QCM : Institutions et fiscalité révolutionnaires (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Sous la Révolution, concernant la souveraineté nationale et la représentation :

La représentation nationale conduit les constituants à faire confiance aux représentants élus.
La souveraineté réside dans la nation conçue comme le peuple envisagé dans son unité.
Les représentants élus sont réputés défendre le bien public au nom de la nation.
La souveraineté nationale renvoie au peuple réel considéré dans toute sa diversité.
Les députés sont réputés représenter leur ressort plutôt que la nation entière.

La représentation nationale conduit les constituants à faire confiance aux représentants élus. · La souveraineté réside dans la nation conçue comme le peuple envisagé dans son unité. · Les représentants élus sont réputés défendre le bien public au nom de la nation.

Explication

La souveraineté révolutionnaire réside dans la nation unifiée, distincte du peuple réel dans sa diversité. Les représentants élus sont réputés défendre le bien public et inspirent confiance aux constituants ; ils représentent la nation, non leur seul ressort.

2. Dans le système électoral établi en 1791, quelles propositions sont exactes ?

Un électeur du premier degré choisit directement les députés à l’Assemblée.
Plus de quatre millions d’électeurs du premier degré élisent les électeurs du deuxième degré.
Une femme est exclue du vote en raison des critères électoraux de 1791.
Un homme de moins de 25 ans figure parmi les personnes exclues du vote.
Une personne non imposée peut voter comme électeur du premier degré en 1791.

Plus de quatre millions d’électeurs du premier degré élisent les électeurs du deuxième degré. · Une femme est exclue du vote en raison des critères électoraux de 1791. · Un homme de moins de 25 ans figure parmi les personnes exclues du vote.

Explication

Le système de 1791 écarte notamment les femmes, les moins de 25 ans et les personnes non imposées. Plus de quatre millions d’électeurs du premier degré choisissent les électeurs du deuxième degré, lesquels élisent les députés.

3. Une Assemblée adopte un décret sous la Constitution de 1791 ; concernant son entrée en application et les pouvoirs royaux :

Le décret doit recevoir la sanction royale avant de devenir applicable.
Le veto suspensif peut être surmonté après deux votes identiques de législatures successives.
Le veto royal devient définitif même après trois votes identiques de législatures successives.
Le roi est subordonné au pouvoir législatif dans l’ordre constitutionnel de 1791.
Les ministres sont responsables devant l’Assemblée, qui peut les remplacer selon la Constitution.

Le décret doit recevoir la sanction royale avant de devenir applicable. · Le roi est subordonné au pouvoir législatif dans l’ordre constitutionnel de 1791.

Explication

Un décret ne devient applicable qu’après la sanction du roi, dont le veto suspensif peut être surmonté si trois législatures votent le même texte. La Constitution subordonne le roi au législatif et ne rend pas les ministres responsables devant l’Assemblée.

4. Une réforme reprend le découpage administratif de la Constituante en 1790. Quelles caractéristiques doit-elle retenir ?

Les départements sont subdivisés en cantons, puis en districts dans l’organisation territoriale.
Pour Sieyès, les citoyens passifs participent à l’élaboration des droits politiques par le paiement de l’impôt.
Selon Sieyès, les citoyens actifs paient l’impôt et participent à l’élaboration des droits politiques.
La France est divisée en 83 départements, eux-mêmes répartis en districts puis en cantons.
Le découpage de 1790 prévoit 83 districts, eux-mêmes divisés en départements puis en cantons.

Selon Sieyès, les citoyens actifs paient l’impôt et participent à l’élaboration des droits politiques. · La France est divisée en 83 départements, eux-mêmes répartis en districts puis en cantons.

Explication

Le découpage de 1790 compte 83 départements, divisés en districts puis en cantons. Sieyès associe les citoyens actifs au paiement de l’impôt et à l’élaboration des droits politiques; les passifs disposent de droits civils, et l’ordre territorial proposé dans les autres énoncés est inversé.

5. Concernant la Convention et la Constitution de 1793, quelles propositions sont exactes ?

La Constitution de 1793 confie le pouvoir exécutif aux ministres, distincts de l’Assemblée.
Dans le régime prévu en 1793, l’Assemblée détient les pouvoirs législatif et exécutif.
La Convention proclame la République le 21 septembre 1793, après l’adoption de la Constitution.
Réunie le 21 septembre 1792, la Convention proclame alors la République.
La Constitution de 1793 substitue la souveraineté populaire à la souveraineté nationale.

Dans le régime prévu en 1793, l’Assemblée détient les pouvoirs législatif et exécutif. · Réunie le 21 septembre 1792, la Convention proclame alors la République. · La Constitution de 1793 substitue la souveraineté populaire à la souveraineté nationale.

