QCM : Les héritages juridiques de Rome (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel héritage juridique romain a été transmis aux États d’Europe occidentale ?

Des concepts comme la propriété et la distinction entre droit public et droit privé
Des règles imposant un pouvoir religieux distinct pour chaque cité
Des procédures abolissant la propriété individuelle au profit des villes
Des principes séparant le droit des citoyens de celui des étrangers

Des concepts comme la propriété et la distinction entre droit public et droit privé

Explication

L’héritage romain comprend notamment la notion de propriété et la distinction entre droit public et droit privé. La séparation entre citoyens et étrangers renvoie à une autre distinction juridique et ne décrit pas les concepts cités ici.

2. Quelle caractéristique distingue le droit médiéval d’héritage romain du droit qui lui succède ?

Il est pluraliste, avec des droits urbains, seigneuriaux et royaux, avant que ce pluralisme ne disparaisse
Il associe des règles religieuses et militaires, avant que les institutions impériales ne les réunissent
Il repose sur un droit royal uniforme, avant que les droits urbains et seigneuriaux ne se développent
Il se limite au droit des villes, avant que les seigneurs et les rois n’adoptent leurs propres règles

Il est pluraliste, avec des droits urbains, seigneuriaux et royaux, avant que ce pluralisme ne disparaisse

Explication

Le droit médiéval d’héritage romain se caractérise par la coexistence de droits urbains, seigneuriaux et royaux, puis ce pluralisme disparaît. L’idée d’un droit royal uniforme décrit l’inverse de cette coexistence initiale.

3. Quel enchaînement des périodes politiques romaines est correctement daté ?

République de 753 à 509 av. J.-C., Royauté de 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C., puis Empire de 27 à 476
Royauté de 753 à 27 av. J.-C., République de 27 à 476, puis Empire à partir de 476
Royauté de 753 à 509 av. J.-C., République de 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C., puis Empire de 27 à 476
Royauté de 753 à 509 av. J.-C., Empire de 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C., puis République de 27 à 476

Royauté de 753 à 509 av. J.-C., République de 509 av. J.-C. à 27 av. J.-C., puis Empire de 27 à 476

Explication

La séquence politique romaine va de la royauté à la République, puis à l’Empire, avec les dates indiquées. L’option qui place l’Empire avant la République inverse les deux dernières périodes.

4. Quelle association décrit correctement le droit classique et le droit postclassique romains ?

Le droit classique est une période de création juridique, tandis que le droit postclassique régule davantage les crises impériales
Le droit classique est formaliste et archaïque, tandis que le droit postclassique développe les règles propres à la cité
Le droit classique régule les crises impériales, tandis que le droit postclassique constitue la grande période de création juridique
Le droit classique et le droit postclassique correspondent tous deux à une période de droit archaïque formaliste

Le droit classique est une période de création juridique, tandis que le droit postclassique régule davantage les crises impériales

Explication

Le droit classique est présenté comme un âge de création juridique, alors que le droit postclassique sert davantage à réguler les crises impériales. L’option qui attribue la création au droit postclassique inverse précisément cette distinction.

5. À quoi correspond le Jus Civile dans le droit romain ancien ?

À un droit religieux révélé aux Romains par les dieux de la cité
Au droit civil propre à la cité romaine et commun à ses citoyens
À un ensemble de règles communes à différents peuples et applicable au-delà de la cité
À des règles impériales destinées à réguler les crises politiques

Au droit civil propre à la cité romaine et commun à ses citoyens

Explication

Le Jus Civile est l’ancien droit civil propre à la cité et commun à ses citoyens. Les règles communes à différents peuples relèvent plutôt du droit des gens, notion distincte.

6. Selon la légende romaine, quel rôle Romulus joue-t-il en 753 av. J.-C. ?

Il met fin à la royauté et devient le premier consul
Il établit l’Empire et en devient le premier empereur
Il fonde Rome et en devient le premier roi
Il fonde la République et en dirige les premières assemblées

Il fonde Rome et en devient le premier roi

Explication

La légende attribue à Romulus la fondation de Rome en 753 av. J.-C. et en fait son premier roi. La fondation de la République ne correspond pas au récit de la fondation royale.

