satisfaction.

Explication

Mill distingue le contentement, qui correspond à une satisfaction, du bonheur, qui ne se laisse pas ramener à cette seule satisfaction. Assimiler le bonheur à une satisfaction passagère efface précisément cette distinction.

14. Pourquoi Mill estime-t-il que certains mécontentements peuvent être préférables à certains contentements ?

Parce que le mécontentement garantit une vie plus agréable que la satisfaction.
Parce que tous les contentements ne correspondent pas à des vies également désirables.
Parce que les vies désirables reposent sur l’absence de toute satisfaction.
Parce que les contentements résultent de besoins apaisés, tandis que les mécontentements sont choisis.

Parce que tous les contentements ne correspondent pas à des vies également désirables.

Explication

Mill juge les satisfactions en fonction de la qualité des vies auxquelles elles correspondent : certaines vies contentes sont moins désirables que des vies marquées par l’insatisfaction. Cela ne signifie pas que tout mécontentement soit en lui-même plus agréable.

15. Quelle formule exprime la comparaison de Mill entre des vies satisfaites et insatisfaites ?

Mieux vaut être Socrate satisfait qu’un homme insatisfait, et un porc satisfait qu’un imbécile insatisfait.
Mieux vaut être un homme satisfait qu’un porc insatisfait, et Socrate satisfait qu’un imbécile insatisfait.
Mieux vaut être un homme insatisfait qu’un porc satisfait, et Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait.
Mieux vaut être un porc satisfait qu’un homme insatisfait, et un imbécile satisfait que Socrate insatisfait.

Mieux vaut être un homme insatisfait qu’un porc satisfait, et Socrate insatisfait qu’un imbécile satisfait.

Explication

Mill oppose la valeur d’une vie humaine ou socratique insatisfaite à celle d’une vie animale ou intellectuellement inférieure satisfaite. Inverser ces comparaisons ferait du contentement la mesure décisive de la qualité de la vie, contrairement à sa thèse.

16. Comment comprendre la préférence d’un être doué de facultés supérieures pour une vie plus élevée, même si elle s’accompagne de souffrances plus profondes ?

Cette préférence n’implique pas qu’il sacrifie son bonheur, même si son contentement peut être moindre.
Cette préférence signifie qu’il choisit une vie inférieure pour éviter toute insatisfaction.
Cette préférence montre que ses facultés supérieures le rendent plus satisfait que les êtres inférieurs.
Cette préférence prouve qu’il renonce au bonheur dès qu’il éprouve davantage de souffrance.

Cette préférence n’implique pas qu’il sacrifie son bonheur, même si son contentement peut être moindre.

Explication

Un être doté de facultés supérieures peut exiger davantage pour être heureux et souffrir plus profondément, tout en préférant une vie supérieure sans sacrifier son bonheur. Confondre bonheur et contentement conduirait à conclure à tort qu’une moindre satisfaction signifie nécessairement moins de bonheur.

17. À quelle condition l’utilitarisme atteindra-t-il son but selon Mill ?

Lorsque les individus renonceront à la noblesse de caractère au profit de plaisirs plus accessibles.
Lorsque chacun cultivera sa propre noblesse de caractère avant de bénéficier de celle des autres.
Lorsque la noblesse de caractère sera généralement cultivée, même si l’individu profite de celle des autres.
Lorsque les satisfactions individuelles seront réparties également entre tous les membres de la société.

Lorsque la noblesse de caractère sera généralement cultivée, même si l’individu profite de celle des autres.

Explication

Mill affirme que l’utilitarisme ne réalisera son but que si la noblesse de caractère devient généralement cultivée, y compris lorsque l’individu bénéficie de celle d’autrui. Sa thèse ne fait pas dépendre cette condition du fait que chacun cultive d’abord sa propre noblesse.

