QCM : L’enjeu géopolitique de la connaissance — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel modèle de société fait de l’éducation, de la recherche, de l’innovation et de l’information les principaux piliers du développement et de la puissance ?

La société de consommation
La société de la connaissance
La société industrielle
La société agraire

La société de la connaissance

Explication

La société de la connaissance repose sur l’éducation, la recherche, l’innovation et l’information comme moteurs du développement, de la croissance et de la puissance. Cette notion est notamment associée à Peter Drucker en 1969.

2. Pourquoi la maîtrise des brevets et des systèmes éducatifs peut-elle renforcer la puissance d’un État ?

Parce qu’elle permet de réduire toute circulation internationale des idées
Parce qu’elle transforme automatiquement toute information en connaissance durable
Parce qu’elle remplace les institutions politiques par des entreprises privées
Parce qu’elle donne un avantage compétitif et la capacité de produire et contrôler des savoirs

Parce qu’elle donne un avantage compétitif et la capacité de produire et contrôler des savoirs

Explication

La maîtrise des flux d’information, des innovations de rupture, des brevets et des systèmes éducatifs procure un avantage compétitif et un levier de puissance. La connaissance stratégique ne se réduit donc pas à la simple détention d’informations.

3. Quelle tension caractérise la société de la connaissance ?

La tension entre la disparition d’Internet et l’essor des bibliothèques
La tension entre l’ouverture des savoirs et leur contrôle par différents dispositifs
La tension entre la baisse de l’éducation et la disparition des brevets
La tension entre les savoirs scientifiques et l’abandon des données numériques

La tension entre l’ouverture des savoirs et leur contrôle par différents dispositifs

Explication

La société de la connaissance oppose l’ouverture des savoirs, favorisée par l’open access, Internet et les données libres, à leur contrôle par les brevets, la censure, la cybersurveillance et la manipulation.

4. Quel phénomène contribue à la marchandisation du savoir ?

La diffusion gratuite de toutes les publications scientifiques
La privatisation de publications scientifiques et la médiation algorithmique des GAFAM
La suppression des éditeurs scientifiques et des plateformes numériques
La transmission prioritaire des savoirs autochtones et populaires

La privatisation de publications scientifiques et la médiation algorithmique des GAFAM

Explication

La marchandisation du savoir est favorisée par la privatisation des publications scientifiques, notamment chez Elsevier et Springer, ainsi que par la médiation algorithmique des GAFAM. Ces mécanismes peuvent limiter l’accès libre aux connaissances.

5. Quelle conséquence peut résulter de la domination des savoirs produits dans les pays du Nord et diffusés en anglais ?

La disparition des écarts entre les systèmes éducatifs
La neutralisation des rapports de pouvoir liés à la connaissance
Une reconnaissance accrue de tous les savoirs locaux
La dévalorisation ou l’effacement de savoirs autochtones, oraux et populaires

La dévalorisation ou l’effacement de savoirs autochtones, oraux et populaires

Explication

Les savoirs dominants sont majoritairement produits dans les pays du Nord et diffusés en anglais. Cette situation peut marginaliser ou effacer des savoirs autochtones, oraux et populaires.

6. Que mettent en place les lois Ferry de 1881–1882 ?

Une école privée fondée sur la conditionnalité des dons internationaux
Une école gratuite, laïqu'et obligatoire, avec un accès des filles encore inégalitaire
Une instruction supérieure réservée aux jeunes filles nobles
Une alphabétisation universelle déjà parfaitement égalitaire

Une école gratuite, laïqu'et obligatoire, avec un accès des filles encore inégalitaire

Explication

Les lois Ferry de 1881–1882 instaurent une école gratuite, laïqu'et obligatoire. Toutefois, l’accès des filles à l’éducation demeure encore inégalitaire à cette période.

7. Que montre la comparaison des taux d’alphabétisation des adultes en 2020 ?

Les hommes et les femmes présentent un taux identique de 90 %
Les femmes sont alphabétisées à 83 %, contre 70 % des hommes
Les hommes sont alphabétisés à 90 %, contre 83 % des femmes
Les femmes sont alphabétisées à 90 %, contre 83 % des hommes

Les hommes sont alphabétisés à 90 %, contre 83 % des femmes

Explication

En 2020, 90 % des hommes adultes sont alphabétisés contre 83 % des femmes, selon la Banque mondiale. Ces données montrent que la parité complète n’est pas encore atteinte.

