QCM : Histoire des sources du droit (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi Antigone désobéit-elle à Créon, dans la conception de Sophocle ?

Elle estime que les lois non écrites changent selon les décisions successives du souverain
Elle estime que les lois non écrites et immuables des dieux sont supérieures aux édits du roi
Elle estime que les règles du roi et celles des dieux ont une autorité équivalente
Elle estime que les édits du roi sont des lois divines supérieures aux règles non écrites

Elle estime que les lois non écrites et immuables des dieux sont supérieures aux édits du roi

Explication

Antigone invoque des lois divines non écrites et immuables, qu’elle tient pour supérieures aux édits de Créon, afin d’ensevelir Polynice. Les édits de Créon sont des décisions royales, et non les lois divines invoquées par Antigone.

2. Un capitulaire est ajouté à une loi nationale : de quelle condition dépend son application ?

De l’accord du peuple concerné
De la promulgation du roi sans autre condition
De l’approbation de tous les comtes du royaume
De l’accord des missi dominici chargés de le diffuser

De l’accord du peuple concerné

Explication

Les capitulaires adjoints aux lois nationales dépendent de l’accord du peuple concerné. La promulgation royale concerne les actes législatifs, mais ne remplace pas cette condition propre aux textes ajoutés aux lois nationales.

3. Comment le droit romain a-t-il survécu à l’époque franque ?

Grâce à des recueils simplifiés, dont la Lex Romana Burgundionum et le Bréviaire d’Alaric
Grâce aux décisions judiciaires des rois francs, réunies dans un recueil latin
Grâce à la transmission orale des règles impériales par les assemblées franques
Grâce à la création d’un code unique qui remplaçait les lois propres aux peuples

Grâce à des recueils simplifiés, dont la Lex Romana Burgundionum et le Bréviaire d’Alaric

Explication

Le droit romain a été conservé à l’époque franque par des recueils simplifiés, notamment la Lex Romana Burgundionum et le Bréviaire d’Alaric. Il ne s’est pas transmis principalement par un code unique remplaçant les lois des peuples.

4. Comment le positivisme justifie-t-il la validité du droit positif ?

Par l’accord des citoyens sur des règles antérieures aux institutions
Par sa conformité à des principes moraux qui dominent les lois de l’État
Par son existence même, sans le soumettre à un droit naturel supérieur
Par son adéquation aux coutumes sociales qui précèdent sa reconnaissance officielle

Par son existence même, sans le soumettre à un droit naturel supérieur

Explication

Le positivisme considère que le droit positif se suffit à lui-même et se justifie par sa simple existence. L’idée qu’il doit se conformer à un droit naturel supérieur correspond plutôt au jusnaturalisme.

5. Dans quel ordre un capitulaire est-il élaboré et promulgué ?

Travail préparatoire par les comtes, promulgation par les grands, puis consultation du roi
Travail préparatoire en commission, consultation des grands, puis promulgation royale
Promulgation royale, travail préparatoire en commission, puis consultation des grands
Consultation des grands, promulgation royale, puis travail préparatoire en commission

Travail préparatoire en commission, consultation des grands, puis promulgation royale

Explication

L’élaboration commence par un travail en commission, se poursuit par la consultation d’une assemblée de grands personnages, puis aboutit à la promulgation par le roi. La consultation des grands ne précède donc pas le travail préparatoire.

6. Quel ensemble comprend des lois barbares propres à différents peuples ?

Les lois burgonde, romaine, chrétienne et des Wisigoths
Les lois salique, des Ripuaires, des Burgondes et des Wisigoths
Les lois salique, romaine, impériale et canonique
Les lois des Ripuaires, des Francs saliens, des Saxons et des Lombards

Les lois salique, des Ripuaires, des Burgondes et des Wisigoths

Explication

Les lois barbares varient selon les peuples et comprennent notamment celles des Francs saliens, des Ripuaires, des Burgondes et des Wisigoths. Les lois romaine, impériale ou canonique ne font pas partie de cet ensemble de lois barbares.

