QCM : Littérature médiévale et communication (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelles dates délimitent le Moyen Âge espagnol ?

De 476, chute de l’Empire romain d’Occident, à 1453, chute de Constantinople
De 711, début de la conquête musulmane, à 1492, découverte de l’Amérique
De 476, chute de l’Empire romain d’Occident, à 1492, découverte de l’Amérique
De 410, prise de Rome, à 1453, chute de Constantinople

De 476, chute de l’Empire romain d’Occident, à 1492, découverte de l’Amérique

Explication

Cette périodisation va de la chute de l’Empire romain d’Occident en 476 à la découverte de l’Amérique en 1492. La chute de Constantinople en 1453 est une autre date historique, mais elle ne marque pas ici la fin de la période.

2. Quelle combinaison de traits caractérise la littérature médiévale péninsulaire ?

Société d’ordres, théocentrisme, langue unique et séparation des communautés
Société d’ordres, interculturalité, théocentrisme, pluralité linguistique et coexistence des cultures
Société de cour, humanisme, uniformité linguistique et rejet des influences culturelles
Société urbaine égalitaire, laïcité, langue unifiée et séparation des cultures

Société d’ordres, interculturalité, théocentrisme, pluralité linguistique et coexistence des cultures

Explication

La littérature médiévale péninsulaire reflète une société d’ordres et associe théocentrisme, pluralité linguistique, interculturalité et coexistence des cultures. Une langue unifiée et la séparation des communautés ne rendent pas compte de cette diversité.

3. Quel ensemble de caractéristiques décrit la littérature médiévale ?

Oralité, attribution individuelle, satire et prédominance de la prose
Écriture imprimée, attribution individuelle, divertissement et prédominance de la prose
Oralité, anonymat, didactisme et prédominance du vers
Anonymat, hermétisme, narration historique et équilibre entre prose et vers

Oralité, anonymat, didactisme et prédominance du vers

Explication

La littérature médiévale se caractérise par la transmission orale, l’anonymat, une visée didactique et la prédominance du vers. L’attribution individuelle et la prédominance de la prose ne correspondent pas à cet ensemble de traits.

4. Dans une chanson de femme, qui est le « je » poétique ?

Un chevalier qui raconte ses exploits dans un récit versifié
Un troubadour qui chante son amour selon les codes de la cour
Une dame qui adresse un chant religieux à une assemblée
Une jeune fille amoureuse dans un poème lyrique anonyme transmis oralement

Une jeune fille amoureuse dans un poème lyrique anonyme transmis oralement

Explication

La chanson de femme est un poème lyrique anonyme transmis oralement, dont le « je » poétique est une jeune fille amoureuse. Le chant d’un troubadour selon les codes courtois relève d’une autre forme de lyrisme.

5. Quelle association présente correctement trois formes péninsulaires de la lyrique traditionnelle ?

Cansós provençales, cantigas de amigo castillanes et villancicos catalans
Jarchas castillanes, cantigas de amor mozarabes et villancicos galégo-portugais
Planh mozarabes, cantigas de amor galégo-portugaises et chansons de geste castillanes
Jarchas mozarabes, cantigas de amigo galégo-portugaises et villancicos castillans

Jarchas mozarabes, cantigas de amigo galégo-portugaises et villancicos castillans

Explication

Les trois formes sont les jarchas mozarabes, les cantigas de amigo galégo-portugaises et les villancicos castillans. Les cantigas de amor ne remplacent pas les cantigas de amigo dans cette liste.

6. Quel rôle historique la poésie provençale des troubadours occupe-t-elle dans la lyrique européenne ?

Elle constitue la première manifestation européenne de la lyrique savante en langue romane et se développe aux XIIe et XIIIe siècles.
Elle constitue la première lyrique populaire romane et se développe aux Xe et XIe siècles.
Elle constitue une lyrique narrative romane qui se développe surtout aux XIIIe et XIVe siècles.
Elle constitue une lyrique savante en latin qui apparaît principalement aux XIVe et XVe siècles.

Elle constitue la première manifestation européenne de la lyrique savante en langue romane et se développe aux XIIe et XIIIe siècles.

Explication

La poésie provençale est la première manifestation européenne de la lyrique savante en langue romane et se développe aux XIIe et XIIIe siècles. La situer aux XIVe et XVe siècles décale son développement de plusieurs siècles.

7. À quelle période la poésie des chansonniers castillans est-elle recueillie dans des cancioneros ?

Aux XVIe et XVIIe siècles
Aux XVe et XVIe siècles
Aux XIVe et XVe siècles
Aux XIIIe et XIVe siècles

Aux XVe et XVIe siècles

Explication

Les cancioneros recueillent la poésie des chansonniers castillans aux XVe et XVIe siècles. Les siècles XIVe et XVe correspondent à une période antérieure pour cette collecte.

8. Quelle distinction oppose la canción au decir dans la poésie des chansonniers castillans ?

La canción raconte des exploits guerriers, tandis que le decir met en scène une jeune fille amoureuse.
La canción traite surtout d’amour, tandis que le decir invite à une réflexion morale, politique ou philosophique.
La canción expose une réflexion philosophique, tandis que le decir prend principalement la forme d’un chant amoureux.
La canción développe surtout une réflexion politique, tandis que le decir célèbre l’amour courtois.

La canción traite surtout d’amour, tandis que le decir invite à une réflexion morale, politique ou philosophique.

Explication

La canción traite principalement d’amour, alors que le decir porte une réflexion morale, politique ou philosophique. Inverser ces fonctions attribue à chaque genre le rôle de l’autre.

