QCM : La République et son institutionnalisation (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour étudier la formation de la vie politique au XIXe siècle, quel ensemble de phénomènes correspond aux axes du chapitre ?

Institutions de l’État, diplomatie, conquêtes militaires et fiscalité
Opinion publique, revendications sociales, industrialisation et échanges commerciaux
Opinion publique, citoyenneté, vote, exclusions et structuration des partis
Citoyenneté, suffrage sans exclusions, administration et justice pénale

Opinion publique, citoyenneté, vote, exclusions et structuration des partis

Explication

Le chapitre examine l’avènement d’un espace politique structuré par l’opinion publique, la citoyenneté, le vote, ses exclusions et les partis. Les institutions et la diplomatie réduisent cet espace à l’État, le suffrage sans exclusions efface les limites de la citoyenneté, et l’industrialisation substitue des thèmes économiques aux axes politiques indiqués.

2. Dans l’héritage révolutionnaire étudié, quelle attente le droit-créance autorise-t-il un citoyen à nourrir envers l’État ?

Une reconnaissance des symboles républicains par l’État
Une intervention de l’État dans le domaine social
Une participation directe à la souveraineté nationale
Une application égale de la loi à chaque citoyen

Une intervention de l’État dans le domaine social

Explication

Le droit-créance permet au citoyen d’attendre de l’État une intervention sociale, au-delà de son rôle de détenteur de la souveraineté. L’égalité devant la loi relève de l’isonomie, la participation à la souveraineté est une autre dimension politique, et les symboles républicains constituent un aspect distinct de l’héritage révolutionnaire.

3. À quelle date Louis-Napoléon Bonaparte est-il élu président de la République avec environ 74 % des voix ?

Le 10 décembre 1848
Le 31 mai 1850
Le 2 décembre 1851
Les 20 et 21 décembre 1851

Le 10 décembre 1848

Explication

Louis-Napoléon Bonaparte est élu président le 10 décembre 1848, avec environ 74 % des voix. Le 2 décembre 1851 correspond au coup d’État, le 31 mai 1850 à la loi électorale restrictive, et les 20 et 21 décembre 1851 au plébiscite.

4. En 1852, Louis-Napoléon Bonaparte veut briguer un nouveau mandat, mais l’Assemblée a refusé la révision qu’il demandait : quelle contrainte constitutionnelle s’applique à sa candidature ?

L’Assemblée peut révoquer son mandat présidentiel
La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat
La loi lui impose trois ans de résidence dans un canton
Le plébiscite lui interdit de rédiger une nouvelle Constitution

La Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat

Explication

La Constitution interdit à Louis-Napoléon Bonaparte de briguer un nouveau mandat en 1852, et l’Assemblée refuse la révision demandée. La résidence cantonale concerne le droit de vote, la révocation présidentielle n’est pas la contrainte indiquée, et le plébiscite de décembre 1851 lui confie au contraire le pouvoir de rédiger une nouvelle Constitution.

5. Un ouvrier mobile a résidé continûment dans son canton pendant deux ans et demi en 1850 ; quelle conséquence la loi électorale du 31 mai entraîne-t-elle pour son inscription sur les listes électorales ?

Il remplit la condition après trois ans de résidence dans son département
Il perd son droit de vote parce que le suffrage universel est aboli
Il ne remplit pas la condition des trois ans de résidence continue
Il remplit la condition puisqu’il a dépassé six mois de résidence

Il ne remplit pas la condition des trois ans de résidence continue

Explication

La loi du 31 mai 1850 exige trois ans de résidence continue dans le même canton ; deux ans et demi ne suffisent donc pas. Le seuil de six mois était celui de la règle antérieure, le suffrage universel masculin n’a pas été formellement aboli, et la condition porte sur le canton, non sur le département.

6. Après le coup d’État du 2 décembre 1851, quelle combinaison d’actions caractérise la démarche de Louis-Napoléon Bonaparte ?

Dissoudre l’Assemblée, rétablir le suffrage universel et soumettre de nouvelles institutions à plébiscite
Soumettre les institutions à plébiscite, puis dissoudre l’Assemblée et rétablir le suffrage universel
Dissoudre l’Assemblée, restreindre le suffrage universel et convoquer une élection présidentielle
Rétablir l’Assemblée, suspendre le suffrage universel et soumettre une nouvelle Constitution au vote

Dissoudre l’Assemblée, rétablir le suffrage universel et soumettre de nouvelles institutions à plébiscite

Explication

Le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte dissout l’Assemblée, rétablit le suffrage universel et annonce un plébiscite sur les nouvelles institutions. La restriction du suffrage renvoie à la loi de 1850, et le plébiscite n’est pas l’acte qui dissout l’Assemblée. Le scrutin présidentiel avait eu lieu en 1848, avant le coup d’État.

7. Quel principe caractérise un régime césariste ?

Le dirigeant tient sa légitimité de la transmission héréditaire plutôt que du vote.
Les citoyens délèguent leur souveraineté à des assemblées indépendantes du pouvoir exécutif.
La souveraineté populaire s’incarne dans un dirigeant puissant, légitimé par le vote.
Les assemblées détiennent la souveraineté et contrôlent étroitement le dirigeant.

La souveraineté populaire s’incarne dans un dirigeant puissant, légitimé par le vote.

Explication

Dans le césarisme, la souveraineté populaire s’incarne dans un individu puissant et le vote légitime son pouvoir. Le contrôle des assemblées relève du parlementarisme, tandis que la souveraineté des assemblées et l’hérédité ne définissent pas ce principe.

8. Napoléon III veut renouveler la confiance du peuple dans son pouvoir : quel usage du suffrage universel correspond à sa conception de la démocratie ?

Organiser un plébiscite qui invite le peuple à confirmer sa confiance au souverain.
Soumettre les décisions du souverain au contrôle régulier des assemblées élues.
Faire désigner un gouvernement responsable par une majorité parlementaire.
Organiser une élection législative qui confie aux députés le choix du souverain.

Organiser un plébiscite qui invite le peuple à confirmer sa confiance au souverain.

Explication

Napoléon III considère que la démocratie doit s’incarner dans un homme et utilise le plébiscite pour renouveler la confiance populaire. Une élection représentative ou un contrôle parlementaire renvoie à d’autres formes de relation entre vote et pouvoir.

9. Lors d’une élection sous le Second Empire, l’administration soutient un candidat, mobilise des fonctionnaires et entrave la campagne de ses adversaires. De quelle pratique s’agit-il ?

Une compétition électorale libre, sans intervention de l’administration.
Des candidatures indépendantes, qui échappent au soutien officiel du régime.
Des candidatures officielles, qui instaurent un plébiscite permanent.
Un plébiscite ponctuel, organisé pour trancher une question constitutionnelle.

Des candidatures officielles, qui instaurent un plébiscite permanent.

Explication

Les candidatures officielles font du régime un soutien actif à un candidat et instaurent ainsi un plébiscite permanent. Les candidatures indépendantes échappent à ce soutien, tandis qu’un plébiscite ponctuel et une campagne sans intervention ne décrivent pas la situation.