7. Dans une province où de nombreux habitants ne savent pas lire, comment les capitulaires leur sont-ils diffusés ?

Des agents et des crieurs publics en donnent lecture
Les missi dominici transmettent les textes par correspondance individuelle
Les comtes résument les textes lors d’assemblées réservées aux grands
Les habitants consultent des copies écrites déposées dans les églises

Des agents et des crieurs publics en donnent lecture

Explication

Des agents et des crieurs publics lisent les capitulaires dans les provinces pour les diffuser auprès des personnes analphabètes. Les copies écrites fixent le texte, mais ne suffisent pas à le rendre accessible aux habitants qui ne savent pas lire.

8. Comment le fondement religieux du droit se manifeste-t-il dans les sociétés archaïques ?

Les règles religieuses y inspirent la morale, tandis que le droit relève d’accords humains
Les règles juridiques s’y séparent de la religion, et le droit est fondé sur l’origine étatique
Les règles juridiques y sont présentées comme des décisions temporaires des gouvernants
Les règles juridiques et religieuses s’y confondent, et le droit est tenu pour d’essence divine

Les règles juridiques et religieuses s’y confondent, et le droit est tenu pour d’essence divine

Explication

Dans les sociétés archaïques, droit et religion se confondent et le droit est considéré comme d’essence divine. Le fondement étatique correspond à une justification positiviste, non à ce fondement religieux.

9. Comment définir le droit naturel par rapport au droit positif ?

Un ensemble de règles établies par l’État, applicable dans un lieu et à un moment déterminés
Un ensemble de règles idéales de conduite, supérieur au droit positif et s’imposant même au législateur
Un ensemble de principes moraux individuels, sans portée pour l’action du législateur
Un ensemble de pratiques sociales variables, dont l’autorité dépend de leur acceptation locale

Un ensemble de règles idéales de conduite, supérieur au droit positif et s’imposant même au législateur

Explication

Le droit naturel désigne des règles idéales de conduite, supérieures au droit positif et qui s’imposent à tous, y compris au législateur. Des règles établies par l’État et limitées dans le temps et l’espace relèvent plutôt du droit positif.

10. Après un meurtre, quelle part du wergeld revient à l’État au titre du fredus ?

La totalité de la somme, répartie ensuite entre les autorités locales
Un tiers de la somme, le reste revenant à la victime ou à ses proches
Un quart de la somme, le reste revenant aux proches de la victime
La moitié de la somme, l’autre moitié revenant à la victime ou à ses proches

Un tiers de la somme, le reste revenant à la victime ou à ses proches

Explication

Le fredus est la part du wergeld versée à l’État et correspond à un tiers de la somme. Les deux autres tiers ne reviennent pas à l’État, mais sont partagés avec la victime ou ses proches.

11. Quelle relation existe entre le droit et la justice ?

Le droit exprime des règles applicables, tandis que la justice se limite à leur exécution par l’État
Le droit est une notion morale, tandis que la justice désigne l’ensemble des règles en vigueur
Le droit et la justice sont deux termes équivalents désignant les décisions des institutions
Le droit est un ensemble de règles qui vise à réaliser la justice, sans être synonyme d’elle

Le droit est un ensemble de règles qui vise à réaliser la justice, sans être synonyme d’elle

Explication

Le droit désigne un ensemble de règles, alors que la justice est une notion morale et institutionnelle que ces règles cherchent à réaliser. La justice ne se réduit donc pas à l’exécution des règles par l’État.

