QCM : Méditerranée antique : cultures et religions (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Entre le VIIIe et le VIe siècle av. J.-C., une communauté grecque fonde une cité dans le sud de l’Italie et maintient des liens avec sa cité d’origine. À quel phénomène cette fondation correspond-elle ?

À la création de cités grecques sans relation avec leur cité d’origine
À la fondation de cités grecques en Méditerranée, souvent liées à leur cité mère
À l’établissement de garnisons athéniennes dans des cités révoltées
À la conquête romaine de territoires riverains de la Méditerranée

À la fondation de cités grecques en Méditerranée, souvent liées à leur cité mère

Explication

Les Grecs fondent de nouvelles cités en Italie du Sud et en Gaule entre le VIIIe et le VIe siècle av. J.-C., souvent en relation avec leur cité mère. Les garnisons relèvent de la répression athénienne, la conquête romaine appartient à une autre période et les fondations ne supposent pas une rupture systématique avec la métropole.

2. Quelle ligue, créée en 477 av. J.-C. à l’initiative d’Athènes, place les cités de la mer Égée sous son emprise maritime ?

La Grande-Grèce
L’Empire romain
La Ligue de Délos
La fédération des cités romaines

La Ligue de Délos

Explication

La Ligue de Délos est créée en 477 av. J.-C. à l’initiative d’Athènes et établit son emprise maritime sur les cités de la mer Égée. La fédération romaine et l’Empire romain relèvent de l’histoire de Rome, tandis que la Grande-Grèce désigne des fondations grecques en Italie du Sud.

3. Une cité membre de la Ligue de Délos se révolte contre Athènes. Quelle mesure peut lui être imposée en plus des obligations communes de la Ligue ?

La perte de tout lien maritime et le transfert de la cité en Italie
L’installation d’une garnison athénienne et la confiscation de terres au profit de clérouques
L’abolition du tribut et le retour à une monnaie choisie par la cité
La nomination de magistrats romains et la gestion impériale de ses finances

L’installation d’une garnison athénienne et la confiscation de terres au profit de clérouques

Explication

Une cité révoltée peut subir l’installation d’une garnison athénienne et la confiscation de ses terres, réparties entre des clérouques. Le tribut et la monnaie athénienne sont des obligations de la Ligue, tandis que les magistrats romains appartiennent à l’organisation de l’Empire romain.

4. Au IIIe siècle av. J.-C., Rome a progressivement dominé l’Italie et conquiert ensuite une grande partie des territoires autour de la Méditerranée. Quel nom désigne cette mer intégrée à l’espace romain ?

La Ligue de Délos
La thalassocratie athénienne
La Grande-Grèce
Mare nostrum

Mare nostrum

Explication

Après avoir dominé l’Italie, Rome conquiert une grande partie des territoires riverains de la Méditerranée, qu’elle appelle Mare nostrum, « notre mer ». La Ligue de Délos et la thalassocratie désignent l’emprise athénienne, tandis que la Grande-Grèce renvoie aux cités grecques d’Italie du Sud.

5. Quel ensemble de grands éléments caractérise le cadre des paysages méditerranéens ?

Un littoral, une plaine étroite et la montagne
Un littoral, un vaste plateau et la montagne
Un fleuve, une plaine étroite et la montagne
Un littoral, une plaine étroite et une forêt

Un littoral, une plaine étroite et la montagne

Explication

Le cadre méditerranéen associe un littoral, une plaine étroite et la montagne. Le vaste plateau, le fleuve et la forêt ne font pas partie de cette caractérisation donnée.

6. Pour ravitailler Rome et limiter les risques de révoltes liées au manque de céréales, quelle région, propriété de l’empereur, joue le rôle de grenier à blé ?

La Thessalie
La Campanie
La Sicile
L’Égypte

L’Égypte

Explication

L’Égypte, grenier à blé du monde antique et propriété de l’empereur, contribue au ravitaillement de Rome et à la prévention des révoltes frumentaires. La Campanie, la Thessalie et la Sicile sont des régions agricoles, mais ne sont pas identifiées ici comme le grenier impérial de Rome.

