QCM : La France moderne sous l’Ancien Régime (49 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction permet de différencier la cherté de la famine ?

La cherté est une sous-nutrition grave pouvant tuer, tandis que la famine est une hausse des prix après une mauvaise récolte.
La cherté est une pénurie de main-d’œuvre agricole, tandis que la famine est une hausse durable du prix des denrées.
La cherté est une baisse des récoltes sans hausse des prix, tandis que la famine est une crise limitée au commerce.
La cherté est une hausse du prix des denrées après une mauvaise récolte, tandis que la famine est une sous-nutrition grave pouvant tuer.

La cherté est une hausse du prix des denrées après une mauvaise récolte, tandis que la famine est une sous-nutrition grave pouvant tuer.

Explication

La cherté désigne la hausse du prix des denrées après une mauvaise récolte, alors que la famine correspond à une sous-nutrition grave susceptible d’entraîner directement la mort. Confondre la famine avec une simple hausse des prix efface cette différence essentielle.

2. Quelle distinction caractérise les nobles d’épée et les nobles de robe au service du roi ?

Les nobles d’épée servent par les armes, tandis que ceux de robe se consacrent principalement au commerce maritime.
Les nobles d’épée exercent des fonctions judiciaires, tandis que ceux de robe servent le roi par les armes.
Les nobles d’épée administrent les finances royales, tandis que ceux de robe dirigent les campagnes militaires.
Les nobles d’épée servent par les armes, tandis que ceux de robe exercent des fonctions administratives, judiciaires et financières.

Les nobles d’épée servent par les armes, tandis que ceux de robe exercent des fonctions administratives, judiciaires et financières.

Explication

La noblesse d’épée remplit une fonction militaire, alors que la noblesse de robe sert la monarchie par des offices administratifs, judiciaires et financiers. L’attribution des fonctions judiciaires à la noblesse d’épée confond les deux catégories.

3. Quelle place les laboureurs occupent-ils dans la hiérarchie paysanne, par rapport aux petits et moyens paysans ?

Ils dépendent des petits et moyens paysans, qui contrôlent les terres agricoles.
Ils forment un groupe minoritaire sans distinction économique notable.
Ils forment l’élite, tandis que les petits et moyens paysans constituent la majorité.
Ils constituent la majorité, tandis que les petits et moyens paysans forment l’élite.

Ils forment l’élite, tandis que les petits et moyens paysans constituent la majorité.

Explication

Les laboureurs occupent le sommet de la hiérarchie paysanne, alors que les petits et moyens paysans sont les plus nombreux et ont une indépendance économique souvent instable. La confusion consiste à inverser leurs positions respectives dans cette hiérarchie.

4. Quelle personne répond à la définition du bourgeois dans une ville d’Ancien Régime ?

Une personne inscrite au registre de la bourgeoisie, résidente durable, imposée et propriétaire de son logement.
Un propriétaire rural imposé dans sa paroisse, sans inscription au registre de la bourgeoisie urbaine.
Un artisan installé en ville, membre d’un métier, mais dépourvu de logement dont il soit propriétaire.
Un marchand de passage, hébergé temporairement en ville et exempté des taxes municipales.

Une personne inscrite au registre de la bourgeoisie, résidente durable, imposée et propriétaire de son logement.

Explication

Le bourgeois est inscrit au registre de la bourgeoisie, réside durablement en ville, paie des taxes et possède son logement. Un artisan établi en ville ne correspond pas nécessairement à cette définition s’il n’en remplit pas les critères.

5. Quels secteurs comptent parmi les principales activités manufacturières de l’Ancien Régime ?

Le bâtiment, la banque et l’imprimerie, qui produit notamment fonte, verre et acier.
La métallurgie, la pêche et le commerce, qui produit notamment fonte, verre et acier.
Le textile, le bâtiment et la métallurgie, qui produit notamment fonte, verre et acier.
Le textile, l’agriculture et la navigation, qui produit notamment fonte, verre et acier.

Le textile, le bâtiment et la métallurgie, qui produit notamment fonte, verre et acier.

Explication

Le textile, le bâtiment et la métallurgie figurent parmi les principaux secteurs manufacturiers, et la métallurgie produit notamment la fonte, le verre et l’acier grâce au charbon de bois. L’agriculture est une activité majeure, mais elle ne remplace pas le bâtiment dans cette liste de secteurs manufacturiers.

6. Quel profil familial correspond au modèle dominant au XVIIe siècle ?

Un couple avec plusieurs enfants, tandis que le célibat demeure rare et se rencontre davantage à la campagne qu’en ville.
Un couple sans enfant, tandis que le célibat demeure fréquent et se rencontre davantage en ville qu’à la campagne.
Un couple avec un enfant, tandis que le célibat demeure fréquent et se rencontre davantage à la campagne qu’en ville.
Un couple avec un enfant, tandis que le célibat demeure rare et se rencontre davantage en ville qu’à la campagne.

Un couple avec un enfant, tandis que le célibat demeure rare et se rencontre davantage en ville qu’à la campagne.

Explication

Le modèle familial dominant est celui du couple avec un enfant, et le célibat est rare, bien qu’il soit plus fréquent en ville qu’à la campagne. Le célibat n’est donc pas particulièrement associé aux campagnes dans ce modèle.