12. Quelle différence distingue le positivisme étatique du positivisme scientifique ?

Le premier fonde le droit sur la contrainte de l’État, tandis que le second l’étudie comme phénomène social
Le premier analyse l’évolution des coutumes, tandis que le second déduit le droit des décisions judiciaires
Le premier fonde le droit sur des normes naturelles, tandis que le second l’explique par la morale collective
Le premier étudie les comportements sociaux, tandis que le second fonde le droit sur la contrainte de l’État

Le premier fonde le droit sur la contrainte de l’État, tandis que le second l’étudie comme phénomène social

Explication

Le positivisme étatique ou juridique situe le fondement du droit dans la force contraignante de l’État, alors que le positivisme scientifique étudie le droit comme phénomène social à l’aide d’autres sciences. L’analyse des comportements sociaux caractérise donc plutôt le second courant que le premier.

13. Quelle évolution générale caractérise l’histoire des institutions judiciaires étudiée du VIe au XIXe siècle ?

Le remplacement des décisions judiciaires par des mécanismes de conciliation entre groupes familiaux
Le passage de la vengeance privée exercée par les particuliers à un service public assuré par l’État
Le passage d’une justice exercée par les agents de l’État à une vengeance organisée par les particuliers
Le maintien d’une justice privée, malgré l’apparition progressive d’institutions judiciaires publiques

Le passage de la vengeance privée exercée par les particuliers à un service public assuré par l’État

Explication

L’évolution décrite va de la vengeance privée vers un service public de la justice exercé par des agents de l’État. La vengeance privée relève des particuliers, et non des agents publics.

14. Pourquoi les Mérovingiens légifèrent-ils peu ?

La faiblesse de leur pouvoir les conduit à s’appuyer davantage sur les lois déjà acceptées
La diversité des peuples les conduit à remplacer les lois existantes par un code royal
Le manque de recueils romains les conduit à différer toute décision législative
La priorité donnée aux tribunaux les conduit à confier les règles aux juges

La faiblesse de leur pouvoir les conduit à s’appuyer davantage sur les lois déjà acceptées

Explication

Les Mérovingiens légifèrent peu en raison de la faiblesse de leur pouvoir et s’appuient davantage sur les lois déjà acceptées par les populations. Cette faible activité ne s’explique pas par l’absence de recueils romains.

15. Que signifie la formule « ubi societas ibi jus » concernant les rapports entre société et droit ?

Le droit intervient après l’organisation sociale pour régler ses conflits
Le droit précède la vie en société et rend possible sa création
Le droit résulte de la vie en société et contribue à son organisation
Le droit est indépendant de la société et se développe selon ses propres principes

Le droit résulte de la vie en société et contribue à son organisation

Explication

La formule exprime que le droit est à la fois une conséquence de la vie en société et une condition de son organisation. L’idée qu’il précède la société inverse ce rapport réciproque.

16. Selon la loi salique, une femme peut-elle hériter d’un bien immobilier lorsqu’un parent mâle existe ?

Non, la présence d’un parent mâle l’écarte de la succession immobilière
Oui, si elle est la descendante la plus proche du propriétaire défunt
Non, car la loi salique réserve tous les héritages aux fils du défunt
Oui, mais uniquement lorsque le bien se trouve dans une ville franque

Non, la présence d’un parent mâle l’écarte de la succession immobilière

Explication

La loi salique exclut les femmes des successions immobilières tant qu’il existe des parents mâles. Elle ne réserve pas pour autant toutes les formes d’héritage aux seuls fils du défunt.

17. Selon la distinction d’Aristote, comment se différencient loi naturelle et droit légal ?

La loi naturelle varie selon les sociétés, tandis que le droit légal demeure immuable partout et toujours
La loi naturelle dépend des édits des gouvernants, tandis que le droit légal découle de principes universels
La loi naturelle et le droit légal sont tous deux variables selon les circonstances temporelles
La loi naturelle est immuable partout et toujours, tandis que le droit légal varie avec les sociétés et les circonstances

La loi naturelle est immuable partout et toujours, tandis que le droit légal varie avec les sociétés et les circonstances

Explication

Aristote distingue une loi naturelle immuable partout et toujours d’un droit légal qui varie en s’adaptant aux hommes, aux sociétés et aux circonstances. Dire que la loi naturelle varie et que le droit légal est immuable inverse cette distinction.