18. Selon le principe d’utilité de John Stuart Mill, qu’est-ce qui rend une action moralement bonne ?

Son respect des règles indépendamment de ses effets sur le bonheur
Sa tendance à promouvoir le bonheur et à réduire ce qui lui est contraire
Sa contribution au bonheur de l’agent, même au détriment des autres
Sa capacité à satisfaire les désirs personnels de celui qui agit

Sa tendance à promouvoir le bonheur et à réduire ce qui lui est contraire

Explication

Mill évalue moralement une action d’après sa tendance à promouvoir le bonheur ou à produire son contraire. Le bonheur de l’agent pris isolément ne suffit pas à établir sa valeur morale.

19. Dans la conception de Mill, que désignent le bonheur et le malheur ?

Le bonheur associe plaisir individuel et réussite, tandis que le malheur désigne la douleur physique
Le bonheur désigne l’absence de désirs, tandis que le malheur désigne leur satisfaction incomplète
Le bonheur associe satisfaction des désirs et richesse, tandis que le malheur associe pauvreté et frustration
Le bonheur associe plaisir et absence de douleur, tandis que le malheur associe douleur et privation de plaisir

Le bonheur associe plaisir et absence de douleur, tandis que le malheur associe douleur et privation de plaisir

Explication

Pour Mill, le bonheur se définit par le plaisir et l’absence de douleur, et le malheur par la douleur et la privation de plaisir. La richesse et la réussite ne constituent pas les éléments de cette définition.

20. Une décision procure un grand avantage à son auteur, mais réduit davantage le bonheur des autres personnes concernées. Quel critère utilitariste permet de l’évaluer ?

Comparer la somme totale de bonheur produite, plutôt que l’avantage de l’agent seul
Évaluer la décision d’après le nombre de personnes satisfaites, sans considérer l’intensité
Donner la priorité à la réduction de la douleur de l’agent, indépendamment des autres effets
Retenir le bonheur de l’agent, puisque c’est lui qui prend la décision

Comparer la somme totale de bonheur produite, plutôt que l’avantage de l’agent seul

Explication

Le critère utilitariste est la plus grande somme de bonheur au total, et non le bonheur de l’agent pris à part. Se limiter au nombre de personnes satisfaites négligerait la somme de bonheur que le critère demande de considérer.

21. Quelle thèse caractérise l’hédonisme ?

La suppression de tout désir constitue le but de la vie
Le plaisir constitue le but de la vie
Le devoir constitue le but de la vie
L’examen de soi constitue le but de la vie

Le plaisir constitue le but de la vie

Explication

L’hédonisme soutient que le plaisir constitue le but de la vie. Le devoir et l’examen de soi apparaissent plutôt dans la position que Socrate défend contre Calliclès dans le Gorgias.

22. Dans le Gorgias de Platon, quelle opposition Socrate et Calliclès défendent-ils au sujet du mode de vie ?

Socrate défend l’absence de tout désir, tandis que Calliclès privilégie la maîtrise de soi
Socrate privilégie la satisfaction des désirs, tandis que Calliclès défend le devoir et l’examen de soi
Socrate privilégie le devoir et l’examen de soi, tandis que Calliclès défend une vie consacrée au plaisir
Socrate défend le retrait du monde, tandis que Calliclès privilégie la contemplation de la vérité

Socrate privilégie le devoir et l’examen de soi, tandis que Calliclès défend une vie consacrée au plaisir

Explication

Socrate défend une vie vouée au devoir et à l’examen de soi, tandis que Calliclès recommande de se faire plaisir. L’option qui attribue à Socrate la satisfaction des désirs inverse leurs positions.

23. Quelle objection Socrate oppose-t-il à l’idée de Calliclès selon laquelle suivre ses désirs conduit au bonheur ?

Le désir naît d’un manque et, après chaque satisfaction, se renouvelle, ce qui entretient la souffrance
Le désir disparaît après sa satisfaction et empêche alors toute expérience de plaisir
Le désir conduit au bonheur dès lors qu’il se limite aux besoins du corps
Le désir ne procure du plaisir que lorsqu’il est remplacé par le devoir

Le désir naît d’un manque et, après chaque satisfaction, se renouvelle, ce qui entretient la souffrance

Explication

Socrate voit dans le désir le signe d’un manque qui se renouvelle après chaque satisfaction et entretient ainsi la souffrance. Calliclès, à l’inverse, considère que suivre ses désirs permet d’obtenir le bonheur.

