QCM : La vérité en philosophie (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la vérité dans son rapport à la réalité ?

L’adéquation entre un jugement et la réalité
L’accord entre plusieurs opinions sur un même sujet
La réalité elle-même, indépendamment de tout jugement
La conformité d’un langage aux conventions établies

L’adéquation entre un jugement et la réalité

Explication

La vérité qualifie un jugement lorsqu’il correspond à la réalité, qui est ce qui est. Confondre vérité et réalité revient à prendre le jugement porté sur les faits pour les faits eux-mêmes.

2. Sur quelles questions porte notamment la réflexion philosophique consacrée à la vérité ?

Sur la manière de remplacer les jugements par des observations expérimentales
Sur les moyens d’accéder à la vérité et sur la valeur qu’on lui reconnaît
Sur les différences entre les perceptions individuelles et les sensations physiques
Sur la création des conventions linguistiques et leur évolution historique

Sur les moyens d’accéder à la vérité et sur la valeur qu’on lui reconnaît

Explication

La réflexion philosophique examine notamment comment accéder à la vérité et quelle valeur lui attribuer. L’étude de l’évolution des conventions linguistiques ne constitue pas l’objet indiqué ici.

3. Quelle distinction oppose le relativisme à la conception des vérités objectives et universelles ?

Le relativisme considère les vérités comme objectives, tandis que les opinions sont indépendantes des individus
Le relativisme attribue à chaque individu ou culture sa vérité, tandis que les opinions sont subjectives et relatives
Le relativisme tient les opinions pour universelles, tandis que les vérités dépendent des cultures
Le relativisme distingue les vérités démontrées par l’expérience des opinions issues du langage

Le relativisme attribue à chaque individu ou culture sa vérité, tandis que les opinions sont subjectives et relatives

Explication

Le relativisme rapporte la vérité à chaque individu ou culture, alors que la distinction présentée tient les vérités pour objectives et universelles et les opinions pour subjectives et relatives. L’idée que les opinions seraient universelles inverse cette distinction.

4. Pourquoi la thèse relativiste est-elle considérée comme s’auto-réfutante ?

Parce qu’elle suspend le jugement dès qu’une opinion entre en conflit avec une autre
Parce qu’elle présente comme universelle l’affirmation que chacun possède sa propre vérité
Parce qu’elle transforme les vérités objectives en jugements fondés sur l’observation
Parce qu’elle attribue à une seule culture le pouvoir de déterminer toutes les vérités

Parce qu’elle présente comme universelle l’affirmation que chacun possède sa propre vérité

Explication

La thèse affirme universellement que chacun possède sa propre vérité, ce qui contredit son refus d’une vérité universelle. Suspendre son jugement correspond à l’épochè, et non à cette contradiction interne.

5. Quel principe de départ guide Descartes dans sa recherche philosophique ?

La vérité se déduit de l’accord entre les opinions de plusieurs individus
La vérité dépend des conventions et varie avec les cultures
La vérité est inaccessible, même lorsqu’on suit une méthode rigoureuse
La vérité existe et une méthode permet de l’atteindre

La vérité existe et une méthode permet de l’atteindre

Explication

Descartes part de l’idée que la vérité existe et qu’une méthode rend possible son accès. L’affirmation de son inaccessibilité correspond plutôt à la position sceptique.

6. Un chercheur veut appliquer le précepte cartésien de l’évidence à une affirmation : que doit-il faire ?

Reprendre tout son raisonnement pour repérer les étapes oubliées
Ne tenir pour vraie que ce qui se présente comme évident
Décomposer l’affirmation en éléments simples avant de l’examiner
Reconstituer l’affirmation en déduisant ses éléments les uns des autres

Ne tenir pour vraie que ce qui se présente comme évident

Explication

Le précepte de l’évidence demande de ne considérer comme vrai que ce qui est évidemment tel. Décomposer une difficulté relève de l’analyse, et non de l’évidence.

7. Face à un problème complexe, quelle opération correspond à l’analyse cartésienne ?

Accepter l’énoncé dès qu’il paraît suffisamment évident
Reprendre le raisonnement pour vérifier qu’aucune étape ne manque
Décomposer la difficulté en éléments aussi simples que possible
Recomposer la connaissance en déduisant les vérités entre elles

Décomposer la difficulté en éléments aussi simples que possible

Explication

L’analyse consiste à décomposer les difficultés en leurs éléments les plus simples. La recomposition des connaissances par déduction caractérise la synthèse.

8. Après avoir décomposé un problème, quelle démarche relève de la synthèse cartésienne ?

Ne retenir que les affirmations qui paraissent immédiatement évidentes
Vérifier le raisonnement afin de s’assurer qu’aucun élément n’a été oublié
Recomposer la connaissance en déduisant les vérités les unes des autres
Diviser la difficulté en éléments simples pour mieux l’examiner

Recomposer la connaissance en déduisant les vérités les unes des autres

Explication

La synthèse recompose la connaissance en faisant découler les vérités les unes des autres. La division d’une difficulté en éléments simples relève de l’analyse.