Explication

La Convention se réunit le 21 septembre 1792 et proclame la République. La Constitution de 1793 adopte la souveraineté populaire et prévoit un régime d’assemblée où l’Assemblée détient les pouvoirs législatif et exécutif; elle n’attribue pas l’exécutif aux ministres.

6. Face à des menaces contre la République, quel rôle attribuer aux organes du gouvernement révolutionnaire ?

Le gouvernement révolutionnaire écarte la légalité ordinaire au nom de l’efficacité et du salut public.
Le Comité de salut public est créé le 6 avril 1792 pour surveiller Paris.
Le Comité de sûreté générale reçoit, dès sa création, la tutelle gouvernementale sur les ministres.
Créé le 6 avril 1793, le Comité de salut public exerce une tutelle sur les ministres.
Le Comité de sûreté générale recherche les ennemis du régime et surveille Paris.

Le gouvernement révolutionnaire écarte la légalité ordinaire au nom de l’efficacité et du salut public. · Créé le 6 avril 1793, le Comité de salut public exerce une tutelle sur les ministres. · Le Comité de sûreté générale recherche les ennemis du régime et surveille Paris.

Explication

Le gouvernement révolutionnaire justifie l’écartement de la légalité et de l’ordre constitutionnel par l’efficacité et le salut public. Le Comité de sûreté générale surveille Paris et recherche les ennemis; le Comité de salut public, créé le 6 avril 1793, reçoit la tutelle sur les ministres. Les deux énoncés restants attribuent à ces comités des fonctions ou une date erronées.

7. À propos des mesures administratives révolutionnaires de 1793-1794, quelles propositions sont exactes ?

Le 21 mars 1793, les communes sont chargées de délivrer des certificats de civisme nécessaires à la protection par les lois.
Au printemps 1794, douze commissions exécutives spécialisées remplacent les ministres et relèvent du Comité de salut public.
Le 21 mars 1793, les districts délivrent les certificats de civisme nécessaires à la protection par les lois.
La loi du 14 décembre 1793 subordonne les districts au pouvoir central et transforme les procureurs-syndics en agents nationaux.
Au printemps 1794, douze commissions exécutives spécialisées remplacent les agents nationaux sous l’autorité des districts.

Le 21 mars 1793, les communes sont chargées de délivrer des certificats de civisme nécessaires à la protection par les lois. · Au printemps 1794, douze commissions exécutives spécialisées remplacent les ministres et relèvent du Comité de salut public. · La loi du 14 décembre 1793 subordonne les districts au pouvoir central et transforme les procureurs-syndics en agents nationaux.

Explication

Au printemps 1794, douze commissions spécialisées rattachées au Comité de salut public remplacent les ministres. La loi du 14 décembre 1793 renforce la subordination des districts et convertit les procureurs-syndics en agents nationaux; le décret du 21 mars 1793 confie les certificats de civisme aux communes. Les deux dernières propositions déplacent à tort les organes concernés.

8. Dans un régime conforme à la Constitution de l’an III, quelles propositions décrivent l’exécutif et la hiérarchie administrative ?

L’exécutif est confié à cinq directeurs, qui ne peuvent dissoudre les chambres.
Le Directoire exerce un exécutif individuel, séparé des directeurs et doté d’un pouvoir de dissolution.
Le Directoire est un exécutif de cinq membres doté du pouvoir de dissoudre les chambres.
Les administrations municipales sont subordonnées aux départements, puis aux ministres et au Directoire.
Dans la hiérarchie administrative, les ministres sont subordonnés aux administrations départementales.

L’exécutif est confié à cinq directeurs, qui ne peuvent dissoudre les chambres. · Les administrations municipales sont subordonnées aux départements, puis aux ministres et au Directoire.

Explication

Le Directoire est un exécutif collégial de cinq directeurs qui ne peuvent dissoudre les chambres. L’administration suit une hiérarchie des municipalités aux départements, puis aux ministres et au Directoire; les autres énoncés attribuent un pouvoir de dissolution ou inversent la hiérarchie.

9. Un acte est exécuté sur ordre du gouvernement par un agent immédiat, avec des fonds du Trésor public. Concernant l’arrêté du 2 germinal an V :

L’emploi de fonds fournis par le Trésor public satisfait un critère de l’arrêté.
L’arrêté attribue aux tribunaux judiciaires le contrôle des dépenses du Trésor public.
L’arrêté ne vise les opérations que si elles sont exécutées par une administration locale.
La qualité d’agent immédiat du gouvernement correspond à un critère de l’arrêté.
L’opération relève de celles que l’arrêté écarte des tribunaux judiciaires.

L’emploi de fonds fournis par le Trésor public satisfait un critère de l’arrêté. · La qualité d’agent immédiat du gouvernement correspond à un critère de l’arrêté. · L’opération relève de celles que l’arrêté écarte des tribunaux judiciaires.

