QCM : L’État entre ordre et liberté (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le chapitre XVIII du Prince, quelle distinction Machiavel établit-il entre deux manières de combattre ?

Le combat par la ruse relève de l’homme, tandis que celui par les lois relève des bêtes.
Le combat par la force relève de l’homme, tandis que celui par les lois relève des bêtes.
Le combat par les armes relève de l’homme, tandis que celui par la force relève des bêtes.
Le combat par les lois relève de l’homme, tandis que celui par la force relève des bêtes.

Le combat par les lois relève de l’homme, tandis que celui par la force relève des bêtes.

Explication

Machiavel distingue le combat par les lois, propre à l’homme, du combat par la force, propre aux bêtes. L’inversion proposée dans un distracteur attribue à tort la force à l’homme et les lois aux bêtes.

2. Un prince doit déjouer un piège tout en inspirant de la crainte à ses adversaires : quelles figures animales Machiavel associe-t-il à ces rôles ?

Le renard effraie les loups et le lion reconnaît les pièges.
Le loup reconnaît les pièges et le lion effraie les renards.
Le lion reconnaît les pièges et le renard effraie les loups.
Le renard reconnaît les pièges et le lion effraie les loups.

Le renard reconnaît les pièges et le lion effraie les loups.

Explication

Le renard symbolise la capacité à reconnaître les pièges, tandis que le lion représente la force qui effraie les loups. Le distracteur qui inverse les rôles confond les deux qualités attribuées au prince.

3. Dans quelle situation Machiavel considère-t-il qu’un prince peut ne pas tenir une promesse ?

Lorsque la promesse est difficile à respecter et que ses sujets la désapprouvent.
Lorsque son adversaire rompt un accord et que les raisons de la promesse subsistent.
Lorsque la tenir déplaît à ses conseillers et que son prestige demeure intact.
Lorsque la tenir lui devient nuisible et que les raisons de la promesse ont disparu.

Lorsque la tenir lui devient nuisible et que les raisons de la promesse ont disparu.

Explication

Machiavel admet qu’un prince puisse rompre une promesse si son respect devient nuisible et si les raisons qui l’avaient motivée ont disparu. La désapprobation des sujets, à elle seule, ne correspond pas à cette règle.

4. Quelle opposition Hobbes établit-il entre la liberté à l’état de nature et celle de l’état civil ?

À l’état de nature, le souverain règle les libertés ; dans l’état civil, chaque personne conserve une liberté séparée.
À l’état de nature, des lois communes règlent la liberté ; dans l’état civil, chacun jouit d’une liberté entière et séparée.
À l’état de nature, chacun dispose d’une liberté réglée par des accords ; dans l’état civil, les libertés sont sans règle commune.
À l’état de nature, chacun jouit d’une liberté entière et séparée ; dans l’état civil, des lois communes la règlent.

À l’état de nature, chacun jouit d’une liberté entière et séparée ; dans l’état civil, des lois communes la règlent.

Explication

Hobbes oppose la liberté entière mais séparée de l’état de nature à la liberté réglée par des lois communes dans l’état civil. Le distracteur qui place les lois communes dans l’état de nature inverse cette distinction.

5. Dans une situation où la liberté d’une personne menace les intérêts d’une autre, quelle réponse correspond à la pensée de Hobbes sur l’état de nature ?

La liberté naturelle protège les intérêts de chacun sans intervention de la loi.
La justice entre les personnes suffit à prévenir les atteintes à leurs intérêts.
La loi et la force sont nécessaires pour défendre les intérêts de chacun.
La force d’un individu garantit les intérêts de tous sans règles communes.

La loi et la force sont nécessaires pour défendre les intérêts de chacun.

Explication

Puisque la liberté naturelle de chacun peut porter atteinte à celle d’autrui, Hobbes juge nécessaires la loi et la force pour défendre les intérêts de chacun. Croire que la liberté naturelle assure d’elle-même cette protection confond liberté sans limite et sécurité.

