QCM : L’État et ses critiques (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une application σ de ℂ dans ℂ est compatible avec la multiplication et fixe tous les réels. Sachant qu'i² = −1, quelle relation doit vérifier σ(i) ?

σ(i)² = −1
σ(i)² = 1
σ(i) = −1
σ(i)² = i

σ(i)² = −1

Explication

La compatibilité avec la multiplication donne σ(i)² = σ(i²) ; comme i² = −1 et que σ fixe les réels, σ(i²) = −1. La valeur 1 inverse le signe, tandis que σ(i) = −1 confond une valeur possible de σ(i) avec la relation sur son carré.

2. Une application σ de ℂ dans ℂ est compatible avec la multiplication et fixe les réels, et l’on sait que σ(i)² = −1. Quelles valeurs σ(i) peut-elle prendre dans ℂ ?

1 ou −1
i ou 1
−1 ou i
i ou −i

i ou −i

Explication

Dans ℂ, les deux solutions de x² = −1 sont i et −i. Les valeurs 1 et −1 sont les racines de x² = 1, tandis que 1 et −1 ne sont pas des solutions imaginaires de l’équation donnée.

3. Quel ouvrage Marx et Engels utilisent-ils en 1848 pour critiquer la participation possible de l’État au maintien d’un ordre social favorable à certains groupes ?

Le Manifeste du parti communiste
Le Manifeste de Marx
La Guerre civile en France
Le Capital

Le Manifeste du parti communiste

Explication

Marx et Engels développent cette critique dans Le Manifeste du parti communiste, paru en 1848. Le Capital est un autre ouvrage, La Guerre civile en France est un texte ultérieur, et l’attribution pertinente est à Marx et Engels, non à Marx seul.

4. Dans une société divisée en classes, un groupe dispose d’un poids économique et de moyens de pouvoir supérieurs aux autres. Quel rôle les institutions politiques et juridiques peuvent-elles alors jouer selon la critique marxiste ?

Neutraliser les inégalités économiques entre les classes
Préserver les rapports sociaux et les conditions d’oppression
Exprimer les intérêts de chaque classe à parts égales
Abolir les rapports sociaux et les conditions d’oppression

Préserver les rapports sociaux et les conditions d’oppression

Explication

Des positions économiques et des moyens de pouvoir inégaux peuvent conduire les institutions à préserver les rapports sociaux et les conditions d’oppression d’une classe par une autre. L’abolition inverse ce mécanisme, tandis que l’égalité des intérêts ou la neutralisation des inégalités ne correspondent pas à ce rôle décrit.

5. Dans une assemblée, plusieurs groupes défendent des intérêts incompatibles, mais un porte-parole affirme qu’ils expriment tous une volonté populaire unique. Quelle distinction permet de comprendre cette affirmation ?

La société rassemble des individus aux intérêts divergents, tandis que la volonté populaire unique est une entité abstraite.
La société est une entité abstraite, tandis que la volonté populaire rassemble des intérêts nécessairement divergents.
La société et la volonté populaire sont deux expressions concrètes des intérêts particuliers.
La société rassemble des individus aux intérêts identiques, tandis que la volonté populaire unique est leur somme concrète.

La société rassemble des individus aux intérêts divergents, tandis que la volonté populaire unique est une entité abstraite.

Explication

La diversité des intérêts caractérise la société, alors que sa présentation comme une volonté unique transforme cette pluralité en abstraction. L’identité des intérêts confond diversité sociale et unanimité, l’inversion des notions attribue l’abstraction à la société, et les « expressions concrètes » effacent la distinction.

6. Dans un territoire, une institution revendique avec succès le droit d’autoriser l’usage de la force physique. Quel pouvoir distinctif de l’État cette situation illustre-t-elle ?

Le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné.
La possession matérielle de toutes les armes présentes dans le pays.
Le pouvoir de faire respecter les lois par des sanctions administratives.
Le droit d’imposer une volonté populaire identique à tous les citoyens.

Le monopole de la violence physique légitime sur un territoire donné.

Explication

Pour Max Weber, l’État se distingue par sa revendication réussie du monopole de l’usage légitime de la force sur un territoire donné. La contrainte légale est un moyen de l’État, non la définition du monopole ; la possession de toutes les armes et l’uniformité de la volonté populaire ne définissent pas ce pouvoir.

