QCM : La tragédie grecque (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle forme prenait le dithyrambe en l’honneur de Dionysos ?

Un dialogue entre deux acteurs, accompagné d’un aulos et d’une danse rituelle
Un récit héroïque déclamé par un acteur, accompagné d’une lyre et d’un chœur silencieux
Une procession de prêtres récitant des prières, accompagnée de tambours et de sacrifices
Un hymne religieux chanté par un chœur d’hommes, accompagné d’un aulos et d’une danse

Un hymne religieux chanté par un chœur d’hommes, accompagné d’un aulos et d’une danse

Explication

Le dithyrambe était un hymne religieux interprété par un chœur d’hommes, avec un aulos et une danse, en l’honneur de Dionysos. La réponse évoquant un dialogue entre deux acteurs décrit une forme théâtrale plus développée, et non le dithyrambe lui-même.

2. Quelle évolution relie le dithyrambe aux premières formes de la tragédie ?

Le chœur fut remplacé par un récitant, puis les récits célébrèrent les victoires politiques et les fondateurs de cités
Le chœur se divisa en groupes rivaux, puis les acteurs reprirent ses chants et les récits portèrent sur les fêtes de Dionysos
Un acteur dialogua d’abord avec le public, puis le chœur fut introduit et les récits portèrent sur les dieux olympiens
Le chœur dialogua avec son coryphée, puis des acteurs furent introduits et les récits se tournèrent vers les héros mythiques

Le chœur dialogua avec son coryphée, puis des acteurs furent introduits et les récits se tournèrent vers les héros mythiques

Explication

Le dithyrambe passa du chœur célébrant Dionysos au dialogue avec le coryphée, avant l’introduction d’un à trois acteurs et de récits consacrés aux héros mythiques. L’idée d’un acteur dialoguant d’abord avec le public inverse cet enchaînement.

3. Comment se déroulait le concours de représentations tragiques ?

Pendant trois semaines, un auteur choisi par les spectateurs faisait représenter trois tragédies à la suite chaque jour
Pendant trois jours, un représentant de l’État faisait jouer une tragédie par jour, écrite par un auteur différent
Pendant trois jours, chaque auteur présentait une tragédie différente, choisie par les mécènes pour être jouée en alternance
Pendant trois jours, un auteur choisi par un représentant de l’État faisait représenter trois tragédies à la suite chaque jour

Pendant trois jours, un auteur choisi par un représentant de l’État faisait représenter trois tragédies à la suite chaque jour

Explication

Le concours durait trois jours et l’auteur sélectionné par un représentant de l’État faisait jouer trois tragédies à la suite chaque jour. L’alternance d’œuvres de plusieurs auteurs ne correspond pas à cette organisation.

4. Que révèle l’organisation des représentations tragiques sur le rôle de l’État dans la fête grecque ?

La fête était une cérémonie locale, et les mécènes assuraient seuls le financement et le déroulement du cycle tragique
La fête avait une dimension nationale, et l’État organisait et finançait le cycle tragique avec l’aide de mécènes
La fête était organisée par les prêtres, et l’État se limitait à sélectionner les acteurs et les musiciens
La fête relevait de la vie privée, et les auteurs finançaient les représentations grâce aux recettes des spectateurs

La fête avait une dimension nationale, et l’État organisait et finançait le cycle tragique avec l’aide de mécènes

Explication

La fête religieuse était aussi une fête nationale, et l’État organisait et finançait le cycle tragique avec des mécènes. Attribuer l’organisation aux prêtres et limiter l’État à la sélection des artistes ne rend pas compte de ce rôle étendu.

5. Qu’est-ce que l’orchestra dans le théâtre grec antique ?

Une scène surélevée réservée aux personnages et surmontée d’un balcon pour les dieux
Un espace de gradins en demi-cercle destiné au public face à la scène
Une esplanade circulaire où le chœur se tient autour d’un autel dédié à Dionysos
Un passage reliant l’espace du chœur à celui où les personnages jouent l’action

Une esplanade circulaire où le chœur se tient autour d’un autel dédié à Dionysos

Explication

L’orchestra est l’esplanade circulaire occupée par le chœur autour d’un autel consacré à Dionysos. La scène, contrairement à l’orchestra, est réservée aux personnages et les deux espaces ne sont pas reliés par un passage.

6. Dans la famille des Labdacides, quels sont les trois enfants maudits d’Œdipe ?

Atrée, Thyeste et Agamemnon
Laïos, Œdipe et Électre
Agamemnon, Ménélas et Oreste
Polynice, Étéocle et Antigone

Polynice, Étéocle et Antigone

Explication

Les enfants maudits d’Œdipe sont Polynice, Étéocle et Antigone. Atrée et Thyeste appartiennent aux récits des Atrides, et non à la descendance d’Œdipe.