7. Comment se répartissent les pouvoirs dans la royauté romaine ?

Le roi réunit des fonctions politiques, militaires, religieuses et juridictionnelles, sans séparation des pouvoirs
Le roi dirige les affaires politiques et militaires, tandis que des magistrats indépendants exercent les fonctions judiciaires et religieuses
Les comices curiates gouvernent et jugent, tandis que le roi exerce principalement une fonction militaire
Le Sénat exerce les fonctions politiques et militaires, tandis que le roi conserve les fonctions religieuses et judiciaires

Le roi réunit des fonctions politiques, militaires, religieuses et juridictionnelles, sans séparation des pouvoirs

Explication

Dans la royauté romaine, le roi cumule les fonctions politiques, militaires, religieuses et juridictionnelles, sans séparation des pouvoirs. L’idée de magistrats indépendants chargés des fonctions restantes introduit une séparation qui ne caractérise pas cette organisation.

8. Quelle distinction entre le Sénat et les comices curiates est correcte ?

Le Sénat élit les rois et adopte les lois, tandis que les comices exercent seuls l’autorité politique de la cité
Le Sénat commande l’armée et rend la justice, tandis que les comices administrent les affaires religieuses du roi
Le Sénat réunit le peuple pour les actes familiaux religieux, tandis que les comices conseillent le roi et détiennent l’auctoritas
Le Sénat conseille le roi et détient l’auctoritas, tandis que les comices réunissent le peuple et interviennent notamment dans certains actes familiaux religieux

Le Sénat conseille le roi et détient l’auctoritas, tandis que les comices réunissent le peuple et interviennent notamment dans certains actes familiaux religieux

Explication

Le Sénat conseille le roi et détient l’auctoritas, tandis que les comices curiates sont une assemblée du peuple intervenant notamment dans des actes familiaux à dimension religieuse. L’autre association échange les rôles respectifs du Sénat et des comices.

9. Que désignent les *mores maiorum* dans le droit archaïque romain ?

Des prescriptions religieuses fixées par les prêtres pour les cérémonies
Des règles écrites par les magistrats et affichées dans la cité
Des décisions rendues par les juges à l’issue des procès familiaux
Des usages ancestraux non écrits, transmis et répétés dans les familles

Des usages ancestraux non écrits, transmis et répétés dans les familles

Explication

Les *mores maiorum* sont des usages ancestraux non écrits, répétés dans les familles et constituant la principale source du droit archaïque. Les prescriptions religieuses relèvent plutôt du domaine des rites et ne définissent pas ces usages familiaux.

10. Dans la famille romaine archaïque, que permet la *potestas* du *pater* ?

De conduire les rites publics et de déterminer les jours favorables aux procès
De punir les manquements familiaux, avec un pouvoir pouvant aller jusqu’à la vie ou la mort
De décider de l’accès à une action en justice et d’organiser l’examen des preuves
De fixer les règles communes de la cité et de contrôler leur application par les magistrats

De punir les manquements familiaux, avec un pouvoir pouvant aller jusqu’à la vie ou la mort

Explication

La *potestas* autorise le *pater* à punir les manquements aux règles familiales et peut aller jusqu’au pouvoir de vie ou de mort. L’organisation des actions en justice appartient à la procédure devant le magistrat, et non à ce pouvoir familial.

11. Quelle distinction oppose le *fas* au *jus* dans la pensée juridique romaine archaïque ?

Le *fas* concerne ce qui est permis par les dieux, tandis que le *jus* régit les rapports humains
Le *fas* régit les rapports entre citoyens, tandis que le *jus* définit ce que les dieux autorisent
Le *fas* désigne les usages familiaux non écrits, tandis que le *jus* désigne les rites des pontifes
Le *fas* organise les procès devant le juge, tandis que le *jus* fixe les cérémonies religieuses

Le *fas* concerne ce qui est permis par les dieux, tandis que le *jus* régit les rapports humains

Explication

Le *fas* renvoie à l’autorisation divine, alors que le *jus* concerne l’ordre des rapports humains. L’inversion de ces deux domaines constitue une confusion fréquente, mais ne respecte pas leur distinction.