7. Quelle formule Nietzsche emploie-t-il dans Ainsi parlait Zarathoustra pour caractériser l’État ?

« Le plus puissant de tous les peuples vivants ».
« Le plus froid de tous les monstres froids ».
« Le plus grand de tous les créateurs de culture ».
« Le plus ancien de tous les ordres politiques ».

« Le plus froid de tous les monstres froids ».

Explication

Dans Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche qualifie l’État de « plus froid de tous les monstres froids ». La formule sur les peuples vivants confond l’État et le peuple, l’ordre ancien n’est pas la formule citée, et le rôle de créateur de culture ne correspond pas à cette caractérisation.

8. Un gouvernement affirme : « Moi, l’État, je suis le peuple », puis impose une même organisation de la vie collective à des individus différents. Quelle critique nietzschéenne cette situation illustre-t-elle ?

L’État rend visibles les intérêts divergents sans prétendre parler au nom de tous.
L’État transforme une pluralité en fiction et impose une organisation uniforme.
L’État exprime fidèlement la volonté unique déjà présente dans la société.
L’État limite son action à la protection de cultures personnelles distinctes.

L’État transforme une pluralité en fiction et impose une organisation uniforme.

Explication

Pour Nietzsche, prétendre être le peuple réduit une pluralité réelle à une fiction et sert à imposer une organisation uniforme. La mise en valeur des divergences inverse la critique, l’idée d’une volonté unique prend la fiction pour une réalité, et la protection des cultures personnelles relève d’une autre question.

9. Un État-nation valorise une culture commune au point qu’une personne ne peut développer sa propre culture ni s’ouvrir à un horizon européen. Quel effet Nietzsche associe-t-il à cette forme de l’État moderne ?

Il transforme la culture nationale en voie directe vers un horizon européen.
Il favorise la culture personnelle en la protégeant des influences étrangères.
Il fait obstacle à la culture personnelle et à son ouverture européenne.
Il restreint l’accès aux institutions sans affecter le développement culturel.

Il fait obstacle à la culture personnelle et à son ouverture européenne.

Explication

Nietzsche voit dans l’État moderne sous la forme de la nation un obstacle au développement d’une culture personnelle et à son ouverture vers l’Europe. La protection contre les influences étrangères inverse cette idée, la restriction politique ne rend pas compte de l’enjeu culturel, et l’ouverture européenne n’est pas, ici, un effet automatique du nationalisme.

10. Dans une société démocratique, une personne recherche surtout le bien-être, tandis qu’une autre examine et critique les valeurs imposées par l’État sans réussir à s’en affranchir. Comment Nietzsche distinguerait-il ces deux profils ?

Le premier correspond au dernier homme, la seconde à l’homme supérieur.
Tous deux correspondent au dernier homme, puisqu’ils vivent sous un État démocratique.
Le premier correspond à l’homme supérieur, la seconde au dernier homme.
Tous deux correspondent à l’homme supérieur, puisqu’ils recherchent leur propre bien-être.

Le premier correspond au dernier homme, la seconde à l’homme supérieur.

Explication

Le dernier homme recherche le bien-être et la jouissance, tandis que l’homme supérieur sait discerner et critiquer les valeurs étatiques sans parvenir à s’en libérer. L’inversion échange ces traits, la critique ne signifie pas une libération accomplie, et la recherche du bien-être caractérise le dernier homme plutôt que l’homme supérieur.

11. Dans un contexte de conflit et d’instabilité, un prince doit choisir entre respecter une conduite vertueuse qui affaiblirait son pouvoir et prendre une mesure efficace pour le préserver. Quelle priorité correspond à la pensée de Machiavel ?

Se retirer lorsque les rapports de force deviennent incertains
Respecter la vertu personnelle malgré les conséquences
Obtenir l’accord de tous avant toute décision
Agir efficacement face aux circonstances politiques

Agir efficacement face aux circonstances politiques

Explication

Pour Machiavel, le prince doit savoir agir efficacement dans un monde politique conflictuel et incertain, sans être nécessairement vertueux. La vertu obligatoire confond efficacité politique et moralité personnelle ; le consentement pacifique et le retrait ne correspondent pas à cette exigence d’action.