Explication

L’arrêté écarte des tribunaux judiciaires les opérations exécutées sur ordre du gouvernement par ses agents immédiats avec des fonds du Trésor public. Il ne limite pas son champ aux administrations locales et ne confie pas aux tribunaux le contrôle de ces dépenses.

10. À propos de l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 :

Il associe la séparation des pouvoirs à l’absence de Constitution écrite.
Il lie la garantie des droits et la séparation des pouvoirs à l’existence d’une Constitution.
Il rattache la garantie des droits à la réunion des pouvoirs législatif et judiciaire.
Il attribue à Montesquieu l’idée que la séparation des pouvoirs conduit au despotisme.
Il relie la garantie des droits à l’existence d’un pouvoir exécutif sans contrôle.

Il lie la garantie des droits et la séparation des pouvoirs à l’existence d’une Constitution.

Explication

L’article 16 établit un lien entre la garantie des droits, la séparation des pouvoirs et l’existence d’une Constitution. L’idée associée à Montesquieu est que la réunion des pouvoirs conduit au despotisme, et non leur séparation.

11. Quelles sont les propositions exactes au sujet de la justice administrative pendant la Révolution ?

La création d’une juridiction administrative spécialisée accompagne le triomphe de l’administrateur-juge.
La justice retenue triomphe dans le contexte révolutionnaire décrit.
L’absence de juridiction administrative spécifique favorise l’administrateur-juge.
La théorie de l’État débiteur confie aux tribunaux judiciaires les litiges visant l’État.
La théorie de l’État débiteur écarte les tribunaux judiciaires des affaires pouvant condamner l’État.

La justice retenue triomphe dans le contexte révolutionnaire décrit. · L’absence de juridiction administrative spécifique favorise l’administrateur-juge. · La théorie de l’État débiteur écarte les tribunaux judiciaires des affaires pouvant condamner l’État.

Explication

Faute de juridiction administrative spécifique, la justice retenue et l’administrateur-juge triomphent pendant la Révolution. La théorie de l’État débiteur interdit aux tribunaux judiciaires de connaître des affaires susceptibles d’entraîner une condamnation de l’État.

12. Concernant les dispositifs établis par la loi des 6-7 septembre 1790 :

Le Conseil d’État créé par cette loi est distinct de l’ancien Conseil du roi.
Les administrations locales reçoivent la connaissance du contentieux administratif.
La connaissance de ce contentieux est confiée aux tribunaux judiciaires locaux.
Le contentieux administratif demeure pour l’essentiel dans l’administration active.
Le Conseil d’État créé par cette loi est composé de juges élus par les administrations locales.

Le Conseil d’État créé par cette loi est distinct de l’ancien Conseil du roi. · Les administrations locales reçoivent la connaissance du contentieux administratif. · Le contentieux administratif demeure pour l’essentiel dans l’administration active.

Explication

La loi maintient l’essentiel du contentieux administratif dans l’administration active et en confie la connaissance aux administrations locales, notamment aux directoires de département. Elle crée aussi un Conseil d’État composé du roi et des ministres, conçu comme une instance juridictionnelle distincte de l’ancien Conseil du roi.

13. Une affaire relève de l’administration générale et aucun texte ne l’attribue à une autre juridiction. Concernant le Conseil d’État, quelles propositions sont exactes ?

Il est composé du roi et des députés.
Il peut juger cette affaire en appel avant un recours devant une autre juridiction.
Il peut juger cette affaire en premier et dernier ressort au titre de l’administration générale.
Il peut annuler un acte administratif irrégulier pris par l’administration.
Il peut casser un jugement rendu par un directoire de département.

Il peut juger cette affaire en premier et dernier ressort au titre de l’administration générale. · Il peut annuler un acte administratif irrégulier pris par l’administration. · Il peut casser un jugement rendu par un directoire de département.

Explication

Le Conseil d’État, composé du roi et des ministres, juge en premier et dernier ressort les affaires de l’administration générale non attribuées ailleurs et peut casser les jugements des directoires. Son pouvoir d’annulation vise les actes administratifs irréguliers ; il ne juge pas cette affaire en appel avant un recours devant une autre juridiction.

14. Un litige oppose deux corps administratifs sur leur compétence. Parmi les propositions suivantes concernant la loi des 7 et 14 octobre 1790, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Le roi tranche les questions de compétence en qualité de chef de l’administration générale.
Les tribunaux sont écartés des réclamations de compétence concernant les corps administratifs.
Le directoire du département reçoit le pouvoir de trancher ces conflits à la place du roi.
Le règlement des conflits de compétence revient à l’exécutif plutôt qu’aux tribunaux.
Le Conseil d’État règle ces conflits en vertu de la loi des 7 et 14 octobre 1790.

