QCM : Le Menteur, scène d’exposition (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année Corneille revient-il à la comédie avec *Le Menteur*, pour répondre à la demande d’une comédie en vers divertissante ?

En 1654
En 1629
En 1636
En 1644

En 1644

Explication

Corneille revient à la comédie en 1644 avec *Le Menteur*, répondant à la demande d’une pièce en vers destinée à divertir. 1636 renvoie à une autre période de sa carrière, tandis que 1654 et 1629 ne correspondent pas à ce retour.

2. Quel portrait résume le projet comique incarné par Dorante dans *Le Menteur* ?

Un jeune homme qui se trompe en racontant ses aventures
Un jeune homme qui affabule pour séduire et se faire valoir
Un jeune homme qui gouverne pour gagner l’estime de la cour
Un valet qui révèle les intentions secrètes de son maître

Un jeune homme qui affabule pour séduire et se faire valoir

Explication

Dorante est un jeune homme qui cherche à séduire les femmes et invente des histoires pour se faire valoir. L’ambition politique, l’erreur involontaire et le rôle de confident attribué au valet confondent son portrait avec d’autres motifs ou fonctions.

3. Au début d’une pièce, une scène présente les personnages et leur situation tout en suscitant des questions sur la suite : quelle fonction remplit-elle ?

Résoudre un conflit en apportant une réponse définitive
Faire entrer dans l’histoire et préparer la compréhension de la suite
Présenter les personnages sans éclairer la suite de l’intrigue
Mettre fin à l’histoire et révéler le sort des personnages

Faire entrer dans l’histoire et préparer la compréhension de la suite

Explication

La scène d’exposition introduit le spectateur dans l’histoire, éveille sa curiosité et lui fournit les informations nécessaires pour comprendre la suite. Le dénouement termine l’action, tandis qu’une présentation sans repères pour la suite ne remplit pas toute cette fonction.

4. Dans une comédie, Dorante confie des éléments sincères à son valet avant de raconter des histoires inventées : quel effet ces confidences produisent-elles pour le public ?

Elles garantissent que ses récits ultérieurs sont véridiques
Elles chargent le valet de raconter les mensonges au public
Elles remplacent le dialogue par une réflexion solitaire du héros
Elles donnent un repère de vérité pour reconnaître ses mensonges ultérieurs

Elles donnent un repère de vérité pour reconnaître ses mensonges ultérieurs

Explication

Les confidences de Dorante à Cliton donnent au public accès à une part de vérité, qui sert de repère pour reconnaître les mensonges à venir. Les prendre pour une garantie de véracité inverse cet effet; un monologue solitaire ou un récit assuré par le valet ne correspond pas à ce mécanisme.

5. Dans l’expression « quitter la robe pour l’épée », que représentent respectivement la robe et l’épée dans le parcours de Dorante ?

Une fonction religieuse et une carrière militaire
Une carrière militaire et une fonction religieuse
Les études de droit et la vie oisive et prestigieuse d’un noble
La vie noble et prestigieuse et les études de droit

Les études de droit et la vie oisive et prestigieuse d’un noble

Explication

La robe désigne les études de droit, tandis que l’épée évoque la vie oisive et prestigieuse d’un noble. L’interprétation militaire confond l’épée symbolique avec une carrière dans l’armée, et les deux autres réponses inversent ou remplacent le sens des métonymies.

6. Un personnage se plaint qu’une règle l’oblige à étudier loin de la capitale et affirme que ces études l’ont « banni » de celle-ci. Quelle interprétation correspond à la plainte de Dorante ?

Il reproche aux lois de lui interdire de poursuivre ses études.
Il juge rude l’obligation d’étudier loin de Paris et regrette d’en avoir été éloigné.
Il dénonce un exil politique imposé après ses études à Paris.
Il critique les textes juridiques sans regretter son éloignement de Paris.

Il juge rude l’obligation d’étudier loin de Paris et regrette d’en avoir été éloigné.

Explication

Dorante qualifie de « loi bien rude » l’obligation d’étudier loin de Paris et dit que ses études l’ont « banni » de la capitale. L’exil politique transforme une image en sanction réelle, l’interdiction d’étudier inverse le sens de la plainte, et la critique des lois omet le regret de l’éloignement.

