QCM : Le mythe comme forme de connaissance (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition du mythe est attribuée à Mircea Eliade ?

Un récit historique ordinaire qui rapporte les actions de personnages humains.
Une explication sacrée portant sur la création du cosmos, sans concerner ses fragments.
Un récit sacré où des êtres surnaturels font advenir une réalité totale ou partielle.
Une analyse rationnelle qui décrit les causes naturelles de la formation du cosmos.

Un récit sacré où des êtres surnaturels font advenir une réalité totale ou partielle.

Explication

Pour Mircea Eliade, le mythe est un récit d’histoire sacrée où des exploits surnaturels font venir à l’existence le cosmos ou un fragment de réalité. L’analyse rationnelle, le récit historique ordinaire et la restriction au cosmos entier ne correspondent pas à cette définition.

2. Comment le mythe est-il caractérisé parmi les formes de connaissance et d’explication du réel ?

Comme un savoir symbolique qui ne contribue pas à expliquer le réel.
Comme une forme tardive de connaissance, apparue après l’explication rationnelle.
Comme une démarche rationnelle élaborée pour remplacer les récits sacrés.
Comme l’une des premières formes de connaissance et d’explication du réel.

Comme l’une des premières formes de connaissance et d’explication du réel.

Explication

Le mythe est considéré comme l’une des premières formes de connaissance et d’explication du réel. Le qualifier de tardif, de dépourvu de fonction explicative ou de démarche rationnelle contredit cette caractérisation.

3. Dans un récit qui explique l’apparition d’un volcan par l’intervention d’une puissance divine, quel rôle cette puissance joue-t-elle dans l’explication mythique ?

Elle est présentée comme étant à l’origine du phénomène.
Elle observe le phénomène sans intervenir dans son origine.
Elle est présentée comme une cause naturelle du phénomène.
Elle apparaît comme une conséquence du phénomène expliqué.

Elle est présentée comme étant à l’origine du phénomène.

Explication

L’explication mythique attribue l’origine des phénomènes et de l’univers à des dieux, des êtres surnaturels ou des forces mystérieuses. Une cause naturelle, un rôle de simple témoin ou une inversion du rapport causal ne relèvent pas de ce principe.

4. Deux explications rendent compte d’une sécheresse : la première l’attribue à la colère d’une divinité, tandis que la seconde examine les précipitations et les sols. Quelle distinction les caractérise ?

Les deux relèvent du discours mythique, car elles expliquent un phénomène naturel.
Les deux relèvent d’une démarche rationnelle, car elles proposent une cause.
La première relève du discours mythique, la seconde d’une démarche rationnelle.
La première relève d’une démarche rationnelle, la seconde du discours mythique.

La première relève du discours mythique, la seconde d’une démarche rationnelle.

Explication

Le discours mythique s’appuie sur l’imaginaire populaire et des êtres surnaturels ou divins, tandis que l’explication rationnelle relève d’une démarche distincte. Attribuer l’analyse des précipitations au mythe, la croyance divine à la rationalité ou assimiler les deux démarches confond ces approches.

5. Quelle caractéristique distingue le discours mythique dans sa manière de présenter ses explications ?

Il présente une parole dogmatique et absolue, dite une fois pour toutes.
Il formule une interrogation critique, sans prétendre fixer une explication.
Il avance une hypothèse révisable, soumise à l’examen de la raison critique.
Il propose une explication provisoire, ouverte à de nouvelles interprétations.

Il présente une parole dogmatique et absolue, dite une fois pour toutes.

Explication

Le discours mythique se veut dogmatique et absolu, comme une parole formulée une fois pour toutes. Une explication provisoire, une hypothèse révisable ou une interrogation critique ne correspondent pas à cette prétention à l’absolu.

6. Une communauté accueille un événement inédit sans s’en étonner et l’explique en le rapprochant d’un récit fondateur antérieur. Quelle attitude caractérise cette réaction ?

Rapporter le présent à un précédent ontologique.
Rapporter le présent à une critique des croyances héritées.
Rapporter le présent à une prédiction de l’avenir.
Rapporter le présent à une cause matérielle mesurable.

Rapporter le présent à un précédent ontologique.

Explication

La conscience mythique ne s’étonne de rien et rapporte le présent à un précédent ontologique. L’explication par une cause mesurable, la critique des croyances et la prédiction de l’avenir relèvent d’autres démarches.

7. À quel auteur associe-t-on l’idée que les composantes mythiques ramènent les peuples vers leurs ancêtres et les rattachent aux forces cosmiques et aux générations des dieux ?

Pierre Hadot.
Mircea Eliade.
Un auteur grec de l’Antiquité.
Le poète George.

Pierre Hadot.

Explication

Cette remarque sur le rattachement aux ancêtres, aux forces cosmiques et aux générations des dieux est attribuée à Pierre Hadot. Mircea Eliade est associé à la définition du mythe comme récit d’histoire sacrée, tandis que le passage ne donne pas le nom complet du poète George ni celui d’un auteur grec pour cette remarque.

8. Une communauté accomplit des rites qui renforcent ses liens collectifs et sa relation au sacré par les récits mythiques. Quelles fonctions du mythe cette situation illustre-t-elle ?

Une fonction sociale et une fonction politique.
Une fonction religieuse et une fonction scientifique.
Une fonction scientifique et une fonction politique.
Une fonction sociale et une fonction religieuse.

Une fonction sociale et une fonction religieuse.

Explication

Le mythe comporte une fonction sociale et une fonction religieuse, ce qui correspond aux liens collectifs et au rapport au sacré décrits ici. La fonction scientifique ne fait pas partie de cette caractérisation, et retenir une seule fonction laisse de côté l’autre.

9. Quel changement touche la forme d’explication mythique dans la Grèce antique ?

Elle disparaît complètement.
Elle est renforcée comme explication.
Elle est remise en cause.
Elle conduit à remettre en cause le savoir rationnel.

Elle est remise en cause.

Explication

La forme d’explication mythique est contestée dans la Grèce antique. Dire qu’elle disparaît complètement va au-delà de cette remise en cause, tandis que son renforcement et la critique du savoir rationnel inversent le changement décrit.

10. Vers quel siècle avant J.-C. la Grèce antique connaît-elle des événements présentés comme révolutionnaires dans l’histoire de la pensée et des connaissances ?

Vers le XIᵉ siècle avant J.-C.
Vers le IIᵉ siècle avant J.-C.
Vers le VIᵉ siècle avant J.-C.
Vers le IVᵉ siècle avant J.-C.

Vers le VIᵉ siècle avant J.-C.

Explication

La période associée à ces événements révolutionnaires est le VIᵉ siècle avant J.-C. Le XIᵉ siècle renvoie à une autre datation évoquée dans l’extrait, tandis que les IVᵉ et IIᵉ siècles sont des décalages chronologiques.

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Selon Mircea Eliade, que raconte le mythe ?

Un récit d’histoire sacrée où des exploits d’êtres surnaturels et divins font advenir le cosmos ou une partie du réel.

Qui a défini le mythe comme un récit d’histoire sacrée ?

Mircea Eliade.

Quelle place le mythe occupe-t-il parmi les formes de connaissance ?

L’une des premières formes de connaissance et d’explication du réel.

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