QCM : L’Huître et les plaideurs (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement organise le récit de la fable selon le schéma narratif du conte ?

Une situation initiale, un élément perturbateur, des péripéties, puis une situation finale
Une situation initiale, un dénouement, une morale, puis une nouvelle intrigue
Des péripéties, une situation finale, un élément perturbateur, puis une situation initiale
Un élément perturbateur, une description, une conclusion, puis une situation initiale

Une situation initiale, un élément perturbateur, des péripéties, puis une situation finale

Explication

Le récit progresse de la situation initiale vers un élément perturbateur, puis des péripéties et une situation finale. L’option qui place le dénouement avant l’intrigue ne respecte pas cet enchaînement narratif.

2. Quel effet produit la locution « Un jour » au début d’un récit ?

Elle annonce que l’action se répète à intervalles réguliers
Elle installe l’action dans une temporalité indéfinie
Elle situe l’action dans un passé historique précisément daté
Elle indique que l’action se déroule pendant une seule journée entière

Elle installe l’action dans une temporalité indéfinie

Explication

« Un jour » introduit l’action sans préciser de date, ce qui crée une temporalité indéfinie. La locution ne fournit donc pas de repère historique précis.

3. Quel effet la combinaison du discours direct dominant et de répliques brèves produit-elle dans la fable ?

Elle transforme l’échange en récit indirect et ralentit la scène
Elle confère aux répliques la forme d’un discours narratif continu
Elle remplace le dialogue par une longue description des personnages
Elle donne à la scène une vivacité rythmée, proche de la stichomythie

Elle donne à la scène une vivacité rythmée, proche de la stichomythie

Explication

Le discours direct rend la scène vivante, tandis que les répliques brèves accélèrent l’échange et lui donnent un rythme de stichomythie. Un récit indirect aurait au contraire moins directement mis en scène les paroles des personnages.

4. Que suggèrent les indications « d’un ton de président » et « fort gravement » sur l’intervention de Perrin Dandin ?

Qu’il s’exprime avec la spontanéité d’un témoin surpris
Qu’il adopte l’allure sérieuse d’un acteur jouant un rôle
Qu’il manifeste son impatience par des gestes brusques
Qu’il hésite à prendre la parole devant les pèlerins

Qu’il adopte l’allure sérieuse d’un acteur jouant un rôle

Explication

Ces indications caractérisent une manière de jouer l’autorité et donnent à Perrin Dandin l’allure d’un acteur. Elles ne signalent pas une hésitation, mais une intervention empreinte d’un sérieux affiché.

5. Pourquoi les gestes « L’un se baissait » et « L’autre le pousse » relèvent-ils du comique de geste ?

Ils reposent sur un jeu de mots lié à la recherche de l’huître
Ils montrent une action physique burlesque associée à la farce
Ils révèlent un contraste entre une parole solennelle et familière
Ils exposent le raisonnement juridique développé par les pèlerins

Ils montrent une action physique burlesque associée à la farce

Explication

Les mouvements et la poussée mettent en scène une gestuelle physique burlesque, caractéristique du comique de geste associé à la farce. Le contraste entre registres concerne plutôt les mots employés que ces actions corporelles.

6. Quel effet comique naît du contraste entre « fort gravement » et le verbe familier « gruge » ?

Une opposition entre un vocabulaire savant et une description réaliste
Une exagération physique qui transforme la scène en farce gestuelle
Une progression narrative qui retarde le dénouement de l’histoire
Un décalage de registre entre une attitude solennelle et un terme familier

Un décalage de registre entre une attitude solennelle et un terme familier

Explication

L’expression solennelle « fort gravement » contraste avec le registre familier de « gruge », créant un effet comique de décalage. Le comique de geste, lui, repose sur des actions physiques plutôt que sur cette opposition de registres.

7. Quel effet produit la présence de termes comme « juge », « cour » et « plaider » dans la fable ?

Elle donne au récit un cadre religieux centré sur le pèlerinage.
Elle évoque un débat savant sans rapport avec un litige.
Elle transforme le récit en procès militaire entre deux adversaires.
Elle installe un cadre judiciaire qui met en scène la justice.

Elle installe un cadre judiciaire qui met en scène la justice.

Explication

Ces mots appartiennent au vocabulaire juridique et font apparaître la justice comme un thème central de la fable. Le cadre religieux est évoqué par les pèlerins, mais ces termes ne décrivent pas leur pèlerinage.

8. Pourquoi Perrin Dandin est-il présenté comme étant à la fois juge et partie ?

Il arbitre le litige tout en s’appropriant l’huître.
Il représente les pèlerins et défend leur droit à l’huître.
Il écoute les plaideurs puis leur remet l’objet disputé.
Il partage équitablement l’huître après avoir tranché le litige.