Le roi tranche les questions de compétence en qualité de chef de l’administration générale. · Les tribunaux sont écartés des réclamations de compétence concernant les corps administratifs. · Le règlement des conflits de compétence revient à l’exécutif plutôt qu’aux tribunaux.

Explication

La loi soustrait ces réclamations aux tribunaux et confie leur règlement au roi, chef de l’administration générale ; l’exécutif est donc chargé des conflits. L’attribution au Conseil d’État ou au directoire départemental ne correspond pas à cette règle.

15. Une municipalité doit établir les contributions directes sans disposer d’un cadastre. Cochez la proposition exacte :

La loi du 29 novembre 1790 institue la contribution foncière comme un impôt personnel fondé sur la fortune globale.
Les contributions foncière, mobilière et des patentes sont toutes instituées par la loi du 29 novembre 1790.
Les municipalités divisent les territoires en sections et dressent un état indicatif des propriétés.
L’administration estime le revenu principalement d’après les déclarations détaillées du patrimoine et des revenus privés.
L’impôt de répartition attribue d’abord une somme nationale à chaque individu, puis aux départements.

Les municipalités divisent les territoires en sections et dressent un état indicatif des propriétés.

Explication

Faute de cadastre, les municipalités divisent le territoire en sections et dressent un état indicatif des propriétés. La contribution foncière est un impôt réel fondé sur la valeur objective des biens ; l’évaluation par signes extérieurs évite l’inquisition, la répartition va des départements vers les individus, et les trois contributions ne sont pas toutes instituées par la loi de novembre 1790.

16. Un artisan déclare son activité à la municipalité tandis qu’un citoyen acquitte sa contribution mobilière. Concernant les contributions établies en 1791 :

Le tarif des patentes est fixé selon la nature du métier et le nombre d’ouvriers employés.
La loi du 13 janvier 1791 fixe la taxe de base mobilière à trois journées de travail.
La patente oblige artisans et commerçants à déclarer leur profession aux municipalités.
La cote mobilière correspond à 5 % du revenu net constaté par une déclaration patrimoniale complète.
Les indigents et les travailleurs sous le salaire type sont dispensés de la taxe de base mobilière.

La loi du 13 janvier 1791 fixe la taxe de base mobilière à trois journées de travail. · La patente oblige artisans et commerçants à déclarer leur profession aux municipalités. · Les indigents et les travailleurs sous le salaire type sont dispensés de la taxe de base mobilière.

Explication

La taxe de base vaut trois journées de travail et comporte les exemptions indiquées ; elle participe aussi à la qualité de citoyen actif. La patente exige une déclaration municipale, avec des taxes liées aux lieux occupés ; la cote mobilière porte sur le revenu global présumé selon la valeur locative, et la patente ne dépend pas de la nature du métier ni du nombre d’ouvriers.

17. Un étudiant compare les mesures fiscales de 1791 à celles prises sous la Convention en 1793. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Le décret d’Allarde du 17 mars 1791 supprime les corporations et proclame la liberté professionnelle.
La loi du 21 mars 1793 supprime la contribution mobilière au profit de la patente.
Le décret d’Allarde du 17 mars 1791 rétablit les corporations pour encadrer les professions.
Les centimes additionnels de 1790-1791 financent les dépenses nationales et représentent les sous de l’État.
La loi du 21 mars 1793 supprime la patente, jugée inutile pour atteindre les revenus commerciaux.

Le décret d’Allarde du 17 mars 1791 supprime les corporations et proclame la liberté professionnelle. · La loi du 21 mars 1793 supprime la patente, jugée inutile pour atteindre les revenus commerciaux.

Explication

Le décret d’Allarde supprime les corporations et proclame la liberté de l’activité professionnelle. En 1793, la Convention supprime la patente parce qu’elle estime que la contribution mobilière suffit ; les centimes additionnels financent les dépenses locales et représentent les sous du district et de la commune.

18. Sous la Convention, un projet fiscal prévoit de maintenir certains impôts et d’accroître la contribution des plus aisés. Quelles propositions décrivent correctement cette orientation ?

Les contributions foncière et mobilière de 1790-1791 sont maintenues sous la Convention.
Rousseau voit dans la progressivité un moyen de favoriser une égalité de fait à long terme.
Les taxes exceptionnelles progressives sous la Convention visent les plus pauvres au nom du salut public.
Pour Montesquieu, le superflu doit être davantage taxé que les ressources correspondant aux besoins nécessaires.
Pour Rousseau, la progressivité fiscale vise à préserver les inégalités sociales sur le long terme.

Les contributions foncière et mobilière de 1790-1791 sont maintenues sous la Convention. · Rousseau voit dans la progressivité un moyen de favoriser une égalité de fait à long terme. · Pour Montesquieu, le superflu doit être davantage taxé que les ressources correspondant aux besoins nécessaires.

