Fiche de révision : Mers et océans dans la mondialisation

Plan du Cours

  1. Le détroit de Malacca, axe stratégique
  2. Ressources maritimes et exploitation
  3. Flux maritimes et routes mondiales
  4. Des espaces maritimes inégalement intégrés
  5. Liberté de circulation et droit de la mer
  6. Appropriation et rivalités maritimes

1. Le détroit de Malacca, axe stratégique

Notions clés & Définitions

  • Espace maritime : Espace marin approprié et aménagé par les sociétés humaines.
  • Hub : Nœud de correspondance qui concentre et redistribue les flux.

★ À maîtriser

  • Le détroit de Malacca se situe sur un axe majeur de circulation maritime mondiale et sur une artère vitale du commerce asiatique.

  • Près d’un tiers du commerce mondial passe par le détroit de Malacca, l’espace maritime le plus fréquenté au monde.

  • Les États riverains et des puissances maritimes extérieures coopèrent pour sécuriser les itinéraires du détroit, en réponse à la concentration du trafic, aux couloirs étroits et à la piraterie.

Compléments

  • Singapour est un hub portuaire du détroit de Malacca doté d’espaces de transbordement et de stockage.

📌 Les conflits d’usage du détroit opposent notamment le tourisme aux exportations et au commerce de marchandises, dans un contexte de pollution et de forte densité du trafic.

2. Ressources maritimes et exploitation

Notions clés & Définitions

  • Ressources halieutiques : Ressources relatives à la pêche.
  • Nodules polymétalliques : Petits blocs de minerais très riches en métaux divers présents dans les fonds marins.

★ À maîtriser

  • L’aquaculture, c’est-à-dire l’élevage de poissons, produit plus de 28 millions de tonnes par an et ne cesse de croître.

  • Les ressources offshore fournissent 30 % du pétrole et 27 % du gaz.

Compléments

  • La pêche industrielle s’est développée grâce à la motorisation, aux radars et aux navires-usines capables de rester plusieurs mois en mer et de pêcher plus profondément.

  • Le monde compte 28 millions de pêcheurs, particulièrement en Asie et en Afrique de l’Est.

  • La Chine est le principal producteur et exportateur de produits halieutiques, loin devant l’Indonésie.

  • Les ressources énergétiques sous-marines sont exploitées depuis les années 1960, et les progrès techniques permettent d’atteindre de plus grandes profondeurs.

  • L’exploitation des ressources minérales des fonds marins nécessite une coopération internationale et reste à l’étude, notamment en raison de son coût.

Astuce mémo

Progrès techniques → exploitation des grandes profondeurs

3. Flux maritimes et routes mondiales

Notions clés & Définitions

  • Maritimisation : Processus d’augmentation des échanges par les voies maritimes.
  • Route maritime : Itinéraire régulièrement suivi par des navires assurant le transport à longue distance, le long de points de passage obligatoires comme les détroits.
  • Choke-point : Passage stratégique étroit qui ponctue les principales routes maritimes et forme un goulet d’étranglement.

★ À maîtriser

  • 90 % des flux commerciaux s’échangent par la mer.

  • Les navires adaptés aux marchandises transportées sont : les pétroliers ou tankers pour le pétrole, les gaziers pour le gaz, les porte-conteneurs pour les produits manufacturés, les vraquiers pour les céréales et les minerais

  • 90 % des télécommunications et de l’Internet passent par des câbles de fibre optique posés au fond des mers.

Compléments

  • Les principaux choke-points cités sont :

    • le détroit de Malacca
    • le détroit de Bab el-Mandeb
    • le détroit de Gibraltar
    • le canal de Suez
    • le canal de Panama
    • la Manche
  • Les mers sont aussi traversées par des flux illicites, notamment le trafic de drogue dans la mer des Caraïbes, et par des flux migratoires, notamment en Méditerranée.

4. Des espaces maritimes inégalement intégrés

★ À maîtriser

  • L’Atlantique cède sa place aux océans Pacifique et Indien comme nouveaux cœurs des échanges mondiaux, dont l’intégration reste inégale et concentrée dans les parties septentrionales.

  • Les ports et littoraux se transforment pour capter les flux, notamment par l’agrandissement des ports et la création de zones industrielles portuaires dédiées au stockage et à la redistribution des marchandises.

📌 Les espaces maritimes moyennement intégrés peuvent dépendre d’une activité dominante : le Moyen-Orient exporte moins de la moitié des flux pétroliers mondiaux, tandis que le Maghreb est un pôle touristique de croisières moins compétitif pour les marchandises et moins bien relié aux câbles sous-marins.