7. Quand Dorante décrit Paris comme le « pays du beau monde et des galanteries », quelle idée associe-t-il à la capitale ?

Un lieu réputé pour les aventures amoureuses et la vie mondaine
Un centre consacré aux études de droit et aux textes juridiques
Un lieu réputé pour les échanges mondains sans aventures amoureuses
Un lieu réservé à la noblesse de cour et à ses fonctions politiques

Un lieu réputé pour les aventures amoureuses et la vie mondaine

Explication

La formule associe Paris au beau monde et aux galanteries, c’est-à-dire aux aventures amoureuses. La lecture sans dimension amoureuse écarte le sens de « galanteries », tandis que les études juridiques et les fonctions politiques ne définissent pas ici l’attrait de Paris.

8. De retour à Paris, Dorante demande à Cliton s’il est bien fait « en Cavalier ». Que révèle cette question sur ce qui le préoccupe ?

Il veut savoir s’il paraît prêt à participer à un combat à l’épée.
Il veut vérifier si son statut juridique lui permet de porter l’épée.
Il veut savoir s’il a l’allure d’un gentilhomme capable de plaire aux femmes.
Il veut savoir s’il conserve l’allure austère d’un étudiant en droit.

Il veut savoir s’il a l’allure d’un gentilhomme capable de plaire aux femmes.

Explication

En demandant s’il est bien fait « en Cavalier », Dorante manifeste son souci de son apparence et de sa capacité à plaire aux femmes. L’interprétation guerrière confond l’épée et le combat, la question ne porte pas sur un statut juridique, et l’allure austère d’étudiant est précisément ce dont il souhaite se distinguer.

9. Dans un échange entre un maître et son valet, quelle répartition des marques de parole traduit la hiérarchie entre Dorante et Cliton ?

Dorante tutoie et donne des ordres à l’impératif ; Cliton vouvoie et dit « monsieur ».
Dorante vouvoie et donne des ordres à l’impératif ; Cliton le tutoie et dit « monsieur ».
Dorante vouvoie et dit « monsieur » ; Cliton le tutoie et lui donne des ordres.
Dorante tutoie et dit « monsieur » ; Cliton vouvoie et donne des ordres à l’impératif.

Dorante tutoie et donne des ordres à l’impératif ; Cliton vouvoie et dit « monsieur ».

Explication

Le tutoiement et l’impératif de Dorante marquent son autorité de maître, tandis que le vouvoiement et « monsieur » manifestent le respect de Cliton. Les réponses qui inversent les pronoms, l’impératif ou le titre confondent les signes de cette hiérarchie.

10. Dorante vient d’arriver à Paris et demande à Cliton comment séduire les femmes ; pourquoi le valet peut-il lui être utile ?

Son expérience de valet à Paris lui permet de donner des conseils à Dorante.
Son expérience de maître à Paris lui permet de choisir une épouse pour Dorante.
Ses compliments à Dorante lui permettent de garantir le succès de ses conquêtes.
Son rôle d’auteur lui permet de révéler directement les intentions de Dorante.

Son expérience de valet à Paris lui permet de donner des conseils à Dorante.

Explication

Cliton peut conseiller Dorante parce que son expérience de valet à Paris lui donne une connaissance utile de la ville. L’auteur qui révèle les intentions, le rôle de maître et la flatterie renvoient à d’autres fonctions ou déforment celle du valet.

11. Dorante demande à Cliton « comment en ce lieu l’on gouverne les Dames » ; que cherche-t-il à savoir ?

Comment obtenir des conseils politiques auprès des dames.
Comment choisir une épouse parmi les femmes de la ville.
Comment exercer son autorité sur les femmes de la ville.
Comment se comporter avec les femmes pour les séduire.

Comment se comporter avec les femmes pour les séduire.

Explication

Dans cette demande, « gouverner » signifie savoir comment se comporter avec les femmes afin de les séduire. L’interprétation en termes de domination, de choix d’une épouse ou de politique attribue au verbe et à la question un sens différent.

12. Dans un dialogue, Dorante parle de « les dames » au pluriel lorsqu’il évoque ses projets galants ; que révèle ce choix ?

Il évoque une amoureuse unique en employant un pluriel de politesse.
Il envisage plusieurs conquêtes plutôt que de chercher une épouse ou une seule amoureuse.
Il désigne plusieurs femmes parmi lesquelles choisir une épouse unique.
Il parle des femmes en général sans envisager de conquêtes galantes.