7. Quel historien associe l’expression « tyrannie des blés » à la place dominante des céréales ?

Marc Bloch, qui emploie cette expression pour désigner la contrainte liée à la domination céréalière.
Pierre Goubert, qui emploie cette expression pour désigner la contrainte liée à la domination céréalière.
Pierre Goubert, qui emploie cette expression pour désigner le lien entre jachère et faible production.
Marc Bloch, qui emploie cette expression pour désigner le lien entre jachère et faible production.

Pierre Goubert, qui emploie cette expression pour désigner la contrainte liée à la domination céréalière.

Explication

Pierre Goubert qualifie de « tyrannie des blés » la contrainte liée à la place dominante des céréales. Marc Bloch est associé à l’expression « cercle vicieux » pour décrire le lien entre jachère et faible production.

8. Quel effet le droit annuel, institué en 1604, accorde-t-il aux officiers qui le paient ?

Ils peuvent exercer leur charge sans la transmettre ni la céder.
Ils peuvent vendre et transmettre leur charge royale.
Ils sont dispensés de tous les impôts directs dus par les officiers.
Ils peuvent transformer leur charge en titre nobiliaire héréditaire.

Ils peuvent vendre et transmettre leur charge royale.

Explication

Le droit annuel, appelé paulette, permet aux officiers qui l’acquittent de vendre et de transmettre leur charge. Il facilite la transmission des offices, mais ne transforme pas automatiquement ceux-ci en titres nobiliaires héréditaires.

9. Pourquoi les grandes plaines céréalières du nord et de l’est peuvent-elles être vulnérables malgré la fertilité de leurs sols ?

Leurs sols souvent pauvres obligent les cultivateurs à privilégier les plantes méditerranéennes.
Leurs parcelles clôturées limitent la diversité des cultures et fragilisent l’élevage.
Leur forte dépendance aux céréales les expose aux crises qui touchent ces cultures.
Leur éloignement des montagnes réduit l’accès aux pâturages et aux ressources forestières.

Leur forte dépendance aux céréales les expose aux crises qui touchent ces cultures.

Explication

Les plaines du nord et de l’est sont fertiles et dominées par les grandes cultures céréalières, mais cette dépendance les rend vulnérables aux crises. Les parcelles clôturées et la diversité agricole décrivent plutôt les bocages de l’ouest.

10. Quelle association caractérise la théorie politique de l’absolutisme ?

Des éléments religieux indépendants du pouvoir royal et des pratiques judiciaires confiées aux nobles.
Des règles de succession dynastique et des pratiques réservées à l’administration locale du royaume.
Des principes visant à limiter l’État royal et des pratiques ordinaires soumises au contrôle des assemblées.
Des principes visant à renforcer l’État royal et des pratiques extraordinaires dépassant l’autorité ordinaire du roi.

Des principes visant à renforcer l’État royal et des pratiques extraordinaires dépassant l’autorité ordinaire du roi.

Explication

La théorie politique de l’absolutisme associe des éléments théoriques destinés à accroître la puissance de l’État royal à des pratiques extraordinaires qui dépassent l’autorité ordinaire du roi. La limiter aux seules pratiques ordinaires ne rendrait pas compte de cette association.

11. Dans la proto-industrialisation rurale, comment s’organise la fabrication textile entre paysans et marchands ?

Les marchands citadins réalisent les travaux textiles en hiver, puis les paysans récupèrent les produits et fixent les prix.
Les paysans réalisent les travaux textiles en été, puis les marchands citadins récupèrent les produits et fixent les prix.
Les paysans réalisent souvent les travaux textiles en hiver, puis les marchands citadins récupèrent les produits et fixent les prix.
Les paysans réalisent les travaux textiles en hiver, puis les corporations rurales récupèrent les produits et fixent les prix.

Les paysans réalisent souvent les travaux textiles en hiver, puis les marchands citadins récupèrent les produits et fixent les prix.

Explication

Les paysans effectuent souvent des travaux textiles en hiver, tandis que les marchands des villes collectent les produits finis ou semi-finis et déterminent les prix. Les corporations ne remplacent pas les marchands dans cette organisation de la production rurale.

12. Quel rôle les corps de métiers peuvent-ils exercer dans la production urbaine ?

Leurs membres organisent la collecte des rentes foncières et peuvent contrôler les offices judiciaires municipaux.
Leurs statuts encadrent la production, mais confient les monopoles commerciaux aux seuls propriétaires fonciers.
Leurs règlements fixent les impôts urbains et peuvent leur réserver la gestion des remparts de la ville.
Leurs statuts encadrent la production et peuvent leur réserver un monopole sur un produit ou une étape de fabrication.

Leurs statuts encadrent la production et peuvent leur réserver un monopole sur un produit ou une étape de fabrication.

Explication

Les métiers sont organisés en corps dotés de statuts qui encadrent la production et peuvent accorder un monopole sur un produit ou une étape de fabrication. La gestion des remparts et des impôts urbains ne constitue pas le rôle décrit pour ces corps.