7. Un marchand antique transporte trois productions emblématiques de l’agriculture méditerranéenne. Quel assortiment correspond à la trilogie méditerranéenne ?

Le blé, la vigne et le poisson
Le blé, la vigne et l’orge
Le blé, l’élevage et l’olivier
Le blé, la vigne et l’olivier

Le blé, la vigne et l’olivier

Explication

La trilogie méditerranéenne réunit le blé, la vigne et l’olivier. L’élevage, l’orge et le poisson peuvent être des ressources, mais ne remplacent pas les trois cultures de cette trilogie.

8. Quelle description réunit les éléments qui définissent une cité grecque ?

Une communauté de citoyens, une ville et sa campagne, des institutions politiques et un dieu protecteur
Une ville, une campagne et des citoyens, sans institutions politiques ni dieu protecteur
Une communauté de marchands, un port et des terres agricoles, sans institutions politiques
Une province conquise, des magistrats romains et une armée impériale

Une communauté de citoyens, une ville et sa campagne, des institutions politiques et un dieu protecteur

Explication

Une cité grecque est un État réunissant une communauté de citoyens, un territoire comprenant la ville et sa campagne, ainsi que des institutions politiques ; elle est placée sous la protection d’un dieu. Une ville et ses habitants seuls ne suffisent pas, et la province romaine correspond à un autre cadre politique.

9. Malgré leur langue et leur culture communes, quelle attitude caractérise les cités grecques les unes envers les autres ?

Elles défendent leur indépendance et rivalisent économiquement et politiquement.
Elles renoncent à leur indépendance pour former une alliance permanente.
Elles rivalisent économiquement, mais partagent un pouvoir politique commun.
Elles forment un État uni dirigé par les mêmes institutions.

Elles défendent leur indépendance et rivalisent économiquement et politiquement.

Explication

Une langue et une culture communes n’empêchent pas les cités grecques de défendre leur indépendance ni de rivaliser dans les domaines économique et politique. L’État uni confond culture et unité politique, le pouvoir commun minimise leur autonomie, et l’alliance permanente contredit leurs rivalités.

10. Entre quelles dates la guerre du Péloponnèse oppose-t-elle Athènes et Sparte ainsi que leurs alliés respectifs ?

De 336 à 323 av. J.-C.
De 500 à 431 av. J.-C.
De 431 à 404 av. J.-C.
De 404 à 336 av. J.-C.

De 431 à 404 av. J.-C.

Explication

La guerre du Péloponnèse, entre Athènes et Sparte et leurs alliés, se déroule de 431 à 404 av. J.-C. La période 336–323 renvoie à l’époque de Philippe II et d’Alexandre, 404–336 inverse et déplace les dates, et 500–431 ne correspond pas au conflit.

11. À l’Ecclésia, un citoyen propose un amendement à une loi. Selon le fonctionnement de la démocratie athénienne, comment la décision est-elle prise ?

Les bouleutes proposent l’amendement, puis le conseil vote la loi à main levée.
Les jurés proposent l’amendement, puis le tribunal vote la loi à main levée.
Les citoyens peuvent proposer l’amendement, puis votent la loi à bulletin secret.
Les citoyens peuvent proposer l’amendement, puis votent la loi à main levée.

Les citoyens peuvent proposer l’amendement, puis votent la loi à main levée.

Explication

La démocratie athénienne est directe : tout citoyen peut proposer une loi ou un amendement à l’Ecclésia, où les lois sont votées à main levée. Le conseil et le tribunal n’exercent pas cette fonction de vote de l’assemblée, et le vote décrit n’est pas secret.

12. Dans une cité de l’Empire romain située en Orient, quel groupe administre la cité et qui la dirige ?

Les décurions l’administrent et deux duumvirs la dirigent.
Les citoyens l’administrent et deux bouleutes la dirigent.
Les bouleutes l’administrent et deux décurions la dirigent.
Les bouleutes l’administrent et deux duumvirs la dirigent.

Les bouleutes l’administrent et deux duumvirs la dirigent.