10. Dans un régime où les libertés individuelles sont reconnues, mais où les libertés publiques ne sont pas considérées comme leur prolongement naturel, quelle distinction est en jeu ?

La limitation des libertés individuelles au profit de libertés publiques garanties aux élus.
La reconnaissance des libertés publiques comme conséquence automatique des libertés individuelles.
La reconnaissance des libertés individuelles sans extension naturelle aux libertés publiques.
La fusion des libertés individuelles avec les droits de contrôle parlementaire.

La reconnaissance des libertés individuelles sans extension naturelle aux libertés publiques.

Explication

Sous le Second Empire, les libertés individuelles sont reconnues sans que les libertés publiques soient considérées comme leur prolongement naturel. Les autres réponses assimilent ou inversent ces catégories, ou les confondent avec le contrôle parlementaire.

11. En novembre 1860, une assemblée peut répondre au discours de l’Empereur par une adresse. Quelle évolution institutionnelle cette mesure introduit-elle ?

La possibilité pour les assemblées de demander des explications au gouvernement par interpellation.
La suppression des mesures préventives qui encadraient la publication des journaux.
La faculté pour les assemblées de mettre fin au régime par un vote de défiance.
La reprise des débats parlementaires par une réponse des assemblées au discours impérial.

La reprise des débats parlementaires par une réponse des assemblées au discours impérial.

Explication

Le décret du 24 novembre 1860 accorde au Sénat et au Corps législatif le droit de répondre au discours impérial par une adresse, relançant les débats parlementaires. L’interpellation est une réforme ultérieure, et l’adresse ne renverse pas le régime ni ne réforme la presse.

12. En 1867, les parlementaires peuvent demander des explications au gouvernement : quel nouveau droit renforce ainsi l’opposition ?

Le droit de publication, qui remplace le contrôle des assemblées.
Le droit d’adresse, qui remplace le droit d’interpellation.
Le droit d’interpellation, qui remplace le droit d’adresse.
Le droit de dissolution, qui remplace la discussion parlementaire.

Le droit d’interpellation, qui remplace le droit d’adresse.

Explication

En 1867, le droit d’interpellation remplace le droit d’adresse et donne plus de vigueur à l’opposition parlementaire. L’adresse permet de répondre au discours de l’Empereur, tandis que l’abolition des mesures préventives concerne la loi sur la presse.

13. Une réforme du 11 mai 1868 supprime les mesures préventives concernant la presse. Quel effet est associé à cette loi ?

La possibilité pour les assemblées de répondre au discours impérial.
Le renforcement de l’opposition par le droit d’interpellation.
La suppression de l’autorisation préalable pour les réunions publiques.
La multiplication des journaux.

La multiplication des journaux.

Explication

La loi sur la presse du 11 mai 1868 abolit les mesures préventives et favorise la multiplication des journaux. L’autorisation préalable des réunions relève d’une autre loi, tandis que l’interpellation et l’adresse concernent les rapports entre gouvernement et assemblées.

14. Une association organise une réunion publique sur une question religieuse en 1868. Quelle règle s’applique au regard de la loi du 6 juin ?

La réunion est soumise aux mesures préventives applicables aux journaux.
L’autorisation préalable est supprimée pour toute réunion publique.
La réunion relève du droit d’interpellation des parlementaires.
L’autorisation préalable reste requise pour cette réunion.

L’autorisation préalable reste requise pour cette réunion.

Explication

La loi du 6 juin 1868 supprime l’autorisation préalable pour les réunions publiques, sauf celles portant sur des questions religieuses ou politiques. L’abolition des mesures préventives concerne la presse, et l’interpellation appartient au fonctionnement parlementaire.

15. Lors des élections législatives de mai-juin 1869, quel résultat résume le rapport de forces entre les candidats favorables à l’Empire et l’opposition ?

Plus de 3,3 millions de voix pour les candidats impériaux et un peu plus de 4,4 millions pour l’opposition, soit 40 % des suffrages pour celle-ci
Un peu plus de 4,4 millions de voix pour les candidats impériaux et plus de 3,3 millions pour l’opposition, soit 40 % des suffrages pour celle-ci
Un peu plus de 4,4 millions de voix pour les candidats impériaux et plus de 3,3 millions pour l’opposition, cette dernière obtenant la majorité des suffrages nationaux
Un peu plus de 4,4 millions de voix pour les candidats impériaux et plus de 3,3 millions pour l’opposition, soit 40 % des suffrages pour les candidats impériaux

Un peu plus de 4,4 millions de voix pour les candidats impériaux et plus de 3,3 millions pour l’opposition, soit 40 % des suffrages pour celle-ci

Explication

Les candidats favorables à l’Empire recueillent un peu plus de 4,4 millions de voix, tandis que l’opposition dépasse 3,3 millions, soit 40 % des suffrages. L’inversion des nombres attribue mal les voix, et la majorité urbaine ne signifie pas une majorité nationale.

16. Lors d’un plébiscite organisé le 8 mai 1870 pour approuver des changements libéraux de la Constitution, quel résultat est annoncé ?

7,36 millions de voix pour la République contre 1,57 million pour l’Empire
Un peu plus de 4,4 millions de oui contre plus de 3,3 millions de non
1,57 million de oui contre 7,36 millions de non
7,36 millions de oui contre 1,57 million de non

7,36 millions de oui contre 1,57 million de non

Explication

Le plébiscite du 8 mai approuve les changements libéraux par 7,36 millions de oui contre 1,57 million de non. L’inversion des chiffres renverse le résultat, tandis que les nombres de 1869 concernent les élections législatives et non ce plébiscite.

17. Après l’invasion du palais Bourbon par le peuple parisien, quelle décision les députés républicains prennent-ils le 4 septembre 1870 à l’Hôtel de Ville ?

Ils proclament la République et réclament un gouvernement de Défense nationale
Ils annoncent l’élection de la Commune et réclament le départ de Thiers
Ils proclament la République et réclament le maintien du gouvernement impérial
Ils signent la paix avec la Prusse et réclament le paiement d’une réparation

Ils proclament la République et réclament un gouvernement de Défense nationale

Explication

Le 4 septembre, les députés républicains proclament la République à l’Hôtel de Ville et réclament un gouvernement de Défense nationale. Le maintien de l’Empire contredit cette proclamation, tandis que la paix et la Commune relèvent d’événements ultérieurs.

18. Pour expliquer pourquoi les Français étaient familiarisés avec le vote tout en ayant connu des progrès du parlementarisme, quelle évolution faut-il retenir ?

Le Second Empire a familiarisé les Français avec le vote par les plébiscites, et l’Empire libéral a favorisé le parlementarisme
Le Second Empire a développé le parlementarisme, et l’Empire libéral a familiarisé les Français avec les plébiscites
Le Second Empire a familiarisé les Français avec le vote par les élections locales, et l’Empire libéral a favorisé le parlementarisme
Les plébiscites ont remplacé le vote des Français, et l’Empire libéral a supprimé le parlementarisme

Le Second Empire a familiarisé les Français avec le vote par les plébiscites, et l’Empire libéral a favorisé le parlementarisme

Explication

Les plébiscites du Second Empire ont habitué les Français au vote, tandis que l’Empire libéral a été marqué par les progrès du parlementarisme. L’attribution inversée confond les deux évolutions, et les élections locales ne sont pas le mécanisme mentionné.