12. Un dirigeant soigne son image de clémence tout en adaptant ses décisions aux rapports de force afin de conserver son autorité. Quelle distinction machiavélienne cette stratégie illustre-t-elle ?

La moralité personnelle détermine la force politique du dirigeant
L’image publique est sans lien avec les rapports de force
Le consentement unanime compte davantage que la maîtrise des forces
L’apparence et les rapports de force peuvent primer sur la moralité personnelle

L’apparence et les rapports de force peuvent primer sur la moralité personnelle

Explication

Dans la perspective de Machiavel, l’apparence et la maîtrise des rapports de force peuvent compter davantage que la moralité personnelle du gouvernant. La primauté de la moralité inverse cette distinction, tandis que le consentement unanime ou l’absence de lien entre image et force ne la décrivent pas.

13. Dans une société où une classe domine une autre, des lois et des institutions contribuent à maintenir les rapports sociaux favorables à la classe dominante. Comment la critique de Marx et Engels interprète-t-elle ce rôle de l’État ?

Le reflet des seuls intérêts personnels des dirigeants
Une autorité neutre qui corrige les rapports de classe
Un mécanisme qui abolit les rapports de domination
Un instrument qui reproduit l’ordre social existant

Un instrument qui reproduit l’ordre social existant

Explication

Marx et Engels montrent que les institutions politiques et juridiques peuvent préserver les rapports sociaux permettant à une classe d’en opprimer une autre : l’État contribue alors à reproduire l’ordre existant. L’égoïsme des dirigeants réduit la critique aux intentions individuelles, tandis que la neutralité et l’abolition des rapports de domination contredisent ce mécanisme.

14. Quelle conclusion David Hume tire-t-il de l’histoire concernant l’origine des gouvernements réels ?

Ils sont fondés exclusivement sur la conquête, sans autre forme de contrainte politique.
Ils naissent rarement d’un accord pacifique entre citoyens libres et reposent souvent sur la force ou la conquête.
Ils tirent leur origine d’une promesse commune qui garantit durablement le consentement des citoyens.
Ils naissent généralement d’un accord pacifique par lequel les citoyens consentent à une autorité commune.

Ils naissent rarement d’un accord pacifique entre citoyens libres et reposent souvent sur la force ou la conquête.

Explication

Hume oppose la fiction d’un accord originel à l’histoire, où les gouvernements sont rarement issus d’un consentement pacifique et résultent souvent de rapports de force. L’accord pacifique reprend la thèse contractualiste, la conquête seule réduit les formes évoquées et la promesse commune attribue à Hume la position qu’il critique.

15. Dans une société où les citoyens actuels n’ont jamais promis d’obéir aux lois, quel fondement Hume donne-t-il à leur obéissance politique ?

La promesse originelle faite par chaque citoyen à l’autorité.
La conquête qui a établi le gouvernement dans le passé.
L’utilité publique et l’habitude acquise de respecter les lois.
La crainte de la sanction imposée par le souverain.

L’utilité publique et l’habitude acquise de respecter les lois.

Explication

Pour Hume, l’obéissance repose sur l’utilité publique et l’habitude, non sur une promesse passée. La promesse reprend la théorie du contrat, tandis que la crainte et la conquête concernent des modalités de pouvoir plutôt que le fondement indiqué de l’obéissance.

16. Une collectivité compare des panneaux de silicium monocristallin et polycristallin couramment installés en 2024-2025. Quel rendement de conversion correspond à cette catégorie ?

27,30 %.
Jusqu’à 24,4 %.
35,5 %.
Entre 20 et 22 %.

Entre 20 et 22 %.

Explication

Les panneaux commerciaux courants au silicium monocristallin ou polycristallin ont un rendement de 20 à 22 %. Le taux de 24,4 % concerne un module haut de gamme, tandis que 35,5 % et 27,30 % sont des records de laboratoire.

17. Une équipe prépare un bilan du déploiement photovoltaïque mondial en 2024. Quel chiffre décrit les nouvelles capacités installées cette année-là ?

24,3 GW, un total cumulé atteint en France à la fin de 2024.
33 GW, le volume de nouvelles installations mondiales par rapport à 2023.
597 GW, un record annuel en hausse de 33 % par rapport à 2023.
Plus de 2 000 GW, le volume de nouvelles installations mondiales en 2024.

