★ À maîtriser
Le premier quatrain présente un cadre bucolique et heureux, marqué par le lyrisme.
Les personnifications et le présent de l’indicatif donnent à la nature une apparence humanisée et vivante.
Compléments
Le présentatif « c’est » et le champ lexical de la nature contribuent à installer le décor du premier quatrain.
Les champs lexicaux de la douceur et de la lumière, l’allitération en [s] et l’enjambement créent une impression de douceur, de légèreté et de fluidité.
Le premier quatrain fait de la nature sereine un cadre qui semble prendre vie et devenir un personnage.
★ À maîtriser
Le soldat apparaît d’abord apaisé, comme s’il faisait une sieste, et intégré au paysage qui l’entoure.
L’indéfini « un soldat » donne au personnage une portée universelle, tandis que le mot « soldat » évoque la guerre sans préciser le conflit ni le camp.
Des détails polysémiques, comme la bouche ouverte, le cresson bleu, la pâleur et la lumière qui « pleut », entretiennent le doute entre sommeil et mort.
Compléments
La description du soldat est incomplète et se concentre sur le haut de son corps.
Le champ lexical du sommeil et l’allitération en [l], associée à la lenteur et à la mollesse, caractérisent l’inaction du personnage.
Le paysage est vivant, tandis que le soldat semble immobile.
★ À maîtriser
Les glaïeuls, fleurs sauvages dont l’étymologie évoque le combattant, portent une valeur symbolique liée à la guerre et au bouquet funéraire.
La comparaison et le polyptote soulignent une antithèse entre le sec et le mouillé, invitant le lecteur à examiner la situation de plus près.
Compléments
La mise en relief des pieds du soldat et la construction énigmatique de la phrase accentuent l’étrangeté de la scène et la cruauté de la mort.
La longueur de la deuxième phrase, les enjambements et le rejet de « nature » produisent un rythme soutenu qui accélère.
La nature personnifiée « berce » le soldat, et l’écho entre « berce » et « enfant » renforce l’impression d’innocence.
Une seconde antithèse indique que la scène n’est pas véritablement paisible.
Les indices ambigus du corps font glisser le calme vers l’inquiétude.
★ À maîtriser
La construction des phrases du second tercet inverse celle du tercet précédent et crée un effet de miroir qui prépare la révélation.
La description de la main, notamment par le geste du bras, l’engourdissement et le rejet, évoque une dernière douleur et révèle que le soldat est mort.
Les « deux trous rouges » révèlent la violence de la mort du soldat et font basculer le poème vers la scène de bataille.
La chute révèle que le soldat est victime de la guerre et dénonce ses horreurs en brisant le cadre serein du paysage. - Rimbaud
Compléments
📌 L’opposition entre « il dort » et « dans le soleil » participe à la révélation finale.
La négation modifie rétrospectivement la compréhension de la suite du poème.
L’expression « il a deux trous » possède une connotation négative et inquiétante.
La poitrine et la main sont décrites à ce moment du poème, déplaçant le regard du lecteur vers le corps du soldat.
« Il dort » s’oppose aux « deux trous rouges » qui révèlent sa mort.
★ À maîtriser
Compléments
La conclusion peut rappeler que le paysage serein accueille un personnage d’abord tranquille, puis progressivement inquiétant et tragique, avant que la chute ne dénonce les horreurs de la guerre.
Le parcours proposé étudie successivement le cadre bucolique du premier quatrain, le personnage dans le second quatrain, le trouble du premier tercet et la chute du second tercet.
Cadre, personnage, trouble, chute.
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1. Quelle impression d’ensemble le premier quatrain du « Dormeur du val » construit-il ?
2. Dans un commentaire du premier quatrain, un élève relève des personnifications et des verbes au présent de l’indicatif. Quelle interprétation ces procédés soutiennent-ils ?
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Quel cadre le premier quatrain bucolique présente-t-il ?
Un cadre bucolique et heureux, marqué par le lyrisme.
Quel effet les personnifications et le présent de l’indicatif donnent-ils à la nature ?
Une apparence humanisée et vivante.
Comment le soldat apparaît-il d’abord dans le paysage ?
Il apparaît apaisé et intégré au paysage.
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