1. Que cherche principalement à étudier la linguistique ?
L’évolution historique des sociétés sans examiner leur langage
Les règles scolaires propres à une langue nationale
Les techniques de traduction entre deux langues modernes
La nature, la structure et la variation du langage
La nature, la structure et la variation du langage
Explication
La linguistique étudie scientifiquement la nature, la structure et la variation du langage, dans des domaines comme la phonétique, la syntaxe et la pragmatique. L’étude des techniques de traduction relève plutôt d’un usage appliqué particulier de la linguistique.
2. Quelle distinction décrit correctement la linguistique théorique et la linguistique appliquée ?
La linguistique théorique étudie les sons, tandis que la linguistique appliquée étudie les significations
La linguistique théorique compare les langues, tandis que la linguistique appliquée décrit leur histoire
La linguistique théorique concerne les sociétés, tandis que la linguistique appliquée concerne les individus
La linguistique théorique vise l’explication, tandis que la linguistique appliquée répond à des usages pratiques
La linguistique théorique vise l’explication, tandis que la linguistique appliquée répond à des usages pratiques
Explication
La linguistique théorique cherche à expliquer les phénomènes linguistiques, alors que la linguistique appliquée mobilise ces connaissances pour des usages pratiques. La distinction ne repose donc pas principalement sur le domaine étudié, comme les sons ou les significations.
3. Quel est l’objectif central de la linguistique contrastive ?
Décrire les erreurs commises par un apprenant dans une seule langue
Reconstituer l’origine commune de toutes les langues observées
Comparer plusieurs langues pour décrire leurs similitudes et leurs différences
Étudier les usages sociaux d’une langue sans comparer ses systèmes
Comparer plusieurs langues pour décrire leurs similitudes et leurs différences
Explication
La linguistique contrastive compare deux langues ou davantage afin d’identifier leurs ressemblances et leurs différences en phonologie, grammaire et sémantique. L’étude ciblée des erreurs d’apprentissage appartient plus précisément à l’analyse contrastive.
4. Quelle relation existe entre les études contrastives, l’analyse contrastive et la linguistique contrastive ?
Les études contrastives concernent les erreurs, l’analyse contrastive inclut les facteurs sociaux et la linguistique contrastive étudie les traductions
Les études contrastives se limitent à la typologie, l’analyse contrastive décrit les universaux et la linguistique contrastive examine les apprenants
Les études contrastives forment le champ général, l’analyse contrastive prévoit les erreurs et la linguistique contrastive mène la recherche linguistique
Les études contrastives relèvent de la pédagogie, l’analyse contrastive relève de la sociologie et la linguistique contrastive relève de la psychologie
Les études contrastives forment le champ général, l’analyse contrastive prévoit les erreurs et la linguistique contrastive mène la recherche linguistique
Explication
Les études contrastives constituent le champ le plus général, l’analyse contrastive compare les langues pour déterminer des erreurs potentielles et la linguistique contrastive se consacre à la recherche linguistique. Les autres propositions attribuent à ces notions des domaines qui ne correspondent pas à leur distinction.
5. Que font les études contrastives lorsqu’elles analysent des données linguistiques et socioculturelles ?
Elles établissent des configurations, des catégories et des traits propres, typologiques ou universels
Elles classent les locuteurs selon leur niveau et prédisent leur réussite scolaire
Elles remplacent les descriptions grammaticales par une traduction commune aux langues
Elles recherchent les ressemblances historiques pour reconstruire une langue ancestrale
Elles établissent des configurations, des catégories et des traits propres, typologiques ou universels
Explication
Les études contrastives comparent des données linguistiques et socioculturelles afin d’établir des configurations, des catégories et des traits spécifiques aux langues, qu’ils soient typologiques ou universels. La reconstruction d’une langue ancestrale relève plutôt de la linguistique historique comparative.
6. Dans quelle situation peut-on parler de contact linguistique ?
Plusieurs langues sont présentes dans une région, sans échanges entre leurs locuteurs
Une langue possède plusieurs dialectes étudiés dans des ouvrages distincts
Une personne mémorise une liste de mots provenant de langues différentes
Des locuteurs de plusieurs langues interagissent régulièrement dans une même situation sociale
Des locuteurs de plusieurs langues interagissent régulièrement dans une même situation sociale
Explication
Le contact linguistique apparaît lorsque des locuteurs de deux langues ou davantage, ou de plusieurs variétés, interagissent régulièrement. La simple coexistence de langues dans un espace ne suffit pas en l’absence d’interactions.