6. Que peut-on attendre, selon Hobbes, de l’existence humaine hors de l’état civil ?

La justice et la sécurité reposent sur des lois communes, malgré les conflits entre hommes.
La sécurité est assurée par les rapports naturels, mais la justice reste absente.
La justice est garantie par les libertés individuelles, mais la sécurité reste incertaine.
Ni justice ni sécurité ne sont garanties, et l’homme y est un loup pour l’homme.

Ni justice ni sécurité ne sont garanties, et l’homme y est un loup pour l’homme.

Explication

Hobbes affirme qu’en dehors de l’état civil, la justice et la sécurité sont impossibles, et décrit l’homme comme un loup pour l’homme. Le distracteur qui attribue la sécurité aux rapports naturels contredit précisément cette absence de garantie.

7. Comment Hobbes conçoit-il le rapport entre pouvoir et liberté dans le Léviathan ?

Ils sont compatibles seulement lorsque les lois sont absentes.
Ils s’opposent dans l’État, mais se rejoignent à l’état de nature.
Ils s’excluent dès que le pouvoir est exercé par un souverain.
Ils ne sont pas contradictoires.

Ils ne sont pas contradictoires.

Explication

Dans le Léviathan, Hobbes soutient que pouvoir et liberté ne se contredisent pas. L’idée qu’ils s’excluent dès qu’un souverain exerce son pouvoir ne correspond pas à cette thèse.

8. Pour Hobbes, qu’est-ce qui définit la liberté d’un homme ?

L’absence de lois qui limitent ses choix personnels.
La capacité effective d’accomplir tout ce qu’il souhaite.
La participation directe à la décision politique commune.
L’absence d’obstacle extérieur à son action.

L’absence d’obstacle extérieur à son action.

Explication

Hobbes définit la liberté comme l’absence d’obstacle extérieur à l’action d’un homme. La capacité effective d’agir peut être entravée par d’autres facteurs et ne constitue pas sa définition.

9. Quels deux engagements composent le contrat hobbesien tel qu’il est présenté dans le cours ?

Un contrat de délégation au peuple et un contrat de soumission aux lois naturelles.
Un contrat d’association entre les individus et un contrat de soumission à l’autorité du souverain.
Un contrat d’association avec le souverain et un contrat de soumission entre les individus.
Un contrat de protection entre les individus et un contrat de séparation d’avec le souverain.

Un contrat d’association entre les individus et un contrat de soumission à l’autorité du souverain.

Explication

Le contrat hobbesien est présenté comme un contrat d’association qui réunit les individus et un contrat de soumission à l’autorité souveraine. Le distracteur qui place la soumission entre les individus et l’association avec le souverain inverse les parties de ces engagements.

10. Quelle question directrice se pose dans le commentaire du texte de Rousseau sur la contrainte ?

La loi doit-elle être décidée par la majorité ?
L’État doit-il protéger la propriété individuelle ?
La société peut-elle se passer de toute autorité ?
A-t-on le droit de contraindre un autre homme ?

A-t-on le droit de contraindre un autre homme ?

Explication

Le commentaire examine le droit de contraindre autrui. La question de la propriété individuelle relève d’un autre problème politique.

11. Dans quelle situation la contrainte est-elle légitime ?

Lorsqu’elle impose les préférences morales de la majorité à chaque membre de la société.
Lorsqu’elle assure à l’État une obéissance sans contestation de la part des citoyens.
Lorsqu’elle protège la société et ses membres d’une menace pour l’ordre, la sécurité ou la paix sociale.
Lorsqu’elle permet aux autorités de punir toute conduite qui leur déplaît.

Lorsqu’elle protège la société et ses membres d’une menace pour l’ordre, la sécurité ou la paix sociale.

Explication

La contrainte est légitime si elle protège la société et ses membres contre une menace touchant l’ordre, la sécurité ou la paix sociale. Imposer les préférences de la majorité ne constitue pas, en soi, la justification indiquée.