Explication

La Convention maintient les contributions foncière et mobilière tout en ajoutant des taxes exceptionnelles progressives visant les riches. Montesquieu distingue le nécessaire, à ménager, du superflu, davantage taxé ; Rousseau associe la progressivité à un bouleversement social destiné à permettre une égalité de fait à long terme.

19. En 1793, une contribution exceptionnelle aux charges de la guerre est discutée tandis qu’un emprunt forcé vise les citoyens riches. Concernant ces mesures fiscales :

L’emprunt voté le 20 mai porte sur un milliard et est confirmé le 20 septembre 1793.
Les municipalités vérifient les déclarations, mais ne peuvent pas procéder à une taxation d’office.
Le prélèvement de l’emprunt forcé est plafonné à la moitié des richesses déclarées.
Le principe fiscal de mars aboutit au vote d’un dispositif supplémentaire avant la fin de 1793.
En mars, la Convention pose le principe d’un impôt progressif sur le luxe et les richesses foncières et mobilières.

L’emprunt voté le 20 mai porte sur un milliard et est confirmé le 20 septembre 1793. · En mars, la Convention pose le principe d’un impôt progressif sur le luxe et les richesses foncières et mobilières.

Explication

L’emprunt d’un milliard est voté le 20 mai et confirmé le 20 septembre, tandis que le prélèvement peut atteindre 100 %. Le principe de mars porte bien sur un impôt gradué et progressif, mais aucun dispositif supplémentaire n’est voté; les municipalités peuvent écarter les déclarations et taxer d’office.

20. Dans les assemblées législatives instituées par la Constitution de l’an VIII, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Corps législatif réunit cent membres pour discuter puis voter les projets.
Le Tribunat réunit trois cents membres chargés de voter sans débattre.
Le Tribunat compte cent membres chargés de discuter les projets de loi.
La République cesse officiellement dès la proclamation de l’Empire en 1804.
La République demeure officiellement jusqu’à la fin de l’année 1805.

Le Tribunat compte cent membres chargés de discuter les projets de loi. · La République demeure officiellement jusqu’à la fin de l’année 1805.

Explication

Le Tribunat compte 100 membres et discute les projets de loi; le Corps législatif compte 300 membres et vote sans débattre. Malgré la proclamation de l’Empire en 1804, la République demeure officiellement jusqu’à la fin de 1805.

21. Un projet de loi et une nomination à un emploi public sont envisagés sous le Consulat. Parmi les propositions suivantes concernant les pouvoirs en jeu, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Sénat peut annuler un acte contraire à la Constitution après saisine du Corps législatif.
Le gouvernement consulaire partage avec les assemblées l’initiative des projets législatifs.
Le gouvernement consulaire détient l’initiative législative et le monopole des nominations aux emplois publics.
Le Sénat consulaire nomme les agents publics et dirige les administrations ministérielles.
Le Sénat consulaire adopte les projets de loi après les avoir examinés en séance de débat.

Le gouvernement consulaire détient l’initiative législative et le monopole des nominations aux emplois publics.

Explication

Le gouvernement détient l’initiative législative ainsi que le monopole des nominations aux emplois publics, et il dirige l’administration. Le Sénat contrôle la constitutionnalité et peut annuler des actes contraires à la Constitution après saisine du Tribunat ou du gouvernement, non du Corps législatif.

22. Dans le système des listes de confiance, les électeurs d’un arrondissement désignent d’abord des représentants. Quelles sont les réponses exactes au sujet des sélections successives ?

La liste nationale comprend 60 000 noms après les sélections départementales.
Parmi les notables nationaux, le Premier consul choisit des agents exécutifs.
Les listes d’arrondissement choisissent un dixième des notables de la liste nationale.
Sieyès résume le système par la formule : « la confiance vient d’en bas, le pouvoir vient d’en haut ».
Les électeurs d’arrondissement choisissent un dixième d’entre eux pour former les listes d’arrondissement.

Parmi les notables nationaux, le Premier consul choisit des agents exécutifs. · Sieyès résume le système par la formule : « la confiance vient d’en bas, le pouvoir vient d’en haut ». · Les électeurs d’arrondissement choisissent un dixième d’entre eux pour former les listes d’arrondissement.

Explication

Les sélections s’effectuent au dixième à chaque niveau, et la maxime attribuée à Sieyès exprime la distinction entre confiance populaire et exercice du pouvoir. La liste nationale compte 6 000 noms, non 60 000; les listes départementales désignent la liste nationale, et non l’inverse.