7. Quel effet un contact linguistique prolongé peut-il produire entre des langues de familles différentes ?
Il peut provoquer une divergence systématique en éloignant les structures linguistiques
Il peut diffuser des traits et entraîner une convergence entre ces langues
Il peut empêcher tout emprunt en renforçant les frontières entre les communautés
Il peut supprimer les différences et créer une langue identique dans la région
Il peut diffuser des traits et entraîner une convergence entre ces langues
Explication
Un contact prolongé favorise la diffusion de traits entre les langues et peut les faire converger, même lorsqu’elles appartiennent à des familles différentes. La divergence correspond au contraire à un éloignement entre les langues.
8. Quelle définition correspond au multilinguisme ?
L’apprentissage scolaire de langues étrangères par une personne monolingue
La capacité à communiquer dans plusieurs langues, activement ou passivement
L’emploi alterné de dialectes apparentés dans une même conversation
La présence de plusieurs langues dans une région sans compétence individuelle
La capacité à communiquer dans plusieurs langues, activement ou passivement
Explication
Le multilinguisme désigne la capacité d’une personne à communiquer dans plus d’une langue, par exemple en parlant, en écrivant, en signant, en écoutant ou en lisant. La coexistence de plusieurs langues dans une région décrit plutôt une situation linguistique collective.
9. Dans quels domaines les apprenants d’une seconde langue peuvent-ils comparer leur langue avec la langue étudiée ?
La littérature, la traduction, la prosodie, la stylistique et la typographie
La phonétique, la lexicographie, la syntaxe, la sémiotique et la terminologie
La morphologie, l’étymologie, la métrique, la rime et la calligraphie
La prononciation, le vocabulaire, la grammaire, le sens et le discours
La prononciation, le vocabulaire, la grammaire, le sens et le discours
Explication
La comparaison peut porter sur la prononciation, le vocabulaire, la grammaire, le sens et le discours. Les autres réponses proposent des domaines linguistiques liés, mais elles ne reprennent pas l’ensemble des dimensions indiquées.
10. Quelle distinction caractérise les études contrastives théoriques et les études contrastives appliquées ?
Les études théoriques analysent les erreurs des apprenants, tandis que les études appliquées reconstruisent l’histoire des langues comparées
Les études théoriques portent sur la conversation, tandis que les études appliquées décrivent les systèmes phonologiques
Les études théoriques sélectionnent les données pour traduire, tandis que les études appliquées établissent toutes les correspondances possibles
Les études théoriques décrivent largement les différences et similitudes, tandis que les études appliquées retiennent les données utiles à un objectif précis
Les études théoriques décrivent largement les différences et similitudes, tandis que les études appliquées retiennent les données utiles à un objectif précis
Explication
L’approche théorique vise une description exhaustive et établit les éléments comparables, alors que l’approche appliquée sélectionne les informations nécessaires à l’enseignement ou à la traduction. L’analyse des erreurs et la reconstruction historique ne définissent pas cette distinction.
11. Quels domaines et quelles approches peuvent structurer une description contrastive ?
La phonologie, la lexicologie, la grammaire et le discours, selon des approches structurale, générative, fonctionnelle ou cognitive
La phonétique, la terminologie, la littérature et la traduction, selon des approches historique, normative, stylistique ou rhétorique
La morphologie, la dialectologie, la pragmatique et l’orthographe, selon des approches comparative, prescriptive, esthétique ou documentaire
La sémantique, la métrique, la sociologie et la psychologie, selon des approches expérimentale, pédagogique, littéraire ou descriptive
La phonologie, la lexicologie, la grammaire et le discours, selon des approches structurale, générative, fonctionnelle ou cognitive
Explication
Les descriptions contrastives peuvent couvrir la phonologie, la lexicologie, la grammaire et le discours complet, avec plusieurs orientations théoriques. Les autres ensembles mélangent des domaines ou des approches qui ne correspondent pas à cette caractérisation.
12. Quel objet appartient à la pragmatique contrastive ?
Les unités lexicales examinées selon leur forme et leur fréquence dans différents dictionnaires
Les sons comparés selon leurs traits articulatoires dans plusieurs systèmes phonologiques
Les configurations sociales associées au multilinguisme et à la politique linguistique
La conversation étudiée à travers les actes de parole, la deixis et la politesse dans différentes cultures
La conversation étudiée à travers les actes de parole, la deixis et la politesse dans différentes cultures
Explication
La pragmatique contrastive étudie notamment les actes de parole, la deixis et la politesse dans des langues et des cultures différentes. La comparaison des sons relève de la phonologie, les unités lexicales de la lexicologie et les configurations sociales de la sociolinguistique.
13. Quelles oppositions peuvent caractériser les études contrastives ?
Intralinguale ou interlinguale, synchronique ou diachronique, individuelle ou sociale
Sémantique ou pragmatique, générative ou fonctionnelle, locale ou globale
Monolingue ou bilingue, expérimentale ou historique, orale ou écrite
Phonologique ou lexicale, théorique ou appliquée, descriptive ou prescriptive
Intralinguale ou interlinguale, synchronique ou diachronique, individuelle ou sociale
Explication
Les études contrastives se distinguent selon trois axes : intralingual ou interlingual, synchronique ou diachronique, individuel ou social. Les autres réponses regroupent des catégories pertinentes pour certains domaines, mais elles ne correspondent pas aux oppositions indiquées.