597 GW, un record annuel en hausse de 33 % par rapport à 2023.

Explication

Le monde a installé 597 GW de nouvelles capacités photovoltaïques en 2024, soit un record annuel et une hausse de 33 % sur 2023. Les 24,3 GW concernent le cumul français, 33 % est un taux de croissance et les 2 000 GW désignent un seuil de capacité cumulée mondiale.

18. Pour dresser le bilan de la puissance photovoltaïque cumulée en France à la fin de 2024, quelle valeur et quelle hausse annuelle faut-il associer ?

24,3 GW cumulés, après une hausse annuelle de 5 GW.
5 GW cumulés, après une hausse annuelle de 24,3 GW.
597 GW cumulés, après une hausse annuelle de 33 GW.
24,8 GW cumulés, après une hausse annuelle de 5 GW.

24,3 GW cumulés, après une hausse annuelle de 5 GW.

Explication

En France, la puissance photovoltaïque installée cumulée atteint 24,3 GW fin 2024, après une hausse annuelle de 5 GW. Les 5 GW seuls sont l’augmentation annuelle, 24,8 correspond à une production en TWh et 597 GW concerne les nouvelles capacités mondiales.

19. Quelle valeur approche la bande interdite du silicium cristallin, qui sépare les niveaux d’énergie accessibles aux électrons ?

1,12 eV1{,}12\,\text{eV}
1107 eV1107\,\text{eV}
1,42 eV1{,}42\,\text{eV}
0,72 eV0{,}72\,\text{eV}

$$1{,}12\,\text{eV}$$

Explication

La bande interdite du silicium cristallin mesure environ 1,12 eV1{,}12\,\text{eV}. La valeur 1107 eV1107\,\text{eV} confond énergie et longueur d’onde, tandis que 1,42 eV1{,}42\,\text{eV} et 0,72 eV0{,}72\,\text{eV} ne correspondent pas au gap du silicium.

20. Dans une cellule en silicium, un photon incident possède une énergie inférieure à celle de la bande interdite. Quel effet produit-il sur la création d’un courant électrique ?

Il ne crée pas de courant en faisant passer un électron dans la bande de conduction.
Il crée un courant après avoir dissipé son énergie sous forme de chaleur.
Il crée un courant faible en faisant passer un électron dans la bande de conduction.
Il crée un courant en faisant passer plusieurs électrons dans la bande de conduction.

Il ne crée pas de courant en faisant passer un électron dans la bande de conduction.

Explication

Le passage d’un électron de la bande de valence à la bande de conduction exige un photon d’énergie au moins égale à la bande interdite. Dire qu’un photon sous le seuil crée un courant confond les photons trop peu énergétiques avec ceux qui sont absorbés; la dissipation de chaleur concerne l’excédent d’énergie des photons assez énergétiques.

21. À quelle longueur d’onde se situe approximativement le seuil d’absorption du silicium, et dans quelle région du spectre se trouve-t-il ?

Environ 700 nm700\,\text{nm}, dans le proche infrarouge.
Environ 1107 nm1107\,\text{nm}, dans l’ultraviolet.
Environ 1,12 nm1{,}12\,\text{nm}, dans le proche infrarouge.
Environ 1107 nm1107\,\text{nm}, dans le proche infrarouge.

Environ $$1107\,\text{nm}$$, dans le proche infrarouge.

Explication

Le seuil d’absorption du silicium est d’environ 1107 nm1107\,\text{nm}, dans le proche infrarouge. 700 nm700\,\text{nm} ne donne pas cette valeur seuil, l’ultraviolet est une région incorrecte, et 1,12 nm1{,}12\,\text{nm} confond le nombre associé au gap avec une longueur d’onde.

22. En France, après combien de temps environ un module photovoltaïque monocristallin a-t-il produit une quantité d’énergie équivalente à celle nécessaire à sa fabrication ?

Environ trente ans.
Environ dix ans.
Environ un an.
Environ six mois.

Environ un an.

Explication

En France, un module monocristallin produit en moyenne l’équivalent de l’énergie nécessaire à sa fabrication en environ un an. Trente ans correspond à son ordre de grandeur de durée de vie, tandis que dix ans et six mois ne sont pas le délai indiqué.

23. Pour estimer la période d’utilisation d’un module photovoltaïque monocristallin avant sa fin de vie, quelle durée faut-il retenir comme ordre de grandeur ?