Il envisage plusieurs conquêtes plutôt que de chercher une épouse ou une seule amoureuse.

Explication

Le pluriel indique que Dorante envisage des conquêtes multiples, et non une épouse ou une seule amoureuse. Le choix d’une épouse unique et l’interprétation comme amoureuse singulière manquent cette portée ; la simple généralité écarte à tort son projet de séduction.

13. Lorsque Cliton évoque chez Dorante un « appétit ouvert de bon matin », quelle idée exprime ironiquement cette métaphore ?

Dorante préfère attendre le soir pour rencontrer des femmes.
Dorante souhaite trouver une épouse dès son arrivée.
Dorante cherche à satisfaire sa faim avant de sortir.
Dorante est pressé de séduire dès le début de la journée.

Dorante est pressé de séduire dès le début de la journée.

Explication

La métaphore de l’appétit présente ironiquement Dorante comme avide de séduire dès le début de la journée. L’appétit alimentaire confond le sens figuré avec le sens propre, la recherche d’une épouse réduit à tort son désir à un projet matrimonial, et l’attente du soir inverse la temporalité soulignée par Cliton.

14. Dorante est arrivé en ville la veille au soir et veut déjà séduire. Quel effet les expressions « d’hier au soir seulement », « déjà » et « sans emploi » produisent-elles dans la remarque de Cliton ?

Elles signalent que Dorante cherche un travail depuis son arrivée.
Elles soulignent l’étonnement de Cliton devant son impatience à séduire.
Elles indiquent que Dorante est lassé par ses conquêtes de la veille.
Elles montrent que Cliton approuve le choix rapide d’une nouvelle conquête.

Elles soulignent l’étonnement de Cliton devant son impatience à séduire.

Explication

Ces expressions rapprochent l’arrivée de Dorante et son désir de séduire, ce qui fait ressortir l’impatience qui étonne Cliton. L’approbation confond étonnement et soutien, la lassitude invente des conquêtes antérieures, et le travail rémunéré détourne « sans emploi » de son sens ici : ne pas employer son humeur à séduire.

15. Dans une scène, un jeune homme cherche avec impatience à plaire et paraît frivole ; cette attitude fait attendre des procédés de séduction qui seront révélés comme des mensonges répétés. Quel portrait de héros cette attitude annonce-t-elle ?

Un galant maladroit et sincère, dont les mensonges restent accidentels.
Un penseur sérieux et austère, qui privilégie les études aux plaisirs.
Un séducteur frivole et désinvolte, prêt à recourir durablement au mensonge.
Un amoureux fidèle et réservé, qui cherche à éviter les conquêtes.

Un séducteur frivole et désinvolte, prêt à recourir durablement au mensonge.

Explication

L’impatience à plaire caractérise un séducteur frivole et désinvolte, et prépare la révélation de mensonges permanents. L’amour fidèle contredit la recherche de conquêtes, le penseur austère inverse la frivolité, et les mensonges accidentels minimisent leur caractère durable.

16. Un commentaire qualifie Dorante de « libertin » parce qu’il cherche à séduire les femmes, sans lui attribuer l’athéisme. Quel sens du terme est employé ici ?

Le sens philosophique de libre-penseur athée, plutôt que celui de séducteur.
Le sens courant de séducteur, plutôt que celui de libre-penseur athée.
Le sens politique d’opposant aux institutions, plutôt que celui de galant.
Le sens moral d’adversaire de toute galanterie, plutôt que celui d’amoureux.

Le sens courant de séducteur, plutôt que celui de libre-penseur athée.

Explication

Dans ce contexte, « libertin » désigne un séducteur au sens courant, et non un libre-penseur athée au sens associé au XVIIe siècle. Le sens philosophique opère précisément la confusion visée ; les interprétations politique et hostile à toute galanterie ne correspondent pas à l’emploi du terme.

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Quelle attribution accompagne l’épître liminaire de Corneille sur la demande de comédie en vers ?

Corneille, épître liminaire.

En quelle année Corneille revient-il à la comédie avec *Le Menteur* ?

En 1644.

Quel trait caractérise Dorante dans *Le Menteur* ?

C’est un jeune homme qui affabule pour se faire valoir et séduire les femmes.

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