12. Un acte archaïque respecte la règle sur le fond, mais omet une forme exigée : quelle conséquence en découle ?

L’acte devient une coutume familiale dès lors que les parties l’ont répété plusieurs fois
L’acte est transmis aux pontifes, qui peuvent remplacer la forme manquante par un rite
L’acte devient inefficace, car la règle doit être mise en œuvre selon les formes requises
L’acte reste efficace, car la connaissance de la règle suffit à garantir sa validité

L’acte devient inefficace, car la règle doit être mise en œuvre selon les formes requises

Explication

Dans le droit archaïque formaliste, le non-respect des formes imposées rend l’acte inefficace : il faut savoir appliquer la règle selon les formes requises. Connaître la règle ne suffit donc pas à assurer la validité de l’acte.

13. Quel changement politique se produit à Rome en 509 av. J.-C. après la révolte contre Tarquin le Superbe ?

Les magistrats abandonnent l’élection annuelle au profit d’un roi
La royauté est renversée et la République est établie
Les décemvirs publient les premières tables gravées sur la place de Rome
La plèbe obtient des institutions propres après une sécession

La royauté est renversée et la République est établie

Explication

En 509 av. J.-C., la révolte contre Tarquin le Superbe renverse la royauté et établit la République. La sécession plébéienne et l’obtention d’institutions propres sont associées à un événement ultérieur, en 494 av. J.-C.

14. Pourquoi les magistrats de la République romaine sont-ils élus pour un an et généralement organisés en collèges de deux ?

Pour limiter la concentration du pouvoir et prévenir le retour à la royauté
Pour confier à chaque magistrat une phase différente du procès romain
Pour permettre aux prêtres de contrôler chaque décision prise par les magistrats
Pour réserver les fonctions publiques aux familles qui transmettent les usages ancestraux

Pour limiter la concentration du pouvoir et prévenir le retour à la royauté

Explication

Le mandat annuel et le fonctionnement en collège, généralement par deux, visent à éviter le retour à la royauté en limitant la concentration du pouvoir. La séparation des phases du procès romain ne constitue pas la raison de cette organisation politique.

15. Comment s’enchaînent les deux phases d’un procès romain ?

La phase *apud iudicem* devant le magistrat organise l’action, puis la phase *in iure* devant le juge examine les preuves et prononce le jugement
La phase *in iure* devant le magistrat organise l’action, puis la phase *apud iudicem* devant le juge examine les faits et prononce le jugement
La phase *in iure* devant le juge établit les faits, puis la phase *apud iudicem* devant le magistrat décide de l’accès à l’action
La phase *apud iudicem* devant les pontifes fixe les rites, puis la phase *in iure* devant le magistrat détermine les preuves

La phase *in iure* devant le magistrat organise l’action, puis la phase *apud iudicem* devant le juge examine les faits et prononce le jugement

Explication

La phase *in iure*, devant le magistrat, porte sur l’accès à l’action et l’organisation juridique ; la phase *apud iudicem*, devant le juge, porte sur les faits, les preuves et le jugement. Inverser les fonctions du magistrat et du juge conduit à attribuer l’examen des faits à la mauvaise phase.

16. Que font les décemvirs en 451 et 450 av. J.-C. dans le cadre de la rédaction des Douze Tables ?

Ils publient douze tables en deux étapes, puis les gravent dans le temple des pontifes
Ils publient dix tables, puis deux tables supplémentaires, gravées sur la place de Rome
Ils rédigent dix tables en 462 av. J.-C., puis deux tables lors de la sécession plébéienne
Ils réunissent les règles coutumières en douze tables, sans les rendre visibles dans la cité

Ils publient dix tables, puis deux tables supplémentaires, gravées sur la place de Rome

Explication

Les décemvirs publient dix tables en 451 av. J.-C., puis deux tables supplémentaires en 450 av. J.-C., gravées sur la place de Rome. La demande de règles communes formulée en 462 av. J.-C. est un événement antérieur, et non la publication des tables.

17. Quel effet la publication des Douze Tables produit-elle sur le droit et les procès romains ?

Elle rend les procès prévisibles en confiant aux pontifes la publication des décisions rendues par les juges
Elle réserve les règles aux magistrats et réduit la prévisibilité des procès en maintenant leur caractère secret
Elle rend les règles accessibles aux citoyens et accroît la prévisibilité des procès, sans supprimer la coutume ni le rôle des pontifes
Elle rend les règles accessibles aux citoyens et remplace la coutume ainsi que le rôle des pontifes dans les procès

Elle rend les règles accessibles aux citoyens et accroît la prévisibilité des procès, sans supprimer la coutume ni le rôle des pontifes

Explication

La publication rend la règle accessible aux citoyens et accroît la prévisibilité des procès, mais la coutume et les pontifes conservent un rôle. L’idée que les tables abolissent la coutume et écartent les pontifes va donc au-delà de leur effet.