Environ trente ans.
Environ un an.
Environ dix ans.
Environ cinquante ans.

Environ trente ans.

Explication

La durée de vie d’un module photovoltaïque monocristallin est de l’ordre de trente ans. Un an correspond au temps de retour énergétique, tandis que dix et cinquante ans ne sont pas les ordres de grandeur donnés.

24. Une évaluation environnementale d’une filière photovoltaïque doit examiner plusieurs étapes et enjeux. Quel ensemble correspond aux enjeux signalés pour cette filière ?

L’eau de la purification, les émissions sonores et la réparation des panneaux pendant leur usage.
La consommation d’électricité en fonctionnement, la provenance des matériaux et le transport des panneaux.
L’énergie de la purification, l’usage des terres et les émissions des panneaux en fonctionnement.
L’énergie et l’eau de la purification, la provenance de certains matériaux et le recyclage en fin de vie.

L’énergie et l’eau de la purification, la provenance de certains matériaux et le recyclage en fin de vie.

Explication

Les enjeux comprennent l’énergie et l’eau consommées lors de la purification du silicium, la provenance géographique de certains matériaux et le recyclage en fin de vie. L’usage des terres, les émissions sonores ou le seul fonctionnement ne remplacent pas ces enjeux identifiés.

25. Quelle forme de gouvernement Rousseau défend-il dans *Du contrat social*, publié en 1762 ?

Le gouvernement du peuple par des représentants seuls
Le gouvernement du peuple par un monarque
Le gouvernement du peuple par une autorité imposée par la crainte
Le gouvernement du peuple par le peuple

Le gouvernement du peuple par le peuple

Explication

Dans *Du contrat social* (1762), Rousseau défend le gouvernement du peuple par le peuple. Le monarque absolu, les représentants seuls et la crainte comme fondement du pouvoir renvoient à des conceptions différentes.

26. Dans une société où les besoins des individus dépassent ce qu’ils peuvent satisfaire seuls, quelle conception de la souveraineté correspond à Rousseau ?

Un monarque absolu exprime la volonté générale
Une autorité protectrice exprime la volonté générale
Le peuple uni exprime la volonté générale
La majorité seule exprime la volonté générale

Le peuple uni exprime la volonté générale

Explication

Pour Rousseau, le contrat social devient nécessaire lorsque les besoins excèdent les capacités individuelles, et la souveraineté appartient au peuple uni exprimant la volonté générale. Le pouvoir monarchique, la majorité prise isolément et la peur comme fondement confondent sa conception avec d’autres principes.

27. Lors d’un vote, une citoyenne évalue les propositions selon leur contribution au bien de toute la société, sans privilégier ses intérêts privés. Quelle notion décrit son critère de jugement ?

La volonté de la majorité
La juxtaposition des intérêts particuliers
La volonté générale
La somme des désirs individuels

La volonté générale

Explication

La volonté générale désigne la volonté du peuple lorsqu’il vote en visant l’intérêt commun et le bien de toute la société. Elle ne se confond ni avec le résultat majoritaire ni avec l’addition des désirs particuliers.

28. Une personne vivant en société n’obéit qu’à des règles qu’elle s’est données avec les autres citoyens. De quel type de liberté s’agit-il, par contraste avec l’indépendance instinctive de l’état de nature ?

La liberté naturelle, fondée sur l’autonomie
La liberté civile, fondée sur l’absence de règles
La liberté civile, fondée sur l’autonomie
La liberté civile, fondée sur la soumission extérieure

La liberté civile, fondée sur l’autonomie

Explication

La liberté civile est l’autonomie acquise en société : elle consiste à n’obéir qu’aux règles que l’on s’est données. La liberté naturelle correspond plutôt à une indépendance « sauvage » liée aux instincts, tandis que l’absence de règles ou la soumission extérieure ne décrivent pas cette autonomie.

29. Une règle sociale définit ce qui est permis, interdit ou obligatoire, et l’État peut en imposer le respect. De quel ensemble de règles s’agit-il ?

De la morale
De la conscience individuelle
D’une recommandation facultative
Du droit

Du droit

Explication

Le droit rassemble les règles qui organisent la vie en société, s’imposent à tous et dont l’État peut imposer le respect. La morale et la conscience relèvent du jugement individuel, tandis qu’une recommandation facultative n’a pas ce caractère contraignant.