9. Quelle forme caractérise un poème épique médiéval ?

Un traité en vers exposant des règles religieuses et diffusé principalement par l’enseignement écrit
Un dialogue théâtral en prose présentant les conflits d’une communauté et destiné à la représentation
Un récit en vers consacré aux exploits d’un héros et diffusé notamment par le chant ou la récitation publique
Un ensemble de strophes lyriques exprimant les sentiments d’un locuteur et transmis par la lecture privée

Un récit en vers consacré aux exploits d’un héros et diffusé notamment par le chant ou la récitation publique

Explication

Le poème épique raconte en vers les exploits d’un héros et sa diffusion peut passer par le chant ou la récitation publique. Le traité didactique en vers vise plutôt à exposer des règles qu’à relater les exploits d’un héros.

10. Quelle répartition distingue les deux foyers de l’épopée médiévale européenne ?

Le foyer germanique comprend notamment le Cantar de Roldán, tandis que le foyer roman comprend notamment Beowulf.
Le foyer germanique comprend notamment le Cantar de Mio Cid, tandis que le foyer roman comprend notamment le Cantar de los nibelungos.
Le foyer germanique comprend notamment le Cantar de los nibelungos, tandis que le foyer roman comprend notamment le Cantar de Mio Cid.
Le foyer germanique comprend notamment Beowulf, tandis que le foyer roman comprend notamment le Cantar de Roldán.

Le foyer germanique comprend notamment Beowulf, tandis que le foyer roman comprend notamment le Cantar de Roldán.

Explication

Beowulf relève de l’épopée germanique, alors que le Cantar de Roldán appartient au foyer roman. Le Cantar de Mio Cid est également roman, ce qui rend erronée son association au foyer germanique.

11. Quelle description correspond au Cantar de Mio Cid ?

Il raconte vraisemblablement les exploits de Gonzalo de Berceo et entrelace trois trames en deux chants.
Il raconte vraisemblablement les exploits de Rodrigo Díaz de Vivar et entrelace deux trames en trois chants.
Il raconte les exploits légendaires de Rodrigo Díaz de Vivar et présente une seule trame répartie en deux chants.
Il raconte les exploits fictifs du Cid Campeador et présente deux trames indépendantes réparties en quatre chants.

Il raconte vraisemblablement les exploits de Rodrigo Díaz de Vivar et entrelace deux trames en trois chants.

Explication

Le poème raconte avec vraisemblance les exploits de Rodrigo Díaz de Vivar, appelé le Cid Campeador, et combine deux trames au fil de trois chants. Une seule trame en deux chants ne correspond donc pas à son organisation.

12. Quels thèmes se rencontrent dans le Cantar de Mio Cid ?

L’amour charnel et la rivalité entre les royaumes germanique et roman
L’honneur et l’affrontement entre la haute et la basse noblesse
La dévotion mariale et l’affrontement entre clercs et chevaliers
La vie pastorale et l’affrontement entre la noblesse et les communautés urbaines

L’honneur et l’affrontement entre la haute et la basse noblesse

Explication

L’honneur est un thème central du poème, qui met aussi en scène l’opposition entre deux groupes sociaux de la noblesse. La dévotion mariale est plutôt associée aux récits de miracles.

13. Quelle forme métrique définit le romance médiéval ?

Un long récit en alexandrins dont les vers impairs présentent une rime consonantique
Un long récit en vers octosyllabiques dont les vers pairs présentent une rime consonantique
Un bref récit en vers octosyllabiques dont les vers pairs présentent une assonance
Un bref récit en vers hexasyllabiques dont chaque vers présente une assonance

Un bref récit en vers octosyllabiques dont les vers pairs présentent une assonance

Explication

Le romance est un texte narratif bref composé de vers octosyllabiques, avec une assonance sur les vers pairs. La rime consonantique caractérise plutôt la cuaderna vía.

14. Quelle évolution décrit le mieux la transmission des premiers romances ?

Détachés de chansons lyriques au début du XIIIe siècle, ils circulent oralement avant d’être recueillis par écrit au XIVe siècle.
Probablement issus de la fragmentation d’épopées à la fin du XVe siècle, ils circulent par écrit avant d’être transmis oralement au XVIIe siècle.
Composés comme des œuvres originales au début du XIVe siècle, ils sont imprimés d’abord puis transmis oralement au XVIe siècle.
Probablement issus de la fragmentation d’épopées au début du XIVe siècle, ils circulent oralement avant d’être recueillis par écrit à la fin du XVe siècle.

Probablement issus de la fragmentation d’épopées au début du XIVe siècle, ils circulent oralement avant d’être recueillis par écrit à la fin du XVe siècle.

Explication

Les premiers romances sont probablement nés de la fragmentation de poèmes épiques au début du XIVe siècle, puis ont été transmis oralement avant leur collecte écrite à la fin du XVe siècle. Le scénario d’une composition originale suivie d’une transmission imprimée inverse cette évolution.

15. Quelle distinction sépare le Romancero viejo du Romancero nuevo ?

Le Romancero viejo rassemble des romances originaux écrits à partir de la fin du XVIe siècle, tandis que le Romancero nuevo réunit des romances traditionnels anonymes.
Le Romancero viejo rassemble des romances historiques écrits au XVIIe siècle, tandis que le Romancero nuevo réunit des romances anonymes du XIVe siècle.
Le Romancero viejo rassemble des romances traditionnels anonymes, tandis que le Romancero nuevo réunit des romances originaux écrits à partir de la fin du XVIe siècle.
Le Romancero viejo rassemble des romances religieux attribués à des clercs, tandis que le Romancero nuevo réunit des récits épiques transmis oralement.

