Fiche de révision : Maîtrise de la syntaxe et du récit français

Plan du Cours

  1. Accord du participe passé
  2. Homophones grammaticaux
  3. Temps du récit
  4. Phrase simple et phrase complexe
  5. Propositions indépendantes et subordonnées
  6. Subordonnées relatives et complétives
  7. Interrogatives indirectes et circonstancielles
  8. Subordonnées infinitives et participiales
  9. Discours argumentatif
  10. Genre, type et tonalité

1. Accord du participe passé

2. Homophones grammaticaux

3. Temps du récit

Notions clés & Définitions

  • Présent d’énonciation : Le présent d’énonciation sert à dire ce qui se passe au moment même où l’on parle, directement rattaché à la situation d’énonciation.
  • Présent de narration : Le présent de narration rapporte au présent des actions passées pour donner l’impression d’un récit “en direct”.
  • Imparfait de description : L’imparfait de description sert à présenter en cours d’élaboration un décor, une caractéristique ou une action vue dans son déroulement.
  • Présent de vérité générale : Le présent de vérité générale exprime des faits valables toujours, comme des définitions ou des règles générales.
  • Conditionnel présent : Le conditionnel présent peut marquer une situation hypothétique, incertaine, ou décaler un futur dans le passé.

Points essentiels

  • Le présent d’énonciation est ancré dans le moment où l’on parle, tandis que le présent de narration rend “direct” un événement appartenant au passé.
  • Le présent de narration est coupé de la situation d’énonciation car il remplace un passé simple dans le récit.
  • L’imparfait sert de second plan quand un passé simple marque l’action principale, et il peut aussi installer la description.
  • Le présent de vérité générale sert aux vérités toujours vraies, comme des définitions ou des constatations générales.
  • Le conditionnel présent peut exprimer soit une hypothèse (avec condition), soit un futur vu depuis un moment passé.

Astuce mémo

Ancre présent = maintenant ; présent de narration = “film en live” du passé ; imparfait = arrière-plan en train de se faire ; vérité = toujours vrai ; conditionnel = si… / futur vu du passé.

4. Phrase simple et phrase complexe

5. Propositions indépendantes et subordonnées

6. Subordonnées relatives et complétives

Notions clés & Définitions

  • Subordonnée relative : Une subordonnée relative est une proposition dépendante qui complète un nom en apportant une information sur son antécédent.
  • Antécédent : L’antécédent est le mot (souvent un nom) que la subordonnée relative renseigne et auquel elle se rattache.

Points essentiels

  • Dans une description, on utilise souvent des expansions du nom pour préciser l’antécédent, notamment des subordonnées relatives qui fonctionnent comme compléments de l’antécédent.
  • Une subordonnée relative se rattache à l’antécédent pour donner des informations supplémentaires sur la chose ou la personne décrite.

7. Interrogatives indirectes et circonstancielles

Notions clés & Définitions

  • Interrogative indirecte : Interrogative indirecte : interrogation rapportée au sein d’une autre phrase, sans point d’interrogation.
  • Subordonnée interrogative indirecte : Subordonnée interrogative indirecte : subordonnée introduite par un mot interrogatif qui joue le rôle de COD ou de COI du verbe de la principale.

Points essentiels

  • Les subordonnées interrogatives indirectes sont un cas particulier de complétives introduites par un mot interrogatif (si, quel, qui, que, quoi, ce que, comment, où, pourquoi…).
  • Elles correspondent à une interrogation directe mais, parce qu’elles sont intégrées à la principale, elles ne prennent jamais de point d’interrogation.
  • Dans la phrase, elles servent de compléments essentiels : elles réalisent le COD ou le COI du verbe de la principale.

Astuce mémo

Pas de “?” : question directe → devient une subordonnée COD/COI avec un mot interrogatif.

8. Subordonnées infinitives et participiales

Notions clés & Définitions

  • Subordonnée infinitive : La subordonnée infinitive est une proposition dont le noyau est un infinitif, et qui contient un sujet propre.
  • Subordonnée participiale : La subordonnée participiale est une proposition dont le noyau est un participe, utilisée pour exprimer un rapport de cause ou de temps.
  • Noyau de la proposition : Le noyau de la proposition est l’infinitif ou le participe qui porte l’information essentielle et a son propre sujet.

Points essentiels

  • L’infinitif ou le participe est le noyau de la proposition et possède son propre sujet.
  • La participiale exprime généralement la cause ou le temps (exemple : Le vent s’étant levé, les feuilles des arbres chantent).
  • La subordonnée infinitive construit une proposition où l’action principale est portée par l’infinitif (exemple : J’entends les enfants chanter).