18. Quelle séquence décrit l’adoption d’une lex rogata ?

Proposition du magistrat, amendement du projet par les comices, vote final, promulgation solennelle, puis dépôt aux archives du temple de Saturne
Publicité du projet par le Sénat, vote des magistrats, promulgation, puis dépôt aux archives du temple de Saturne
Proposition du magistrat, vote des comices, examen du projet par le Sénat, puis promulgation et dépôt aux archives du temple de Saturne
Proposition du magistrat, publicité du projet, vote oui ou non sans amendement, promulgation solennelle, puis dépôt aux archives du temple de Saturne

Proposition du magistrat, publicité du projet, vote oui ou non sans amendement, promulgation solennelle, puis dépôt aux archives du temple de Saturne

Explication

La procédure enchaîne la proposition et la publicité du magistrat, un vote binaire sans amendement, la promulgation et le dépôt aux archives du temple de Saturne. L’idée d’un amendement par les comices est erronée, car leur vote porte sur le projet sans pouvoir le modifier.

19. Quel rôle caractérise le droit prétorien par rapport au ius civile ?

Il limite les protections du ius civile aux citoyens en excluant les adaptations prétoriennes
Il complète le ius civile par des protections et des adaptations élaborées par le préteur, sans le remplacer
Il remplace le ius civile par un ensemble de règles votées par les comices pour les affaires privées
Il codifie les décisions du Sénat afin de retirer au préteur son rôle dans les procès

Il complète le ius civile par des protections et des adaptations élaborées par le préteur, sans le remplacer

Explication

Le droit prétorien, ou ius honorarium, apporte des protections et des adaptations qui complètent le ius civile sans s’y substituer. Le présenter comme un droit qui remplace le ius civile inverse précisément leur relation.

20. Quel statut César reçoit-il en 44 av. J.-C. après avoir concentré d’importants pouvoirs ?

Il devient consul à vie après avoir remporté la bataille d’Actium contre Marc-Antoine
Il est nommé dictateur à vie après avoir concentré un pouvoir militaire, politique et économique important
Il est nommé princeps par le Sénat après avoir abandonné ses pouvoirs militaires et politiques
Il reçoit le titre d’Auguste après avoir remis ses pouvoirs extraordinaires au Sénat

Il est nommé dictateur à vie après avoir concentré un pouvoir militaire, politique et économique important

Explication

En 44 av. J.-C., César est nommé dictateur à vie après avoir accumulé un pouvoir militaire, politique et économique considérable. Le titre d’Auguste et la remise de pouvoirs au Sénat sont associés à Octave en 27 av. J.-C., et non à César.

21. Que se passe-t-il en 27 av. J.-C. lors de l’établissement du Principat ?

Octave bat Marc-Antoine à Actium, puis le Sénat lui confie pour la première fois le commandement militaire
Octave remet ses pouvoirs extraordinaires au Sénat, qui lui attribue le titre d’Auguste et lui reconnaît des pouvoirs considérables
Le Sénat retire à Octave ses pouvoirs extraordinaires et rétablit les institutions républicaines sans lui conférer de titre
César remet ses pouvoirs extraordinaires au Sénat, qui le nomme dictateur à vie et lui accorde l’auctoritas

Octave remet ses pouvoirs extraordinaires au Sénat, qui lui attribue le titre d’Auguste et lui reconnaît des pouvoirs considérables

Explication

En 27 av. J.-C., Octave remet ses pouvoirs extraordinaires au Sénat, qui lui accorde le titre d’Auguste et reconnaît l’étendue de ses pouvoirs. La victoire d’Actium contre Marc-Antoine a lieu en 31 av. J.-C., et ne correspond donc pas à cet événement.

22. Quels pouvoirs le princeps cumule-t-il sous le Principat ?

L’imperium proconsulaire limité au territoire de Rome, la puissance tribunicienne et le pouvoir législatif des comices
La puissance tribunicienne et l’auctoritas, mais un imperium proconsulaire limité à une durée déterminée
L’imperium militaire partagé avec le Sénat, la présidence des comices et le pouvoir judiciaire des préteurs
L’imperium proconsulaire sans limite de durée ni de territoire, la puissance tribunicienne et l’auctoritas

L’imperium proconsulaire sans limite de durée ni de territoire, la puissance tribunicienne et l’auctoritas

Explication

Sous le Principat, le princeps réunit un imperium proconsulaire sans limite temporelle ou territoriale, la puissance tribunicienne et l’auctoritas. L’affirmation selon laquelle son imperium est limité dans le temps contredit la portée particulière de ce pouvoir.