Le Romancero viejo rassemble des romances traditionnels anonymes, tandis que le Romancero nuevo réunit des romances originaux écrits à partir de la fin du XVIe siècle.

Explication

Le Romancero viejo désigne les romances traditionnels anonymes, tandis que le Romancero nuevo rassemble des créations originales écrites à partir de la fin du XVIe siècle et au XVIIe siècle. L’inversion de ces caractéristiques constitue une confusion fréquente entre les deux ensembles.

16. Une romance raconte une invention romanesque plutôt qu’un événement historique ou un récit littéraire : dans quelle catégorie entre-t-elle ?

Dans les romances littéraires
Dans les romances historiques ou noticieros
Dans les romances épiques de diffusion orale
Dans les romances romanesques ou d’invention

Dans les romances romanesques ou d’invention

Explication

Les romances romanesques ou d’invention constituent la catégorie adaptée à un récit inventé. Les romances historiques ou noticieros se rapportent plutôt à des événements historiques.

17. À quoi renvoie le mester de clerecía ?

À des œuvres lyriques composées par des nobles en Aragon aux XVe et XVIe siècles
À des textes dramatiques composés par des étudiants en Castille aux XVe et XVIe siècles
À des œuvres narratives composées par des clercs en Castille aux XIIIe et XIVe siècles
À des récits chevaleresques composés par des jongleurs en France aux XIe et XIIe siècles

À des œuvres narratives composées par des clercs en Castille aux XIIIe et XIVe siècles

Explication

Le mester de clerecía désigne un ensemble d’œuvres narratives dues à des clercs en Castille aux XIIIe et XIVe siècles. Les récits chevaleresques de jongleurs renvoient à un autre cadre et à une autre tradition.

18. Quelle structure métrique caractérise la cuaderna vía ?

Quatre vers alexandrins réunis par une rime consonantique
Quatre vers octosyllabiques réunis par une assonance sur les vers pairs
Six vers alexandrins organisés autour de rimes alternées
Deux vers octosyllabiques suivis de deux vers tétrasyllabiques

Quatre vers alexandrins réunis par une rime consonantique

Explication

La cuaderna vía est une strophe de quatre vers alexandrins à rime consonantique. L’alternance de vers octosyllabiques et tétrasyllabiques caractérise les coplas manriqueñas, non cette strophe.

19. Un auteur du mester de clerecía s’appuie sur des sources écrites et veut diffuser la culture religieuse : quel objectif correspond à cette démarche ?

Un objectif didactique et moralisateur de diffusion de la culture et de la dévotion religieuse
Un objectif de célébration des plaisirs terrestres par l’imitation des chansons populaires
Un objectif de représentation dramatique visant à mettre en scène des conflits politiques
Un objectif de divertissement oral fondé sur l’improvisation et les exploits héroïques

Un objectif didactique et moralisateur de diffusion de la culture et de la dévotion religieuse

Explication

Le mester de clerecía privilégie les sources écrites, notamment latines, et cherche à instruire et à moraliser tout en diffusant culture et dévotion. La célébration des plaisirs terrestres correspond à une interprétation possible du Libro de buen amor, non à cet objectif général.

20. Quelle composition caractérise les Milagros de Nuestra Señora de Gonzalo de Berceo ?

Une introduction historique suivie de vingt-cinq récits où des chevaliers sauvent des clercs grâce à leurs exploits
Une introduction doctrinale suivie de vingt récits où des pécheurs obtiennent leur salut par des actes héroïques
Une introduction allégorique suivie de douze récits où des personnages sont sauvés par leur fidélité à un roi
Une introduction allégorique suivie de vingt-cinq récits où la dévotion mariale sauve des personnages en danger ou pécheurs

Une introduction allégorique suivie de vingt-cinq récits où la dévotion mariale sauve des personnages en danger ou pécheurs

Explication

L’œuvre associe une introduction allégorique à vingt-cinq récits de miracles dans lesquels la dévotion à Marie contribue au salut de personnages en danger ou pécheurs. Les exploits chevaleresques ne sont pas le moyen de salut caractéristique de ces récits.

21. À qui les *Coplas a la muerte de su padre* de Jorge Manrique sont-elles dédiées ?

À un seigneur anonyme, dans une satire politique
Au marquis de Santillana, dans une chanson d’amour
À don Rodrigo Manrique, dans une élégie funèbre
À Juan II, dans une chronique royale

À don Rodrigo Manrique, dans une élégie funèbre

Explication

L’œuvre est un planto, ou une élégie funèbre, consacrée à don Rodrigo Manrique. Juan II est associé au contexte de la poésie de cour, mais il n’est pas le destinataire de ces coplas.

22. Quel schéma métrique caractérise une copla manriqueña ?

Deux quatrains de vers octosyllabiques suivis d’un distique de vers hexasyllabiques, à rimes assonantes
Quatre vers alexandrins organisés en strophes monorimes, selon le modèle de la cuaderna vía
Une série de huit vers dodécasyllabiques suivant le schéma propre à l’arte mayor
Deux sextilles de vers octosyllabiques et tétrasyllabiques, selon le schéma 8a 8b 4c 8a 8b 4c8a\ 8b\ 4c\ 8a\ 8b\ 4c, avec des rimes consonantiques

Deux sextilles de vers octosyllabiques et tétrasyllabiques, selon le schéma $$8a\ 8b\ 4c\ 8a\ 8b\ 4c$$, avec des rimes consonantiques

Explication

La copla manriqueña associe deux sextilles à pied brisé, avec des vers de huit et de quatre syllabes et des rimes consonantiques. La cuaderna vía est une forme différente, composée de quatre alexandrins.