9. Dans quelle situation la recherche de la vérité peut-elle devenir inacceptable ?

Lorsqu’elle révèle une information douloureuse à la personne concernée
Lorsqu’elle conduit à remettre en question une croyance largement partagée
Lorsqu’elle demande un effort important pour vérifier les faits
Lorsqu’elle relève du voyeurisme et porte atteinte à la vie privée

Lorsqu’elle relève du voyeurisme et porte atteinte à la vie privée

Explication

La recherche devient problématique lorsqu’elle est motivée par la curiosité indiscrète et empiète sur la vie privée. Une vérité douloureuse peut être difficile à accepter, mais cela ne suffit pas à rendre sa recherche inacceptable.

10. Pourquoi une personne peut-elle préférer une illusion à la vérité ?

Parce que la désillusion protège mieux la vie privée que la croyance initiale
Parce que l’illusion peut apaiser, tandis que la désillusion risque de faire souffrir
Parce que l’illusion fournit généralement des preuves plus solides que la vérité
Parce que la vérité empêche de comprendre les intérêts qui guident les choix

Parce que l’illusion peut apaiser, tandis que la désillusion risque de faire souffrir

Explication

Une illusion peut répondre à certains intérêts et apporter un apaisement, alors que sa disparition peut être douloureuse. L’idée qu’une illusion repose sur des preuves plus solides ne rend pas compte de cette préférence.

11. Quelles découvertes Freud associe-t-il aux trois blessures narcissiques de l’humanité ?

L’héliocentrisme de Copernic, la génétique moderne et l’invention de la psychanalyse
L’héliocentrisme de Copernic, l’évolution de Darwin et la découverte de l’inconscient
La gravitation de Newton, la sélection naturelle et l’étude du cerveau
L’évolution de Darwin, la relativité d’Einstein et la découverte des neurones

L’héliocentrisme de Copernic, l’évolution de Darwin et la découverte de l’inconscient

Explication

Freud relie ces blessures à l’héliocentrisme, à l’évolution et à la découverte de l’inconscient. La gravitation de Newton ne fait pas partie des trois découvertes qu’il identifie.

12. Que montre la notion d’inconscient sur la connaissance que le moi a de lui-même ?

La conscience donne accès à toutes les pensées, même lorsque leur origine demeure inconnue
Le moi ne maîtrise pas entièrement son esprit, et la conscience ne garantit pas une connaissance complète de soi
Le moi maîtrise son esprit dès qu’il identifie consciemment ses motivations principales
Le moi peut comprendre son passé, mais ses décisions présentes restent hors de sa portée

Le moi ne maîtrise pas entièrement son esprit, et la conscience ne garantit pas une connaissance complète de soi

Explication

L’inconscient signifie que le moi ne contrôle pas complètement son esprit et que la conscience ne suffit pas à se connaître entièrement. Identifier consciemment certaines motivations ne garantit donc pas une maîtrise totale de soi.

13. Comment la recherche de la vérité aide-t-elle à prendre des décisions pratiques ?

Elle permet de choisir plus vite en évitant d’examiner les événements réels
Elle rend l’action indépendante des connaissances sur le monde et ses changements
Elle remplace la nécessité d’agir en donnant une représentation certaine de l’avenir
Elle permet de comprendre le monde réel afin d’agir en connaissance de cause et d’anticiper

Elle permet de comprendre le monde réel afin d’agir en connaissance de cause et d’anticiper

Explication

Comprendre la réalité permet de mieux orienter ses actions et d’anticiper les événements. La recherche n’offre pas une certitude sur l’avenir qui rendrait toute décision inutile.

14. Même si elle n’aboutit pas à une vérité, quel bénéfice la recherche peut-elle apporter à celui qui la mène ?

Elle peut développer la ténacité, l’abnégation, le courage et le goût de l’effort
Elle transforme l’effort en réussite, puisque la persévérance assure la découverte
Elle libère nécessairement la personne de son passé en révélant ses pulsions refoulées
Elle garantit une meilleure connaissance du monde, même lorsque la vérité reste introuvable

Elle peut développer la ténacité, l’abnégation, le courage et le goût de l’effort

Explication

La recherche peut former des qualités comme la ténacité, l’abnégation, le courage et l’effort, même sans découverte finale. La persévérance peut être bénéfique, mais elle ne garantit pas que la vérité sera trouvée.

15. Dans le langage courant, laquelle de ces affirmations distingue correctement une chose réelle d’une proposition vraie ?

Une chose peut être vraie ou fausse, tandis qu’une proposition peut être réelle ou authentique.
Une chose et une proposition sont vraies dès qu’elles paraissent authentiques.
Une chose peut être réelle ou authentique, tandis qu’une proposition peut être vraie ou fausse.
Une chose réelle est nécessairement vraie, tandis qu’une proposition exprime une réalité.

Une chose peut être réelle ou authentique, tandis qu’une proposition peut être vraie ou fausse.