13. Comment caractériser la mobilité sociale dans la société d’ordres ?

Elle est hiérarchisée et inégalitaire, et les passages entre positions sociales sont impossibles.
Elle est organisée en ordres fonctionnels, mais la naissance empêche toute évolution de statut.
Elle est hiérarchisée et inégalitaire, mais l’anoblissement et la fortune autorisent certaines mobilités.
Elle est peu hiérarchisée, et la fortune garantit à chacun un accès égal aux ordres.

Elle est hiérarchisée et inégalitaire, mais l’anoblissement et la fortune autorisent certaines mobilités.

Explication

La société d’ordres est hiérarchisée et inégalitaire, sans être immobile : l’anoblissement et l’acquisition d’une fortune ouvrent certaines possibilités de mobilité. L’idée d’une impossibilité de tout passage transforme à tort cette société en système totalement fermé.

14. Quelle différence distingue le métayage du fermage pour le partage des frais et des récoltes ?

En métayage, le propriétaire assume les frais et reçoit toute la récolte ; en fermage, les frais sont partagés.
En métayage, le propriétaire reçoit un loyer fixe ; en fermage, l’exploitant conserve les récoltes sans partage.
En métayage, l’exploitant verse un loyer fixe ; en fermage, propriétaire et exploitant partagent frais et récoltes.
En métayage, propriétaire et exploitant partagent frais et récoltes ; en fermage, l’exploitant verse un loyer fixe.

En métayage, propriétaire et exploitant partagent frais et récoltes ; en fermage, l’exploitant verse un loyer fixe.

Explication

Le métayage associe le propriétaire et l’exploitant dans le partage des frais et des récoltes, alors que le fermage prévoit un loyer fixe. La confusion consiste à attribuer le partage des récoltes au fermage plutôt qu’au métayage.

15. Quelles caractéristiques distinguent les villes de l’Ancien Régime ?

Elles sont entourées de terres agricoles, privées de privilèges et administrées directement par les officiers royaux.
Elles sont protégées par des murs, mais leurs privilèges sont absents et leur administration est contrôlée par les paysans.
Elles sont ouvertes sans enceinte, relèvent des seigneurs ruraux et sont gouvernées par les corporations de métiers.
Elles sont closes par des murs, disposent de privilèges et possèdent une administration souvent contrôlée par les notables.

Elles sont closes par des murs, disposent de privilèges et possèdent une administration souvent contrôlée par les notables.

Explication

Les villes de l’Ancien Régime sont généralement entourées de murs, bénéficient de privilèges et disposent d’une administration municipale souvent dominée par les notables. Le contrôle de cette administration par les corps de métiers n’est pas la caractéristique indiquée.

16. Quelle règle encadre les échanges transatlantiques entre la France métropolitaine et ses colonies ?

Le régime des corporations, qui réserve les flux commerciaux entre la métropole et les colonies.
Le système des foires, qui réserve les flux commerciaux entre la métropole et les colonies.
L’exclusif colonial, qui réserve les flux commerciaux entre la métropole et les colonies.
Le commerce intérieur, qui réserve les flux commerciaux entre la métropole et les colonies.

L’exclusif colonial, qui réserve les flux commerciaux entre la métropole et les colonies.

Explication

L’exclusif colonial réserve les échanges commerciaux entre la métropole et ses colonies. Le commerce intérieur concerne les échanges entre les régions du royaume, et non ces flux transatlantiques.

17. Comment caractériser l’agriculture française d’Ancien Régime vers 1789 ?

Elle vise surtout l’exportation commerciale, dans un royaume dont la population demeure urbaine à environ 80 %.
Elle repose surtout sur l’élevage spécialisé, dans un royaume dont la population est rurale à environ 50 %.
Elle vise surtout la subsistance, dans un royaume dont la population demeure rurale à environ 80 %.
Elle vise surtout l’approvisionnement des villes, dans un royaume dont la population est rurale à environ 20 %.

Elle vise surtout la subsistance, dans un royaume dont la population demeure rurale à environ 80 %.

Explication

L’agriculture d’Ancien Régime est principalement orientée vers la subsistance, et la population française reste rurale à environ 80 % vers 1789. Une forte proportion de population rurale ne signifie pas que l’agriculture est principalement organisée pour l’exportation.

18. Où la production artisanale se déroule-t-elle généralement sous l’Ancien Régime ?

Dans des manufactures royales concentrées, plutôt que dans les ateliers urbains ou ruraux.
Dans de grandes usines urbaines, plutôt que dans de petits ateliers ou dans les campagnes.
Dans de petits ateliers urbains ou dans les campagnes, plutôt que dans de grandes usines.
Dans les ports et les arsenaux, plutôt que dans les ateliers urbains ou dans les campagnes.

Dans de petits ateliers urbains ou dans les campagnes, plutôt que dans de grandes usines.

Explication

La production artisanale est généralement dispersée entre de petits ateliers des villes et des lieux de production ruraux. Les grandes usines concentrées correspondent davantage à l’industrialisation du XIXe siècle.

19. Quelles charges fiscales les paysans d’Ancien Régime doivent-ils supporter ?

Des charges seigneuriales et la dîme, des impôts directs comme la taille et la capitation, ainsi que des impôts indirects comme la gabelle.
Des impôts royaux directs comme la gabelle et indirects comme la capitation, en plus des charges seigneuriales.
La taille et la gabelle, tandis que la dîme et la capitation relèvent des obligations communales.
Des charges seigneuriales et la dîme, mais les impôts royaux sont limités aux prélèvements directs comme la taille.