24. Comment Nietzsche caractérise-t-il le nihilisme dans sa critique des idéaux moraux ?

Comme une réflexion sur la répétition de chaque événement vécu au cours d’une existence
Comme une croyance dans un monde idéal qui complète et valorise la vie présente
Comme une adhésion à la vie présente, fondée sur la recherche de plaisirs intenses
Comme une posture de renoncement à croire et à aimer, associée au sacrifice de la vie réelle au profit d’un idéal

Comme une posture de renoncement à croire et à aimer, associée au sacrifice de la vie réelle au profit d’un idéal

Explication

Nietzsche associe le nihilisme au fait de ne croire en rien et de ne rien aimer, ainsi qu’au sacrifice de la vie réelle au profit d’un idéal. La répétition hypothétique de la vie relève de l’éternel retour, et non de cette définition.

25. Qu’est-ce qu’un arrière-monde dans la critique de Nietzsche ?

Un monde idéal jugé supérieur à la vie présente, qui conduit à dénigrer celle-ci et à s’en détourner
Un idéal qui rend la vie présente plus précieuse en l’acceptant telle qu’elle est
Un monde passé dont les valeurs servent à orienter les choix dans la vie présente
Une vie présente envisagée comme recommençant infiniment avec les mêmes événements

Un monde idéal jugé supérieur à la vie présente, qui conduit à dénigrer celle-ci et à s’en détourner

Explication

L’arrière-monde est un monde idéal imaginé comme supérieur à la vie présente, au point d’encourager le dénigrement et le détournement de celle-ci. L’hypothèse d’une vie répétée à l’identique correspond plutôt à l’éternel retour.

26. Que suppose l’hypothèse de l’éternel retour de Nietzsche ?

Qu’une vie recommencerait infiniment, mais avec des événements transformés par l’expérience acquise
Que seuls les plaisirs vécus se répéteraient, tandis que les douleurs et les pensées disparaîtraient
Qu’une existence se poursuivrait dans un monde idéal, séparé de la vie présente
Qu’une vie recommencerait infiniment à l’identique, avec chaque douleur, plaisir et pensée dans le même ordre

Qu’une vie recommencerait infiniment à l’identique, avec chaque douleur, plaisir et pensée dans le même ordre

Explication

L’éternel retour imagine la répétition infinie de la même vie, dans le même ordre et avec chaque douleur, plaisir et pensée. Une répétition qui transformerait les événements ne correspondrait pas à l’hypothèse formulée par Nietzsche.

27. Face à l’hypothèse de revivre sa vie à l’identique, que révèle une réaction d’approbation ?

Un rejet de sa vie présente au profit d’un arrière-monde espéré
Une adhésion assez forte à sa vie pour vouloir la revivre à l’identique
Une volonté de conserver les plaisirs vécus en supprimant les douleurs
Une indifférence à sa vie, puisque chaque événement se répéterait

Une adhésion assez forte à sa vie pour vouloir la revivre à l’identique

Explication

L’approbation de l’éternel retour suppose d’aimer suffisamment sa vie pour vouloir la revivre à l’identique. Le rejet de la vie présente au profit d’un arrière-monde espéré correspond plutôt à la réaction de détresse.

28. Quel enchaînement décrit le mouvement du désir selon Schopenhauer ?

Un manque provoque la souffrance, mais sa satisfaction transforme durablement le désir en bonheur.
Un manque provoque la souffrance, sa satisfaction soulage temporairement, puis un nouveau désir réapparaît.
Un manque provoque l’ennui, sa satisfaction installe une joie durable, puis le désir disparaît.
Un désir satisfait accroît la liberté, puis la volonté cesse de produire de nouveaux besoins.