18. Qu’est-ce qui caractérise une règle de droit dans la société ?

Une recommandation adressée aux autorités sans conséquence pour les citoyens
Une règle de conduite que la société peut imposer sous peine de sanction
Une coutume que les individus appliquent sans intervention sociale
Un principe moral que chacun choisit de suivre selon ses croyances

Une règle de conduite que la société peut imposer sous peine de sanction

Explication

La règle de droit encadre la conduite humaine et la société peut en imposer le respect par une sanction. Un principe moral peut guider les comportements, mais il ne se définit pas par cette possibilité d’imposition sociale.

19. Un roi ordonne une règle et exige que ses sujets s’y conforment en contrepartie de sa protection : quel pouvoir exerce-t-il ?

Le mundium, obligation royale de protéger les sujets contre les dangers
Le fredus, part d’une composition versée à l’autorité après un meurtre
La faïda, mécanisme de vengeance privée entre les parties en conflit
Le bannum, pouvoir royal de commander et d’édicter des règles

Le bannum, pouvoir royal de commander et d’édicter des règles

Explication

Le bannum permet au roi de faire obéir ses sujets et d’édicter des règles, en contrepartie de sa protection. Le mundium désigne le devoir de protection du roi, et non son pouvoir de commander.

20. Comment appelle-t-on la réunion du droit romain et du droit canonique ?

Le droit civil chrétien
Le droit canonique ancien
Le droit coutumier ecclésiastique
Le droit romano-canonique

Le droit romano-canonique

Explication

Le droit savant réunit le droit romain et le droit canonique sous le nom de droit romano-canonique. Le droit canonique désigne le droit de l’Église, et non l’ensemble formé par ces deux branches.

21. Une règle varie selon le lieu et l’époque, tandis qu’un autre principe exprime un idéal supérieur de justice : comment les distinguer ?

La règle variable relève du droit positif, tandis que l’idéal supérieur relève du droit naturel
Les deux relèvent du droit positif, car ils organisent la conduite humaine
La règle variable relève du droit naturel, tandis que l’idéal supérieur relève du droit positif
Les deux relèvent du droit naturel, car ils expriment des exigences de justice

La règle variable relève du droit positif, tandis que l’idéal supérieur relève du droit naturel

Explication

Le droit positif s’applique à un moment et dans un lieu donnés, tandis que le droit naturel renvoie à un idéal supérieur de justice. Attribuer la variabilité locale au droit naturel confond celui-ci avec le droit positif.

22. Quels textes sont cités comme textes juridiques importants de la Torah ?

Le Décalogue, le Code de l’Alliance et le Code sacerdotal
Le Code sacerdotal, les Douze Tables et le Code de l’Alliance
Le Code de l’Alliance, le Code d’Hammurabi et le Code de Solon
Le Décalogue, le Code d’Hammurabi et le Code sacerdotal

Le Décalogue, le Code de l’Alliance et le Code sacerdotal

Explication

Les trois textes cités sont le Décalogue, le Code de l’Alliance et le Code sacerdotal. Le Code d’Hammurabi appartient à une autre tradition juridique et ne fait pas partie de cette liste.

23. Quelle ambition politique caractérise particulièrement les Carolingiens par rapport aux Mérovingiens ?

Ils cherchent à remplacer l’autorité royale par des institutions locales, tandis que les Mérovingiens restaurent la res publica
Ils cherchent à renforcer un pouvoir surtout militaire, tandis que les Mérovingiens restaurent l’Empire romain et la res publica
Ils cherchent à établir une justice indépendante, tandis que les Mérovingiens fondent leur pouvoir sur l’administration urbaine
Ils cherchent à restaurer l’Empire romain et la res publica, tandis que les Mérovingiens exercent surtout un pouvoir militaire

Ils cherchent à restaurer l’Empire romain et la res publica, tandis que les Mérovingiens exercent surtout un pouvoir militaire

Explication

Les Carolingiens revendiquent une restauration politique de l’Empire romain et de la res publica, tandis que le pouvoir mérovingien est présenté comme principalement militaire. L’attribution de cette ambition restauratrice aux Mérovingiens inverse la distinction entre les deux dynasties.