Explication

En Orient, les bouleutes administrent la cité, tandis que deux duumvirs, recrutés parmi les honestiores, sont à sa tête. Les décurions sont l’appellation occidentale, et les deux autres réponses confondent les fonctions d’administration et de direction.

13. Dans une cité de l’Empire romain, les habitants conservent certains usages locaux, mais les lois impériales établissent des codes communs. Quelle situation décrit cette combinaison ?

Le droit romain s’impose tout en maintenant des usages locaux, et les codes règlent les rapports avec l’État, mais pas entre les hommes.
Le droit romain s’impose tout en maintenant des usages locaux, et les codes règlent les rapports entre les hommes et avec l’État.
Les usages locaux écartent le droit romain, et les codes règlent les rapports entre les hommes et avec l’État.
Le droit romain s’impose en supprimant les usages locaux, et les codes règlent les rapports entre les hommes et avec l’État.

Le droit romain s’impose tout en maintenant des usages locaux, et les codes règlent les rapports entre les hommes et avec l’État.

Explication

Le droit romain s’impose dans l’Empire malgré le maintien des usages locaux, et les lois impériales unifient le droit au moyen de codes régissant les rapports entre les hommes et avec l’État. L’exclusion du droit romain, la suppression des usages locaux et l’omission des rapports entre particuliers déforment chacune une partie de ce principe.

14. Un marchand prépare une cargaison pour un navire reliant des ports grecs et romains. Quel ensemble de produits correspond aux bases du commerce maritime méditerranéen ?

Du blé, de l’étain et de l’ambre
De l’orge, du vin et de l’huile d’olive
Du blé, du vin et de l’huile d’olive
Du blé, du vin et des étoffes

Du blé, du vin et de l’huile d’olive

Explication

Le commerce maritime grec et romain repose notamment sur le blé, la vigne et l’olivier, dont les produits incluent le vin et l’huile. L’étain et l’ambre sont des marchandises échangées, l’orge remplace à tort le blé, et les étoffes ne font pas partie de cette trilogie.

15. Quelle caractéristique explique la place de l’esclavage dans les sociétés grecque et romaine antiques ?

Il distingue les libres des non-libres et fournit principalement des soldats.
Il distingue les libres des non-libres et concerne surtout les travaux agricoles.
Il distingue les citoyens des étrangers et fournit une main-d’œuvre dans divers métiers.
Il distingue les libres des non-libres et fournit une main-d’œuvre dans divers métiers.

Il distingue les libres des non-libres et fournit une main-d’œuvre dans divers métiers.

Explication

L’esclavage constitue un fondement de ces sociétés : il distingue les hommes libres des non-libres et les esclaves sont présents dans tous les domaines professionnels. Le limiter à l’agriculture ou à l’armée réduit à tort leur présence, tandis que la distinction entre citoyens et étrangers confond statut civique et condition servile.

16. Un historien cherche à expliquer une guerre par des décisions politiques et des enchaînements humains, plutôt que par l’intervention des dieux. Quel auteur et quelle œuvre correspondent à cette démarche ?

Thucydide, dans l’Histoire de la guerre du Péloponnèse
Virgile, dans l’Énéide
Homère, dans l’Iliade et l’Odyssée
Platon, dans les dialogues de Socrate

Thucydide, dans l’Histoire de la guerre du Péloponnèse

Explication

Thucydide explique les événements de la guerre du Péloponnèse par des causes humaines complexes plutôt que divines. Virgile raconte les tribulations d’Énée, Homère compose des épopées et Platon est connu pour ses écrits sur Socrate.

17. Un maître souhaite aider ses élèves à découvrir la vérité en les amenant à questionner leurs idées et à mieux se connaître. Quelle méthode reprend-il ?

La récitation des épopées d’Homère devant les disciples
L’étude des sciences attribuée à Euclide et à Thalès
L’enquête historique de Thucydide sur les causes humaines
Le dialogue socratique transmis par les écrits de Platon

Le dialogue socratique transmis par les écrits de Platon

Explication

Socrate, connu par les écrits de Platon, conduit ses disciples vers la vérité par le dialogue, qui les amène à s’interroger et à mieux se connaître. L’enquête de Thucydide porte sur les événements historiques, les épopées relèvent d’Homère et Euclide et Thalès sont associés aux sciences.