23. Un ministre reçoit une décision du Premier consul et le Conseil d’État examine un projet réglementaire. Concernant leur rôle administratif :

Les conseils d’administration se réunissent chaque semaine sous la présidence des ministres concernés.
Les ministres exercent une fonction administrative sans participer aux décisions gouvernementales.
Le nombre de ministères passe de sept à douze sous le Consulat.
L’article 52 charge le Conseil d’État de voter les lois et de nommer les ministres.
Le ministre, nommé et révoqué par le Premier consul, exécute ses décisions dans son administration.

Le nombre de ministères passe de sept à douze sous le Consulat. · Le ministre, nommé et révoqué par le Premier consul, exécute ses décisions dans son administration.

Explication

Les ministres sont nommés et révoqués par le Premier consul, exécutent ses décisions et participent aux fonctions gouvernementale et administrative; leur nombre passe de sept à douze. L’article 52 charge le Conseil d’État de rédiger les projets de lois et les règlements et de résoudre les difficultés administratives; les conseils d’administration sont présidés par le Premier consul ou l’Empereur et se réunissent tous les dix jours ou tous les mois.

24. Un conseiller d’État est envoyé en mission administrative hors de Paris, tandis que des propositions ministérielles sont présentées devant une section. Concernant le Conseil d’État napoléonien :

Le service ordinaire désigne les conseillers affectés à des missions administratives loin de Paris.
Le service extraordinaire regroupe les conseillers chargés de missions administratives hors de Paris.
Les auditeurs présentent devant les sections les propositions ministérielles de lois et de règlements.
Les maîtres des requêtes sont introduits en 1803 pour présenter les projets ministériels devant les sections.
Les sections du Conseil d’État comprennent notamment celles de la guerre, de la marine et des finances.

Le service extraordinaire regroupe les conseillers chargés de missions administratives hors de Paris. · Les auditeurs présentent devant les sections les propositions ministérielles de lois et de règlements. · Les sections du Conseil d’État comprennent notamment celles de la guerre, de la marine et des finances.

Explication

Le service extraordinaire correspond aux missions administratives hors de Paris, tandis que le service ordinaire concerne le travail effectif au Conseil d’État. Les sections comprennent notamment la guerre, la marine et les finances; les auditeurs, introduits en 1803, présentent les propositions ministérielles. Les maîtres des requêtes sont introduits en 1806 et instruisent puis rapportent certaines affaires.

25. Un homme de 24 ans souhaite voter et se présenter à une élection sous la République de 1848. Concernant les règles et événements de cette période :

La révision constitutionnelle requiert trois vœux espacés d’un mois, chacun réunissant trois quarts des suffrages exprimés.
La République est proclamée par le gouvernement provisoire sous réserve d’une ratification par la nation.
Les émeutes du 23 au 26 juin 1848 sont déclenchées par la fermeture des ateliers nationaux.
Il peut voter dès 21 ans, mais l’éligibilité est ouverte à partir de 25 ans.
Le président est élu pour quatre ans et ne peut obtenir un renouvellement immédiat de son mandat.

La révision constitutionnelle requiert trois vœux espacés d’un mois, chacun réunissant trois quarts des suffrages exprimés. · La République est proclamée par le gouvernement provisoire sous réserve d’une ratification par la nation. · Les émeutes du 23 au 26 juin 1848 sont déclenchées par la fermeture des ateliers nationaux. · Il peut voter dès 21 ans, mais l’éligibilité est ouverte à partir de 25 ans. · Le président est élu pour quatre ans et ne peut obtenir un renouvellement immédiat de son mandat.

Explication

Le suffrage masculin permet de voter à partir de 21 ans, tandis que l’éligibilité commence à 25 ans : à 24 ans, cet homme peut donc voter mais pas encore être élu. Le mandat présidentiel dure quatre ans sans renouvellement immédiat, et les émeutes de juin suivent la fermeture des ateliers nationaux. La révision exige trois vœux séparés d’un mois, chacun aux trois quarts des suffrages exprimés, et la proclamation de la République reste soumise à ratification nationale.

26. Parmi les propositions suivantes concernant le coup d’État et l’organisation du Second Empire de 1852 à 1860, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le régime rétablit le Second Empire le 2 décembre 1852, un an après le coup d’État.
Les membres du Corps législatif sont élus au suffrage universel pour un mandat de quatre ans.
Le coup d’État de Louis-Napoléon a lieu le 2 décembre 1851, après l’échec de la révision constitutionnelle.
Le Sénat comprend 150 membres nommés à vie par le Corps législatif, dont des cardinaux et des maréchaux.
Le Corps législatif dispose de l’initiative des lois, tandis que l’empereur n’en détient qu’une part.

Le régime rétablit le Second Empire le 2 décembre 1852, un an après le coup d’État. · Le coup d’État de Louis-Napoléon a lieu le 2 décembre 1851, après l’échec de la révision constitutionnelle.