24. Quel domaine relève notamment du droit canonique ?

La conduite des campagnes militaires et la répartition des terres conquises
La fixation des impôts royaux et l’organisation des domaines seigneuriaux
La discipline ecclésiastique et les règles relatives au mariage
La réglementation du commerce urbain et l’organisation des métiers

La discipline ecclésiastique et les règles relatives au mariage

Explication

Le droit canonique régit notamment la discipline ecclésiastique ainsi que le mariage, les sacrements, la filiation et l’accès aux ordres religieux. Les impôts royaux relèvent d’un autre domaine que la réglementation de l’Église.

25. Quelle place la Torah occupe-t-elle dans le droit hébraïque ?

C’est une loi écrite dictée par Dieu selon les juifs et une source du droit hébraïque
C’est une chronique historique sans valeur juridique dans la tradition hébraïque
C’est un recueil de décisions royales transmis oralement et une source du droit hébraïque
C’est un ensemble de principes civils rédigés par des juges et une source du droit hébraïque

C’est une loi écrite dictée par Dieu selon les juifs et une source du droit hébraïque

Explication

La Torah est tenue par les juifs pour la loi écrite dictée par Dieu et constitue une source du droit hébraïque. Un recueil de décisions royales ne rend pas compte de cette caractérisation.

26. Quelles dynasties se succèdent dans l’histoire franque, et dans quel ordre ?

Les Carolingiens, associés à Clovis, puis les Mérovingiens, qui accèdent au trône après leur éviction au milieu du VIIIe siècle
Les Carolingiens, associés à Charles Martel, puis les Mérovingiens, qui rétablissent leur dynastie au milieu du VIIIe siècle
Les Mérovingiens, associés à Pépin le Bref, puis les Carolingiens, qui accèdent au trône après la disparition des Francs
Les Mérovingiens, associés à Clovis, puis les Carolingiens, qui accèdent au trône après leur éviction au milieu du VIIIe siècle

Les Mérovingiens, associés à Clovis, puis les Carolingiens, qui accèdent au trône après leur éviction au milieu du VIIIe siècle

Explication

Les Mérovingiens sont associés à Clovis et précèdent les Carolingiens, qui arrivent au pouvoir après leur éviction au milieu du VIIIe siècle. Clovis n’est pas associé à la dynastie carolingienne.

27. Quelle caractéristique distingue la règle de droit d’une décision visant une personne déterminée ?

Elle est temporaire et locale, car elle concerne un événement particulier
Elle est individuelle et concrète, car elle règle la situation d’un destinataire désigné
Elle est facultative et personnelle, car chacun décide de son champ d’application
Elle est générale et abstraite, car elle s’applique à tous sans viser une personne précise

Elle est générale et abstraite, car elle s’applique à tous sans viser une personne précise

Explication

Une règle de droit est générale et abstraite : elle s’applique à tous et n’est pas conçue pour une personne déterminée. Une décision visant un destinataire précis est individuelle, ce qui correspond à la confusion à éviter.

28. À quel domaine la loi salique, mise par écrit sous Clovis, s’applique-t-elle principalement ?

Aux relations diplomatiques entre les royaumes francs et voisins
À l’administration fiscale et aux échanges commerciaux du royaume
À l’organisation des offices religieux et aux rites chrétiens
Au droit privé et au droit pénal des Francs saliens

Au droit privé et au droit pénal des Francs saliens

Explication

La loi salique est celle des Francs saliens et porte principalement sur le droit privé et le droit pénal. Les règles diplomatiques ou fiscales ne correspondent pas aux domaines principalement couverts par cette loi.