23. Quels thèmes et motifs structurent les *Coplas* avant l’évocation des trois formes de vie ?

Le temps et la mort, exprimés par *tempus fugit*, *memento mori* et *ubi sunt?*
Les conflits amoureux et l’idéal courtois, exprimés par le service à la dame et la *senhal*
Les exploits militaires et la gloire chevaleresque, exprimés par des récits de batailles
La satire de la langue savante, exprimée par l’hyperbate et les latinismes

Le temps et la mort, exprimés par *tempus fugit*, *memento mori* et *ubi sunt?*

Explication

Les *Coplas* méditent sur le temps et la mort à travers ces trois motifs, puis louent le défunt et abordent les vies terrestre, éternelle et de la renommée. Les conflits amoureux et la *senhal* relèvent plutôt de la poésie courtoise.

24. Quel idéal associe le marquis de Santillana et Jorge Manrique ?

Celui du chroniqueur qui privilégie la prose aux activités chevaleresques
Celui du chevalier qui cultive à la fois les armes et les lettres
Celui du poète qui s’éloigne des cours pour éviter le service politique
Celui du clerc qui renonce aux lettres pour se consacrer aux armes

Celui du chevalier qui cultive à la fois les armes et les lettres

Explication

Santillana et Manrique incarnent un modèle chevaleresque où l’exercice des armes s’accorde avec la culture des lettres. L’idéal ne consiste pas à abandonner la culture littéraire au profit des seules activités militaires.

25. Quelle description correspond au *Laberinto de Fortuna* de Juan de Mena ?

Une suite de quatre cents quatrains d’alexandrins organisés en rimes assonantes
Trois cents strophes de six vers alternant octosyllabes et tétrasyllabes, avec des rimes consonantiques
Une série de chansons brèves en vers octosyllabiques consacrées aux conflits amoureux
Trois cents coplas d’arte mayor, chacune de huit vers dodécasyllabiques à rimes consonantiques selon le schéma 12A 12B 12B 12A 12A 12C 12C 12A12A\ 12B\ 12B\ 12A\ 12A\ 12C\ 12C\ 12A

Trois cents coplas d’arte mayor, chacune de huit vers dodécasyllabiques à rimes consonantiques selon le schéma $$12A\ 12B\ 12B\ 12A\ 12A\ 12C\ 12C\ 12A$$

Explication

Le *Laberinto de Fortuna* compte trois cents coplas d’arte mayor, formées chacune de huit dodécasyllabes suivant le schéma indiqué. Les strophes alternant octosyllabes et tétrasyllabes caractérisent les coplas manriqueñas, non cette œuvre.

26. Quel effet Juan de Mena recherche-t-il en rapprochant le castillan du latin ?

Rendre le castillan plus proche de la conversation en évitant les latinismes et les inversions syntaxiques
Simplifier la poésie de cour en abandonnant les procédés rhétoriques complexes
Remplacer le castillan par le latin afin de réserver ses poèmes aux lecteurs savants
Ennoblir le castillan par l’hyperbate et les latinismes, au prix d’un éloignement de la langue commune

Ennoblir le castillan par l’hyperbate et les latinismes, au prix d’un éloignement de la langue commune

Explication

Mena cherche à donner davantage de prestige au castillan en recourant notamment à l’hyperbate et aux latinismes, ce qui éloigne sa langue poétique de l’usage courant. L’idée qu’il cherche à rapprocher sa poésie de la conversation inverse cette caractéristique.

27. Dans quel contexte la poésie de cancionero castillane se développe-t-elle ?

À partir du XVIe siècle, pour être représentée sur les scènes des théâtres urbains
À partir du milieu du XVe siècle, pour être lue, chantée ou récitée dans les cours
À partir du XIIIe siècle, pour être récitée exclusivement dans les monastères
À partir du XIe siècle, pour être diffusée par les jongleurs dans les places publiques

À partir du milieu du XVe siècle, pour être lue, chantée ou récitée dans les cours

Explication

Cette poésie se développe à partir du milieu du XVe siècle et trouve sa place dans les cours, où elle peut être lue, chantée ou récitée. La diffusion par des jongleurs dans les espaces publics correspond à un autre contexte de performance.

28. Quelle place occupe la poésie provençale dans l’histoire de la lyrique romane ?

Elle constitue la première poésie savante en latin, composée par des clercs dans les cours royales du XIIIe siècle
Elle constitue une forme tardive de poésie populaire, cultivée dans le nord de la France à partir du XVe siècle
Elle constitue une tradition lyrique castillane, développée par les troubadours entre les XIVe et XVIe siècles
Elle constitue la première manifestation de la lyrique savante en langue romane, cultivée par les troubadours du sud de la France entre les XIe et XIIIe siècles

Elle constitue la première manifestation de la lyrique savante en langue romane, cultivée par les troubadours du sud de la France entre les XIe et XIIIe siècles

Explication

La poésie provençale est la première manifestation de la lyrique savante en langue romane et se développe dans le sud de la France entre les XIe et XIIIe siècles. La situer dans le nord de la France à partir du XVe siècle contredit à la fois son aire et sa période.