Il arbitre le litige tout en s’appropriant l’huître.

Explication

Perrin Dandin prétend régler le différend, mais il garde pour lui l’huître : son intérêt personnel compromet son rôle de juge. Un arbitre impartial tranche le litige au bénéfice des parties, sans s’approprier l’objet disputé.

9. Que révèle le partage des coquilles entre les pèlerins, tandis que Perrin Dandin garde l’huître ?

Le juge les dépouille au lieu de leur rendre une véritable justice.
Le juge met fin au conflit en restituant l’objet aux deux plaideurs.
Le juge protège leur droit en réservant l’huître à son propriétaire.
Le juge compense leur querelle en leur donnant des parts égales.

Le juge les dépouille au lieu de leur rendre une véritable justice.

Explication

Les pèlerins ne reçoivent que les coquilles, tandis que le juge conserve l’huître : il profite du litige plutôt que de rendre justice. Leur donner des parts égales supposerait qu’ils reçoivent une part de l’objet convoité, ce qui n’arrive pas.

10. Quelle critique de la justice se dégage du fait que le juge tire profit du conflit des plaideurs ?

La justice dépend de la valeur juridique de l’objet disputé.
La justice est renforcée par l’intérêt personnel du magistrat.
La justice échoue parce que les plaideurs refusent toute décision.
La justice est pervertie par la cupidité de celui qui doit arbitrer.

La justice est pervertie par la cupidité de celui qui doit arbitrer.

Explication

En profitant de la querelle qu’il est censé résoudre, le juge incarne une justice corrompue par la cupidité. Le conflit ne se prolonge pas parce que les plaideurs refusent une décision : ils sont dépouillés par le juge.

11. Dans la morale « Tel est pris qui croyait prendre », quel retournement frappe les pèlerins ?

En se disputant l’huître, ils deviennent les victimes de leur propre querelle.
En refusant de partager l’huître, ils obtiennent finalement une part égale.
En renonçant à leur dispute, ils imposent leur décision au juge.
En faisant confiance au juge, ils récupèrent l’objet qu’ils convoitaient.

En se disputant l’huître, ils deviennent les victimes de leur propre querelle.

Explication

La morale généralise le retournement subi par les pèlerins : leur dispute les rend vulnérables et ils perdent l’huître au profit du juge. Ils ne récupèrent pas l’objet convoité, puisque Perrin Dandin se l’approprie.

12. Dans la dispute des personnages, que symbolise l’huître ?

La parole du juge qui règle le litige.
La richesse convoitée qui devient l’enjeu du conflit.
La pénitence religieuse qui guide les pèlerins.
La justice impartiale qui met fin au différend.

La richesse convoitée qui devient l’enjeu du conflit.

Explication

L’huître représente une richesse convoitée autour de laquelle les personnages se disputent. Elle ne symbolise pas une justice impartiale, puisque Perrin Dandin la garde à son profit.

13. Quel contraste la gourmandise des pèlerins met-elle en évidence ?

Leur prudence face au danger contraste avec leur confiance envers le juge.
Leur statut religieux contraste avec un comportement dominé par l’appétit.
Leur expérience de voyageurs contraste avec leur maîtrise du droit.
Leur autorité judiciaire contraste avec leur manque de générosité.

Leur statut religieux contraste avec un comportement dominé par l’appétit.

Explication

Le champ lexical de la nourriture présente les pèlerins comme gourmands, en contraste avec le statut religieux que suggère leur pèlerinage. Leur conduite n’est pas caractérisée par une autorité judiciaire : ils sont les plaideurs du litige.

14. Quel effet produit l’association de l’huître à Vénus et sa désignation comme « proie » ?

Elle atténue la rivalité en faisant de l’huître un bien ordinaire.
Elle confirme que l’huître est un objet sacré pour les pèlerins.
Elle amplifie ironiquement l’importance de l’objet convoité.
Elle présente l’huître comme une récompense accordée par le juge.

Elle amplifie ironiquement l’importance de l’objet convoité.

Explication

La référence à Vénus et le mot « proie » donnent à l’huître une importance amplifiée et ironique dans la querelle. L’objet n’est pas présenté comme une récompense sacrée accordée par le juge.

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Dans « L’Huître et les plaideurs », que se disputent deux pèlerins ?

Une huître trouvée sur une plage.

Quel schéma narratif suit le récit de « L’Huître et les plaideurs » ?

Le schéma du conte : situation initiale, élément perturbateur, péripéties, situation finale.

Quel mode de discours domine la fable et rend la scène vivante ?

Le discours direct.

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