29. Quelle obligation royale désigne le mundium ?

Le devoir du roi de protéger ses sujets
Le devoir des sujets de protéger le roi contre ses ennemis
Le pouvoir du roi d’édicter des règles et de les faire respecter
Le droit du roi de percevoir les compositions après un délit

Le devoir du roi de protéger ses sujets

Explication

Le mundium correspond à l’obligation du roi de protéger ses sujets. Le pouvoir de commander et d’édicter des règles relève du bannum, et non du mundium.

30. Un Franc salien installé dans un royaume gouverné par un autre peuple est jugé selon sa loi d’origine : quel principe cela illustre-t-il ?

La personnalité des lois, qui rattache la règle applicable à l’origine de la personne
La personnalité des lois, qui rattache la règle applicable au territoire du royaume
La territorialité du droit, qui rattache la règle applicable au peuple d’origine
La territorialité du droit, qui rattache la règle applicable au lieu de résidence

La personnalité des lois, qui rattache la règle applicable à l’origine de la personne

Explication

La personnalité des lois fait appliquer à chacun la loi de son peuple d’origine. La territorialité, contrairement à ce cas, ferait dépendre la loi applicable du territoire où se trouve la personne.

31. Pourquoi la règle de droit a-t-elle un caractère obligatoire ?

Parce qu’elle recueille l’accord moral de chaque personne concernée
Parce qu’elle découle des habitudes propres à chaque communauté
Parce qu’elle émane de l’État ou que celui-ci la consacre
Parce qu’elle exprime une conviction religieuse partagée par les citoyens

Parce qu’elle émane de l’État ou que celui-ci la consacre

Explication

La règle de droit est obligatoire parce qu’elle émane de l’État ou que l’État la consacre. L’accord moral des personnes peut soutenir une règle, mais il ne constitue pas le fondement indiqué de son caractère obligatoire.

32. Quelle fonction remplit la composition pécuniaire dans le règlement d’un conflit ?

Elle fixe la vengeance privée sous la forme d’une peine imposée par la victime
Elle détermine la loi applicable selon l’origine des personnes en conflit
Elle rachète le droit à la vengeance privée afin d’éviter la faïda
Elle remet à l’État le tiers dû au titre du fredus après un meurtre

Elle rachète le droit à la vengeance privée afin d’éviter la faïda

Explication

La composition pécuniaire est une somme versée pour racheter le droit à la vengeance privée et éviter la faïda. La faïda désigne précisément cette vengeance, et non le paiement qui permet de l’éviter.

33. Qui élabore le droit canonique ?

Les fidèles réunis en assemblées locales, sans intervention des autorités ecclésiastiques
Les auteurs des textes saints, transmis directement aux communautés chrétiennes
Des autorités humaines de l’Église, comme le pape, les conciles et les évêques
Les souverains laïcs, qui fixent les règles applicables au clergé

Des autorités humaines de l’Église, comme le pape, les conciles et les évêques

Explication

Le droit canonique est élaboré par des autorités humaines de l’Église, notamment le pape, les conciles et les évêques. Il n’est pas directement dicté par les textes saints, contrairement à la confusion avec la loi hébraïque présentée comme dictée par Dieu.

34. Quelle structure caractérise un capitulaire carolingien ?

Un texte religieux organisé en sermons et subdivisé en prières
Une ordonnance royale organisée en articles et subdivisée en provinces
Un recueil judiciaire organisé en causes et subdivisé en audiences
Un acte législatif organisé en chapitres et subdivisé en parties

Un acte législatif organisé en chapitres et subdivisé en parties

Explication

Le capitulaire est un acte législatif dont le contenu est structuré en chapitres puis en parties. Un recueil judiciaire peut traiter de causes, mais cette structure ne définit pas le capitulaire.

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Qu’est-ce qu’une règle de droit ?

Une règle de conduite humaine que la société peut imposer sous peine de sanction.

À qui s’applique la règle de droit ?

À tous, sans viser une personne déterminée.

Pourquoi la règle de droit est-elle obligatoire ?

Parce qu’elle émane de l’État ou qu’il la consacre.

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