19. Une assemblée élue le 8 février 1871 compte environ 400 monarchistes et 150 républicains, dont 40 démocrates : quelle orientation générale exprime cette composition ?

Une majorité conservatrice à l’Assemblée
Une majorité démocrate à l’Assemblée
Une majorité républicaine à l’Assemblée
Une assemblée composée à parts égales de monarchistes et de républicains

Une majorité conservatrice à l’Assemblée

Explication

Avec environ 400 monarchistes contre 150 républicains, l’Assemblée issue des élections du 8 février est à majorité conservatrice. Les 40 démocrates ne représentent qu’une partie des républicains, et les effectifs ne sont ni inversés ni égaux.

20. En février et mars 1871, quelle combinaison décrit correctement le rôle provisoire de Thiers et son engagement au pacte de Bordeaux ?

Élu chef du pouvoir exécutif le 17 février, il s’engage le 10 mars à défendre la République contre toute autre forme de régime
Élu chef du pouvoir exécutif le 10 mars, il s’engage le 17 février à ne pas prendre parti sur la nature du régime
Élu chef du pouvoir exécutif le 17 février, il s’engage le 10 mars à ne pas prendre parti sur la nature du régime
Élu président de l’Assemblée le 17 février, il s’engage le 10 mars à rétablir la monarchie

Élu chef du pouvoir exécutif le 17 février, il s’engage le 10 mars à ne pas prendre parti sur la nature du régime

Explication

Thiers est élu chef du pouvoir exécutif à titre provisoire le 17 février, puis le pacte de Bordeaux du 10 mars l’engage à ne pas se prononcer sur la nature du régime. Le pacte ne lui impose pas de soutenir la monarchie ou la République, et la présidence de l’Assemblée est une fonction distincte.

21. Après l’échec, dans la nuit du 17 au 18 mars 1871, de la reprise des canons de la Garde nationale, que se passe-t-il ?

Thiers et son gouvernement fuient à Versailles, puis le comité central s’installe à l’Hôtel de Ville et annonce l’élection de la Commune
Le comité central fuit à Versailles, puis Thiers et son gouvernement s’installent à l’Hôtel de Ville et annoncent l’élection de la Commune
Thiers et son gouvernement fuient à Bordeaux, puis le comité central s’installe à l’Hôtel de Ville et annonce l’élection de la Commune
Thiers et son gouvernement fuient à Versailles, puis le comité central proclame la Commune le soir même sans élection

Thiers et son gouvernement fuient à Versailles, puis le comité central s’installe à l’Hôtel de Ville et annonce l’élection de la Commune

Explication

Après l’échec de la reprise des canons, Thiers et son gouvernement se replient à Versailles; le comité central de la Garde nationale s’installe ensuite à l’Hôtel de Ville et annonce l’élection de la Commune. L’inversion attribue les déplacements aux mauvais acteurs, tandis que la proclamation de la Commune intervient le 28 mars.

22. En 1871, quelle différence distingue les légitimistes des orléanistes quant à la monarchie souhaitée ?

Les légitimistes soutiennent les Bourbons cadets, les orléanistes une monarchie parlementaire des Orléans.
Les légitimistes soutiennent les Orléans, les orléanistes une monarchie parlementaire des Bourbons aînés.
Les légitimistes soutiennent les Bourbons aînés, les orléanistes une monarchie parlementaire des Orléans.
Les légitimistes soutiennent les Bourbons aînés et une monarchie parlementaire anglaise, les orléanistes la branche des Orléans.

Les légitimistes soutiennent les Bourbons aînés, les orléanistes une monarchie parlementaire des Orléans.

Explication

Les légitimistes défendent la branche aînée des Bourbons et le comte de Chambord, tandis que les orléanistes soutiennent la branche des Orléans et un régime parlementaire à l’anglaise. L’option qui attribue les Orléans aux légitimistes confond les branches, celle qui prête le modèle anglais aux légitimistes inverse les positions, et celle qui parle de Bourbons cadets déforme la branche légitimiste.

23. Un député libéral souhaite renforcer le parlementarisme tout en limitant l’influence de l’Église sur la société civile. À quel courant correspond-il ?

Au courant républicain.
Au courant légitimiste modéré.
Au centre droit libéral.
Au centre gauche libéral.

Au centre gauche libéral.

Explication

Le centre gauche libéral privilégie le parlementarisme et limite l’influence de l’Église sur la société civile. Le centre droit est plus favorable à cette influence, le légitimisme modéré désigne une tendance monarchiste, et l’anticléricalisme caractérise ici les républicains.

24. Quelle orientation caractérise les républicains, qui comptent un peu plus de 200 parlementaires ?

La défense des libertés, de l’anticléricalisme et de la souveraineté nationale.
La défense des libertés, de l’influence de l’Église et de la souveraineté dynastique.
La défense du pouvoir monarchique, du parlementarisme et de la souveraineté nationale.
La défense des libertés, de l’anticléricalisme et de la souveraineté du monarque.

La défense des libertés, de l’anticléricalisme et de la souveraineté nationale.

Explication

Les républicains défendent les libertés, l’anticléricalisme et la souveraineté nationale. L’option qui met en avant l’influence religieuse contredit leur orientation anticléricale, tandis que la souveraineté dynastique ou monarchique s’oppose au principe de souveraineté nationale.

25. Quel enjeu constitue le clivage politique majeur entre les forces politiques de 1871 ?

L’influence de l’Église sur la société civile.
La présence ou l’absence d’un monarque à la tête du pays.
L’acceptation ou le rejet de l’héritage de la Révolution française.
La répartition des parlementaires entre la droite et la gauche.

La présence ou l’absence d’un monarque à la tête du pays.

Explication

Le clivage politique majeur porte sur le fait qu’un monarque dirige ou non le pays. La question religieuse divise notamment le centre gauche et le centre droit, et l’opposition droite-gauche ne résume pas à elle seule l’enjeu central du régime.

26. Une réforme militaire reprend les règles adoptées en juillet 1872 : le service dure cinq ans, mais de nombreuses dispenses sont accordées. Quelle conséquence en découle ?

La création d’une véritable armée nationale est empêchée.
Une véritable armée nationale est constituée par le service prolongé.
Le service militaire devient universel malgré les nombreuses dispenses.
La durée du service est réduite, ce qui empêche la mobilisation.

La création d’une véritable armée nationale est empêchée.

Explication

La loi fixe le service à cinq ans, mais les nombreuses dispenses font obstacle à la création d’une véritable armée nationale. L’option fondée sur la seule durée néglige l’effet des dispenses, tandis que l’universalité effective contredit leur nombre important.

27. Que déclare Thiers le 13 novembre 1872 au sujet du régime politique français ?

La République est le gouvernement légal du pays et son maintien provoquerait une nouvelle révolution.
La monarchie est le gouvernement légal du pays et son remplacement provoquerait une nouvelle révolution.
La République reste provisoire et une restauration monarchique éviterait une nouvelle révolution.
La République est le gouvernement légal du pays et vouloir un autre régime provoquerait une nouvelle révolution.