Explication

Le coup d’État survient le 2 décembre 1851 après l’échec de la révision permettant la réélection de Louis-Napoléon, et l’Empire est rétabli le 2 décembre 1852. Le Corps législatif n’a pas l’initiative des lois et son mandat est de six ans, non de quatre. Le Sénat compte 150 membres, mais les nominations à vie relèvent de l’empereur; il comprend aussi des membres de droit, notamment des cardinaux, amiraux et maréchaux.

27. À partir de 1867, les institutions impériales évoluent vers davantage de pratiques parlementaires. Quelles propositions décrivent cette évolution ?

Le rétablissement de l’interpellation à partir de 1867 amorce un contrôle parlementaire du gouvernement.
Après un vote de défiance du Corps législatif, le gouvernement doit présenter sa démission.
Les textes de 1860 et 1861 rétablissent notamment l’adresse en réponse au discours du Trône.
À partir de 1869, le Corps législatif partage l’initiative des lois avec l’empereur.
Les sénatus-consultes de 1869 permettent au Corps législatif d’élire son président.

Le rétablissement de l’interpellation à partir de 1867 amorce un contrôle parlementaire du gouvernement. · Les textes de 1860 et 1861 rétablissent notamment l’adresse en réponse au discours du Trône. · À partir de 1869, le Corps législatif partage l’initiative des lois avec l’empereur. · Les sénatus-consultes de 1869 permettent au Corps législatif d’élire son président.

Explication

Les réformes de 1860 et 1861 rendent des prérogatives aux chambres, dont l’adresse en réponse au discours du Trône. L’interpellation rétablie en 1867 amorce un contrôle parlementaire, mais le vote de défiance n’oblige pas le gouvernement à démissionner. En 1869, le Corps législatif élit son président et partage l’initiative des lois avec l’empereur.

28. Concernant les derniers événements du Second Empire en 1870, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La République est proclamée le 4 septembre 1870, deux jours après Sedan.
Le Sénatus-consulte du 21 mai 1870 institue un véritable régime parlementaire.
À Sedan, le 2 septembre 1870, l’empereur est fait prisonnier et le régime s’effondre.
Le Sénatus-consulte du 21 mai 1870 est approuvé par 1,5 million de oui contre 7,5 millions de non.
La consultation populaire approuve ce texte par 7,5 millions de oui contre 1,5 million de non.

La République est proclamée le 4 septembre 1870, deux jours après Sedan. · Le Sénatus-consulte du 21 mai 1870 institue un véritable régime parlementaire. · À Sedan, le 2 septembre 1870, l’empereur est fait prisonnier et le régime s’effondre. · La consultation populaire approuve ce texte par 7,5 millions de oui contre 1,5 million de non.

Explication

Le Sénatus-consulte du 21 mai établit un véritable régime parlementaire et reçoit 7,5 millions de oui contre 1,5 million de non. Le 2 septembre, la capture de l’empereur à Sedan provoque l’effondrement du régime; la République est proclamée le 4 septembre. Les chiffres de la proposition inversant les résultats du plébiscite sont donc erronés.

29. Dans un ministère de la période 1814-1848, un secrétaire général coordonne les services tandis que le ministre dirige son département. À propos de l’institution ministérielle :

Les directeurs généraux sont placés sous l’autorité des ministres dans leurs départements.
Les ministres occupent une place centrale dans l’exécutif entre 1814 et 1848.
Les ministres sont pratiquement maîtres de la gestion de leurs départements respectifs.
Les secrétaires généraux coordonnent les services ministériels sous l’autorité du ministre.
L’ordonnance du 9 mars 1816 institue des secrétaires généraux dans les ministères.

Les directeurs généraux sont placés sous l’autorité des ministres dans leurs départements. · Les ministres occupent une place centrale dans l’exécutif entre 1814 et 1848. · Les ministres sont pratiquement maîtres de la gestion de leurs départements respectifs. · Les secrétaires généraux coordonnent les services ministériels sous l’autorité du ministre. · L’ordonnance du 9 mars 1816 institue des secrétaires généraux dans les ministères.

Explication

Entre 1814 et 1848, les ministres prennent une place centrale dans l’exécutif et dirigent pratiquement leurs départements. Les directeurs généraux leur sont subordonnés. L’ordonnance du 9 mars 1816 crée les secrétaires généraux, chargés de coordonner les services ministériels sous l’autorité des ministres.

30. En 1870, un ordre du jour de défiance est adopté contre le gouvernement. Quelle(s) proposition(s) exacte(s) caractérise(nt) la responsabilité ministérielle et le rôle des principaux ministres ?