12. Quelle distinction permet de différencier la force légale de la violence ?

La force cherche à nuire à une personne, tandis que la violence applique la loi pour maintenir l’ordre social.
La force repose sur l’accord volontaire des citoyens, tandis que la violence correspond à toute contrainte légale.
La force relève de l’autorité politique, tandis que la violence désigne toute décision prise par un tribunal.
La force est exercée par l’institution judiciaire dans le cadre de la loi pour protéger la société, tandis que la violence vise gratuitement à nuire.

La force est exercée par l’institution judiciaire dans le cadre de la loi pour protéger la société, tandis que la violence vise gratuitement à nuire.

Explication

La force s’exerce par l’institution judiciaire, sous le cadre de la loi, tandis que la violence vise délibérément et gratuitement à nuire. L’assimilation de la force à une volonté de nuire inverse cette distinction.

13. Quel rôle la loi joue-t-elle dans le recours à la contrainte au sein de la société ?

Elle décrit les préférences individuelles et laisse chaque membre décider de leur application.
Elle établit une règle commune que les membres doivent respecter et encadre le recours à la contrainte.
Elle confie aux tribunaux le choix de règles différentes pour chaque citoyen concerné.
Elle remplace toute contrainte en garantissant que chaque membre respecte spontanément les règles.

Elle établit une règle commune que les membres doivent respecter et encadre le recours à la contrainte.

Explication

La loi est une règle commune que tous les membres de la société doivent respecter et elle encadre le recours à la contrainte. Elle ne garantit pas que chacun obéira spontanément sans contrainte.

14. Quelle œuvre de Tocqueville envisage une nouvelle forme de despotisme menaçant les peuples démocratiques ?

De l’esprit des lois, publié en 1748.
De la démocratie en Amérique, publié en 1840.
Du contrat social, publié en 1762.
Idée générale de la révolution au XIXe siècle, publiée en 1851.

De la démocratie en Amérique, publié en 1840.

Explication

Tocqueville envisage cette nouvelle forme de despotisme dans De la démocratie en Amérique, publié en 1840. Du contrat social est une œuvre de Rousseau, et non le texte attribué à Tocqueville ici.

15. Que désigne l’individualisme dans l’analyse de Tocqueville ?

La participation aux affaires collectives pour défendre les intérêts de la communauté.
La préférence pour l’indépendance économique sans égard aux choix politiques des citoyens.
Le repli sur la satisfaction de ses propres désirs plutôt que le souci du bien commun.
La volonté de confier à l’État la satisfaction des besoins matériels de chaque citoyen.

Le repli sur la satisfaction de ses propres désirs plutôt que le souci du bien commun.

Explication

L’individualisme correspond au repli sur ses désirs propres au détriment du souci du bien commun. La participation aux affaires collectives exprime plutôt une attention portée à la collectivité.

16. Quel effet le repli individualiste produit-il sur les rapports entre les citoyens et l’État ?

Il transforme le lien social en rivalité politique et conduit l’État à se retirer des affaires communes.
Il préserve le lien social et pousse les citoyens à assumer davantage de responsabilités collectives.
Il affaiblit le lien social et rend les citoyens plus enclins à s’en remettre à l’État.
Il renforce le lien social et conduit les citoyens à se détourner des institutions publiques.

Il affaiblit le lien social et rend les citoyens plus enclins à s’en remettre à l’État.

Explication

Le repli individualiste détisse le lien social et rend les citoyens plus enclins à se remettre à l’État. L’engagement collectif, contrairement à l’indifférence entre citoyens, contribue à préserver ce lien.

17. Comment Tocqueville caractérise-t-il l’action d’un État tutélaire sur les citoyens ?

Il peut les protéger, les instruire et les émanciper en les associant directement au pouvoir.
Il peut les gêner, les comprimer, les énerver et les éteindre sans les détruire ouvertement.
Il peut les laisser agir en citoyens autonomes en réduisant toute intervention publique.
Il peut les punir et les détruire ouvertement pour supprimer toute opposition politique.