9. Discours argumentatif

Notions clés & Définitions

  • Énonciateur : Un locuteur du texte qui cherche à faire accepter son point de vue en formulant une opinion.
  • Destinataire : Le destinataire visé par l’énonciateur, lecteur ou personne à qui l’on veut faire adhérer au raisonnement.
  • Thèse : L’opinion défendue par l’énonciateur sur le thème du texte argumentatif.
  • Arguments : Les idées qui servent à prouver la thèse et à en convaincre le destinataire.
  • Exemples : Des faits concrets qui illustrent les arguments pour les rendre plus clairs et plus convaincants.

Points essentiels

  • Le discours argumentatif vise à convaincre en imposant une opinion au destinataire, en tenant compte de la contre-argumentation possible.
  • L’organisation typique repose sur le thème, la thèse, puis des arguments appuyés par des exemples concrets.
  • Les marques de l’argumentation passent souvent par des indices de subjectivité (je, on, formules de généralisation et modalisateurs).
  • Les temps employés sont ceux du discours ancré dans la situation d’énonciation, centrés sur le présent du locuteur.
  • Pour garder la logique du texte, l’énonciateur utilise des liens logiques (cause, conséquence, condition, opposition) et des connecteurs pour structurer l’enchaînement.
  • Pour écrire, on identifie la situation de communication et la thèse, on choisit des arguments avec au moins un exemple chacun, puis on organise du moins convaincant au plus convaincant avec introduction et conclusion.

Astuce mémo

Thèse → Arguments → Exemples (T-A-E) : prouve, puis illustre.

10. Genre, type et tonalité

Notions clés & Définitions

  • Genre du texte : Le genre du texte désigne sa forme générale (et ses sous-genres) utilisée pour classer l’œuvre.
  • Type de discours : Le type de discours correspond à la manière dont le texte organise l’information : narrer, décrire, expliquer, argumenter ou enjoindre.
  • Tonalité : La tonalité (ou registre) décrit l’effet recherché sur le lecteur ou le destinataire, comme faire rire ou susciter la pitié.
  • Sous-genre : Le sous-genre précise plus finement l’intérieur d’un genre, par exemple l’amour ou le policier dans le roman.

Points essentiels

  • On ne doit pas confondre genre, type et tonalité car ils ne décrivent pas le même aspect d’un texte.
  • Le genre se classe par la forme globale, par exemple roman, nouvelle, théâtre (comédie/tragédie/drame) ou poésie (vers réguliers, vers libres, prose).
  • Un même texte peut contenir plusieurs types de discours, comme narratif, descriptif, explicatif, argumentatif et injonctif.
  • La tonalité regroupe les effets produits : comique fait rire, humoristique fait sourire, dramatique fait peur ou entretient le suspense, pathétique fait pleurer ou pitié, tragique inspire terreur et désespoir.
  • L’ironique se moque en disant l’inverse de ce qu’il pense, et la satirique se moque en caricaturant ce dont elle parle.

Astuce mémo

GenRE = forme, TypE = discours, ToNalité = effet (on classe “forme / façon de dire / impact”).

Tableaux de synthèse

Passé simple vs imparfait (valeurs dans le récit)

TempsFonction (plan)Valeurs données
Passé simplePremier planActions qui font avancer l’action; successives; limites de début et de fin; action unique; peut interrompre l’imparfait.
ImparfaitArrière-planDescription/habitude passée/commentaires du narrateur; action secondaire; vues en cours de déroulement; peut être simultanées; répétition; limites début/fin.
Présent de narrationPlan du récitRapporte des actions passées “en direct” en les remplaçant d’un passé simple; coupé de l’énonciation.
Présent d’énonciationPlan de la paroleAncré dans le moment où l’on parle; présent du moment de l’énonciation.

Passé simple vs passé composé (systèmes de temps)

TempsSystèmeEffet de distance
Passé simpleSystème du passéActions plus lointaines; narrateur a du recul; récit plus soutenu.
Passé composéSystème du présentActions plus proches; auxiliaire au présent; narrateur “ancre” dans l’énonciation; effet de proximité; récit plus proche de l’oral.
Rattachement à l’énonciation (général)Passé composé: actions ancrées dans le moment de l’énonciation; passé simple: actions coupées de ce moment.