29. Comment les rôles des troubadours et des jongleurs se distinguent-ils ?

Les troubadours interprètent des récits anciens, tandis que les jongleurs composent des poèmes dans les cours
Les troubadours diffusent les œuvres composées par les jongleurs, qui en créent parfois la musique
Les troubadours composent les poèmes et parfois leur musique, tandis que les jongleurs diffusent ces œuvres
Les troubadours composent les poèmes sans musique, tandis que les jongleurs les transforment en textes écrits

Les troubadours composent les poèmes et parfois leur musique, tandis que les jongleurs diffusent ces œuvres

Explication

Les troubadours créent les textes poétiques et peuvent aussi composer la musique, tandis que les jongleurs assurent la diffusion de leurs œuvres. Inverser ces fonctions attribue à tort la composition aux jongleurs.

30. Dans l’amour courtois, comment le poète se situe-t-il par rapport à la dame ?

Comme un rival de la dame, dont il cherche à contester l’autorité auprès de la cour
Comme un égal de la dame, libéré des obligations propres au vasselage féodal
Comme un vassal soumis à la dame, à qui il doit service, obéissance et fidélité
Comme un seigneur de la dame, qui exige d’elle service, obéissance et fidélité

Comme un vassal soumis à la dame, à qui il doit service, obéissance et fidélité

Explication

L’amour courtois transpose les rapports de vasselage dans la relation amoureuse : le poète se met au service de la dame et lui doit fidélité et obéissance. Le poète n’y prend pas la position d’un seigneur qui exigerait ces devoirs de la dame.

31. En quoi la poésie d’Ausiàs March se distingue-t-elle de l’idéalisation de l’amour provençal ?

Elle présente l’amour à travers des allégories religieuses.
Elle privilégie une expression directe des conflits personnels.
Elle met en scène un locuteur masculin s’adressant à sa dame.
Elle reprend des modèles satiriques liés aux troubadours.

Elle privilégie une expression directe des conflits personnels.

Explication

Ausiàs March s’éloigne de l’amour idéalisé et exprime plus directement les conflits personnels. L’adresse masculine à une dame caractérise plutôt les cantigas de amor galiciennes-portugaises.

32. Dans les cantigas de amor galiciennes-portugaises, quelle situation est mise en scène ?

Un poète compose une satire inspirée du sirventès des troubadours.
Une femme raconte la peine causée par l’éloignement de son amado.
Un narrateur décrit les conflits personnels liés à un amour désidéalisé.
Un locuteur masculin s’adresse à la dame en l’appelant senhor ou mia senhor.

Un locuteur masculin s’adresse à la dame en l’appelant senhor ou mia senhor.

Explication

Les cantigas de amor reprennent les modèles provençaux et mettent en scène un locuteur masculin qui s’adresse à la dame comme senhor ou mia senhor. La plainte féminine face à l’absence de l’amado relève de la cantiga de amigo.

33. Quelle caractéristique décrit le mieux les villancicos de la lyrique traditionnelle castillane ?

Ce sont des poèmes savants qui racontent les conflits personnels d’un locuteur amoureux.
Ce sont des compositions traditionnelles, souvent amoureuses, qui peuvent aussi accompagner le travail ou les fêtes.
Ce sont des récits anonymes en vers consacrés à la diffusion de la doctrine de l’Église.
Ce sont des chants satiriques construits à partir des modèles du sirventès provençal.

Ce sont des compositions traditionnelles, souvent amoureuses, qui peuvent aussi accompagner le travail ou les fêtes.

Explication

Les villancicos sont propres à la lyrique traditionnelle castillane et abordent souvent l’amour, mais aussi le travail, les fêtes enfantines ou l’humour. Leur structure en refrain et mudanza décrit leur forme, non l’ensemble de leurs thèmes.

34. Dans la structure habituelle d’un villancico à plusieurs strophes, que devient le refrain ?

Il revient à la fin de chaque strophe, après la mudanza et la vuelta.
Il apparaît une seule fois, après une série de strophes sans refrain.
Il est intégré à la mudanza et ne revient pas dans les strophes suivantes.
Il ouvre chaque strophe, puis est remplacé par une longue narration.

Il revient à la fin de chaque strophe, après la mudanza et la vuelta.

Explication

Le villancico comporte généralement un refrain de deux à quatre vers et une strophe organisée en mudanza et vuelta ; dans les poèmes à plusieurs strophes, le refrain revient à la fin de chacune. L’idée d’un refrain apparaissant une seule fois ne correspond donc pas à cette structure.

35. Quelle situation définit la voix poétique d’une cantiga de amigo ?

Une jeune fille expose les conflits personnels d’un poète devant sa bien-aimée.
Un homme célèbre sa dame en reprenant les conventions de l’amour provençal.
Un poète lettré ajoute ses propres vers à une chanson populaire.
Une femme exprime sa peine face à l’éloignement ou à l’oubli de son amado.

Une femme exprime sa peine face à l’éloignement ou à l’oubli de son amado.

Explication

La cantiga de amigo est un poème amoureux où une femme se plaint de l’éloignement ou de l’oubli de son amado, appelé amigo. L’adresse d’un homme à sa dame caractérise plutôt la cantiga de amor.

36. Dans une cantiga de amigo, quel procédé consiste à reprendre au début d’un vers le dernier mot du vers précédent ?

La mudanza
Le leixaprén
La vuelta
Le refrain

Le leixaprén

Explication

Le leixaprén est la répétition, au début d’un vers, du dernier mot du vers précédent, procédé associé au parallélisme des strophes. La mudanza et la vuelta désignent des parties de la structure du villancico, et non cette reprise lexicale.