8. Quel événement Henri Becquerel découvre-t-il en 1896 ?

Le projet Manhattan
La radioactivité naturelle
La fission nucléaire contrôlée
Le polonium et le radium

La radioactivité naturelle

Explication

En 1896, Henri Becquerel découvre la radioactivité naturelle. Le polonium et le radium sont ensuite isolés par Pierre et Marie Curie.

9. Quelle contribution est attribuée à Pierre et Marie Curie dans l’étude de la radioactivité ?

Ils lancent le projet Manhattan
Ils construisent le premier satellite artificiel
Ils isolent le polonium et le radium
Ils découvrent la radioactivité naturelle

Ils isolent le polonium et le radium

Explication

Pierre et Marie Curie isolent le polonium et le radium. Marie Curie reçoit ensuite les prix Nobel de physique en 1903 et de chimie en 1911.

10. Que se produit-il en 1942 dans l’histoire de la recherche nucléaire ?

Apollo 11 atterrit sur la Lune
Becquerel découvre la radioactivité naturelle
Les Curie isolent le polonium
Le projet Manhattan débute aux États-Unis

Le projet Manhattan débute aux États-Unis

Explication

En 1942, le projet Manhattan débute aux États-Unis en mobilisant des financements publics et la recherche scientifique au service de l’armement nucléaire.

11. Quelle définition correspond le mieux à la science citoyenne ?

Une politique publique limitée aux laboratoires nationaux
Une recherche réservée aux chercheurs officiellement employés
Une recherche participative ouverte aux non-professionnels
Une tradition orale transmise par des communautés locales

Une recherche participative ouverte aux non-professionnels

Explication

La science citoyenne ouvre la recherche aux non-professionnels, par exemple grâce à l’observation de terrain, à la collecte de données ou à des projets collaboratifs.

12. Comment les savoirs autochtones peuvent-ils contribuer à la gestion de l’environnement ?

En écartant les connaissances issues de l’expérience des territoires
En limitant l’étude de la biodiversité aux laboratoires spécialisés
En remplaçant toutes les méthodes scientifiques par des décisions institutionnelles
En complétant les savoirs scientifiques par des pratiques locales et des traditions orales

En complétant les savoirs scientifiques par des pratiques locales et des traditions orales

Explication

Fondés sur des pratiques locales et des traditions orales, les savoirs autochtones peuvent compléter les savoirs scientifiques dans la gestion de la biodiversité et de l’environnement.

13. Quelles puissances s’opposent principalement pendant la guerre froide, de 1947 à 1991 ?

La Chine et l’Inde
Les États-Unis et l’URSS
La France et le Royaume-Uni
L’Allemagne et le Japon

Les États-Unis et l’URSS

Explication

La guerre froide oppose les États-Unis et l’URSS dans un contexte de bipolarisation. La connaissance militaire, technologique, politique et scientifique y devient stratégique.

14. Quelle association entre services de renseignement et puissances est correcte ?

CIA et KGB aux États-Unis ; NSA et GRU en URSS
CIA et NSA aux États-Unis ; KGB et GRU en URSS
MI6 et STASI aux États-Unis ; CIA et NSA en URSS
KGB et NSA aux États-Unis ; GRU et CIA en URSS

CIA et NSA aux États-Unis ; KGB et GRU en URSS

Explication

La CIA et la NSA sont américaines, tandis que le KGB et le GRU sont soviétiques. Le MI6 est britannique et la STASI est-allemande.

15. Lequel de ces éléments fait partie des cibles du renseignement pendant la guerre froide ?

Les programmes scolaires et les archives littéraires
Les échanges culturels et les compétitions artistiques
Les traditions culinaires et les ressources touristiques
Les missiles balistiques et les laboratoires scientifiques

Les missiles balistiques et les laboratoires scientifiques

Explication

Le renseignement vise notamment les armes nucléaires, les missiles balistiques, les satellites, les industries stratégiques, les laboratoires scientifiques et les communications.