18. Après la destruction de l’Acropole par les Perses, quelle décision de Périclès relie la reconstruction à la puissance athénienne ?

Lancer de grands travaux financés en partie avant l’incendie par les cités perses
Lancer de grands travaux financés en partie par les distributions du théorikon
Lancer de grands travaux financés en partie par l’argent de la Ligue de Délos
Lancer de grands travaux financés en partie par les revenus du nouveau forum romain

Lancer de grands travaux financés en partie par l’argent de la Ligue de Délos

Explication

Après l’incendie perse, Périclès lance les travaux et les finance en partie grâce à l’argent de la Ligue de Délos. Le théorikon concerne l’assistance aux spectacles, le forum est associé à Auguste, et les travaux ne précèdent pas l’incendie.

19. Quel message politique Périclès veut-il faire exprimer par l’Acropole aux citoyens d’Athènes ?

Elle doit susciter l’adhésion à la démocratie et incarner le prestige d’Athènes
Elle doit illustrer la soumission des citoyens à un souverain héréditaire
Elle doit renforcer le pouvoir personnel d’un empereur sur une capitale impériale
Elle doit servir aux rites religieux sans exprimer le choix politique des citoyens

Elle doit susciter l’adhésion à la démocratie et incarner le prestige d’Athènes

Explication

Périclès veut que l’Acropole fasse adhérer les citoyens à la démocratie et manifeste le prestige d’Athènes, gouvernée par le peuple. La fonction cultuelle des sanctuaires ne résume pas ce projet, tandis que le pouvoir impérial et la monarchie correspondent à d’autres modèles politiques.

20. Un dirigeant romain fait construire un nouveau forum et multiplie les monuments dans la ville afin d’affermir son autorité. De qui s’agit-il ?

Auguste
Périclès
Phidias
Ictinos

Auguste

Explication

Auguste crée un nouveau forum et dote Rome de nombreux monuments pour renforcer son pouvoir sur la ville. Périclès dirige les travaux de l’Acropole, tandis qu’Ictinos et Phidias sont associés au Parthénon.

21. À Athènes, une fête théâtrale est soutenue par de riches citoyens et participe à la formation civique du public. Quelle fonction du théâtre illustre-t-elle ?

Une fête religieuse et politique contribuant à l’éducation du citoyen
Une distribution alimentaire impériale contribuant à la paix sociale
Une cérémonie religieuse dépourvue de rôle dans l’éducation civique
Un spectacle financé par les pauvres pour assurer leur accès au cirque

Une fête religieuse et politique contribuant à l’éducation du citoyen

Explication

Le théâtre athénien est une fête à la fois religieuse et politique, financée par des citoyens riches, et contribue à l’éducation du citoyen. Les distributions et les spectacles du cirque relèvent du contexte romain, tandis que le soutien des pauvres par le théorikon concerne l’accès aux spectacles.

22. Dans une tragédie athénienne, le destin des héros semble dépendre des dieux. Quelle question cette représentation soulève-t-elle ?

La supériorité militaire des Athéniens sur leurs adversaires
La liberté humaine face à un destin soumis aux dieux
La participation des citoyens aux décisions de la cité
La liberté des héros face à un destin contrôlé par les citoyens

La liberté humaine face à un destin soumis aux dieux

Explication

En présentant le destin des hommes et des héros comme soumis aux dieux, la tragédie interroge la liberté humaine. Les débats de la cité constituent un autre rôle du théâtre, et la dépendance aux dieux ne signifie pas une liberté totale ni une célébration militaire.

23. À Rome sous l’Empire, un magistrat finance des édifices publics, des distributions alimentaires et des spectacles de l’amphithéâtre. Comment nomme-t-on cette pratique ?

Le théâtre civique
Le théorikon
La démocratie directe
L’évergétisme

L’évergétisme

Explication

L’évergétisme romain consiste à subventionner les édifices publics, les distributions alimentaires et les spectacles du cirque ou de l’amphithéâtre. Le théorikon concerne l’aide athénienne aux pauvres pour assister aux spectacles, et le théâtre civique désigne une institution différente.