Des charges seigneuriales et la dîme, des impôts directs comme la taille et la capitation, ainsi que des impôts indirects comme la gabelle.

Explication

Les paysans cumulent les charges seigneuriales et la dîme avec des impôts royaux directs, dont la taille et la capitation, et indirects, comme la gabelle. La gabelle est bien un impôt indirect, contrairement à la proposition qui la classe parmi les prélèvements directs.

20. Quelle distinction permet de différencier l’absolutisme de la monarchie absolue ?

L’absolutisme est une pratique administrative, tandis que la monarchie absolue désigne un régime parlementaire.
L’absolutisme désigne les lois fondamentales, tandis que la monarchie absolue désigne le droit divin.
L’absolutisme est une forme de pouvoir royal, tandis que la monarchie absolue est une critique idéologique du roi.
L’absolutisme est une notion idéologique péjorative, tandis que la monarchie absolue désigne une forme de pouvoir royal.

L’absolutisme est une notion idéologique péjorative, tandis que la monarchie absolue désigne une forme de pouvoir royal.

Explication

Le terme « absolutisme », formulé par Chateaubriand puis repris par les libéralistes, porte une connotation idéologique péjorative, alors que la monarchie absolue décrit une forme de pouvoir royal. La confusion consiste à traiter ces deux notions comme des synonymes.

21. Quels éléments sont au cœur de l’économie sucrière des Antilles ?

Les plantations, le travail salarié et l’esclavage encadré par l’État, notamment par le Code noir de 1685.
Les plantations, la traite négrière et le travail libre encadré par l’État, notamment par le Code noir de 1685.
Les manufactures, la traite négrière et l’esclavage encadré par l’État, notamment par le Code noir de 1685.
Les plantations, la traite négrière et l’esclavage encadré par l’État, notamment par le Code noir de 1685.

Les plantations, la traite négrière et l’esclavage encadré par l’État, notamment par le Code noir de 1685.

Explication

L’économie sucrière antillaise repose sur les plantations, la traite négrière et l’esclavage, que l’État encadre notamment avec le Code noir de 1685. Le travail salarié ne caractérise pas le système esclavagiste qui soutient cette économie.

22. Un roi souhaite aliéner une partie du domaine royal et supprimer des privilèges : quelles limites à son autorité ces projets rencontrent-ils ?

Le droit divin et la capacité des nobles à aliéner librement les terres de la Couronne.
La loi naturelle et le pouvoir des assemblées de supprimer les lois fondamentales du royaume.
L’inaliénabilité du domaine royal et l’impossibilité de remettre en cause les privilèges.
La loi salique et l’interdiction faite au roi de promulguer de nouvelles règles.

L’inaliénabilité du domaine royal et l’impossibilité de remettre en cause les privilèges.

Explication

L’autorité royale est limitée par l’inaliénabilité du domaine royal et par l’impossibilité de remettre en cause les privilèges. La loi salique concerne la succession monarchique et n’est pas la limite pertinente dans ces deux projets.

23. Que désigne un privilège dans la société d’Ancien Régime ?

Une obligation commune imposée aux ordres selon leur contribution aux récoltes.
Un droit variable accordé à un individu ou à un groupe selon la naissance, la fonction ou l’appartenance à une communauté.
Une fonction politique attribuée aux membres du tiers état selon leur activité économique.
Un droit identique accordé à tous les habitants selon leur résidence dans une province du royaume.

Un droit variable accordé à un individu ou à un groupe selon la naissance, la fonction ou l’appartenance à une communauté.

Explication

Les privilèges sont des droits variables accordés à des personnes ou à des groupes en fonction de la naissance, de la fonction ou de l’appartenance communautaire. Un droit identique pour tous ne rendrait pas compte de cette diversité de statuts.

24. Un négociant doit acheminer une cargaison très lourde, mais le trajet peut être lent et irrégulier; quel mode de transport correspond le mieux à ces caractéristiques ?

La voie d’eau, adaptée aux charges lourdes mais affectée par les courants et les variations de débit.
Le transport par chariot, adapté aux charges lourdes mais affecté par les courants et les variations de débit.
La route royale, adaptée aux charges lourdes mais affectée par les courants et les variations de débit.
La route de poste, adaptée aux charges lourdes mais affectée par les courants et les variations de débit.

La voie d’eau, adaptée aux charges lourdes mais affectée par les courants et les variations de débit.

Explication

La voie d’eau convient particulièrement aux marchandises lourdes, même si les courants et les variations de débit rendent les transports lents et irréguliers. Les routes de poste sont principalement destinées au courrier officiel et à l’armée.

25. Quelle répartition des terres caractérise la France à la veille de 1789 ?

Le clergé possède environ 30 %, la noblesse 20 %, la bourgeoisie près de 10 % et les paysans près de 40 %.
Le clergé possède environ 10 %, la noblesse 20 %, la bourgeoisie près de 30 % et les paysans près de 40 %.
Le clergé possède environ 20 %, la noblesse 10 %, la bourgeoisie près de 40 % et les paysans près de 30 %.
Le clergé possède environ 10 %, la noblesse 30 %, la bourgeoisie près de 20 % et les paysans près de 40 %.