30. Quel rôle caractérise la morale dans la conduite d’une personne ?

Définir le permis et l’interdit par des règles étatiques
Décrire les habitudes collectives sans jugement de valeur
Imposer à tous des obligations par la contrainte publique
Distinguer le bien du mal et orienter la conduite

Distinguer le bien du mal et orienter la conduite

Explication

La morale est l’ensemble des règles et principes qui distinguent le bien du mal et orientent la conduite. L’organisation du permis et de l’interdit ainsi que la contrainte publique caractérisent le droit, non la définition de la morale.

31. Deux voisins s’opposent sur une propriété et chacun menace de se faire justice lui-même. Quelle intervention de l’État correspond à son rôle d’arbitre ?

Laisser les voisins se rendre justice réciproquement
Confier le règlement à une décision privée sans arbitrage
Soutenir le voisin qui impose le mieux sa volonté
Agir comme tiers neutre pour trancher le conflit

Agir comme tiers neutre pour trancher le conflit

Explication

Dans un conflit, l’État doit agir comme tiers neutre afin d’empêcher chacun de se faire justice lui-même et de préserver l’autorité commune. Soutenir le plus fort, encourager la vengeance ou abandonner l’arbitrage laisse le conflit remettre en cause cette autorité.

32. Un historien constate qu’un gouvernement s’est établi après une conquête, sans accord explicite des citoyens. Quelle analyse correspond à la critique de Hume du contrat fondateur ?

Ce cas établit que la conquête équivaut à un consentement explicite.
Ce cas illustre que les gouvernements réels naissent souvent sans consentement explicite.
Ce cas justifie le pouvoir principalement par la sécurité qu’il garantit.
Ce cas montre que les citoyens ont accepté une autorité commune avant leur naissance.

Ce cas illustre que les gouvernements réels naissent souvent sans consentement explicite.

Explication

Hume critique la fiction d’un contrat fondateur, car les gouvernements réels résultent souvent de la force ou de la conquête plutôt que d’un consentement explicite. L’accord hypothétique confond théorie et histoire, la sécurité renvoie surtout à la justification hobbesienne, et la conquête ne constitue pas un consentement explicite.

33. Des citoyens respectent des lois parce qu’ils constatent qu’elles maintiennent la paix et permettent à la société de fonctionner. Quel fondement de l’obéissance politique cette situation illustre-t-elle chez Hume ?

La crainte du souverain, qui suffit à expliquer l’obéissance.
Une promesse passée par laquelle les citoyens ont choisi leurs lois.
L’utilité des lois pour préserver la paix et l’ordre.
Un consentement personnel donné par chaque citoyen aux lois.

L’utilité des lois pour préserver la paix et l’ordre.

Explication

Pour Hume, les lois sont suivies en raison de leur utilité pour la paix et l’ordre nécessaires à la société. La promesse fondatrice correspond à la fiction critiquée par Hume, la crainte est un mode d’imposition du pouvoir, et les citoyens n’ont pas personnellement choisi les lois auxquelles ils sont soumis.

34. Dans un contexte de conflits et d’instabilité, un prince choisit une action efficace pour conserver son pouvoir, même si elle ne correspond pas à l’idéal de vertu personnelle. Quelle conception de Machiavel cette décision illustre-t-elle ?

Le prince doit juger son action selon sa seule moralité personnelle.
Le prince doit satisfaire d’abord l’idéal moral de la vertu personnelle.
Le prince peut renoncer à toute stratégie dès que le conflit apparaît.
Le prince doit privilégier l’efficacité dans un contexte politique incertain.

Le prince doit privilégier l’efficacité dans un contexte politique incertain.

Explication

Dans Le Prince, Machiavel rompt avec l’idée que le gouvernant doit nécessairement être vertueux et met l’accent sur son efficacité dans un monde conflictuel et incertain. L’obligation de vertu reprend la conception qu’il critique, tandis que renoncer à la stratégie ou réduire la décision à la morale personnelle méconnaît cette priorité politique.

35. Un gouvernant affronte une crise où plusieurs factions menacent son autorité. Pour comprendre la décision qui lui permettra de garder l’initiative, quel aspect de l’action politique Machiavel invite-t-il à examiner ?