Il peut les gêner, les comprimer, les énerver et les éteindre sans les détruire ouvertement.

Explication

L’État tutélaire peut gêner, comprimer, énerver et éteindre les citoyens sans les détruire ouvertement. La destruction ouverte ne correspond pas à cette forme de despotisme décrite par Tocqueville.

18. Quelle conséquence de l’action de l’État sur les citoyens est mise en avant dans l’extrait de 1915 ?

L’État limite ses exigences aux communications et laisse les citoyens libres de leurs actes.
L’État leur impose obéissance et sacrifices extrêmes tout en restreignant leur liberté.
L’État leur garantit une liberté accrue en réduisant les sacrifices exigés en temps de crise.
L’État remplace l’obéissance civique par une participation volontaire aux décisions publiques.

L’État leur impose obéissance et sacrifices extrêmes tout en restreignant leur liberté.

Explication

L’extrait souligne que l’État impose aux citoyens une obéissance et des sacrifices extrêmes et restreint leur liberté. La limitation des exigences aux communications ne rend pas compte de ces contraintes plus larges.

19. Quelle critique Pierre-Joseph Proudhon formule-t-il dans Idée générale de la révolution au XIXe siècle ?

Il dénonce le fait d’être soumis à de multiples formes de surveillance et de contrôle au nom de différentes autorités et valeurs.
Il défend le contrôle administratif des citoyens comme moyen de garantir leur participation politique.
Il critique la restriction de la liberté en temps de guerre et l’imposition de sacrifices aux citoyens.
Il réclame une autorité centrale chargée de diriger les citoyens et de régler leurs activités quotidiennes.

Il dénonce le fait d’être soumis à de multiples formes de surveillance et de contrôle au nom de différentes autorités et valeurs.

Explication

Proudhon dénonce l’ensemble des pratiques de commandement, d’inspection, de surveillance et de contrôle imposées au nom de différentes autorités et valeurs. La restriction des libertés en temps de guerre correspond plutôt au thème de l’extrait de 1915.

20. Pourquoi Bakounine rejette-t-il le communisme autoritaire ?

Parce qu’il confie les décisions économiques aux associations locales
Parce qu’il remplace la propriété privée par une coopération sans crédit
Parce qu’il nie la liberté et concentre les puissances sociales dans l’État
Parce qu’il accorde aux travailleurs un pouvoir excessif sur les échanges

Parce qu’il nie la liberté et concentre les puissances sociales dans l’État

Explication

Bakounine considère que le communisme autoritaire nie la liberté en concentrant les puissances de la société dans l’État. La coopération par associations libres correspond plutôt à l’organisation qu’il défend.

21. Quel principe Bakounine privilégie-t-il pour organiser la société et la propriété ?

Une organisation de haut en bas fondée sur l’autorité collective
Une propriété contrôlée par l’État au nom de l’intérêt commun
Une organisation de bas en haut fondée sur la libre association
Une administration centralisée fondée sur des représentants élus

Une organisation de bas en haut fondée sur la libre association

Explication

Bakounine défend une organisation ascendante de la société et de la propriété, fondée sur la libre association. Une organisation reposant sur l’autorité collective ne correspond pas à ce principe.

22. Pour Bakounine, que devient une révolution confiée à des représentants ?

Une révolution autonome, organisée directement par les masses
Une révolution économique, menée par les travailleurs réunis
Une révolution fédérale, conduite par des associations locales
Une révolution par le haut, dirigée au nom des masses

Une révolution par le haut, dirigée au nom des masses

Explication

Bakounine estime que les assemblées constituantes, les gouvernements provisoires ou les dictatures révolutionnaires transforment la révolution en entreprise par le haut. L’organisation autonome des masses se distingue précisément de cette délégation à des représentants.