Le clergé possède environ 10 %, la noblesse 20 %, la bourgeoisie près de 30 % et les paysans près de 40 %.

Explication

À la veille de 1789, la part des terres détenue augmente du clergé à la noblesse, puis à la bourgeoisie et aux paysans : environ 10 %, 20 %, 30 % et 40 %. L’inversion des parts du clergé et de la noblesse ne respecte pas cette répartition.

26. À partir de 1765, à quoi les routes royales et les routes de poste servent-elles principalement ?

Aux déplacements des voyageurs et des pèlerins, plutôt qu’au courrier officiel et aux déplacements de l’armée.
À l’acheminement des produits coloniaux vers les ports, plutôt qu’au courrier officiel et aux déplacements de l’armée.
Au courrier officiel et aux déplacements de l’armée, plutôt qu’au transport des marchandises.
Au transport des marchandises et des récoltes, plutôt qu’au courrier officiel et aux déplacements de l’armée.

Au courrier officiel et aux déplacements de l’armée, plutôt qu’au transport des marchandises.

Explication

À partir de 1765, la monarchie développe ces routes avant tout pour le courrier officiel et l’armée. La voie d’eau, plutôt que les routes de poste, est particulièrement adaptée au transport des marchandises lourdes.

27. Un propriétaire fait cultiver son domaine par des salariés, tandis qu’un autre le loue à un exploitant : quels modes de faire-valoir illustrent ces situations ?

Les deux pratiquent le faire-valoir indirect, puisque des personnes autres que le propriétaire cultivent.
Les deux pratiquent le faire-valoir direct, puisque chacun demeure propriétaire de la terre.
Le premier pratique le faire-valoir indirect et le second le faire-valoir direct.
Le premier pratique le faire-valoir direct et le second le faire-valoir indirect.

Le premier pratique le faire-valoir direct et le second le faire-valoir indirect.

Explication

Le faire-valoir direct désigne l’exploitation de la terre par le propriétaire avec du personnel salarié, tandis que le faire-valoir indirect repose sur sa location à un exploitant. Le fait que le propriétaire ne cultive pas lui-même ne suffit pas à classer une terre louée en faire-valoir direct.

28. Quel changement de gouvernement Louis XIV met-il en place à partir de 1661 ?

Il remet le gouvernement aux seigneurs locaux, renforçant l’autonomie territoriale et la décentralisation du pouvoir.
Il gouverne par l’intermédiaire d’un principal ministre, renforçant la monarchie administrative et la délégation du pouvoir.
Il gouverne en son nom sans nommer de principal ministre, renforçant la monarchie administrative et la personnalisation du pouvoir.
Il confie le gouvernement aux assemblées, renforçant le partage institutionnel et la représentation politique.

Il gouverne en son nom sans nommer de principal ministre, renforçant la monarchie administrative et la personnalisation du pouvoir.

Explication

À partir de 1661, Louis XIV gouverne en son nom et ne nomme pas de principal ministre, ce qui accompagne le renforcement de la monarchie administrative et la personnalisation du pouvoir. La présence d’un principal ministre décrirait au contraire une organisation différente de celle indiquée.

29. Quelle interprétation décrit le mieux l’affirmation de l’État royal dans le temps ?

C’est un processus discontinu et non obligatoire, et la monarchie absolue existait déjà au Moyen Âge.
C’est un processus continu qui commence au Moyen Âge et conduit nécessairement à une centralisation croissante.
C’est un processus continu et inévitable, commencé seulement avec les monarchies de l’époque moderne.
C’est un processus discontinu qui commence avec Louis XIV, même si la monarchie absolue existait au Moyen Âge.

C’est un processus discontinu et non obligatoire, et la monarchie absolue existait déjà au Moyen Âge.

Explication

L’affirmation de l’État royal n’est ni continue ni inévitable, et des formes de monarchie absolue existaient déjà au Moyen Âge. L’idée d’une marche ininterrompue vers la centralisation constitue précisément une interprétation erronée de cette évolution.

30. Quelle différence distingue le clergé séculier du clergé régulier ?

Le clergé séculier se consacre aux affaires judiciaires, tandis que le clergé régulier assure les fonctions de combat.
Le clergé séculier exerce au contact des fidèles, tandis que le clergé régulier vit dans une institution religieuse suivant une règle.
Le clergé séculier vit dans une institution religieuse suivant une règle, tandis que le clergé régulier exerce au contact des fidèles.
Le clergé séculier vit au contact des fidèles sans fonction religieuse, tandis que le clergé régulier administre les communautés civiles.

Le clergé séculier exerce au contact des fidèles, tandis que le clergé régulier vit dans une institution religieuse suivant une règle.

Explication

Le clergé séculier exerce son ministère au contact des fidèles, tandis que le clergé régulier vit dans une institution religieuse et suit une règle particulière. Le choix qui inverse ces caractéristiques confond les deux formes de vie cléricale.

31. Quelle caractéristique démographique et successorale décrit la noblesse vers 1700 ?

Elle représente près de 20 % de la population et se transmet principalement par nomination royale.
Elle représente près de 10 % de la population et se transmet héréditairement en ligne féminine.
Elle représente environ 1 à 2 % de la population et se transmet héréditairement en ligne masculine.
Elle représente environ 1 à 2 % de la population et se transmet à parts égales par les deux lignées.