Un manque provoque la souffrance, sa satisfaction soulage temporairement, puis un nouveau désir réapparaît.

Explication

Le désir naît d’un manque douloureux, et sa satisfaction ne procure qu’un soulagement provisoire avant l’apparition d’un nouveau désir. L’idée d’une joie durable confond ce soulagement avec un bonheur permanent.

29. Quelle image Schopenhauer emploie-t-il pour résumer l’alternance des états dans la vie ?

Une roue qui passe de la liberté à la dépendance.
Une balance qui alterne entre le désir et la satisfaction.
Un pendule qui oscille de la souffrance à l’ennui.
Une spirale qui conduit de l’ignorance à la connaissance.

Un pendule qui oscille de la souffrance à l’ennui.

Explication

Schopenhauer compare le mouvement de la vie à un pendule oscillant entre souffrance et ennui. La balance entre désir et satisfaction évoque des moments du processus, mais ce n’est pas l’image qui résume cette oscillation.

30. Comment Schopenhauer caractérise-t-il le bonheur dans sa conception pessimiste de la vie ?

Comme une liberté intérieure produite par la multiplication des satisfactions.
Comme un état durable qui se maintient après la disparition des besoins.
Comme une absence momentanée de malheur qui interrompt la souffrance.
Comme une joie positive qui apparaît lorsque tous les désirs sont comblés.

Comme une absence momentanée de malheur qui interrompt la souffrance.

Explication

Pour Schopenhauer, ce que l’on appelle bonheur correspond à une interruption momentanée du malheur, et non à un état positif. La satisfaction des désirs peut soulager la souffrance, mais elle ne fonde pas une joie durable.

31. Pourquoi la maladie peut-elle rendre perceptible la valeur de la bonne santé chez Schopenhauer ?

Parce que la bonne santé, tant qu’on la possède, passe souvent inaperçue, tandis que son absence devient sensible.
Parce que la bonne santé est une expérience douloureuse que la maladie vient interrompre.
Parce que la maladie transforme la bonne santé en une source de satisfaction plus intense.
Parce que la bonne santé est davantage ressentie lorsqu’elle est menacée par la maladie.

Parce que la bonne santé, tant qu’on la possède, passe souvent inaperçue, tandis que son absence devient sensible.

Explication

Schopenhauer soutient que la bonne santé, comme la jeunesse et la liberté, n’est pas ressentie tant qu’on la possède ; sa perte la rend perceptible. L’idée que sa valeur devient sensible parce qu’elle est menacée ne décrit pas ce contraste entre possession et absence.

32. Quelle évolution Schopenhauer attribue-t-il à la capacité de souffrir et à l’aptitude à se réjouir ?

La capacité de souffrir diminue tandis que l’aptitude à se réjouir augmente avec l’habitude.
La capacité de souffrir s’accroît, tandis que l’aptitude à se réjouir diminue avec l’habitude des jouissances.
Les deux capacités diminuent à mesure que les plaisirs deviennent plus nombreux.
Les deux capacités augmentent à mesure que les plaisirs deviennent familiers.

La capacité de souffrir s’accroît, tandis que l’aptitude à se réjouir diminue avec l’habitude des jouissances.

Explication

Selon Schopenhauer, la faculté de souffrir peut s’accroître alors que l’habitude des jouissances réduit l’aptitude à s’en réjouir. L’idée que l’habitude augmente la réjouissance inverse précisément l’effet qu’il décrit.

33. Quel effet Schopenhauer associe-t-il au renoncement à l’individualisation et aux désirs ?

Il transforme chaque désir en une source de joie indépendante de son accomplissement.
Il remplace la paix par un bonheur positif fondé sur la possession.
Il renforce l’individualité et conduit à une satisfaction durable des désirs.
Il permet d’échapper au manque et d’atteindre la paix, plutôt qu’un bonheur inaccessible.

Il permet d’échapper au manque et d’atteindre la paix, plutôt qu’un bonheur inaccessible.