16. Quelle situation illustre le mieux un brain gain pour l’Inde ?

Le retour d’ingénieurs indiens et le maintien de leurs liens professionnels avec l’Inde
La fermeture d’instituts technologiques indiens au profit d’universités étrangères
Le départ durable d’ingénieurs indiens vers des entreprises étrangères
La diminution des échanges scientifiques entre l’Inde et sa diaspora

Le retour d’ingénieurs indiens et le maintien de leurs liens professionnels avec l’Inde

Explication

Le brain gain correspond au retour des personnes qualifiées ou au maintien de connexions permettant de réinvestir leurs compétences dans le pays d’origine. Le brain drain désigne au contraire leur départ durable.

17. Quels établissements contribuent particulièrement au développement de l’enseignement supérieur technologique indien ?

Les Indian Institutes of Technology et l’Indian Institute of Science
Les organisations internationales spécialisées dans les migrations étudiantes
Les universités américaines et les écoles européennes installées en Inde
Les entreprises Google et Tata Consultancy sans institutions de formation

Les Indian Institutes of Technology et l’Indian Institute of Science

Explication

L’Inde renforce sa puissance grâce notamment aux Indian Institutes of Technology et à l’Indian Institute of Science, qui forment des compétences scientifiques et technologiques.

18. Une entreprise souhaitant s’implanter dans un important pôle indien d’innovation numérique, de télécommunications et de recherche pharmaceutique devrait privilégier quelle ville ?

Hyderabad
New Delhi
Bangalore
Mumbai

Bangalore

Explication

Bangalore concentre l’innovation numérique, les télécoms et la recherche pharmaceutique, avec des entreprises comme Google, Infosys et Tata Consultancy.

19. Quelle définition décrit le mieux le cyberespace ?

Un territoire matériel limité aux frontières des États qui possèdent des serveurs
Un ensemble de moyens de communication sans effets économiques ni politiques
Un espace numérique mondial formé de réseaux interconnectés, de données et de plateformes
Un réseau réservé aux administrations et inaccessible aux entreprises et aux citoyens

Un espace numérique mondial formé de réseaux interconnectés, de données et de plateformes

Explication

Le cyberespace est structuré par des réseaux interconnectés, Internet, des données et des plateformes. Bien qu’immatériel dans sa structure, il produit des effets économiques, politiques et géopolitiques concrets.

20. Lequel de ces groupes rassemble uniquement des acteurs du cyberespace ?

Les États, les armées antiques, les agriculteurs et les organisations sportives
Les États, les entreprises privées, les hackers, les ONG et les citoyens
Les citoyens, les frontières, les banques centrales et les ressources minières
Les entreprises privées, les océans, les ONG et les infrastructures routières

Les États, les entreprises privées, les hackers, les ONG et les citoyens

Explication

Les acteurs du cyberespace comprennent les États, les entreprises privées comme les GAFAM et les BATX, les hackers, les ONG et les citoyens.

21. Quelle mesure relève directement de la souveraineté numérique d’un État ?

Contrôler ses données, ses infrastructures, ses plateformes et ses normes numériques
Autoriser les entreprises étrangères à définir seules les règles numériques nationales
Augmenter le nombre de citoyens utilisant les réseaux sociaux étrangers
Développer une présence en ligne sans maîtriser les serveurs ni les données

Contrôler ses données, ses infrastructures, ses plateformes et ses normes numériques

Explication

La souveraineté numérique désigne la capacité d’un État à contrôler ses données, ses infrastructures numériques, ses plateformes et ses normes. Une simple présence sur Internet ne suffit pas.

22. Pourquoi Stuxnet est-il considéré comme un exemple de cyberguerre ciblée ?

Parce qu’il a protégé les infrastructures critiques françaises contre les attaques numériques
Parce qu’il a perturbé indistinctement tous les réseaux mondiaux en 2001
Parce qu’il a servi à créer une coopération internationale contre la cybercriminalité
Parce qu’il a visé les centrifugeuses nucléaires iraniennes en 2010

Parce qu’il a visé les centrifugeuses nucléaires iraniennes en 2010

Explication

En 2010, Stuxnet a attaqué les centrifugeuses nucléaires iraniennes, une infrastructure stratégique précise. Cette cible spécialisée distingue l’opération d’une cyberattaque générale.