23. Pourquoi Bakounine voit-il dans tout État une forme de domination ?

Parce que les associations locales rivalisent pour administrer la société
Parce que les travailleurs déterminent collectivement la propriété
Parce que les assemblées populaires contestent les décisions communes
Parce qu’une minorité gouvernante s’élève au-dessus des masses

Parce qu’une minorité gouvernante s’élève au-dessus des masses

Explication

Selon Bakounine, l’État implique domination et esclavage parce qu’il place une minorité gouvernante au-dessus des masses. Les associations libres, au contraire, ne reposent pas sur cette séparation entre gouvernants et gouvernés.

24. Comment Pierre Clastres caractérise-t-il une société sans État ?

Le pouvoir politique ne s’y est pas constitué en pouvoir coercitif et le chef ne commande pas
Le chef y gouverne au nom du groupe sans disposer d’une fonction politique
Les membres y obéissent à une autorité centrale qui régule les conflits
Le pouvoir politique y est exercé par un chef qui impose les décisions communes

Le pouvoir politique ne s’y est pas constitué en pouvoir coercitif et le chef ne commande pas

Explication

Pour Clastres, une société sans État se caractérise par l’absence de pouvoir politique coercitif et par un chef qui ne commande pas. Un chef imposant des décisions exercerait justement un pouvoir de commandement.

25. Dans la description de Clastres, quel pouvoir le chef tribal possède-t-il ?

Il peut donner des ordres, mais les membres peuvent contester leur application
Il peut trancher les conflits par des décisions auxquelles le groupe obéit
Il commande les activités collectives grâce à une autorité reconnue
Il ne peut pas imposer d’ordres et les membres ne lui doivent pas obéissance

Il ne peut pas imposer d’ordres et les membres ne lui doivent pas obéissance

Explication

Clastres affirme que le chef tribal ne dispose ni d’une autorité coercitive ni du moyen de donner des ordres, et que les membres ne lui doivent pas obéissance. Un chef dont les décisions s’imposent exercerait un pouvoir de commandement.

26. Lorsqu’un conflit éclate, comment le chef tribal décrit par Clastres tente-t-il de l’apaiser ?

Il demande à une autorité extérieure de juger les torts et de fixer une réparation
Il rassemble le groupe afin qu’un vote majoritaire tranche le différend
Il mobilise son prestige et sa parole pour persuader les parties de renoncer aux injures et aux vengeances
Il impose une décision et sanctionne les parties qui refusent de s’y conformer

Il mobilise son prestige et sa parole pour persuader les parties de renoncer aux injures et aux vengeances

Explication

Le chef s’appuie sur son prestige et sa parole pour persuader les parties d’abandonner les injures et les vengeances. Une décision assortie de sanctions relèverait d’un pouvoir coercitif qu’il ne détient pas.

27. Quelle caractéristique définit l’État de droit selon Dominique Rousseau ?

Le pouvoir y est limité par le droit et les individus comme la puissance publique y sont soumis au même droit
Le pouvoir y est partagé entre les institutions, sans que le droit s’impose aux autorités publiques
Les gouvernants y contrôlent l’application du droit tandis que les individus restent soumis aux règles communes
Le pouvoir y est limité par la loi parlementaire, mais la puissance publique échappe au contrôle juridictionnel

Le pouvoir y est limité par le droit et les individus comme la puissance publique y sont soumis au même droit

Explication

Dans l’État de droit, le pouvoir est limité par le droit et individus comme puissance publique sont soumis au même droit. Un régime où les autorités échappent au contrôle ne satisfait pas cette définition.

28. Dans un État de police, comment les gouvernants exercent-ils leur pouvoir sur la loi ?

Ils partagent l’exécution et le jugement de la loi avec des autorités indépendantes
Ils appliquent la loi votée, dont la conformité à un droit supérieur est examinée
Ils exécutent la loi parlementaire, tandis qu’une juridiction contrôle leurs décisions
Ils concentrent son exécution et son jugement selon leur volonté, sans contrôle possible

Ils concentrent son exécution et son jugement selon leur volonté, sans contrôle possible

Explication

Dans l’État de police, les gouvernants concentrent le pouvoir de faire exécuter et juger la loi selon leur volonté, sans contrôle possible. Le contrôle juridictionnel du pouvoir caractérise plutôt l’État de droit.