7. Quelle est la fonction de la distance entre le spectateur et le spectacle tragique ?

Elle empêche l’identification au héros afin que le spectateur juge les conflits avec impartialité.
Elle permet la catharsis et le plaisir tragique en maintenant un recul face aux événements représentés.
Elle rend les malheurs représentés plus réalistes en rapprochant l’action de l’expérience quotidienne.
Elle détourne l’attention de la souffrance pour mettre en valeur les qualités poétiques du chœur.

Elle permet la catharsis et le plaisir tragique en maintenant un recul face aux événements représentés.

Explication

La distance aide le spectateur à éprouver pitié et crainte sans confondre la représentation avec sa propre situation, ce qui participe à la catharsis et au plaisir tragique. L’identification au héros n’est toutefois pas supprimée : elle contribue précisément à faire naître la crainte d’un malheur analogue.

8. En quoi le héros tragique se distingue-t-il à la fois du méchant répugnant et du sage inaccessible ?

Il est profondément mauvais et assez dangereux pour provoquer principalement le rejet.
Il est faillible et assez bon pour susciter à la fois la pitié et l’identification.
Il est impuissant face aux événements et assez passif pour supprimer toute responsabilité.
Il est irréprochable et assez sage pour inspirer surtout l’admiration du spectateur.

Il est faillible et assez bon pour susciter à la fois la pitié et l’identification.

Explication

Un héros faillible et suffisamment bon peut susciter la pitié et l’identification sans sembler répugnant ni inaccessible. Un héros irréprochable et très sage risque au contraire de paraître trop éloigné du spectateur pour permettre cette identification.

9. Quelle fonction la faute tragique remplit-elle dans la construction du malheur du héros ?

Elle transforme le héros en adversaire dont la souffrance paraît méritée.
Elle rend son malheur vraisemblable et acceptable pour le spectateur.
Elle démontre que le héros est moralement irréprochable malgré son échec.
Elle montre que le dénouement dépend d’un hasard sans lien avec ses actes.

Elle rend son malheur vraisemblable et acceptable pour le spectateur.

Explication

La faute tragique rend le malheur du héros acceptable au regard de la vraisemblance de l’action. Elle ne fait pas du héros un être irréprochable : sa faillibilité contribue à susciter la pitié et l’identification.

10. Comment la tragédie grecque articule-t-elle l’influence du divin et la responsabilité humaine dans le déroulement des événements ?

L’action des dieux transforme les humains en instruments, ce qui supprime leur responsabilité dans les événements.
La colère divine survient après les crimes, mais elle n’a aucun lien avec l’organisation du monde tragique.
L’intervention divine pèse sur les événements, tandis que les humains prennent part aux actions et en demeurent responsables.
La responsabilité humaine écarte toute influence divine et fait des événements le résultat de choix autonomes.

L’intervention divine pèse sur les événements, tandis que les humains prennent part aux actions et en demeurent responsables.

Explication

La fatalité grecque associe l’aide ou l’influence d’un dieu à la participation engagée de l’être humain, sans effacer sa responsabilité. L’idée que l’intervention divine supprimerait toute responsabilité confond influence et déterminisme absolu.

11. Pour identifier l’origine rituelle du terme « tragôidía », quelle interprétation faut-il retenir ?

Une danse exécutée autour d’un autel pendant les fêtes consacrées à Apollon
Un dialogue dramatique récité par des acteurs lors d’un concours civique
Un chant rituel accompagnant le sacrifice d’un bouc lors des fêtes de Dionysos
Un hymne choral célébrant les exploits d’un héros après une victoire

Un chant rituel accompagnant le sacrifice d’un bouc lors des fêtes de Dionysos

Explication

Le terme « tragôidía », ou « chant du bouc », désignait le chant rituel associé au sacrifice du bouc pendant les fêtes archaïques de Dionysos. L’hymne choral consacré à Dionysos correspond au dithyrambe, mais ne définit pas cette étymologie rituelle.

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Combien de tragédies grecques conservées sont attribuées à Euripide ?

18 tragédies.

À quelles fêtes et à quelles périodes les tragédies étaient-elles représentées ?

Aux fêtes de Dionysos, au printemps et en décembre.

Au cours de quel siècle av. J.-C. remonte la première tragédie conservée ?

Au VIe siècle av. J.-C.

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