Explication

Renoncer à l’individualisation et aux désirs permet, chez Schopenhauer, d’échapper au manque et d’atteindre la paix. Cette paix ne doit pas être confondue avec un bonheur positif, que sa conception juge inaccessible.

34. Comment Schopenhauer distingue-t-il le suicide du renoncement ascétique à la volonté ?

Le suicide et le renoncement ascétique expriment tous deux la négation de la volonté.
Le suicide nie la volonté, tandis que le renoncement ascétique l’affirme avec énergie.
Le suicide affirme la volonté, tandis que le renoncement ascétique la nie.
Le suicide et le renoncement ascétique expriment tous deux une affirmation de la volonté.

Le suicide affirme la volonté, tandis que le renoncement ascétique la nie.

Explication

Pour Schopenhauer, le suicide affirme la volonté, car celui qui se tue préférerait vivre si la vie correspondait à ses désirs, tandis que l’ascétisme nie la volonté. L’idée que le suicide la nie confond la destruction de l’individu avec le renoncement à vouloir.

35. Dans *L’énergie spirituelle*, quelle différence Bergson établit-il entre le plaisir et la joie ?

Le plaisir exprime une création réussie, tandis que la joie contribue à conserver la vie.
Le plaisir marque une victoire sur la vie, tandis que la joie traduit le retour à un état stable.
Le plaisir favorise la conservation de la vie, tandis que la joie témoigne de sa réussite et de sa victoire.
Le plaisir et la joie signalent tous deux la satisfaction d’un besoin et le maintien de la vie.

Le plaisir favorise la conservation de la vie, tandis que la joie témoigne de sa réussite et de sa victoire.

Explication

Bergson présente le plaisir comme un artifice naturel au service de la conservation, alors que la joie indique que la vie a réussi et remporté une victoire. Confondre leurs fonctions revient à attribuer au plaisir le signe de réussite créatrice propre à la joie.

36. Une personne éprouve de la joie en découvrant qu’une œuvre créée par son travail participe à un mouvement de création qui la dépasse. Comment Bergson comprendrait-il ce sentiment ?

Comme le plaisir d’avoir échappé aux efforts liés à toute activité créatrice.
Comme la satisfaction d’un besoin qui permet de préserver un état personnel déjà acquis.
Comme le sentiment que la vie réussit à travers elle et qu’elle prend part à une création qui la dépasse.
Comme le bonheur de retrouver une stabilité après une période de changement.

Comme le sentiment que la vie réussit à travers elle et qu’elle prend part à une création qui la dépasse.

Explication

Pour Bergson, la joie apparaît lorsque la vie réussit à travers une personne qui participe à une création plus vaste qu’elle. La stabilité retrouvée peut relever du bonheur ou de la satisfaction, mais elle ne définit pas cette participation créatrice.

37. Une personne obtient une satisfaction durable en maintenant une situation confortable, tandis qu’une autre éprouve une joie liée à une création nouvelle et inattendue. Quelle distinction bergsonienne cette comparaison illustre-t-elle ?

Les deux expériences relèvent de la conservation, car elles procurent chacune une satisfaction personnelle.
La première relève du plaisir physique, tandis que la seconde exprime l’absence de toute satisfaction.
La première relève de la satisfaction et de la conservation, tandis que la seconde exprime le dépassement et la création inattendue.
La première relève du dépassement créateur, tandis que la seconde relève de la conservation d’un état satisfait.

La première relève de la satisfaction et de la conservation, tandis que la seconde exprime le dépassement et la création inattendue.

Explication

Bergson rattache le bonheur et le plaisir à la satisfaction et à la conservation, tandis que la joie signale le dépassement et la création inattendue. La première expérience décrit une situation maintenue et satisfaite, non un dépassement créateur.

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Qu’est-ce qu’une personne « de bien » selon les autres ?

Une personne dont les actions sont jugées moralement valables.

Quel effort remarquable caractérise une personne « de bien » ?

Un effort pour répondre à des attentes extérieures.

De quoi relève le fait d’être une bonne personne ?

De la valeur morale.

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