37. Quel rôle le théocentrisme joue-t-il dans la conception médiévale de la vie et de la culture ?

Il place la connaissance de la nature au premier plan et écarte les préoccupations religieuses.
Il fait de la mémoire individuelle le principe central de la vie et de la création artistique.
Il fait de la religion un principe directeur et oriente une part de la culture vers le salut et la doctrine de l’Église.
Il subordonne la culture aux divertissements profanes et aux cérémonies de cour.

Il fait de la religion un principe directeur et oriente une part de la culture vers le salut et la doctrine de l’Église.

Explication

Le théocentrisme fait de la religion le principe directeur de la vie et l’explication de l’existence humaine ; une grande part de l’art et de la culture vise le salut et la diffusion de la doctrine de l’Église. La connaissance de la nature n’est pas présentée comme le principe qui remplace cette orientation religieuse.

38. Pourquoi la prédominance du vers dans la littérature médiévale facilite-t-elle la transmission des œuvres ?

La rime permet d’identifier l’auteur et de fixer son nom dans les manuscrits.
La rime aide à mémoriser les textes transmis dans une culture marquée par l’oralité.
La forme versifiée rend les œuvres indépendantes de leur transmission orale.
Le vers remplace le didactisme par une expression exclusivement personnelle.

La rime aide à mémoriser les textes transmis dans une culture marquée par l’oralité.

Explication

La littérature médiévale se caractérise notamment par l’oralité et la prédominance du vers, dont la rime facilite la mémorisation. La versification n’identifie pas nécessairement l’auteur ; l’anonymat fait aussi partie des caractéristiques relevées.

39. Dans un échange verbal, comment le sens d’un message se construit-il entre l’émetteur et le récepteur ?

Le récepteur choisit les mots du message, puis l’émetteur en détermine le sens.
L’émetteur choisit ses mots selon son intention, puis le récepteur interprète ou reconstruit leur sens.
L’émetteur transmet un sens fixe, que le récepteur reproduit sans l’interpréter.
L’émetteur choisit ses mots selon le canal, tandis que le récepteur vérifie leur forme.

L’émetteur choisit ses mots selon son intention, puis le récepteur interprète ou reconstruit leur sens.

Explication

Le sens résulte du choix des mots par l’émetteur en fonction de son intention et de l’interprétation du récepteur. L’idée d’un sens fixe reproduit sans interprétation néglige le rôle actif du récepteur.

40. Quels éléments composent le circuit de communication, et que comprend le contexte ?

L’émetteur, le récepteur, l’énoncé, le code, le canal et le contexte, qui comprend les dimensions physique, verbale et psychosociale.
L’émetteur, le récepteur, le sujet, le code, le canal et le contexte, qui comprend les dimensions historique, grammaticale et sociale.
L’émetteur, le récepteur, l’énoncé, le canal, le support et le contexte, qui comprend les dimensions verbale, spatiale et individuelle.
L’émetteur, le récepteur, l’énoncé, le code, le canal et le contexte, qui comprend les dimensions physique, technique et culturelle.

L’émetteur, le récepteur, l’énoncé, le code, le canal et le contexte, qui comprend les dimensions physique, verbale et psychosociale.

Explication

Le circuit associe six éléments, dont le contexte, qui englobe les dimensions physique, verbale et psychosociale. La variante qui remplace le code par le support modifie la liste des composantes.

41. Quel objectif définit le mieux un résumé ?

Présenter de façon condensée et précise les contenus principaux d’un texte.
Reproduire les formulations du texte en conservant l’ensemble de ses détails.
Développer les idées secondaires afin d’éclairer les contenus principaux d’un texte.
Exprimer une réaction personnelle à partir des contenus principaux d’un texte.

Présenter de façon condensée et précise les contenus principaux d’un texte.

Explication

Un résumé restitue les contenus principaux de façon à la fois condensée et précise. Reprendre l’ensemble des détails ne correspond pas à cette exigence de condensation.

42. Pour résumer un texte argumentatif, quel contenu faut-il retenir en priorité ?

L’intention supposée de l’auteur et le jugement personnel du lecteur.
Les détails descriptifs et les exemples secondaires du texte.
Les événements successifs et les actions des personnages.
Les idées principales et, le cas échéant, la thèse défendue.

Les idées principales et, le cas échéant, la thèse défendue.

Explication

Le résumé d’un texte argumentatif retient les idées principales et, si elle est présente, la thèse défendue. Restituer les événements successifs convient plutôt au résumé d’un récit ou d’un texte dramatique.

43. Un interlocuteur comprend une information que son partenaire n’a pas formulée explicitement en s’appuyant sur des indices : de quel phénomène s’agit-il ?

D’un acte perlocutoire, défini par l’effet produit sur le récepteur.
D’une fonction métalinguistique, qui porte sur le code du message.
D’une implicature, récupérée par le récepteur au moyen d’une inférence.
D’un contenu littéral, exprimé directement par les mots prononcés.

D’une implicature, récupérée par le récepteur au moyen d’une inférence.

Explication

Une implicature est une information non explicitement énoncée que le récepteur déduit par inférence. Un contenu littéral est, au contraire, formulé directement dans l’énoncé.