Elle représente environ 1 à 2 % de la population et se transmet héréditairement en ligne masculine.

Explication

Vers 1700, la noblesse constitue environ 1 à 2 % de la population et son statut se transmet héréditairement en ligne masculine. L’estimation de 10 % ne correspond pas à la part indiquée pour la noblesse.

32. Quelle fonction est attribuée à chacun des trois ordres de la société d’Ancien Régime ?

Le clergé prie, la noblesse travaille et produit, et le tiers état combat.
Le clergé travaille et produit, la noblesse prie, et le tiers état combat.
Le clergé combat, la noblesse travaille et produit, et le tiers état prie.
Le clergé prie, la noblesse combat, et le tiers état travaille et produit.

Le clergé prie, la noblesse combat, et le tiers état travaille et produit.

Explication

La répartition fonctionnelle associe la prière au clergé, le combat à la noblesse et le travail productif au tiers état. Les autres propositions attribuent à chaque ordre les fonctions d’un autre groupe.

33. Lorsqu’un village répartit la taille entre ses habitants et administre des biens communaux, quelle capacité institutionnelle exerce-t-il ?

La communauté constitue une administration religieuse chargée du recrutement des agents royaux.
La communauté villageoise agit comme une personne juridique et gère des affaires collectives locales.
La communauté exerce une autorité seigneuriale qui lui permet de percevoir la dîme paroissiale.
La communauté agit comme une circonscription royale chargée de fixer le montant national de la taille.

La communauté villageoise agit comme une personne juridique et gère des affaires collectives locales.

Explication

La communauté villageoise possède une personnalité juridique et prend en charge des tâches locales, notamment les biens communaux et la répartition de la taille. Elle ne fixe pas le montant national de l’impôt royal, mais organise sa répartition dans la communauté.

34. Quand le commerce colonial français se développe-t-il, et à quelle période connaît-il un essor marqué ?

Il se développe à partir du XVIIe siècle et connaît un essor marqué à partir de 1780 et au XIXe siècle.
Il se développe à partir du XVIIe siècle et connaît un essor marqué à partir de 1680 et au XVIIIe siècle.
Il se développe à partir du XVIIIe siècle et connaît un essor marqué à partir de 1680 et au XIXe siècle.
Il se développe à partir du XVIe siècle et connaît un essor marqué à partir de 1680 et au XVIIIe siècle.

Il se développe à partir du XVIIe siècle et connaît un essor marqué à partir de 1680 et au XVIIIe siècle.

Explication

Le commerce colonial français se développe à partir du XVIIe siècle, puis connaît une forte croissance à partir de 1680 et au XVIIIe siècle. La date de 1780 ne correspond pas au début de l’essor marqué indiqué ici.

35. Comment fonctionne l’assolement triennal dans un système où les cultures tournent d’une année à l’autre ?

Il alterne une sole de céréales d’automne, une sole de légumineuses de printemps et une jachère permanente sans rotation.
Il maintient une sole de céréales d’automne et une sole de printemps, tandis que toutes les parcelles restent cultivées.
Il alterne blé semé à l’automne, orge ou avoine semée au printemps et une sole au repos, puis fait tourner les cultures.
Il associe deux soles cultivées, l’une de blé et l’autre d’orge, puis une jachère selon un cycle biennal.

Il alterne blé semé à l’automne, orge ou avoine semée au printemps et une sole au repos, puis fait tourner les cultures.

Explication

L’assolement triennal répartit les terres entre une sole de blé d’automne, une sole d’orge ou d’avoine de printemps et une sole laissée au repos, avec une rotation des cultures. Le schéma de deux soles cultivées et d’une jachère correspond à trois soles, et non à un cycle biennal.

36. Quel constat décrit la mortalité des enfants dans la France d’Ancien Régime ?

Un enfant sur quatre meurt avant un an et un autre avant vingt ans.
Un enfant sur quatre meurt avant cinq ans et un autre avant quinze ans.
Un enfant sur trois meurt avant un an et un autre avant vingt ans.
Un enfant sur cinq meurt avant un an et un autre avant dix-huit ans.

Un enfant sur quatre meurt avant un an et un autre avant vingt ans.

Explication

La mortalité infantile et juvénile est élevée : un enfant sur quatre meurt avant son premier anniversaire et un autre avant vingt ans. Les autres choix modifient les proportions ou les âges indiqués.

37. Pourquoi un trajet commercial entre Lorient et la Chine illustre-t-il les exigences du grand négoce ?

Il peut durer 21 mois et nécessite des routes terrestres ainsi que des réseaux de corporations.
Il peut durer 21 mois et nécessite des capitaux importants ainsi que des réseaux de correspondants.
Il peut durer 21 mois et nécessite des foires régulières ainsi que des réseaux de colporteurs.
Il peut durer 12 mois et nécessite des capitaux importants ainsi que des réseaux de correspondants.

Il peut durer 21 mois et nécessite des capitaux importants ainsi que des réseaux de correspondants.

Explication

Un voyage commercial entre Lorient et la Chine peut prendre 21 mois, ce qui s’inscrit dans un commerce nécessitant de gros capitaux et des correspondants. Les corporations et les foires ne constituent pas les réseaux essentiels décrits pour ce grand négoce.