La République est le gouvernement légal du pays et vouloir un autre régime provoquerait une nouvelle révolution.

Explication

Thiers affirme que la République est le gouvernement légal du pays et que vouloir un autre régime entraînerait une nouvelle révolution. La présenter comme un régime encore provisoire, attribuer la légitimité à la monarchie ou inverser le risque de révolution déforme sa déclaration.

28. Quelle portée politique le discours de Thiers du 13 novembre 1872 prend-il dans ses rapports avec les monarchistes ?

Il rompt le pacte de Bordeaux et marque son choix de la monarchie.
Il renouvelle le pacte de Bordeaux en conciliant républicains et monarchistes.
Il maintient le pacte de Bordeaux et confirme sa neutralité entre les régimes.
Il rompt le pacte de Bordeaux et marque son choix de la République.

Il rompt le pacte de Bordeaux et marque son choix de la République.

Explication

Par ce discours, Thiers prend parti pour la République, ce qui marque la rupture du pacte de Bordeaux. La neutralité, le choix monarchiste ou le renouvellement d’une entente entre les camps ne correspondent pas à cette rupture.

29. Le 24 mai 1873, une majorité de députés vote contre Thiers, par 360 voix contre 344. Quelle conséquence immédiate cette mise en minorité entraîne-t-elle ?

Thiers demeure en fonction après avoir remporté le vote.
Thiers démissionne après que ses soutiens ont obtenu 360 voix.
Thiers demeure en fonction après avoir obtenu 344 voix contre 360.
Thiers démissionne après le vote qui le met en minorité.

Thiers démissionne après le vote qui le met en minorité.

Explication

Le vote du 24 mai, remporté par les opposants à Thiers par 360 voix contre 344, conduit à sa démission. L’option qui le dit vainqueur inverse le résultat, tandis que les formulations où il reste en fonction ignorent la conséquence de sa mise en minorité.

30. Quelle orientation distingue l’ordre moral de la culture républicaine dans la France des années 1870 ?

Il entend restaurer le catholicisme pour préparer le rétablissement monarchique, tandis que la culture républicaine revendique l’héritage révolutionnaire.
Il entend restaurer le catholicisme pour consolider la République, tandis que la culture républicaine revendique l’héritage monarchique.
Il entend défendre l’héritage révolutionnaire pour préparer le rétablissement monarchique, tandis que la culture républicaine défend la Providence.
Il entend limiter la religion à la vie privée, tandis que la culture républicaine fait de la monarchie son horizon politique.

Il entend restaurer le catholicisme pour préparer le rétablissement monarchique, tandis que la culture républicaine revendique l’héritage révolutionnaire.

Explication

L’ordre moral voit la Révolution comme une rupture avec la Providence et vise une restauration catholique en préparation de la monarchie. La consolidation de la République inverse cette finalité, l’héritage révolutionnaire est attribué à la mauvaise culture dans la troisième réponse, et la réduction de la religion à la sphère privée ne correspond pas à ce projet.

31. Lors de la rencontre de Frohsdorf, quel accord le comte de Paris et le comte de Chambord concluent-ils le 5 août 1873 ?

Chambord régnerait en cas de restauration, puis un Orléans lui succéderait.
Chambord renoncerait au trône au profit d’une monarchie parlementaire dirigée par les Orléans.
Un Orléans régnerait en cas de restauration, puis Chambord lui succéderait.
Mac Mahon régnerait jusqu’à la disparition de Chambord, puis choisirait son successeur.

Chambord régnerait en cas de restauration, puis un Orléans lui succéderait.

Explication

L’accord prévoit que le comte de Chambord monte sur le trône et qu’un Orléans soit son héritier, réunissant ainsi les deux branches. La réponse qui place un Orléans avant Chambord inverse la succession, celle qui évoque une renonciation confond l’accord avec le refus ultérieur du libéralisme, et celle qui donne ce rôle à Mac Mahon mêle cette rencontre au maintien du provisoire.

32. Après que le comte de Paris a accepté qu’un Orléans succède à Chambord, quel événement compromet l’accord monarchique le 27 octobre 1873 ?

Chambord publie un manifeste acceptant le drapeau tricolore et une monarchie libérale constitutionnelle.
Le comte de Paris publie un manifeste refusant la succession de Chambord au profit des Orléans.
Chambord publie un manifeste refusant le drapeau tricolore et toute concession au libéralisme orléaniste.
Mac Mahon publie un manifeste refusant le prolongement de ses pouvoirs pour sept ans.

Chambord publie un manifeste refusant le drapeau tricolore et toute concession au libéralisme orléaniste.

Explication

Le manifeste du 27 octobre affirme l’attachement de Chambord à la monarchie de droit divin et son refus du drapeau tricolore comme des concessions libérales. L’acceptation du drapeau contredit ce refus, le comte de Paris est confondu avec Chambord, et la prolongation des pouvoirs relève d’une décision distincte prise en novembre.

33. En novembre 1873, les responsables veulent maintenir le régime provisoire sans fermer la possibilité d’une restauration monarchique. Quelle mesure adoptent-ils le 19 novembre ?

Prolonger les pouvoirs de Mac Mahon pour sept ans.
Conclure l’accord de succession entre Chambord et le comte de Paris.
Prolonger les pouvoirs de Mac Mahon pour cinq ans.
Rétablir immédiatement la monarchie sous l’autorité du comte de Chambord.

Prolonger les pouvoirs de Mac Mahon pour sept ans.

Explication

Le 19 novembre 1873, les pouvoirs de Mac Mahon sont prolongés de sept ans afin de maintenir le provisoire dans l’attente d’une restauration possible. Le rétablissement immédiat de la monarchie ne correspond pas à cette solution, cinq ans ne respecte pas la durée prévue, et l’accord dynastique avait été conclu en août.

34. Un projet de loi doit préciser comment est élu le président de la République selon l’amendement Wallon du 30 janvier 1875. Quelle règle faut-il inscrire ?

Le président est élu à la majorité des suffrages par les citoyens lors d’un scrutin national direct.
Le président est élu à la majorité des suffrages par la seule Chambre des députés.
Le président est nommé par le Conseil des ministres après consultation des deux chambres.
Le président est élu à la majorité des suffrages par le Sénat et la Chambre réunis en Assemblée nationale.

Le président est élu à la majorité des suffrages par le Sénat et la Chambre réunis en Assemblée nationale.

Explication

L’amendement Wallon prévoit l’élection du président à la majorité des suffrages par les deux chambres réunies en Assemblée nationale. Le suffrage direct, le vote de la seule Chambre et la nomination par le gouvernement substituent à cette procédure des modes de désignation différents.

35. Adopté par 353 voix contre 352, l’amendement Wallon est ajouté aux lois constitutionnelles de 1875. Quelle conséquence institutionnelle et symbolique lui est associée ?

Il fait de la présidence une fonction du régime et est adopté à l’unanimité par les parlementaires.
Il fait de la présidence un attribut personnel du chef de l’État et multiplie les mentions du mot « République ».
Il fait de la présidence une fonction du régime et constitue l’unique mention du mot « République » dans ces lois.
Il fait du Conseil des ministres une fonction du régime et constitue l’unique mention du mot « République ».