44. Dans une conversation, quelle distinction entre pertinence et coopération aide à expliquer les implicatures ?

La pertinence porte sur le sens littéral des mots, tandis que la coopération concerne l’effet produit sur le récepteur.
La pertinence concerne la forme esthétique du message, tandis que la coopération sert à maintenir le contact entre interlocuteurs.
La pertinence correspond à l’effort commun pour réussir l’échange, tandis que la coopération porte sur le choix d’informations utiles.
La pertinence porte sur le traitement d’informations utiles, tandis que la coopération correspond à l’effort commun pour rendre l’échange satisfaisant.

La pertinence porte sur le traitement d’informations utiles, tandis que la coopération correspond à l’effort commun pour rendre l’échange satisfaisant.

Explication

Le principe de pertinence concerne le traitement de l’information utile, tandis que celui de coopération repose sur un effort commun pour que l’échange soit satisfaisant. La réponse qui inverse ces deux rôles confond leurs fonctions.

45. Un locuteur prononce une phrase, accomplit une promesse en la prononçant, puis rassure son interlocuteur : comment distinguer ces actes ?

La prononciation est perlocutoire, la promesse est locutoire et l’effet de rassurer est illocutoire.
La prononciation est locutoire, la promesse est perlocutoire et l’effet de rassurer est illocutoire.
La prononciation est illocutoire, la promesse est perlocutoire et l’effet de rassurer est locutoire.
La prononciation est locutoire, la promesse est illocutoire et l’effet de rassurer est perlocutoire.

La prononciation est locutoire, la promesse est illocutoire et l’effet de rassurer est perlocutoire.

Explication

L’acte locutoire consiste à proférer l’énoncé, l’acte illocutoire à accomplir une action en l’énonçant, et l’acte perlocutoire à produire un effet sur le récepteur. La promesse est donc l’action accomplie en parlant, et non l’effet obtenu chez l’interlocuteur.

46. Quelle série présente les six fonctions du langage ?

Représentative ou référentielle, narrative, conative ou appellative, métalinguistique, phatique et poétique ou esthétique.
Représentative ou référentielle, expressive, persuasive, métalinguistique, phatique et poétique ou esthétique.
Représentative ou référentielle, expressive, conative ou appellative, informative, phatique et poétique ou esthétique.
Représentative ou référentielle, expressive, conative ou appellative, métalinguistique, phatique et poétique ou esthétique.

Représentative ou référentielle, expressive, conative ou appellative, métalinguistique, phatique et poétique ou esthétique.

Explication

Les six fonctions comprennent notamment les fonctions expressive, conative, métalinguistique et phatique, ainsi que les fonctions référentielle et poétique. La fonction narrative ne figure pas dans cette classification.

47. Par quel moyen la communication verbale transmet-elle des informations ?

Au moyen de mots et de règles de politesse appelées langues ou idiomes.
Au moyen de gestes et de codes visuels appelés langues ou idiomes.
Au moyen de mots et de codes spécifiques appelés langues ou idiomes.
Au moyen de sons et de contextes partagés appelés langues ou idiomes.

Au moyen de mots et de codes spécifiques appelés langues ou idiomes.

Explication

La communication verbale transmet des informations grâce à des mots et à des codes spécifiques, les langues ou idiomes. Les gestes et les codes visuels ne constituent pas le moyen défini ici.

48. Pourquoi la communication verbale est-elle un processus dynamique plutôt qu’une simple transmission de mots ?

Parce que le récepteur fixe le sens avant que l’émetteur choisisse les mots de son message.
Parce que l’émetteur choisit ses mots selon son intention et le sens que le récepteur peut leur attribuer.
Parce que l’émetteur choisit des mots dont le sens reste indépendant de la compréhension du récepteur.
Parce que le canal détermine les mots employés et garantit leur interprétation par le récepteur.

Parce que l’émetteur choisit ses mots selon son intention et le sens que le récepteur peut leur attribuer.

Explication

Le choix des mots dépend de l’intention de l’émetteur et du sens que le récepteur est en mesure de leur reconnaître, ce qui rend le processus dynamique. L’idée que le canal garantit l’interprétation écarte à tort le rôle du récepteur.

49. Dans un échange, qui est l’émetteur ?

La séquence de mots qui transmet un contenu linguistique
Le support physique qui fait parvenir l’énoncé au destinataire
La personne, l’entité ou l’objet qui produit un énoncé avec une intention de communication
La personne qui reçoit l’énoncé et en reconnaît l’intention

La personne, l’entité ou l’objet qui produit un énoncé avec une intention de communication

Explication

L’émetteur produit ou écrit l’énoncé en poursuivant une intention de communication. Le récepteur, contrairement à lui, comprend l’énoncé et reconnaît cette intention.

50. Dans l’échange « Je partirai demain », à quoi correspond l’énoncé ?

À l’intention de communication que le récepteur attribue à l’émetteur
À l’expression linguistique formulée ou écrite par l’émetteur
À la personne qui comprend les paroles prononcées
À la situation dans laquelle les interlocuteurs se trouvent

À l’expression linguistique formulée ou écrite par l’émetteur

Explication

L’énoncé est la séquence linguistique effectivement articulée ou écrite, ici les mots « Je partirai demain ». L’intention de l’émetteur peut contribuer à interpréter cette séquence, mais elle n’est pas l’énoncé lui-même.

