QCM : Métamorphoses des objets (30 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment se définit un objet dans la distinction entre chose et objet ?

Par ses propriétés propres, indépendamment de toute connaissance
Par sa fabrication humaine et sa fonction pratique
Par sa relation à une faculté de connaissance et à l’attention d’un sujet
Par sa valeur marchande dans un contexte social donné

Par sa relation à une faculté de connaissance et à l’attention d’un sujet

Explication

L’objet se définit relativement à une faculté de connaissance et à l’attention d’un sujet. La définition indépendante de toute connaissance correspond plutôt à la chose.

2. Pourquoi Roland Barthes affirme-t-il qu’aucun objet n’échappe au sens ?

Parce que la signification d’un objet dépend de son prix et de sa rareté
Parce que les objets acquièrent un sens uniquement dans les œuvres littéraires
Parce que chaque objet est fabriqué pour transmettre un message explicite
Parce que chaque objet porte une valeur signifiante qui dépasse son usage

Parce que chaque objet porte une valeur signifiante qui dépasse son usage

Explication

Pour Barthes, un objet signifie au-delà de la fonction pratique à laquelle il sert. L’idée que son sens dépend uniquement des œuvres littéraires réduit à tort cette portée générale.

3. Dans la distinction de François Dagognet, comment différencier une chose d’un objet ?

La chose est naturelle et non travaillée, tandis que l’objet est fabriqué ou destiné à servir l’humain
La chose désigne une réalité connue, tandis que l’objet désigne cette réalité indépendamment du sujet
La chose est définie par son usage social, tandis que l’objet est défini par sa valeur signifiante
La chose est un instrument précieux, tandis que l’objet est un fragment retiré du corps humain

La chose est naturelle et non travaillée, tandis que l’objet est fabriqué ou destiné à servir l’humain

Explication

Pour Dagognet, la chose est un élément naturel non travaillé ou employé par l’humain, alors que l’objet est fabriqué ou destiné à le servir et à lui appartenir. La distinction entre instrument chirurgical et fragment extrait relève plutôt de l’usage d’Ambroise Paré.

4. Dans un texte littéraire, qu’est-ce que l’objet évoqué du point de vue de sa représentation ?

Un objet de discours constitué par les mots du texte
Un objet réel que le lecteur peut percevoir directement
Un objet dont l’existence est indépendante de toute représentation
Un objet matériel présent dans le texte comme dans le monde réel

Un objet de discours constitué par les mots du texte

Explication

L’objet évoqué dans le texte est constitué par les mots : c’est un objet de discours. Le prendre pour un objet matériel présent dans le texte confond la représentation littéraire et la réalité physique.

5. Qu’appelle-t-on un pseudo-référent dans la lecture d’un récit ?

L’objet que le lecteur imagine comme existant dans le récit, bien que sa référence soit fictive
L’objet que l’auteur désigne sans lui attribuer de signification fictive
L’objet matériel réel que le texte reproduit avec une description fidèle
L’objet de discours dont le lecteur sait qu’il n’a aucune présence dans le récit

L’objet que le lecteur imagine comme existant dans le récit, bien que sa référence soit fictive

Explication

Le pseudo-référent est imaginé par le lecteur comme s’il existait dans le monde du récit, tout en restant fictif. Un objet matériel réel reproduit par le texte n’est pas la définition de cette notion.

6. Un lecteur adhère à l’illusion romanesque et perçoit l’objet raconté comme réel : quelle posture adopte-t-il ?

Celle du lectant, qui décode le texte comme une construction
Celle du narrateur, qui garantit l’existence réelle de l’objet
Celle du lisant, qui consent à l’illusion romanesque
Celle du lecteur perceptif, qui accède matériellement à l’objet

Celle du lisant, qui consent à l’illusion romanesque

Explication

Le lisant consent à l’illusion romanesque et perçoit l’objet comme réel dans le monde du récit. Le lectant, à l’inverse, garde à l’esprit que le texte est construit.