38. Un paysan exploite une terre tandis qu’un seigneur conserve des droits supérieurs sur celle-ci : à qui revient chaque forme de propriété ?

Le paysan détient les deux formes de propriété et le seigneur conserve un droit fiscal.
Le paysan détient la propriété éminente et le seigneur la propriété utile.
Le paysan détient la propriété utile et le seigneur la propriété éminente.
Le seigneur détient les deux formes de propriété et le paysan possède un droit d’usage.

Le paysan détient la propriété utile et le seigneur la propriété éminente.

Explication

La propriété utile revient au paysan ou au tenancier qui exploite la terre, tandis que la propriété éminente demeure au seigneur, qui garde des droits supérieurs. Attribuer la propriété éminente à l’exploitant inverse les deux notions.

39. Dans le régime matrimonial décrit, quelle fonction remplit principalement le mariage et que devient souvent le veuvage ?

Le mariage unit socialement et patrimonialement deux familles, et le veuvage est souvent suivi d’un remariage rapide.
Le mariage unit deux personnes sans enjeu familial ou patrimonial, et le veuvage est souvent suivi d’un célibat durable.
Le mariage établit une alliance entre familles, et le veuvage est souvent suivi d’une longue période sans remariage.
Le mariage organise une alliance entre villages, et le veuvage est souvent suivi d’une migration vers la ville.

Le mariage unit socialement et patrimonialement deux familles, et le veuvage est souvent suivi d’un remariage rapide.

Explication

Le mariage constitue une alliance sociale et patrimoniale entre deux familles, tandis que le veuvage est souvent suivi d’un remariage rapide. L’idée d’une longue période sans remariage ne correspond donc pas à la tendance décrite.

40. Quelle formule Pierre Goubert emploie-t-il pour résumer la mortalité des enfants avant l’âge adulte ?

Il fallait quatre enfants pour remplacer deux adultes.
Il fallait deux enfants pour produire un adulte.
Il fallait trois enfants pour assurer la survie d’un adulte.
Il fallait deux adultes pour élever un enfant.

Il fallait deux enfants pour produire un adulte.

Explication

Pierre Goubert résume la forte mortalité en affirmant qu’il fallait deux enfants pour produire un adulte, dans un contexte de mauvaises conditions sanitaires et alimentaires. L’idée qu’il fallait trois enfants ne correspond pas à sa formule.

41. Comment un roturier peut-il accéder à la noblesse tout en respectant le monopole royal de l’anoblissement ?

Un seigneur peut l’anoblir par contrat, sans intervention ni autorisation de la monarchie.
Un officier peut transmettre son statut à tout acheteur, indépendamment de la nature de sa charge.
Une assemblée municipale peut l’anoblir en lui accordant un office urbain héréditaire.
Le roi peut l’anoblir par lettres patentes ou par l’achat d’une charge royale anoblissante.

Le roi peut l’anoblir par lettres patentes ou par l’achat d’une charge royale anoblissante.

Explication

Le roi conserve le monopole de l’anoblissement et peut créer de nouveaux nobles par lettres patentes ou grâce à l’achat d’une charge royale anoblissante. Un office urbain accordé par une assemblée municipale ne remplace pas cette prérogative royale.

42. À la veille de la Révolution française, quelle part de la population vit à la campagne ?

Environ 80 % des Français vivent dans les villes vers 1789.
Environ 50 % des Français vivent à la campagne vers 1789.
Environ 60 % des Français vivent à la campagne vers 1789.
Environ 80 % des Français vivent à la campagne vers 1789.

Environ 80 % des Français vivent à la campagne vers 1789.

Explication

Vers 1789, la population française reste principalement rurale : environ 80 % des Français vivent à la campagne. L’estimation de 60 % sous-évalue cette part.

43. Comment évolue la population entre 1660 et la période qui suit 1740 ?

La hausse est modérée et sans interruption jusqu’en 1740, puis la population commence à diminuer.
La population diminue continuellement jusqu’en 1740, puis retrouve une hausse modérée et irrégulière.
La hausse est modérée et interrompue par des crises jusqu’en 1740, puis la croissance devient continue.
La croissance est continue jusqu’en 1740, puis elle est interrompue par des crises démographiques.

La hausse est modérée et interrompue par des crises jusqu’en 1740, puis la croissance devient continue.

Explication

Entre 1660 et 1740, la hausse démographique demeure modérée et connaît des interruptions liées aux crises ; après 1740, la croissance devient continue. Le choix d’une croissance continue avant 1740 inverse la chronologie.

44. Quelle règle s’applique au roi concernant la loi et les lois fondamentales du royaume ?

Il donne la loi et en est délié, sans être soumis aux lois fondamentales du royaume.
Il partage le pouvoir de donner la loi avec les nobles et reste soumis aux décisions des assemblées.
Il donne la loi et en est délié, mais demeure soumis aux lois fondamentales du royaume.
Il applique la loi sans pouvoir la donner, mais peut écarter les lois fondamentales du royaume.

Il donne la loi et en est délié, mais demeure soumis aux lois fondamentales du royaume.