24. À Rome, les autorités distribuent du pain et organisent des jeux afin de limiter les tensions dans la population. Quel effet politique cette stratégie vise-t-elle ?

Former les citoyens aux débats politiques propres à la démocratie athénienne
Contribuer à la paix sociale en servant de moyen de gouvernement
Réduire l’autorité impériale en transférant le pouvoir à la population
Encourager la contestation des autorités par les spectacles publics

Contribuer à la paix sociale en servant de moyen de gouvernement

Explication

À Rome, le pain et les jeux servent de moyen de gouvernement et contribuent à la paix sociale. L’éducation civique est associée au théâtre athénien, tandis que les distributions romaines visent à soutenir la stabilité plutôt qu’à réduire ou contester le pouvoir impérial.

25. Quel trait religieux caractérise les Grecs et les Romains, comme les autres peuples de l’Antiquité ?

Ils sont dépourvus de pratiques religieuses.
Ils rejettent les divinités.
Ils sont monothéistes.
Ils sont polythéistes.

Ils sont polythéistes.

Explication

Le polythéisme désigne la croyance en plusieurs dieux, caractéristique des Grecs et des Romains. Le monothéisme renvoie à la croyance en un seul dieu, tandis que le rejet des divinités et l’absence de pratiques religieuses ne correspondent pas à leur situation.

26. Des cités grecques demeurent politiquement indépendantes tout en partageant des croyances et des pratiques religieuses : quelle fonction leur religion commune remplit-elle ?

Elle constitue une pratique individuelle sans rôle collectif.
Elle forme un ciment culturel et religieux entre elles.
Elle les soumet à une obligation religieuse romaine.
Elle les rassemble dans un État grec unifié.

Elle forme un ciment culturel et religieux entre elles.

Explication

La religion grecque constitue un ciment culturel et religieux entre des cités qui restent indépendantes. L’unification politique et l’imposition romaine confondent ce lien culturel avec une autorité étatique extérieure.

27. Une province conquise conserve ses cultes locaux, verse le tribut et célèbre le culte impérial : quelle politique romaine cette situation illustre-t-elle ?

Rome tolère les cultes locaux sous ces conditions.
Rome impose ses dieux en remplacement des cultes locaux.
Rome tolère les cultes locaux sans culte impérial.
Rome autorise les cultes locaux sans exiger de tribut.

Rome tolère les cultes locaux sous ces conditions.

Explication

Rome ne cherche pas à imposer ses dieux : les peuples conquis peuvent garder leurs cultes en payant le tribut et en célébrant le culte impérial. Remplacer leurs dieux, supprimer le tribut ou rendre facultatif le culte impérial méconnaît ces conditions.

28. Une population vaincue adopte les pratiques et le mode de vie romains : quel processus cette évolution désigne-t-elle ?

L’octroi de la citoyenneté romaine.
L’assimilation religieuse.
La romanisation.
La latinisation linguistique.

La romanisation.

Explication

La romanisation correspond à l’intégration des peuples vaincus par l’adoption de la culture et du mode de vie romains. La citoyenneté est un statut, tandis que la latinisation et l’assimilation religieuse ne couvrent qu’une partie des changements possibles.

29. Lors de l’aménagement d’une ville provinciale, quel ensemble traduit le plus directement l’adoption du modèle urbain romain ?

Cardo et decumanus, lieux de culte locaux et maisons traditionnelles.
Cardo et decumanus, forum, thermes et basiliques.
Cardo et decumanus, arène, amphithéâtre et cirque.
Rues sans axes, forum, thermes et basiliques.

Cardo et decumanus, forum, thermes et basiliques.

Explication

Le modèle romain s’impose notamment dans les villes par le plan organisé autour du cardo et du decumanus et par des monuments tels que le forum, les thermes et les basiliques. Un plan sans ces axes ou des édifices de spectacle ne reproduisent pas l’ensemble caractéristique décrit.