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre présent d’énonciation (ancré au moment où l’on parle) et présent de narration (présent “en direct” pour des faits du passé, coupé de l’énonciation).
  2. Inverser les rôles passé simple/imparfait: le passé simple fait avancer l’action (succession), l’imparfait sert de second plan (description, habitude, action en cours).
  3. Penser que passé simple et passé composé “mettent en valeur pareil” une action: ils ne créent pas la même distance (recul vs proximité).
  4. Accorder à tort le participe passé: ne pas distinguer sujet et COD (avec avoir: accord seulement si COD placé avant).
  5. Confondre participe passé verbal et adjectif qualificatif: si c’est un adjectif, l’accord se fait avec le nom (ou pronom) qu’il qualifie, pas avec une règle COD/auxiliaire.
  6. Oublier le point d’interrogation en interrogatives indirectes: elles correspondent à une question directe mais n’en prennent jamais (pas de “?”).
  7. Multiplier les informations sans vérifier le point de vue narratif: un changement de caméra (externe/interne/omniscient) est possible dans un même récit, donc on ne raisonne pas “une fois pour toutes”.

Checklist Examen

  1. Identifier les temps comme deux systèmes: temps de base (passé simple/passé composé au premier plan; présent et imparfait selon le rôle) organisés autour d’un temps de référence.
  2. Distinguer, en récit, premier plan (passé simple) et arrière-plan (imparfait: description, habitude, commentaires) et reconnaître simultanéité vs succession.
  3. Choisir correctement entre passé simple et passé composé en repérant le système utilisé: passé simple appartient au système du passé (recul) tandis que passé composé appartient au système du présent (proximité/auxiliaire au présent).
  4. Reconnaître la valeur du présent d’indicatif: présent d’énonciation, présent de narration, présent de vérité générale (et leurs effets annoncés).
  5. Savoir traiter le conditionnel présent: hypothèse/incertitude (si…) ou futur dans le passé selon le contexte.
  6. Distinguer narrateur et auteur et repérer le point de vue (interne/externe/omniscient) en reliant le savoir du narrateur aux informations données.
  7. Classer les types de subordonnées vues: relatives (complément de l’antécédent), complétives essentielles (sujet/COD/COI/attribut), interrogatives indirectes (COD/COI sans “?”), circonstancielles (CC) et infinitives/participiales (noyau à l’infinitif/participe).
  8. Pour les interrogatives indirectes, vérifier l’introduction par un mot interrogatif (si, quel, qui, que, quoi, ce que, comment, où, pourquoi…) et la fonction COD/COI dans la phrase de la principale.
  9. Accorder le participe passé avec la procédure: forme de base au féminin pour repérer; type (verbal vs adjectival); si auxiliaire être: accord au sujet; si avoir: accord seulement avec COD placé avant; sinon masculin singulier.
  10. Maîtriser les homophones grammaticaux pour l’orthographe: a/à, est/et, é/er, ou/où, ce/se, ces/ses/c’est/s’est avec les tests proposés (remplacement).
  11. Utiliser la modalisation pour repérer subjectivité: indices (verbes modaux, temps comme conditionnel/futur antérieur, adverbes, lexique évaluatif, distance “selon/d’après”).
  12. Analyser un texte selon genre/type/tonalité: distinguer forme générale (genre), organisation de l’information (type: narratif/descriptif/explicatif/argumentatif/injonctif) et effet produit (tonalité: comique, pathétique, tragique, ironique/satirique…).
  13. Rappeler l’étude du texte poétique: vers/strophes/pieds (et décompte du e muet), rimes (plates/croisées/embrassées; pauvre/suffisante/riche; féminine/masculine), sonorités (anaphore/assonance/allitération), et effets de vers (enjambement/rejet).
  14. Repérer les figures de style essentielles du cours: comparaison/métaphore/personnification/allégorie; opposition (antithèse/oxymore/chiasme/antiphrase); répétition (parallélisme/anaphore/énumération/accumulation); exagération/atténuation (hyperbole/euphémisme/litote).

Teste tes connaissances

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1. Dans quel cas le participe passé employé avec l’auxiliaire avoir s’accorde-t-il avec le nom ou le pronom complément d’objet direct ?

2. Quelle est la règle d’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire être ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Maîtrise de la syntaxe et du récit français avec 20 flashcards interactives.

Accord du participe passé — règle ?

S'accorde avec le COD si placé avant, sinon invariable.

Homophones grammaticaux — exemple ?

A/À, est/et, é/er, ou/où, ce/se.

Présent d’énonciation — rôle ?

Exprimer ce qui se passe au moment où l’on parle.

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