29. Quelle limite distingue l’État légal de l’État de droit dans la distinction présentée ?

Les autorités appliquent la loi, mais le Parlement n’est pas soumis à ses dispositions
La loi parlementaire s’impose aux autorités, mais elle-même ne peut pas être jugée
La loi parlementaire n’engage que l’administration, tandis que l’exécutif en est dispensé
La loi parlementaire s’impose aux autorités et peut être annulée par un juge

La loi parlementaire s’impose aux autorités, mais elle-même ne peut pas être jugée

Explication

Dans l’État légal, l’exécutif, l’administration et la justice doivent respecter la loi votée par le Parlement, mais cette loi ne peut pas être jugée. La possibilité de contrôler la loi elle-même relève d’une exigence supplémentaire de l’État de droit.

30. Pour les juristes qui défendent cette conception, que doit respecter une loi votée par le Parlement ?

Un droit supérieur qui permet le contrôle juridictionnel de la loi
Une coutume parlementaire qui protège la loi contre l’examen des juges
Une décision de l’exécutif qui fixe les limites du contrôle juridictionnel
Une règle administrative qui détermine l’application de la loi votée

Un droit supérieur qui permet le contrôle juridictionnel de la loi

Explication

Pour certains juristes, les lois parlementaires doivent respecter un droit supérieur, ce qui fonde leur contrôle juridictionnel. Le respect de la seule procédure parlementaire ne suffit pas à établir cette exigence.

31. Comment l’État permet-il aux individus de dépasser leurs déterminations sociales ?

En leur permettant de se percevoir comme égaux en droit.
En supprimant les différences de conditions économiques.
En limitant la citoyenneté aux personnes sans attaches sociales.
En transférant les décisions politiques aux groupes sociaux.

En leur permettant de se percevoir comme égaux en droit.

Explication

L’État rend possible une perception commune des individus comme égaux en droit, au-delà de leurs déterminations sociales. La suppression des inégalités économiques est une autre idée et ne correspond pas à ce rôle décrit ici.

32. Quel risque apparaît lorsque l’intervention de l’État s’étend à toutes les sphères de la société ?

Il peut rendre les citoyens égaux en droit.
Il peut favoriser l’action collective autonome.
Il peut devenir un instrument d’aliénation politique.
Il peut garantir davantage la vie privée.

Il peut devenir un instrument d’aliénation politique.

Explication

Une intervention étatique qui s’étend à toutes les sphères sociales risque de transformer l’État en instrument d’aliénation politique. L’égalité en droit relève plutôt de la fonction libératrice attribuée à l’État.

33. Face à un État qui envahit les sphères sociales, quelles garanties juridiques protègent le citoyen ?

La priorité accordée aux intérêts de l’État sur les libertés citoyennes.
La protection de la vie privée, des libertés individuelles et de l’action collective.
La limitation de l’expression publique et des déplacements individuels.
La centralisation des décisions publiques et la surveillance des domiciles.

La protection de la vie privée, des libertés individuelles et de l’action collective.

Explication

Le droit doit protéger la vie privée, la liberté de circuler, l’inviolabilité du domicile, la libre expression et l’action collective. La centralisation et la surveillance des domiciles renforceraient l’emprise de l’État au lieu de protéger les libertés.

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Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur L’État entre ordre et liberté.

Dans *Le Prince*, quels combats Machiavel distingue-t-il au chapitre XVIII ?

Le combat par les lois, propre à l’homme, et le combat par la force, propre aux bêtes.

Qui distingue les deux formes de combat dans *Le Prince* (1513) ?

Machiavel.

Dans *Le Prince*, quelles fonctions le renard et le lion remplissent-ils pour le prince ?

Le renard reconnaît les pièges et le lion effraie les loups.

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