Il fait de la présidence une fonction du régime et constitue l’unique mention du mot « République » dans ces lois.

Explication

L’amendement institutionnalise la présidence comme fonction du régime plutôt que comme attribut personnel, et c’est la seule mention du mot « République » dans les lois constitutionnelles. L’attribut personnel inverse sa portée, le rôle du Conseil des ministres est confondu avec celui de la présidence, et le vote fut serré plutôt qu’unanime.

36. Pourquoi les lois constitutionnelles de 1875 ont-elles pu être adoptées malgré les divisions politiques ?

La réussite d’une fusion entre monarchistes a permis aux centres politiques de rester divisés.
La restauration de la monarchie a réuni les centres politiques autour d’un texte constitutionnel.
L’échec d’une entente monarchiste sur la fusion s’est accompagné d’un accord entre les centres politiques.
Un accord entre les seuls monarchistes a rendu inutile toute entente entre les centres politiques.

L’échec d’une entente monarchiste sur la fusion s’est accompagné d’un accord entre les centres politiques.

Explication

L’incapacité des monarchistes à s’accorder sur une fusion a contribué au déblocage, rendu possible par une entente entre les centres politiques. La fusion monarchiste n’a pas abouti, un accord exclusif des monarchistes ne rend pas compte du compromis, et les lois constitutionnelles n’ont pas été adoptées après une restauration.

37. Dans la composition initiale du Sénat prévue en 1875, quel statut s’applique à un groupe de 75 sénateurs désignés par l’Assemblée de 1871 ?

Ils sont désignés pour sept ans par un collège de notables.
Ils sont élus pour neuf ans par suffrage universel direct.
Ils sont élus pour neuf ans et renouvelés par tiers.
Ils sont inamovibles et siègent à vie.

Ils sont inamovibles et siègent à vie.

Explication

La loi sur le Sénat prévoit 75 sénateurs inamovibles, élus à vie et désignés initialement par l’Assemblée de 1871. Le mandat de neuf ans et le renouvellement par tiers concernent les 225 autres sénateurs, tandis que le collège de notables et le suffrage direct ne décrivent pas le statut de ce groupe.

38. Aux élections législatives de février-mars 1876, quelle répartition des sièges traduit la victoire républicaine à la Chambre ?

151 sièges républicains contre 149 sièges à droite
327 sièges républicains contre 208 sièges à droite
180 sièges républicains contre 363 sièges à droite
363 sièges républicains contre 180 sièges à droite

363 sièges républicains contre 180 sièges à droite

Explication

Les républicains obtiennent 363 sièges, contre 180 pour la droite, et disposent donc de la majorité à la Chambre. L’inversion des effectifs renverse le résultat, les nombres sénatoriaux confondent deux élections différentes, et 327 contre 208 correspond au scrutin de 1877.

39. En 1877, quelle configuration rend la formation du gouvernement particulièrement conflictuelle ?

Un Sénat républicain face à une Chambre et un président conservateurs, avec un gouvernement dépendant des députés
Une Chambre et un Sénat républicains face à un président conservateur, avec un gouvernement nommé par les députés
Une Chambre conservatrice face à un président et un Sénat républicains, avec un gouvernement dépendant du Sénat
Une Chambre républicaine face à un président et un Sénat conservateurs, avec un gouvernement devant obtenir leur confiance

Une Chambre républicaine face à un président et un Sénat conservateurs, avec un gouvernement devant obtenir leur confiance

Explication

La crise oppose une Chambre républicaine à un président et un Sénat conservateurs, tandis que le gouvernement doit obtenir leur confiance. L’option sur un Sénat républicain inverse les majorités, celle sur une nomination par les députés réduit le conflit à un seul pouvoir, et celle sur une Chambre conservatrice renverse la composition de la Chambre.

40. Le 16 mai 1877, quelle suite d’actions Mac Mahon entreprend-il pour remplacer Jules Simon et installer un cabinet d’ordre moral ?

Il obtient la démission de Jules Simon, appelle le duc de Broglie et ajourne la Chambre pour un mois
Il obtient la démission du duc de Broglie, rappelle Jules Simon et ajourne la Chambre pour un mois
Il obtient la démission de Jules Simon, appelle Dufaure et dissout la Chambre pour un mois
Il obtient la démission de Jules Simon, appelle le duc de Broglie et dissout la Chambre immédiatement

Il obtient la démission de Jules Simon, appelle le duc de Broglie et ajourne la Chambre pour un mois

Explication

Le 16 mai, Mac Mahon obtient la démission de Jules Simon, appelle le duc de Broglie à former un cabinet d’ordre moral et ajourne la Chambre pour un mois. Dufaure est confondu avec Broglie, la démission de Broglie inverse les rôles, et l’ajournement n’est pas une dissolution immédiate.

41. Après que la Chambre refuse sa confiance au cabinet Broglie, quelle démarche conduit à soumettre le conflit entre l’exécutif et le législatif au peuple souverain ?

Mac Mahon obtient du Sénat la dissolution de la Chambre, puis de nouvelles élections sont organisées
Mac Mahon démissionne après le vote, puis le président du Sénat nomme un nouveau cabinet
La Chambre dissout le gouvernement Broglie, puis le Sénat choisit les nouveaux députés
Mac Mahon dissout le Sénat avec l’accord de la Chambre, puis de nouvelles élections sont organisées

Mac Mahon obtient du Sénat la dissolution de la Chambre, puis de nouvelles élections sont organisées

Explication

Après le refus de confiance, Mac Mahon obtient du Sénat la dissolution de la Chambre, puis de nouvelles élections permettent au peuple de trancher le conflit. Dissoudre le Sénat inverse les institutions concernées, attribuer la dissolution à la Chambre confond les pouvoirs, et la démission de Mac Mahon n’est pas l’issue de cette étape.

42. Quel résultat les républicains obtiennent-ils aux élections législatives des 14 et 28 octobre 1877 ?

66 sièges contre 30 pour les conservateurs
327 sièges contre 208 pour les conservateurs
208 sièges contre 327 pour les conservateurs
363 sièges contre 180 pour les conservateurs

327 sièges contre 208 pour les conservateurs

Explication

En octobre 1877, les républicains remportent 327 sièges contre 208 aux conservateurs. Les chiffres de 1876 sont antérieurs, l’inversion attribue la victoire aux conservateurs, et 66 sièges sur 96 concerne le renouvellement du Sénat en 1879.

43. Après la victoire républicaine aux élections de 1877, quelle décision de Mac Mahon fait entrer la gauche au gouvernement ?

Il maintient Broglie à la tête du gouvernement et écarte Dufaure
Il accepte la démission de Broglie et nomme Dufaure président du Conseil
Il accepte la démission de Broglie et nomme Jules Simon président du Conseil
Il accepte la démission de Dufaure et nomme Broglie président du Conseil

Il accepte la démission de Broglie et nomme Dufaure président du Conseil

Explication

Après la victoire républicaine, Mac Mahon accepte la démission de Broglie et nomme Dufaure président du Conseil, ce qui fait entrer la gauche au gouvernement. Les deux premiers noms sont intervertis dans l’option erronée, le maintien de Broglie ne correspond pas au changement de cabinet, et Jules Simon n’est pas le successeur indiqué.