  • Les pays enclavés et les espaces maritimes difficiles d’accès, comme les pôles gelés en permanence et les grands fonds du Pacifique éloignés des côtes, restent à l’écart des échanges mondiaux.

Compléments

  • En 2019, 14 des 20 premiers ports mondiaux sont asiatiques, dont 9 chinois.

  • En 2019, le port de Shanghai est le premier port mondial et traite 42 millions de conteneurs par an.

  • Certains littoraux d’Afrique, d’Australie et d’Amérique du Sud sont périphériques dans la mondialisation, notamment parce qu’ils sont dépourvus de façade portuaire de grande ampleur en raison de la faiblesse de leur arrière-pays.

Astuce mémo

Pôles intégrés contre espaces enclavés ou difficiles d’accès

5. Liberté de circulation et droit de la mer

Notions clés & Définitions

  • Zone économique exclusive : Zone maritime dans laquelle un État a le droit d’exploiter les ressources maritimes et halieutiques.

★ À maîtriser

  • La Convention des Nations unies de Montego Bay, adoptée en 1982, garantit la liberté de circulation et établit des limites d’exploitation pour chaque État en mer.

Compléments

  • La haute mer rend les frontières des ZEE floues, sans pour autant constituer une zone de non-droit.

  • Les dispositifs proposés par les États riverains comprennent : des couloirs maritimes partagés et surveillés, des douanes maritimes, des stations du système intégré de surveillance extérieure

  • Les États-Unis, non signataires de la Convention de Montego Bay, disposent de la plus vaste ZEE au monde, d’une superficie de 12,2 millions de km².

  • En 2015, la France a agrandi sa ZEE de 579 000 km² autour des Antilles et de la Nouvelle-Calédonie, après avoir démontré scientifiquement le prolongement de son plateau continental.

📌 Dans les ZEE, la pêche de certaines espèces protégées comme les baleines est interdite, et les navires doivent être immatriculés et appliquer les lois de l’État où ils sont enregistrés.

6. Appropriation et rivalités maritimes

★ À maîtriser

📌 La liberté de circulation dans les détroits est garantie par le droit de la mer, tandis que les ZEE symbolisent l’appropriation des espaces maritimes par les États.

  • Les revendications de territoires maritimes sont motivées notamment par l’extension des ZEE et l’exploitation des ressources, comme les hydrocarbures disputés entre la Chine et le Japon autour des îles Senkaku.

Compléments

  • Les États-Unis, la Chine, le Japon et l’Inde cherchent à renforcer leur présence dans le détroit de Malacca pour des raisons économiques ou militaires.

  • Pour les États-Unis, le détroit de Malacca présente un intérêt militaire lié à la swing strategy, qui permet le déplacement rapide des forces navales.

  • La Chine et l’Inde associent des intérêts économiques et militaires dans leur présence maritime, l’expression « collier de perles » désignant la stratégie chinoise.

  • Les États recourent aux compromis, à la surveillance et à la militarisation pour faire valoir leurs revendications maritimes, comme le compromis entre la Norvège et la Russie en 2010 et le déploiement chinois autour des îles Senkaku.

  • La piraterie est active dans le bassin somalien, où le Golfe d’Aden et le détroit de Bab el-Mandeb sont des passages incontournables entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie.

Tableaux de synthèse

Niveaux d’intégration maritime

NiveauCaractéristiquesExemples
Très intégréConcentration des flux de marchandises et d’informationsOcéans Pacifique et Indien septentrionaux
Moyennement intégréDépendance à une activité dominantePétrole au Moyen-Orient, croisières au Maghreb
MarginaliséÉloignement des échanges ou accès difficilePays enclavés, pôles et grands fonds du Pacifique

Ressources exploitées en mer

RessourceExploitationEnjeu ou limite
HalieutiquePêche et aquacultureRisque d’épuisement des ressources
ÉnergétiqueHydrocarbures offshore et énergies marines renouvelablesAccès facilité par les progrès techniques
MinéraleNodules polymétalliques des fonds marinsCoût et besoin de coopération internationale

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Mers et océans dans la mondialisation avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle fonction le détroit de Malacca remplit-il dans les échanges maritimes ?

2. Face à un trafic concentré dans des couloirs étroits et exposé à la piraterie, quelle mesure correspond à la réponse décrite pour sécuriser les itinéraires du détroit ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Mers et océans dans la mondialisation avec 10 flashcards interactives.

Comment définir un espace maritime ?

Un espace marin approprié et aménagé par les sociétés humaines.

Quel rôle mondial joue le détroit de Malacca dans la circulation maritime ?

Il se situe sur un axe majeur de circulation maritime mondiale et une artère vitale du commerce asiatique.

Que désignent les ressources halieutiques ?

Les ressources relatives à la pêche.

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