Émile Ollivier démissionne le 9 août 1870 à la suite d’un ordre du jour de défiance.
Rouher exerce de fait la fonction de chef du gouvernement sans responsabilité devant les chambres.
La démission d’Ollivier illustre une responsabilité politique individuelle des ministres devant les chambres.
Le mandat continu de Rouher au ministère d’État se poursuit jusqu’en août 1870.
Eugène Rouher occupe sans interruption le poste de ministre d’État d’octobre 1863 à juillet 1869.

Émile Ollivier démissionne le 9 août 1870 à la suite d’un ordre du jour de défiance. · Rouher exerce de fait la fonction de chef du gouvernement sans responsabilité devant les chambres. · Eugène Rouher occupe sans interruption le poste de ministre d’État d’octobre 1863 à juillet 1869.

Explication

Émile Ollivier démissionne le 9 août 1870 après un ordre du jour de défiance, ce qui illustre la responsabilité politique collective du ministère. Rouher est ministre d’État sans interruption d’octobre 1863 à juillet 1869 et agit de fait comme chef du gouvernement sans être responsable devant les chambres. La démission d’Ollivier n’illustre donc pas une responsabilité individuelle, et le mandat de Rouher prend fin en juillet 1869.

31. Au sujet du statut juridique des départements sous la Restauration :

Les avis confèrent aux départements le statut de personnes juridiques distinctes.
Le Conseil d’État assimile le département à un corps doté d’une personnalité juridique.
Les avis de 1818 et 1819 décrivent les départements comme des divisions créées pour organiser la représentation politique.
Les avis de 1818 et 1819 refusent la personnalité civile aux départements.
Le département est considéré comme une association distincte comparable à une commune.

Les avis de 1818 et 1819 refusent la personnalité civile aux départements.

Explication

Les avis du 20 novembre 1818 et du 15 octobre 1819 refusent la personnalité civile aux départements, considérés comme de simples divisions territoriales destinées à faciliter l’administration. Ils ne les assimilent donc ni à des associations distinctes ni à des personnes juridiques comparables aux communes, et ne présentent pas ces divisions comme organisant la représentation politique.

32. Une commune de 2 500 habitants applique la loi municipale de 1831. Parmi les propositions concernant ses institutions et son électorat, lesquelles sont exactes ?

Dans cette commune, le conseil municipal nomme le maire et les adjoints parmi ses membres.
Le corps électoral municipal associe le cens fiscal et des capacités liées à certaines fonctions.
Les conseillers municipaux sont élus, tandis que les organes administratifs sont nommés par l’exécutif.
Dans cette commune, le préfet nomme le maire et les adjoints parmi les conseillers municipaux.
Les capacités électorales sont accordées aux propriétaires fonciers même sans fonction particulière.

Le corps électoral municipal associe le cens fiscal et des capacités liées à certaines fonctions. · Les conseillers municipaux sont élus, tandis que les organes administratifs sont nommés par l’exécutif. · Dans cette commune, le préfet nomme le maire et les adjoints parmi les conseillers municipaux.

Explication

La loi de 1831 distingue les organes délibérants élus des organes administratifs nommés par l’exécutif. Le corps électoral repose sur le cens et sur les capacités, qui ouvrent le vote à certaines personnes exerçant des fonctions particulières sans atteindre le seuil fiscal requis. Dans une commune de moins de 3 000 habitants, le préfet nomme le maire et les adjoints parmi les conseillers municipaux ; le conseil municipal ne procède pas à ces nominations, et la propriété foncière ne constitue pas le critère des capacités.

33. À Paris, après la loi du 20 avril 1834, et pour les conseils généraux établis en 1833, quelles propositions sont exactes ?

La loi de 1833 autorise les conseils généraux à correspondre librement entre eux.
La loi de 1834 rétablit l’élection des maires et adjoints d’arrondissement à Paris.
Le roi peut dissoudre les conseils généraux organisés par la loi du 21 juin 1833.
Les maires et adjoints d’arrondissement parisiens sont élus par les habitants depuis 1834.
Le conseil municipal représentant l’ensemble de Paris est de nouveau constitué par élection.

Le roi peut dissoudre les conseils généraux organisés par la loi du 21 juin 1833. · Le conseil municipal représentant l’ensemble de Paris est de nouveau constitué par élection.

Explication

La loi du 20 avril 1834 rétablit l’élection du conseil municipal représentant toute la ville, mais les maires et adjoints d’arrondissement restent nommés. La loi du 21 juin 1833 interdit la correspondance entre conseils généraux et autorise le roi à les dissoudre.

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Qu’étudie l’histoire du droit public ?

L’organisation des pouvoirs publics et les rapports entre l’État et les gouvernés.

Que règle le droit public ?

L’organisation et le fonctionnement de l’État et des collectivités locales, ainsi que leurs relations avec les particuliers.

Où réside la souveraineté sous la Révolution ?

Dans la nation, pensée comme un peuple uni.

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