23. Pourquoi l’expansion romaine rend-elle nécessaire une évolution des règles applicables aux litiges ?

Elle réduit les échanges avec les pérégrins, et le ius civile doit être réservé aux litiges entre étrangers
Elle accroît les échanges entre citoyens romains, et le ius civile cesse alors de s’appliquer aux affaires privées
Elle intensifie les échanges avec les pérégrins, et le ius civile se révèle insuffisant pour les litiges entre étrangers et citoyens
Elle multiplie les conflits entre magistrats romains, et le ius civile devient insuffisant pour organiser les élections

Elle intensifie les échanges avec les pérégrins, et le ius civile se révèle insuffisant pour les litiges entre étrangers et citoyens

Explication

L’expansion intensifie les échanges avec les pérégrins et fait apparaître les limites du ius civile pour les litiges impliquant étrangers et citoyens. L’idée que cette évolution résulte d’une réduction des échanges avec les pérégrins va à l’encontre de ce mécanisme.

24. Quelle distinction oppose le ius gentium au ius civile ?

Le ius gentium rassemble des règles conçues comme communes à différents peuples, tandis que le ius civile est propre à la cité romaine et à ses citoyens
Le ius gentium est propre aux citoyens de Rome, tandis que le ius civile rassemble des règles communes à différents peuples
Le ius gentium désigne les décisions des préteurs, tandis que le ius civile regroupe les règles de bonne foi applicables aux étrangers
Le ius gentium concerne les relations entre magistrats romains, tandis que le ius civile régit les échanges entre différents peuples

Le ius gentium rassemble des règles conçues comme communes à différents peuples, tandis que le ius civile est propre à la cité romaine et à ses citoyens

Explication

Le ius gentium est conçu comme un ensemble de règles communes à différents peuples, moins formalistes et notamment fondées sur la bonne foi, tandis que le ius civile est propre à la cité et à ses citoyens. L’option qui attribue au ius gentium le caractère propre aux citoyens romains confond les deux notions.

25. Quelle activité des jurisconsultes consiste à assister les parties dans les procès ?

Édicter, la formulation de règles générales
Agere, l’assistance dans les procès
Cavere, la rédaction des actes juridiques
Respondere, les consultations juridiques

Agere, l’assistance dans les procès

Explication

Agere désigne l’assistance apportée dans le cadre d’un procès, tandis que cavere concerne la rédaction d’actes. Respondere correspond aux consultations juridiques, et non à l’assistance judiciaire.

26. Sous le Principat, que permet le ius publice respondendi ex auctoritate principis ?

Aux juges de déléguer aux jurisconsultes le pouvoir de prononcer des peines
À l’empereur de reconnaître à certains jurisconsultes le droit de rendre des consultations officielles
Aux magistrats de confier aux jurisconsultes la rédaction des édits généraux
Aux citoyens de rendre obligatoires les avis privés des jurisconsultes

À l’empereur de reconnaître à certains jurisconsultes le droit de rendre des consultations officielles

Explication

Ce privilège permet à l’empereur de reconnaître à certains jurisconsultes une autorité pour donner des consultations officielles. Il ne confère pas aux juges le pouvoir de déléguer la prononciation des peines.

27. Un empereur répond à une question juridique qui lui a été soumise : quel type de constitution impériale rend-il ?

Un mandat adressé aux agents administratifs
Un édit général
Un rescrit
Un décret rendu comme juge

Un rescrit

Explication

Le rescrit est la réponse impériale à une question qui lui a été soumise. Un décret correspond plutôt à une décision rendue par l’empereur dans son rôle de juge.