La maîtrise des rapports de force entre les factions.
La priorité donnée à la morale sur les rapports de force.
La capacité à mettre fin à la guerre de tous contre tous.
La conformité de sa conduite à une vertu personnelle exemplaire.

La maîtrise des rapports de force entre les factions.

Explication

Chez Machiavel, la maîtrise des rapports de force peut compter davantage que la morale personnelle du gouvernant, ce qui éclaire l’action à envisager face aux factions. La vertu exemplaire et la priorité morale inversent cette distinction, tandis que mettre fin à la guerre de tous contre tous renvoie à la justification hobbesienne du pouvoir.

36. Dans la conception de Hobbes, quelle situation caractérise les relations entre les hommes avant l’instauration d’un pouvoir politique commun ?

Une rivalité limitée aux puissances politiques
Une guerre de chacun contre chacun
Une paix garantie par une autorité collective
Une coopération organisée par des règles communes

Une guerre de chacun contre chacun

Explication

Pour Hobbes, en l’absence d’un pouvoir politique commun, les hommes se trouvent dans une guerre de chacun contre chacun. La coopération réglée et la paix garantie supposent une autorité commune, tandis que la rivalité entre États ne décrit pas cet état.

37. Deux individus ont besoin des mêmes ressources, sont égaux dans leur capacité à les convoiter et doivent chacun assurer leur défense, sans autorité commune pour prévenir les conflits. Quelle conclusion découle du raisonnement de Hobbes ?

La tranquillité est impossible dans cette situation
La tranquillité demeure possible grâce à l’égalité des individus
La défense commune empêche les conflits liés aux ressources
La rivalité s’efface dès que chacun protège sa propre vie

La tranquillité est impossible dans cette situation

Explication

Chez Hobbes, le besoin de préserver sa vie et d’obtenir des ressources, combiné à la rivalité et à l’absence de pouvoir commun, rend la tranquillité impossible. L’égalité n’empêche pas les conflits, et une défense assurée séparément n’est pas une défense collective.

38. Une communauté cherche à sortir de la guerre de chacun contre chacun : quelle démarche, conforme à Hobbes, permet de faire naître le pouvoir politique ?

Chacun protège sa propre liberté et remplace la puissance commune par des défenses séparées
Chacun conserve sa liberté totale et confie à ses voisins une partie de leur droit à la force
Un individu renonce à une partie de sa liberté, sans que les autres aient à s’engager
Chacun transfère une partie de sa liberté et de son droit à la force à une puissance commune, si tous les autres en font autant

Chacun transfère une partie de sa liberté et de son droit à la force à une puissance commune, si tous les autres en font autant

Explication

Le pouvoir politique naît lorsque chacun renonce à une partie de sa liberté et de son droit à la force au profit d’une puissance commune, à condition que tous fassent de même. Conserver la liberté totale, faire reposer l’accord sur un seul individu ou maintenir des défenses séparées ne constitue pas ce transfert réciproque.

39. Dans un territoire donné, une institution obtient l’acceptation de son droit à recourir à la force et réussit à en revendiquer le monopole. Quelle définition de l’État correspond à cette situation selon Max Weber ?

L’institution qui revendique le monopole de la production et de la distribution des richesses sur un territoire
Toute institution qui exerce une forme de contrainte légitime auprès des habitants d’un territoire
L’institution qui proclame le monopole de la force sans parvenir à le faire reconnaître sur un territoire
L’institution qui revendique avec succès le monopole de l’usage légitime de la force sur un territoire

L’institution qui revendique avec succès le monopole de l’usage légitime de la force sur un territoire

Explication

Pour Weber, l’État se caractérise par sa revendication réussie du monopole de l’usage légitime de la force sur un territoire donné. Le monopole économique confond force et richesse, la simple proclamation omet le succès de la revendication, et la contrainte exercée par toute institution ne suffit pas à définir l’État.

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Comment σ agit-elle sur a+bi si elle préserve l’addition et la multiplication et fixe ℝ ?

σ(a+bi)=a+bσ(i).\sigma(a+bi)=a+b\sigma(i).

Quel est le carré de σ(i) si σ préserve la multiplication et fixe les réels ?

σ(i)2=−1.\sigma(i)^2=-1.

Quelles sont les seules valeurs possibles de σ(i) ?

i et −i.

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