51. Une personne lit à voix haute un message rédigé par quelqu’un d’autre : quel rôle joue-t-elle dans cet échange ?

Elle est le contexte de l’échange, car elle transmet le message
Elle est l’auteur, car elle prononce les mots devant un public
Elle est le récepteur, puisqu’elle comprend le message qu’elle lit
Elle est l’émetteur de l’énoncé, sans en être nécessairement l’auteur

Elle est l’émetteur de l’énoncé, sans en être nécessairement l’auteur

Explication

L’émetteur est celui qui prononce ou écrit l’énoncé, même s’il récite les paroles d’autrui. L’auteur est la personne qui a composé le message, fonction qui peut donc être distincte de celle de l’émetteur.

52. Qu’est-ce qui caractérise un code utilisé dans une communication ?

Un support physique qui transporte un message jusqu’au destinataire
Un système de signes accompagné de règles de combinaison
Un ensemble de croyances partagées par les participants
Une situation spatio-temporelle où se déroule un échange

Un système de signes accompagné de règles de combinaison

Explication

Un code associe des signes à des règles qui déterminent comment les combiner. Le canal désigne plutôt le support physique par lequel l’énoncé parvient au destinataire.

53. Dans le signe linguistique « arbre », que désignent respectivement le signifiant et le signifié ?

Le concept auquel renvoie le mot et sa forme perceptible
Le support matériel du message et la situation de communication
La règle de combinaison des mots et l’intention du locuteur
La forme perceptible du mot et le concept auquel elle renvoie

La forme perceptible du mot et le concept auquel elle renvoie

Explication

Le signifiant est la forme perceptible, telle que le mot « arbre », tandis que le signifié est le concept associé. Inverser ces deux notions confond la forme du signe avec ce qu’elle évoque.

54. Quel élément joue le rôle de canal lorsque la voix d’un locuteur parvient à un destinataire dans une pièce ?

Le support physique qui permet à l’énoncé de parvenir au destinataire
La situation spatio-temporelle dans laquelle se déroule l’échange
Le système de signes et de règles utilisé pour former l’énoncé
Les connaissances du monde partagées par les interlocuteurs

Le support physique qui permet à l’énoncé de parvenir au destinataire

Explication

Le canal est le support physique qui transporte l’énoncé de l’émetteur au destinataire, comme l’air dans une communication orale. La pièce et le moment de l’échange relèvent plutôt du contexte physique.

55. Deux interlocuteurs interprètent une remarque à partir de leurs connaissances et croyances communes sur le monde : de quel contexte s’agit-il ?

Du canal constitué par le support matériel du message
Du code composé de signes et de règles de combinaison
Du contexte physique défini par le lieu et le moment de l’échange
Du contexte psychosocial formé par les connaissances et les croyances des participants

Du contexte psychosocial formé par les connaissances et les croyances des participants

Explication

Le contexte psychosocial rassemble les connaissances et les croyances sur le monde que possèdent les participants. Le contexte physique concerne plutôt la situation spatio-temporelle de l’échange.

56. Un collègue dit « Il fait froid ici » pour faire comprendre qu’il souhaite fermer la fenêtre, sans le demander explicitement : que constitue ce souhait dans l’interprétation de l’énoncé ?

Le contenu littéralement énoncé, formulé directement par le locuteur
Une implicature reconstruite par le récepteur grâce à une inférence
L’acte locutif consistant à produire une séquence de mots
Le principe de coopération qui règle la contribution des interlocuteurs

Une implicature reconstruite par le récepteur grâce à une inférence

Explication

Le souhait de fermer la fenêtre n’est pas formulé directement : le récepteur le déduit, ce qui constitue une implicature. Le contenu littéral porte sur la température, et ne correspond donc pas à cette demande implicite.

57. Face à plusieurs interprétations possibles d’une remarque, comment le principe de pertinence guide-t-il le récepteur ?

Il lui fait distinguer la production des mots de l’action réalisée en les prononçant
Il l’oriente vers le sens qu’il estime le plus pertinent à traiter
Il l’amène à supposer que les interlocuteurs contribuent à une communication satisfaisante
Il l’incite à retenir le sens littéral sans tenir compte de la situation

Il l’oriente vers le sens qu’il estime le plus pertinent à traiter

Explication

Le principe de pertinence oriente le récepteur vers le sens qu’il juge le plus pertinent et vers l’information à traiter. Le principe de coopération concerne plutôt la contribution des interlocuteurs à une communication aussi satisfaisante que possible.

58. Quelle attente décrit le principe de coopération entre interlocuteurs ?

Chacun choisit le sens le plus pertinent pour interpréter les paroles reçues
Le locuteur produit un énoncé sans accomplir d’action en le prononçant
Le récepteur traite toute information comme un contenu explicitement formulé
Chacun contribue à rendre la communication aussi satisfaisante que possible

Chacun contribue à rendre la communication aussi satisfaisante que possible

Explication

Le principe de coopération suppose que les interlocuteurs apportent une contribution qui aide à rendre leur communication satisfaisante. Le choix du sens jugé le plus pertinent relève plutôt du principe de pertinence.

59. Lorsqu’une personne prononce « Je vous promets de revenir », quel élément correspond à l’acte illocutif ?

La production des mots prononcés par le locuteur
L’inférence par laquelle le destinataire déduit une intention non formulée
L’action de promettre accomplie en émettant l’énoncé
La coopération générale des interlocuteurs dans l’échange

L’action de promettre accomplie en émettant l’énoncé

Explication

L’acte illocutif est l’action accomplie en émettant un énoncé, ici le fait de promettre. La production même des mots constitue l’acte locutif, et ne doit pas être confondue avec l’action réalisée en les prononçant.

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De 476 à 1492.

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