28. Quel contexte favorise l’affirmation du Dominat à partir du IIIe siècle ?

Une réforme judiciaire qui transfère le gouvernement aux jurisconsultes
Une prospérité durable qui renforce l’autonomie politique des cités
Une expansion des assemblées populaires qui limite le pouvoir impérial
Des crises militaires, économiques et politiques favorisant une monarchie impériale autoritaire

Des crises militaires, économiques et politiques favorisant une monarchie impériale autoritaire

Explication

Les crises militaires, économiques et politiques contribuent à l’affirmation du Dominat, caractérisé par une monarchie impériale ouvertement autoritaire. Une extension de l’autonomie des cités ne correspond pas à cette évolution.

29. Quels jurisconsultes la loi des citations de 426 reconnaît-elle comme les cinq autorités particulières ?

Papinien, Paul, Ulpien, Justinien et Modestin
Papinien, Paul, Ulpien, Gaius et Modestin
Papinien, Gaius, Modestin, Valentinien III et Ulpien
Paul, Gaius, Modestin, Hermogénien et Papinien

Papinien, Paul, Ulpien, Gaius et Modestin

Explication

La loi des citations reconnaît une autorité particulière à Papinien, Paul, Ulpien, Gaius et Modestin. Justinien n’appartient pas à cette liste des cinq jurisconsultes.

30. Selon la loi des citations, comment le juge doit-il procéder lorsque les cinq jurisconsultes sont unanimes ?

Il doit privilégier l’opinion du jurisconsulte le plus ancien
Il doit suivre leur opinion concordante
Il peut écarter leur opinion au profit de son appréciation
Il doit demander à l’empereur de choisir entre leurs avis

Il doit suivre leur opinion concordante

Explication

L’unanimité des cinq jurisconsultes lie le juge, qui doit suivre leur avis concordant. En cas de désaccord, contrairement à cette situation, le juge retrouve sa liberté de jugement.

31. Quelle évolution caractérise les sources du droit à l’époque postclassique ?

Les édits locaux deviennent prépondérants et les constitutions impériales perdent leur portée
La jurisprudence devient prépondérante et la législation impériale perd son autorité
La législation impériale devient prépondérante et la jurisprudence perd son autonomie créatrice
Les décisions des juges deviennent prépondérantes et remplacent les avis des jurisconsultes

La législation impériale devient prépondérante et la jurisprudence perd son autonomie créatrice

Explication

À l’époque postclassique, la législation impériale est la source prépondérante, tandis que la jurisprudence cesse d’être un foyer autonome de création du droit. La prépondérance de la jurisprudence correspond davantage à la période classique.

32. Quel événement juridique est associé à l’année 438 ?

La composition du Code Grégorien, recueil de rescrits depuis le règne d’Adrien
La promulgation des Novelles, ajoutées après la mort de Justinien
La publication du Code Hermogénien, complément réunissant des constitutions récentes
La promulgation officielle du Code Théodosien, compilation des constitutions impériales

La promulgation officielle du Code Théodosien, compilation des constitutions impériales

Explication

En 438, le Code Théodosien est promulgué comme compilation officielle des constitutions impériales. Le Code Grégorien est composé vers 291, et non à cette date.

33. Quelle partie de la compilation de Justinien rassemble la jurisprudence classique ?

Les Institutes
Le Digeste
Les Novelles
Le Code

Le Digeste

Explication

Le Digeste rassemble la jurisprudence classique dans la compilation de Justinien. Les Institutes sont destinées à l’enseignement, tandis que le Code rassemble des constitutions impériales.

34. Quelle place la religion occupe-t-elle principalement dans la cité antique ?

Une pratique civique et politique collective qui structure la vie de la cité
Une pratique familiale sans rôle dans l’organisation politique de la cité
Une activité philosophique réservée aux magistrats et aux élites urbaines
Une croyance personnelle intime relevant de la conscience individuelle

Une pratique civique et politique collective qui structure la vie de la cité

Explication

Dans la cité antique, la religion relève principalement des pratiques civiques et politiques collectives. La concevoir comme une croyance strictement personnelle correspond à une distinction moderne qui ne rend pas compte de cette fonction publique.

35. Quelle mesure l’édit de Sardique prend-il en 311 à l’égard des chrétiens ?

Il établit la liberté religieuse et ordonne la restitution des biens confisqués
Il interdit leur culte dans les lieux publics tout en tolérant les pratiques privées
Il fait du catholicisme la religion officielle de l’Empire romain
Il autorise leur culte libre, à condition qu’ils ne troublent pas l’ordre public

Il autorise leur culte libre, à condition qu’ils ne troublent pas l’ordre public

Explication

En 311, l’édit de Sardique permet aux chrétiens de pratiquer librement leur culte sous réserve du maintien de l’ordre public. La liberté religieuse accompagnée de la restitution des biens confisqués relève de l’édit de Milan, en 313.