44. Lors du renouvellement sénatorial de 1879, quel bilan montre que les républicains progressent tandis que les monarchistes perdent leur majorité ?

Les monarchistes remportent 66 sièges sur 96 et les républicains n’ont plus que 126 sièges sur 300
Les républicains remportent 126 sièges sur 300 et les monarchistes en remportent 66 sur 96
Les républicains remportent 66 sièges sur 96 et les monarchistes n’ont plus que 126 sièges sur 300
Les républicains remportent 327 sièges sur 535 et les monarchistes en remportent 208

Les républicains remportent 66 sièges sur 96 et les monarchistes n’ont plus que 126 sièges sur 300

Explication

Le renouvellement de 1879 donne 66 sièges sur 96 aux républicains, tandis que les monarchistes ne détiennent plus que 126 sièges sur 300. L’inversion attribue le progrès aux monarchistes, l’échange des nombres confond deux indicateurs, et 327 contre 208 renvoie aux élections législatives de 1877.

45. Dans sa déclaration sur le régime parlementaire, quelle attitude Jules Grévy adopte-t-il envers la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels ?

Il affirme qu’il s’opposera aux décisions des chambres
Il affirme qu’il ne luttera pas contre cette volonté
Il affirme qu’elle dépend du seul choix du Sénat
Il affirme qu’il peut la supplanter par son pouvoir personnel

Il affirme qu’il ne luttera pas contre cette volonté

Explication

Grévy affirme qu’il se soumet à la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels, conformément au régime parlementaire. Le pouvoir personnel présidentiel contredit cette position, l’opposition aux chambres l’inverse, et la volonté nationale n’est pas ramenée au seul Sénat.

46. Quelle définition Gambetta donne-t-il de l’opportunisme en 1876 ?

Éviter toute décision qui pourrait provoquer une opposition politique
Saisir les circonstances favorables sans sacrifier l’action au hasard
Agir rapidement sur les questions soutenues par une majorité parlementaire
Ne s’engager jusqu’au bout que lorsqu’une majorité nationale est assurée

Ne s’engager jusqu’au bout que lorsqu’une majorité nationale est assurée

Explication

En 1876, Gambetta présente l’opportunisme comme un engagement mené jusqu’au bout lorsque l’on est assuré d’avoir la majorité du pays. Les circonstances favorables renvoient à sa définition de 1881, tandis que la majorité parlementaire substitue une autre base à la majorité nationale.

47. Dans sa définition de 1881, quel principe Gambetta associe-t-il à la saisie des circonstances favorables ?

Ne rien sacrifier au hasard ni à l’esprit de violence
Préserver l’équilibre des pouvoirs par une assemblée unique
Éviter toute décision tant que les circonstances sont incertaines
N’agir qu’après avoir obtenu une majorité nationale assurée

Ne rien sacrifier au hasard ni à l’esprit de violence

Explication

En 1881, l’opportunisme consiste à saisir les circonstances propices avec discernement, sans rien abandonner au hasard ni à la violence. La majorité nationale caractérise la définition de 1876; l’assemblée unique relève de la conception radicale.

48. Comment les rapports parlementaires caractéristiques de la IIIe République se mettent-ils en place ?

Par la pratique, plutôt que par les lois constitutionnelles de 1875
Par les lois de 1875, qui établissent directement tous ces rapports
Par la volonté des radicaux d’imposer une assemblée unique
Par la révision de 1884, qui instaure un régime parlementaire entièrement nouveau

Par la pratique, plutôt que par les lois constitutionnelles de 1875

Explication

La IIIe République devient un modèle de république parlementaire par la pratique des institutions, et non par une disposition explicite des lois de 1875. La révision de 1884 constitue un compromis qui ne transforme pas profondément ces lois.

49. Lors d’un débat sur une révision constitutionnelle, un député défend la dissolution présidentielle, la nomination présidentielle aux emplois civils et militaires et le maintien du Sénat représentant les collectivités territoriales. Quelle conception défend-il ?

La vision jacobine des radicaux, fondée sur la souveraineté d’une assemblée unique
Le compromis de 1884, fondé sur la suppression des pouvoirs présidentiels
La vision girondine de Jules Ferry, fondée sur l’équilibre des pouvoirs
La conception opportuniste de Gambetta, fondée sur la majorité nationale

La vision girondine de Jules Ferry, fondée sur l’équilibre des pouvoirs

Explication

Jules Ferry défend une vision girondine qui préserve l’équilibre des trois pouvoirs, notamment les prérogatives présidentielles et le Sénat. La souveraineté d’une assemblée unique caractérise au contraire la vision jacobine radicale.

50. Sous la pratique dite de la Constitution Grévy, quel rôle revient principalement au président de la République ?

Prendre seul les décisions gouvernementales et engager la responsabilité du cabinet
Nommer le chef du gouvernement selon les attentes de la majorité parlementaire
Diriger le Parlement en s’appuyant sur une autorité présidentielle renforcée
Représenter et incarner la République, plutôt qu’exercer une présidence monarchique

Représenter et incarner la République, plutôt qu’exercer une présidence monarchique

Explication

La Constitution Grévy désigne une pratique qui réduit le rôle politique du président à la représentation et à l’incarnation de la République, à l’opposé d’une présidence monarchique. Une autorité présidentielle renforcée correspondrait précisément au modèle auquel cette pratique tourne le dos.

51. Un président de la IIIe République intervient peu dans les délibérations parlementaires, est élu par les parlementaires et dispose de faibles moyens financiers. Quel diagnostic ces éléments soutiennent-ils ?

L’instabilité ministérielle causée par la décision individuelle du chef de l’État
Le renforcement de la fonction présidentielle par son indépendance à l’égard du Parlement
L’affaiblissement de la fonction présidentielle par plusieurs facteurs institutionnels et pratiques
La présidence monarchique favorisée par les ressources financières du président

L’affaiblissement de la fonction présidentielle par plusieurs facteurs institutionnels et pratiques

Explication

L’intervention restreinte dans les délibérations, l’élection parlementaire, la pratique inaugurée par Grévy et les faibles moyens financiers contribuent ensemble à affaiblir la présidence. L’élection par les parlementaires ne confère pas au président une indépendance renforcée à leur égard.

52. Un cabinet prend ses décisions de manière collective, puis la Chambre lui refuse sa confiance. Quelle conséquence institutionnelle s’ensuit ?

Le maintien du cabinet jusqu’à une nouvelle élection parlementaire
La démission du président de la République
La dissolution automatique de la Chambre
La chute du cabinet

La chute du cabinet

Explication

Les décisions gouvernementales étant partagées collectivement, un refus de confiance entraîne la chute du cabinet. Il met en cause le gouvernement, et non automatiquement le président ou la Chambre.

53. Lors d’un débat où plusieurs députés souhaitent développer longuement leurs arguments, quelle règle s’applique à leur temps de parole ?