30. Dans une province, les habitants adoptent le latin et des dieux romains, mais conservent des coutumes locales et restent marqués par la culture grecque : quelle interprétation convient ?

La romanisation coexiste avec la persistance de traditions locales et grecques.
La romanisation entraîne la disparition des traditions locales et grecques.
La persistance des traditions prouve le rejet de tout élément romain.
La culture grecque exclut l’adoption de la langue latine.

La romanisation coexiste avec la persistance de traditions locales et grecques.

Explication

L’adoption du latin et des dieux romains n’efface pas nécessairement les coutumes locales, qui persistent bien après 212, et la culture grecque demeure très présente. La disparition complète des traditions ou le rejet de tout élément romain ne rendrait pas compte de cette coexistence.

31. Un empereur accorde la citoyenneté romaine à certains provinciaux, tantôt individuellement, tantôt collectivement : que montre cette décision sur la société romaine ?

Elle est figée, car la citoyenneté dépend de la naissance.
Elle n’est pas figée, mais la citoyenneté ne peut être accordée qu’en groupe.
Elle n’est pas figée, car la citoyenneté peut être accordée par décision impériale.
Elle est figée, car les décisions impériales ne changent pas les statuts.

Elle n’est pas figée, car la citoyenneté peut être accordée par décision impériale.

Explication

La citoyenneté peut être accordée par décision impériale à titre individuel ou collectif, ce qui rend la société romaine non figée. La réserver à la naissance ou aux seules décisions collectives contredit ces modalités d’octroi.

32. À Athènes, un citoyen néglige une prescription religieuse civique tout en respectant les lois. Quel principe permet de juger son attitude ?

Il respecte ses devoirs, car les lois remplacent les prescriptions religieuses.
Il respecte ses devoirs, car les prescriptions religieuses relèvent de la vie privée.
Il manque à un devoir civique comparable au respect des lois.
Il manque à son devoir seulement s’il évite une fête publique.

Il manque à un devoir civique comparable au respect des lois.

Explication

À Athènes, le culte civique est un devoir du citoyen et les prescriptions religieuses s’imposent autant que les lois. L’idée d’une religion privée sépare à tort religion et vie civique ; celle du remplacement par les lois inverse leur rapport ; la participation aux fêtes ne résume pas toutes les prescriptions.

33. Quelle caractéristique distingue la religion civique athénienne d’une religion organisée autour d’un clergé et d’un dogme ?

Elle imprègne la vie publique sans clergé ni dogme distincts.
Elle suit une doctrine codifiée sans intervenir dans la vie publique.
Elle relève de pratiques privées séparées des affaires publiques.
Elle repose sur un clergé qui encadre la vie publique par un dogme.

Elle imprègne la vie publique sans clergé ni dogme distincts.

Explication

La religion civique imprègne la vie publique athénienne, sans séparation entre sacré et profane, classe sacerdotale ni doctrine ou dogme. Un clergé et un dogme lui sont attribués à tort ; la sphère privée contredit son caractère public.

34. Lors d’une procession des Panathénées, des citoyennes et des métèques libres de l’Attique prennent part au rassemblement. Quelle fonction de la fête cette participation met-elle en évidence ?

La démonstration d’une cérémonie dirigée par une classe sacerdotale.
La suppression des différences de statut entre tous les participants.
La mise en scène de la cohésion athénienne en associant plusieurs groupes.
La célébration d’une assemblée réservée aux citoyens masculins de la cité.

La mise en scène de la cohésion athénienne en associant plusieurs groupes.

Explication

La longue procession rassemble citoyens et non-citoyens libres, dont les femmes et les métèques, et met en scène la cohésion d’Athènes. L’exclusion des femmes et des métèques nie leur participation ; l’idée d’une classe sacerdotale contredit l’organisation de la religion civique ; la cohésion ne signifie pas égalité de statut.

35. Pour quels motifs Socrate est-il condamné à mort à Athènes en 399 av. J.-C. ?

Profanation des Panathénées et exclusion des métèques de la procession.
Impiété envers les dieux de la cité et corruption de la jeunesse par ses idées nouvelles.
Refus des lois athéniennes et organisation d’une révolte des citoyens.
Refus des sacrifices à l’empereur et abandon des temples de la cité.