Explication

Le roi est présenté comme celui qui donne la loi et qui en est délié, tout en restant soumis aux lois fondamentales du royaume. L’idée qu’il échappe aussi à ces lois fondamentales étend donc son autorité au-delà de la règle établie.

45. Quel rôle les corporations jouent-elles dans l’organisation des métiers, malgré les changements de 1774 et 1775 ?

Elles gèrent les routes et les transports; supprimées par Turgot en 1774, elles sont rétablies en 1775.
Elles organisent les échanges coloniaux et les prix; supprimées par Turgot en 1774, elles sont rétablies en 1775.
Elles financent les ateliers et les mines; supprimées par Turgot en 1774, elles sont remplacées par les manufactures en 1775.
Elles encadrent les métiers, la qualité, les techniques et la production; supprimées par Turgot en 1774, elles sont rétablies en 1775.

Elles encadrent les métiers, la qualité, les techniques et la production; supprimées par Turgot en 1774, elles sont rétablies en 1775.

Explication

Les corporations réglementent les métiers, les normes de qualité, les techniques et les conditions de production; Turgot les supprime en 1774, puis elles sont rétablies en 1775. Leur fonction ne consiste pas à organiser les échanges coloniaux, qui relèvent d’un autre cadre commercial.

46. Quelle chaîne de conséquences suit le grand hiver de 1709 ?

La hausse du prix du blé précède le grand hiver, qui améliore les récoltes et réduit la mortalité.
La mortalité du bétail augmente les réserves de céréales, fait baisser le prix du blé et entraîne une croissance démographique.
La destruction des arbres fruitiers réduit les impôts, entraîne une baisse du prix du blé et provoque un excédent des naissances.
La destruction des blés et la mortalité du bétail font monter le prix du blé, provoquent la disette et s’accompagnent de décès supplémentaires et d’un déficit des naissances.

La destruction des blés et la mortalité du bétail font monter le prix du blé, provoquent la disette et s’accompagnent de décès supplémentaires et d’un déficit des naissances.

Explication

Le grand hiver détruit les blés, le bétail et les arbres fruitiers ; la hausse du prix du blé mène à la disette, avec 600 000 décès supplémentaires et un déficit des naissances. L’idée d’une baisse du prix du blé contredit cette chaîne de conséquences.

47. Quelle part de l’apport calorique de la ration alimentaire les céréales fournissent-elles au XVIIe siècle ?

Environ 80 à 95 % de l’apport calorique.
Environ 50 à 80 % de l’apport calorique.
Environ 20 à 40 % de l’apport calorique.
Environ 10 à 25 % de l’apport calorique.

Environ 50 à 80 % de l’apport calorique.

Explication

Au XVIIe siècle, les céréales fournissent entre 50 et 80 % de l’apport calorique, ce qui montre leur place majeure dans l’alimentation. Une part de 80 à 95 % surestimerait leur contribution par rapport à cette estimation.

48. Une famille cherche à comparer sa fécondité aux tendances démographiques de l’époque : quels repères peut-elle utiliser ?

Environ 40 % de natalité, 4 à 5 enfants par couple et 4 à 5 ans entre les naissances.
Environ 1 à 2 % de natalité, 4 à 5 enfants par couple et 1,5 à 2,5 ans entre les naissances.
Environ 40 % de natalité, 4 à 5 enfants par couple et 1,5 à 2,5 ans entre les naissances.
Environ 40 % de natalité, 1 à 2 enfants par couple et 1,5 à 2,5 ans entre les naissances.

Environ 40 % de natalité, 4 à 5 enfants par couple et 1,5 à 2,5 ans entre les naissances.

Explication

Les repères indiqués sont un taux de natalité d’environ 40 %, une moyenne de 4 à 5 enfants par couple et un intervalle de 1,5 à 2,5 ans entre deux naissances. Le chiffre de 1 à 2 % concerne les naissances hors mariage, et non le taux de natalité.

49. Un territoire comprend des champs céréaliers, des landes de pâturage et des taillis exploités pour le bois : comment distinguer l’ager du saltus ?

L’ager désigne les pâturages et les forêts, tandis que le saltus regroupe les cultures de céréales et de vigne.
L’ager correspond aux terres irriguées, tandis que le saltus désigne les parcelles clôturées consacrées à l’élevage.
L’ager correspond aux champs, tandis que le saltus regroupe les landes, les taillis et les autres espaces de ressources.
L’ager correspond aux landes et aux taillis, tandis que le saltus désigne les champs consacrés aux céréales.

L’ager correspond aux champs, tandis que le saltus regroupe les landes, les taillis et les autres espaces de ressources.

Explication

L’ager désigne les espaces cultivés, principalement consacrés aux céréales, tandis que le saltus rassemble notamment friches, landes, forêts et taillis utilisés pour diverses ressources. La distinction ne repose pas sur une opposition entre terres irriguées et parcelles clôturées.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur La France moderne sous l’Ancien Régime.

Qui a formulé l’absolutisme comme une notion péjorative ?

Chateaubriand.

Qu’est-ce que l’absolutisme comme théorie politique ?

Une théorie associant des éléments visant à accroître la puissance de l’État royal et des pratiques extraordinaires dépassant l’autorité ordinaire du roi.

À quelles lois le roi reste-t-il soumis malgré son pouvoir législatif ?

Aux lois fondamentales du royaume.

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