Le temps de parole est réparti selon le nombre de députés inscrits.
Le temps de parole est limité à la durée de la session parlementaire.
Le temps de parole est limité à une durée fixée par la Chambre.
Le temps de parole des députés n’est pas limité.

Le temps de parole des députés n’est pas limité.

Explication

Le temps de parole des députés n’est pas limité, ce qui permet à certains débats de durer très longtemps. Une durée fixée par la Chambre confond cette règle avec une limitation; la répartition selon les inscrits n’est pas la règle indiquée; la durée d’une session est une question distincte.

54. Quelle évolution caractérise le rythme des travaux parlementaires et le métier de député ?

Les sessions vont du 1er septembre au 14 juillet et le mandat demeure une activité à temps partiel.
Les sessions vont du 1er janvier au 31 décembre et le mandat devient un travail à temps complet.
Les sessions vont du 1er septembre au 14 juillet et le mandat devient un travail à temps complet.
Les sessions se tiennent chaque mois et le mandat devient un travail à temps partiel.

Les sessions vont du 1er septembre au 14 juillet et le mandat devient un travail à temps complet.

Explication

Les sessions deviennent permanentes du 1er septembre au 14 juillet, et le métier de député devient un travail à temps complet. Les sessions mensuelles et le temps partiel inversent cette évolution; l’année civile complète ne correspond pas à la période donnée.

55. En préparant un projet de loi, une assemblée constate que le texte a été largement élaboré par une commission, tandis que l’initiative législative est partagée avec le président. Quel rôle des commissions cela illustre-t-il ?

Un rôle fondamental dans la conception des textes de loi.
Un rôle consultatif sans intervention dans la conception des textes.
Un rôle décisif dans le vote final des textes de loi.
Un rôle exclusif dans l’initiative des textes de loi.

Un rôle fondamental dans la conception des textes de loi.

Explication

Les commissions parlementaires jouent un rôle fondamental dans la conception des textes, même si l’initiative législative est partagée avec le président. Le vote final est une fonction distincte; l’initiative n’appartient pas aux commissions seules; leur rôle dépasse la simple consultation.

56. Un projet entraînant une dépense est présenté au Parlement. Quel mécanisme permet à la Chambre d’affirmer son ascendant sur le gouvernement ?

La Chambre contrôle la constitutionnalité du texte avant son examen budgétaire.
La Chambre peut s’emparer du texte même s’il n’entraîne aucune dépense.
Le gouvernement vote le budget et peut reprendre le texte à la Chambre.
La Chambre vote le budget et peut s’emparer du texte parce qu’il entraîne une dépense.

La Chambre vote le budget et peut s’emparer du texte parce qu’il entraîne une dépense.

Explication

La Chambre vote le budget et peut s’emparer de tout texte entraînant une dépense, ce qui lui donne un ascendant sur le gouvernement. Le contrôle de constitutionnalité est un autre pouvoir; le lien avec une dépense est déterminant; le budget est voté par la Chambre, non par le gouvernement.

57. En 1875, une procédure vise à juger le président, des ministres et les auteurs d’un complot. Quelle compétence la loi du 24 février confère-t-elle au Sénat dans ce cas ?

Se constituer en juridiction ordinaire de première instance.
Transférer l’affaire à la Chambre des députés.
Se constituer en Haute Cour de justice.
Se constituer en Haute Cour à partir de 1887.

Se constituer en Haute Cour de justice.

Explication

La loi du 24 février 1875 donne au Sénat le pouvoir de se constituer en Haute Cour de justice pour juger le président, les ministres et les auteurs de complots. Une juridiction ordinaire ne correspond pas à cette compétence; le pouvoir est attribué au Sénat et la date est 1875, non 1887.

58. Dans une situation marquée par une crise économique, une forte hostilité au parlementarisme, un scandale politique et la crainte d’une revanche allemande mal préparée, quel phénomène est favorisé ?

La chute du cabinet Goblet du 17 mai 1887.
La crise boulangiste.
La préparation d’une revanche allemande par la République.
La consolidation de l’antiparlementarisme républicain.

La crise boulangiste.

Explication

La crise boulangiste est favorisée par la combinaison de la crise économique de 1882, de l’antiparlementarisme lié à l’instabilité ministérielle, du scandale des décorations et du sentiment nationaliste. La chute du cabinet Goblet est un épisode particulier; la réponse ne se réduit pas à une cause militaire et le sentiment décrit porte sur l’incapacité de la République à préparer la revanche.

59. Un général gagne en popularité en améliorant la vie des soldats, en modernisant l’armement, en excluant de l’armée les familles ayant régné sur la France et en défendant un service de trois ans sans exemptions. Quelle explication correspond à cette popularité ?

Le recrutement dans l’armée des membres des familles ayant régné.
Le maintien du service de 1872 et de ses exemptions.
Ses mesures militaires et son projet d’un service plus égalitaire.
La politique de surenchère face à l’Allemagne menée par le cabinet Goblet.

Ses mesures militaires et son projet d’un service plus égalitaire.

Explication

La popularité de Boulanger repose notamment sur des améliorations militaires et sur un projet de service de trois ans sans exemptions, présenté comme plus égalitaire. Le maintien du système de 1872 contredit ce projet; la surenchère diplomatique est associée à la chute du cabinet Goblet; les membres des familles régnantes sont radiés de l’armée.

60. Un mouvement réclame « Dissolution, Élection, Révision » afin de remplacer le régime parlementaire par une république de type bonapartiste. Quel objectif politique traduit ce programme ?

Rétablir une monarchie en remplaçant les institutions républicaines.
Instaurer une république dotée d’un exécutif fort.
Renforcer le régime parlementaire en élargissant les pouvoirs des assemblées.
Maintenir une république où l’exécutif dépend étroitement des assemblées.

Instaurer une république dotée d’un exécutif fort.

Explication

Le programme antiparlementaire de Boulanger vise une république de type bonapartiste dotée d’un exécutif fort. Le retour à la monarchie ne correspond pas à cette forme républicaine; le renforcement des assemblées contredit son orientation antiparlementaire; un exécutif étroitement dépendant des assemblées n’est pas l’objectif visé.

61. Un éditeur souhaite créer un journal en 1882. Quel régime la loi du 29 juillet 1881 lui applique-t-elle ?

Création sans autorisation préalable, cautionnement ni droit de timbre
Création sans autorisation préalable, avec cautionnement mais sans droit de timbre
Création soumise à une autorisation préalable, sans cautionnement ni droit de timbre
Création sans autorisation préalable ni cautionnement, avec droit de timbre

Création sans autorisation préalable, cautionnement ni droit de timbre

Explication

La loi de 1881 libéralise la création des journaux en supprimant l’autorisation préalable, le cautionnement et le droit de timbre. L’autorisation préalable, le cautionnement ou le droit de timbre correspondent chacun à une restriction supprimée par cette loi.

62. Un journal incite au meurtre, diffame une personne et offense le président. Quel statut la loi de 1881 réserve-t-elle à ces actes ?