Explication

Le mot « vraie » peut qualifier une chose au sens d’authentique ou de réelle, mais la vérité et la fausseté s’appliquent proprement aux paroles ou aux propositions. Confondre réalité et vérité revient à traiter une chose comme si elle pouvait être vraie ou fausse au même titre qu’un énoncé.

16. Qu’est-ce qui permet de déterminer si un discours est vrai ?

Sa conformité à ce dont il témoigne.
Son caractère convaincant pour la personne qui l’entend.
Sa cohérence avec les habitudes de son époque.
Son accord avec les croyances de son auditoire.

Sa conformité à ce dont il témoigne.

Explication

Un discours est vrai lorsqu’il est conforme à ce dont il témoigne; s’il ne l’est pas, il est erroné ou mensonger. Le fait de convaincre un auditoire ne garantit pas cette conformité et peut donc induire en erreur.

17. Comment caractériser la vérité scientifique par rapport à la réalité ?

Comme une construction plausible et efficace, plutôt que comme une copie exacte de la réalité.
Comme une opinion personnelle, dont l’efficacité remplace toute exigence de plausibilité.
Comme une copie exacte de la réalité, dépourvue de toute construction théorique.
Comme une description définitive, qui rend inutile la succession des théories.

Comme une construction plausible et efficace, plutôt que comme une copie exacte de la réalité.

Explication

La vérité scientifique est présentée comme une construction ou une « fiction » efficace et plausible, et non comme un simple duplicata du réel. La concevoir comme une copie exacte réduit à tort la place de la construction dans l’élaboration scientifique.

18. Pourquoi le sentiment d’évidence ne suffit-il pas à établir qu’une affirmation est vraie ?

Parce qu’il dépend de l’accord entre plusieurs personnes plutôt que d’un jugement.
Parce qu’il peut donner le sentiment de posséder le vrai tout en étant trompeur.
Parce qu’il ne peut jamais accompagner une affirmation effectivement vraie.
Parce qu’il repose nécessairement sur une démonstration déjà achevée.

Parce qu’il peut donner le sentiment de posséder le vrai tout en étant trompeur.

Explication

L’évidence est le sentiment de posséder le vrai, mais ce sentiment peut être trompeur et ne constitue donc pas un critère suffisant. Une démonstration peut fournir un appui plus probant, même si elle doit elle aussi pouvoir être réexaminée.

19. Une démonstration longtemps jugée convaincante est ensuite reconnue invalide; quelle conclusion cela illustre-t-il ?

La démonstration n’a aucune valeur pour évaluer une affirmation contestée.
La démonstration garantit une vérité définitive dès qu’elle a convaincu ses contemporains.
La démonstration devient valide dès qu’une majorité continue de l’accepter.
La démonstration est un critère plus probant que l’évidence, mais elle peut être révisée.

La démonstration est un critère plus probant que l’évidence, mais elle peut être révisée.

Explication

Le fait qu’une démonstration puisse être invalidée ne retire pas son intérêt: démontrer ou pouvoir démontrer reste un critère plus probant que le seul sentiment d’évidence. En revanche, le fait d’avoir convaincu pendant longtemps ne garantit pas qu’elle soit valide.

20. Quelle attitude la philosophie adopte-t-elle face au relativisme et à la difficulté de définir la vérité ?

Elle renonce à l’exigence de vérité tant qu’aucune définition définitive n’est disponible.
Elle combat le relativisme et maintient l’exigence de vérité malgré la difficulté de l’élaborer.
Elle accepte le relativisme dès que la définition de la vérité devient difficile.
Elle considère que chaque opinion devient vraie lorsqu’elle est défendue avec conviction.

Elle combat le relativisme et maintient l’exigence de vérité malgré la difficulté de l’élaborer.

Explication

La philosophie maintient l’exigence de vérité et combat le relativisme, tout en reconnaissant que définir et élaborer la vérité est difficile. La difficulté de cette tâche ne signifie donc pas qu’il faille abandonner la recherche de vérité.

21. Dans une discussion entre personnes en désaccord, quel rôle une vérité partielle, relative ou provisoire peut-elle jouer ?

Elle peut supprimer tout désaccord en transformant les opinions en vérités définitives.
Elle peut servir de terrain d’entente, contrairement aux opinions ou croyances posées comme savoir absolu.
Elle peut servir de terrain d’entente à condition de devenir un savoir absolu et non négociable.
Elle peut remplacer la discussion par l’adhésion à une croyance commune et incontestable.

Elle peut servir de terrain d’entente, contrairement aux opinions ou croyances posées comme savoir absolu.

Explication

Même partielle, relative ou provisoire, une vérité peut offrir un terrain d’entente entre les personnes. À l’inverse, une opinion ou une croyance présentée comme un savoir absolu et non négociable se prête moins à un accord commun.

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Qu’est-ce que la vérité ?

L’adéquation entre un jugement et la réalité.

Sur quels aspects de la vérité porte la réflexion philosophique ?

Sur l’accès à la vérité et sa valeur.

Quelles vérités le relativisme attribue-t-il à chaque individu ou culture ?

Sa propre vérité.

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