23. Quelle affirmation caractérise correctement la Convention de Budapest ?

Créée en 2001, elle impose à tous les États, y compris la Russie et la Chine, les mêmes normes numériques
Créée en 2010, elle organise exclusivement la protection des centrifugeuses nucléaires
Adoptée en 2009, elle fonde l’ANSSI et coordonne la cyberdéfense française
Adoptée en 2001, elle constitue le premier traité international consacré à la cybercriminalité

Adoptée en 2001, elle constitue le premier traité international consacré à la cybercriminalité

Explication

La Convention de Budapest de 2001 est le premier traité international consacré à la lutte contre la cybercriminalité. Elle a été ratifiée par 67 pays, à l’exception notamment de la Russie et de la Chine.

24. Quelle situation rend compte de la double, voire triple, nature du cyberespace ?

Des États y stockent des données, ce qui transforme le cyberespace en territoire exclusivement militaire
Des entreprises y vendent des produits, ce qui en fait uniquement un marché économique sans dimension politique
Des citoyens y communiquent, ce qui exclut toute conflictualité et toute coopération institutionnelle
Des chercheurs y échangent des connaissances, des États y mènent des attaques et des pays y coopèrent contre la cybercriminalité

Des chercheurs y échangent des connaissances, des États y mènent des attaques et des pays y coopèrent contre la cybercriminalité

Explication

Le cyberespace est simultanément un espace de circulation des savoirs, un champ de conflictualité et un lieu de coopération internationale. Ces fonctions peuvent donc coexister.

25. Quel ensemble de dimensions définit le mieux la justice numérique ?

La vitesse des réseaux, la puissance des processeurs, le stockage en ligne et la cybersécurité
L’accès à Internet, la régulation des données, la souveraineté numérique et les cyberinégalités
La production de logiciels, la robotisation industrielle, le commerce électronique et l’intelligence artificielle
La protection des brevets, la fiscalité des entreprises, la publicité en ligne et la maintenance informatique

L’accès à Internet, la régulation des données, la souveraineté numérique et les cyberinégalités

Explication

La justice numérique englobe l’accès à Internet, la régulation des données, la souveraineté numérique et les cyberinégalités. Elle ne se réduit donc pas aux performances techniques ou à la sécurité informatique.

26. Quel exemple illustre directement l’empreinte environnementale des centres de données ?

Un hôpital ayant adopté un logiciel de gestion des rendez-vous
Une administration ayant renforcé l’authentification de ses agents
Une école ayant remplacé ses manuels papier par des tablettes numériques
Un centre de Google en Irlande ayant utilisé 500 millions de litres d’eau en 2022

Un centre de Google en Irlande ayant utilisé 500 millions de litres d’eau en 2022

Explication

La consommation de 500 millions de litres d’eau en 2022 par un centre de Google en Irlande illustre les ressources nécessaires au fonctionnement des data centers et leur empreinte environnementale.

27. Quelle distinction décrit correctement les biais algorithmiques et les deepfakes ?

Les biais algorithmiques manipulent des contenus, tandis que les deepfakes corrigent les résultats produits par les systèmes
Les biais algorithmiques affectent les résultats produits par les systèmes, tandis que les deepfakes manipulent des contenus et des opinions
Les biais algorithmiques concernent la consommation d’énergie, tandis que les deepfakes concernent le recyclage des équipements
Les biais algorithmiques protègent les données personnelles, tandis que les deepfakes renforcent la maîtrise humaine des décisions

Les biais algorithmiques affectent les résultats produits par les systèmes, tandis que les deepfakes manipulent des contenus et des opinions

Explication

Les biais algorithmiques concernent les résultats produits par les systèmes, alors que les deepfakes reposent sur la manipulation de contenus et d’opinions. Cette distinction permet de différencier un problème de fonctionnement algorithmique d’un problème de désinformation.

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Qu'est-ce que la société de la connaissance selon Peter Drucker ?

Un modèle où éducation, recherche, innovation et information sont piliers du développement.

Quels éléments donnent aux États un levier de puissance ?

La maîtrise des flux d’information, innovations de rupture, brevets et systèmes éducatifs.

En quoi la connaissance diffère-t-elle de l’information ?

La connaissance est plus large et plus durable que l’information.

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