Ils demeurent des délits de presse
Ils relèvent d’une sanction administrative sans qualification pénale
Ils sont exemptés de toute responsabilité pénale
Ils deviennent des actes soumis à autorisation préalable

Ils demeurent des délits de presse

Explication

La loi libéralise la presse, mais maintient comme délits l’incitation au meurtre, la diffamation et l’offense au président. L’autorisation préalable relève des contraintes supprimées, tandis que l’absence de responsabilité méconnaît ces délits maintenus.

63. En 1885, des travailleurs veulent former légalement un syndicat professionnel pour défendre leurs intérêts sociaux. Quelle loi rend cette constitution possible ?

La loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884
La loi Le Chapelier de 1791
La loi du 29 juillet 1881 sur la presse
La loi sur le droit de coalition de 1864

La loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884

Explication

La loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884 légalise les syndicats professionnels afin de permettre la constitution de groupes d’intérêts sociaux. La loi Le Chapelier abolissait les corporations, le droit de coalition de 1864 est une étape antérieure, et la loi de 1881 concerne la presse.

64. Pourquoi la culture politique républicaine se méfie-t-elle des corps intermédiaires entre l’individu et la nation ?

Elle prolonge l’idéal d’une nation indivisible et l’abolition des corporations en 1791
Elle vise à protéger la nation indivisible en développant les corporations professionnelles
Elle répond à la croissance des journaux et à la diffusion de l’opinion publique
Elle découle de la volonté de maintenir les délits de presse sous contrôle politique

Elle prolonge l’idéal d’une nation indivisible et l’abolition des corporations en 1791

Explication

La méfiance envers les corps intermédiaires prolonge une conception qui privilégie l’individu et la nation indivisible, ainsi que la loi Le Chapelier de 1791 abolissant les corporations. Le développement des corporations inverse cette logique, tandis que la presse et les délits de presse relèvent d’autres enjeux.

65. Une école primaire publique accueille filles et garçons en 1882. Quelles obligations découlent alors des lois scolaires de 1881-1882 ?

Enseignement gratuit depuis 1881 et obligatoire de 6 à 14 ans, laïque depuis 1882
Enseignement gratuit depuis 1882, obligatoire de 6 à 13 ans et laïque depuis 1881
Enseignement laïque depuis 1881, gratuit depuis 1882 et obligatoire de 6 à 13 ans
Enseignement gratuit depuis 1881, obligatoire de 6 à 13 ans et laïque depuis 1882

Enseignement gratuit depuis 1881, obligatoire de 6 à 13 ans et laïque depuis 1882

Explication

Les lois rendent l’enseignement primaire gratuit en 1881, puis obligatoire de 6 à 13 ans et laïque en 1882 pour les filles comme pour les garçons. Les autres réponses intervertissent les dates ou modifient l’âge limite.

66. Un jeune homme est appelé sous les drapeaux en 1890. Quelle évolution distingue alors le régime issu de la loi de 1889 de celui instauré en 1872 ?

Un service de trois ans avec tirage au sort et maintien des exemptions
Un service généralisé de trois ans avec une forte réduction des exemptions
Un service de cinq ans généralisé avec une réduction des exemptions
Un service de cinq ans avec tirage au sort, aménagements et dispenses

Un service généralisé de trois ans avec une forte réduction des exemptions

Explication

La loi du 15 juillet 1889 généralise un service de trois ans et réduit fortement les exemptions, contrairement au régime de 1872, fondé sur cinq ans, le tirage au sort, des aménagements et des dispenses. Les autres réponses reprennent ou transforment des caractéristiques de l’ancien régime.

67. Des jeunes hommes venus de régions différentes se retrouvent dans une caserne. Quel effet de cette expérience contribue à l’intégration nationale ?

Apprentissage du français, brassage social, formation civique et discipline des corps
Brassage social, séparation des origines régionales et apprentissage de métiers civils
Formation civique, apprentissage de langues régionales et discipline des corps
Apprentissage de la lecture, maintien des différences régionales et formation professionnelle

Apprentissage du français, brassage social, formation civique et discipline des corps

Explication

La caserne rassemble des jeunes hommes de différentes régions et contribue à l’apprentissage du français, au brassage social, à la formation civique et à la discipline des corps. La réduire à l’instruction scolaire ou à une formation technique omet ses fonctions d’acculturation et d’intégration.

68. Après la défaite française de Sedan, le 2 septembre 1870, quel sort est réservé à Napoléon III ?

Il est capturé puis emmené en Westphalie.
Il est capturé puis emmené en Hesse.
Il abdique puis demeure à Paris.
Il est libéré avant la proclamation de la République.

Il est capturé puis emmené en Hesse.

Explication

Après la défaite de Sedan, Napoléon III est capturé et emmené en Hesse. La réponse évoquant une abdication le laisse à Paris, celle mentionnant la Westphalie confond le lieu, et celle d’une libération avant la République inverse la chronologie de sa capture.

69. Quelle mesure l’Assemblée adopte-t-elle le 13 mars 1873 pour encadrer les interventions de Thiers devant les parlementaires ?

La loi dite du « cérémonial chinois ».
Une loi réduisant la durée du mandat présidentiel.
Une loi organisant les débats budgétaires.
Une loi adoptée en avril 1873 sur les interventions présidentielles.

La loi dite du « cérémonial chinois ».

Explication

La loi dite du « cérémonial chinois » codifie les interventions du président devant les parlementaires. Les débats budgétaires et la durée du mandat relèvent d’autres sujets, tandis que la date indiquée pour cette mesure est le 13 mars, non avril.

70. Un homme de 22 ans réside dans sa commune depuis sept mois et n’est pas sous les drapeaux. Selon la loi électorale du 30 novembre 1875, quelle situation s’applique à lui ?

Il peut voter, mais n’est pas encore éligible
Il peut voter et être élu député
Il ne peut pas voter sans avoir accompli son service militaire
Il ne peut pas voter avant 25 ans

Il peut voter, mais n’est pas encore éligible

Explication

La loi ouvre le vote aux hommes de plus de 21 ans justifiant de six mois de résidence et n’étant pas sous les drapeaux, tandis que l’éligibilité commence à 25 ans. L’âge de 25 ans concerne l’éligibilité, la résidence est suffisante ici et le service militaire accompli n’est pas la condition énoncée.

71. Après la révision constitutionnelle du 21 juin 1879, quel événement a lieu le 27 novembre de la même année ?

L’Assemblée et le Sénat se réinstallent à Paris
Le 14 juillet devient la fête nationale
La révision constitutionnelle est votée
La Marseillaise est adoptée comme hymne national

L’Assemblée et le Sénat se réinstallent à Paris

Explication

Le 27 novembre 1879, l’Assemblée et le Sénat reviennent s’installer à Paris, après la révision constitutionnelle du 21 juin. L’adoption de La Marseillaise date du 14 février 1879, la révision du 21 juin et la fête nationale du 14 juillet de 1880.

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Quels thèmes politiques le chapitre étudie-t-il autour de l’opinion publique ?

La citoyenneté, le vote, ses exclusions et la structuration des partis.

Quel nouvel espace politique le chapitre étudie-t-il autour de l’opinion publique ?

Un nouvel espace politique qui se met en place progressivement.

Quel ouvrage de François Démier est associé à l’héritage révolutionnaire étudié ?

La France du XIXe siècle.

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