14. Que compare une étude diachronique interlinguale, par opposition à une étude synchronique interlinguale ?
Des constituants évoluant dans une seule langue, plutôt que des formes apparentées appartenant à plusieurs langues
Des actes de parole dans différentes cultures, plutôt que des sons comparés dans un état de langue
Des formes historiquement apparentées dans plusieurs langues, plutôt que des similitudes et différences observées à une période donnée
Des usages sociaux dans plusieurs communautés, plutôt que des structures grammaticales étudiées à travers l’histoire
Des formes historiquement apparentées dans plusieurs langues, plutôt que des similitudes et différences observées à une période donnée
Explication
La comparaison diachronique interlinguale porte sur des formes apparentées par leur histoire dans différentes langues, tandis que la comparaison synchronique interlinguale décrit les relations entre langues ou dialectes à un moment donné. L’étude de l’évolution interne à une langue relève de la diachronie intralinguale.
15. Sur quels types de relations les études contrastives peuvent-elles notamment reposer ?
La correspondance formelle, l’équivalence sémantique et l’équivalence pragmatique ou fonctionnelle
La ressemblance phonétique, la fréquence lexicale et la proximité géographique des langues
La dérivation morphologique, la traduction littérale et la reconstruction des formes anciennes
La variation stylistique, la parenté généalogique et l’identité des catégories grammaticales
La correspondance formelle, l’équivalence sémantique et l’équivalence pragmatique ou fonctionnelle
Explication
Les études contrastives s’appuient notamment sur la correspondance formelle ainsi que sur les équivalences sémantique et pragmatique ou fonctionnelle. La proximité géographique, la fréquence et la parenté historique peuvent être pertinentes dans d’autres analyses, mais elles ne constituent pas ici les relations de base citées.
16. Quel phénomène résulte d’un rapprochement général entre les systèmes linguistiques en contact, plutôt que du transfert d’un élément isolé ?
La convergence linguistique
L’emprunt lexical
L’alternance codique
La relexification partielle
La convergence linguistique
Explication
La convergence linguistique rapproche globalement les systèmes de langues en contact. L’emprunt concerne plutôt le transfert d’un élément précis d’une langue vers une autre.
17. Un apprenant francophone produit en allemand une structure calquée sur le français : comment désigne-t-on cette influence ?
La rétroaction de L2 vers L1
Le transfert de L1 vers L2
La relexification d’une langue de contact
La convergence entre deux systèmes
Le transfert de L1 vers L2
Explication
Le transfert désigne l’interférence de la langue première L1 dans la langue seconde L2, comme dans cet exemple. La rétroaction correspond à l’influence exercée dans la direction inverse, de L2 vers L1.
18. Dans une étude contrastive, quel élément sert à rendre comparables les phénomènes étudiés, alors que les ressources informatiques fournissent les moyens techniques de l’analyse ?
Le corpus d’apprentissage
Le tertium comparationis
L’analyse de l’expérience
Le système verbal étudié
Le tertium comparationis
Explication
Le tertium comparationis constitue le point de comparaison qui rend les éléments linguistiques comparables. Les ressources informatiques facilitent l’analyse sur le plan technique, mais elles ne fondent pas la comparabilité.
19. Deux langues expriment une même fonction au moyen de formes différentes : quelle notion désigne le point de comparaison qui permet d’étudier ces formes ensemble ?
L’équivalence linguistique
Le tertium comparationis
La compétence langagière
La rétroaction interlinguistique
Le tertium comparationis
Explication
Le tertium comparationis est le fondement qui rend comparables les éléments linguistiques de plusieurs langues. L’équivalence désigne plutôt la relation établie entre les éléments comparés.
20. Quelle discipline étudie systématiquement, de manière synchronique, les similitudes et les différences entre plusieurs langues à des fins théoriques ou pratiques ?
La linguistique historique
La pédagogie générale des langues
La sociolinguistique interactionnelle
La linguistique contrastive
La linguistique contrastive
Explication
La linguistique contrastive compare synchroniquement les similitudes et les différences de deux langues ou davantage, dans des objectifs théoriques ou pratiques. La linguistique historique s’intéresse principalement à l’évolution des langues au fil du temps.
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Qu'est-ce que la linguistique étudie scientifiquement ?
La nature, la structure et la variation du langage.
Quels domaines inclut l'étude linguistique ?
La phonétique, phonologie, morphologie, syntaxe, sémantique, sociolinguistique et pragmatique.