36. Quelle combinaison de mesures caractérise l’édit de Milan de 313 ?

Culte chrétien autorisé sous réserve de l’ordre public et sans restitution prévue
Pénitence imposée à l’empereur et reconnaissance du pouvoir de l’évêque
Religion catholique proclamée officielle et contrôle impérial des conciles
Liberté religieuse et restitution aux chrétiens des biens confisqués

Liberté religieuse et restitution aux chrétiens des biens confisqués

Explication

L’édit de Milan établit la liberté religieuse et prévoit la restitution des biens confisqués aux chrétiens. L’autorisation conditionnée par l’ordre public correspond plutôt à l’édit de Sardique, promulgué en 311.

37. Quel changement religieux l’édit de Thessalonique entraîne-t-il en 380 ?

La religion catholique devient la religion officielle de l’Empire
Les biens confisqués aux chrétiens doivent leur être restitués
La liberté de culte est accordée à toutes les communautés religieuses
Les chrétiens peuvent pratiquer leur culte sous réserve de l’ordre public

La religion catholique devient la religion officielle de l’Empire

Explication

En 380, l’édit de Thessalonique de Théodose fait de la religion catholique la religion officielle de l’Empire. La liberté religieuse et la restitution des biens sont associées à l’édit de Milan de 313.

38. Quelle distinction permet de différencier les canons des décrétales ?

Les canons émanent des conciles, tandis que les décrétales sont des réponses du pape aux autorités religieuses locales
Les canons sont des décisions des évêques locaux, tandis que les décrétales sont des règles fixées par les empereurs
Les canons sont des réponses du pape aux autorités locales, tandis que les décrétales sont adoptées par les conciles
Les canons sont des règles civiles romaines, tandis que les décrétales sont des décisions des évêques provinciaux

Les canons émanent des conciles, tandis que les décrétales sont des réponses du pape aux autorités religieuses locales

Explication

Les canons sont des règles adoptées par les conciles, alors que les décrétales répondent aux questions adressées au pape par des autorités religieuses locales. L’attribution des décrétales aux conciles inverse les sources de ces deux types de règles.

39. Comment l’Église utilise-t-elle le droit romain pour développer son propre droit ?

Elle en emprunte des règles, des méthodes, un vocabulaire et des techniques procédurales, qu’elle adapte à ses fins
Elle remplace ses propres règles par des lois impériales sans les adapter à sa finalité religieuse
Elle reprend ses règles et ses procédures sans les modifier, en adoptant aussi ses objectifs civils
Elle s’en inspire pour le vocabulaire, mais écarte ses règles et ses techniques de procédure

Elle en emprunte des règles, des méthodes, un vocabulaire et des techniques procédurales, qu’elle adapte à ses fins

Explication

L’Église emprunte au droit romain des règles pour combler ses lacunes, ainsi que des méthodes, un vocabulaire et des techniques procédurales, puis les adapte à sa propre finalité. L’idée d’une reprise sans adaptation néglige précisément cette appropriation spécifique.

40. Quel processus caractérise la formation du droit canonique aux IVe et Ve siècles ?

Il devient un ensemble de règles locales sans ordre juridique ni institutions communes
Il demeure une branche du droit romain, dépourvue de sources et d’institutions propres
Il se constitue en ordre juridique autonome, avec ses sources et institutions, tout en conservant l’héritage romain
Il se détache de l’héritage romain en adoptant les institutions civiles de l’Empire

Il se constitue en ordre juridique autonome, avec ses sources et institutions, tout en conservant l’héritage romain

Explication

Aux IVe et Ve siècles, le droit canonique acquiert ses propres sources et institutions et se constitue en ordre juridique autonome, tout en conservant l’héritage romain. Le présenter comme une simple branche dépourvue d’autonomie contredit cette évolution.

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Quels concepts juridiques Rome transmet-elle aux États d’Europe occidentale ?

La propriété et la distinction entre droit public et droit privé.

Quelles sont les dates de la royauté romaine ?

De 753 à 509 av. J.-C.

Quelles sont les dates de la République romaine ?

De 509 à 27 av. J.-C.

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