Impiété envers les dieux de la cité et corruption de la jeunesse par ses idées nouvelles.

Explication

En 399 av. J.-C., Socrate est condamné pour impiété envers les dieux de la cité et pour avoir corrompu la jeunesse par ses idées nouvelles. Le refus des sacrifices à l’empereur renvoie à un motif associé aux chrétiens ; la révolte politique et la profanation des Panathénées ne sont pas les accusations retenues.

36. Dans l’Empire romain, une communauté chrétienne ne bénéficie pas du statut de religion autorisée reconnu au judaïsme. Quelle conséquence touche les chrétiens ?

Ils reçoivent la liberté de culte dans tout l’Empire.
Ils deviennent la cible de persécutions.
Ils deviennent la religion officielle de l’Empire.
Ils obtiennent le même statut religieux que les juifs.

Ils deviennent la cible de persécutions.

Explication

Le christianisme ne bénéficie pas du statut de religion autorisée accordé au judaïsme, et les chrétiens deviennent la cible de persécutions. L’assimilation au statut juif méconnaît cette différence ; la liberté de culte et le statut officiel correspondent à des étapes ultérieures.

37. Quelle mesure l’empereur Dèce prend-il en 250 à l’égard des chrétiens ?

Il accorde aux chrétiens la liberté de culte dans tout l’Empire.
Il organise la première persécution systématique dans tout l’Empire.
Il interdit les conversions au christianisme dans tout l’Empire.
Il fait du christianisme la seule religion officielle de l’Empire.

Il organise la première persécution systématique dans tout l’Empire.

Explication

En 250, Dèce organise la première persécution systématique des chrétiens dans tout l’Empire. La liberté de culte est associée à Constantin en 313, et le statut officiel à Théodose et Gratien en 380 ; l’interdiction des conversions date de 202.

38. Après avoir remporté la victoire du pont Milvius près de Rome en 312, Constantin prend une mesure en 313 concernant les chrétiens. Laquelle ?

Il interdit les conversions chrétiennes par l’édit de Milan.
Il organise une persécution systématique des chrétiens dans tout l’Empire.
Il leur accorde la liberté de culte dans tout l’Empire par l’édit de Milan.
Il établit le christianisme comme seule religion officielle par l’édit de Milan.

Il leur accorde la liberté de culte dans tout l’Empire par l’édit de Milan.

Explication

Après sa victoire au pont Milvius en 312, Constantin accorde la liberté de culte aux chrétiens dans tout l’Empire par l’édit de Milan en 313. La liberté de culte ne signifie pas encore que le christianisme est religion officielle ; la persécution systématique relève de Dèce, et l’interdiction des conversions date de 202.

39. En se convertissant au christianisme, quel rôle l’Empire romain fait-il jouer à cette religion dans son organisation politique ?

Un facteur de division qui remplace l’autorité du pouvoir impérial.
Une croyance privée sans fonction dans le pouvoir ni l’unité impériale.
Un pilier du pouvoir impérial qui contribue à préserver l’unité de l’Empire.
Un signe de la disparition du pouvoir impérial et de l’unité romaine.

Un pilier du pouvoir impérial qui contribue à préserver l’unité de l’Empire.

Explication

En devenant chrétien, l’Empire romain sauvegarde son unité et fait du christianisme un pilier du pouvoir impérial. La disparition de l’Empire et la division contredisent cette fonction unificatrice ; réduire la religion à une croyance privée ignore son rôle politique.

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Où les Grecs fondent-ils de nouvelles cités du VIIIe au VIe siècle av. J.-C. ?

En Italie du Sud et en Gaule, notamment en Grande-Grèce et à Massilia.

Quand et à l’initiative de quelle cité la Ligue de Délos est-elle créée ?

En 477 av. J.-C., à l’initiative d’Athènes.

Quelles obligations les cités de la Ligue de Délos doivent-elles respecter ?

Adopter la monnaie athénienne et verser un tribut.

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