7. Quelle démarche Marta Caraion propose-t-elle pour étudier les objets littéraires ?

Les traiter comme des objets matériels afin d’écarter toute interprétation littéraire de la culture matérielle
Les étudier comme des produits sociaux afin de remplacer la théorie littéraire par l’anthropologie
Les lire comme des objets afin d’examiner les théories littéraires de la culture matérielle et dépasser l’opposition entre esprit et matière
Les analyser comme des signes abstraits afin de maintenir la séparation entre esprit et matière

Les lire comme des objets afin d’examiner les théories littéraires de la culture matérielle et dépasser l’opposition entre esprit et matière

Explication

Caraion propose de lire les objets littéraires comme des objets pour étudier ce que la littérature théorise sur la culture matérielle et dépasser l’opposition esprit-matière. Les réduire à des objets matériels écarterait précisément la réflexion littéraire visée.

8. Dans l’approche développée en sociologie et en anthropologie depuis les années 1960, quel rôle les objets peuvent-ils jouer ?

Ils peuvent agir sur les sujets et produire des significations dans des relations réciproques
Ils remplacent les sujets comme producteurs exclusifs des significations
Ils reçoivent leur signification des sujets sans agir en retour sur eux
Ils servent de témoins matériels sans participer aux actions sociales

Ils peuvent agir sur les sujets et produire des significations dans des relations réciproques

Explication

Cette approche étudie les objets comme moteurs d’action et producteurs de significations, ainsi que la réciprocité entre sujets et objets. L’idée que seul le sujet agit sur l’objet correspond au modèle unidirectionnel que cette perspective dépasse.

9. Que permet d’étudier la biographie culturelle d’un objet ?

Les étapes de sa fabrication matérielle sans tenir compte de ses usages sociaux
Les intentions de son concepteur au moment de sa création
Les changements de son statut, de son identité et de sa signification selon les époques et les contextes sociaux
Les propriétés physiques qui restent stables au cours de son existence

Les changements de son statut, de son identité et de sa signification selon les époques et les contextes sociaux

Explication

La biographie culturelle suit les variations du statut, de l’identité et de la signification d’un objet dans le temps et selon les contextes sociaux. L’étude limitée à sa fabrication ne rend pas compte de ces transformations.

10. Dans une relation dialectique entre sujet et objet, que se passe-t-il au fil de leur interaction ?

Le sujet et l’objet conservent leurs caractéristiques sans se transformer mutuellement
Le sujet produit et transforme l’objet, puis l’objet modèle à son tour le sujet
L’objet produit le sujet, tandis que le sujet demeure sans effet sur l’objet
Le sujet transforme l’objet, tandis que le sujet reste inchangé par cette interaction

Le sujet produit et transforme l’objet, puis l’objet modèle à son tour le sujet

Explication

La relation est dialectique parce que le sujet produit l’objet sur lequel il agit, puis cet objet modèle et transforme le sujet. L’idée que le sujet reste inchangé néglige l’action exercée en retour par l’objet.

11. Quelle caractéristique distingue le fétiche de la relique dans la conception de Nathalie Heinich ?

Il acquiert sa valeur par son échange contre une chose équivalente.
Il reçoit des pouvoirs attribués par la croyance d’un détenteur particulier.
Il devient insubstituable grâce à un travail de particularisation.
Il conserve la trace d’une personne avec laquelle il a été en contact.

Il reçoit des pouvoirs attribués par la croyance d’un détenteur particulier.

Explication

Le fétiche tire son efficacité de pouvoirs attribués et de la croyance d’un détenteur particulier. La trace d’un contact avec une personne caractérise plutôt la relique.

12. Une montre ayant appartenu à une personne est conservée comme souvenir, sans qu’on lui attribue de pouvoir miraculeux ; quel concept décrit le mieux cet objet ?

Un fétiche, car son efficacité repose sur des pouvoirs attribués par un détenteur.
Un objet-personne, car toute possession ancienne devient insubstituable.
Une relique, car elle porte la trace d’une personne à qui elle a appartenu.
Une marchandise, car son histoire personnelle détermine sa valeur d’échange.

Une relique, car elle porte la trace d’une personne à qui elle a appartenu.

Explication

La montre correspond à une relique parce qu’elle a appartenu à une personne et en porte la trace, sans devoir accomplir de miracle. Le fétiche se définit plutôt par des pouvoirs attribués et la croyance en leur efficacité.

13. Qu’est-ce qui fait qu’un objet est traité comme une personne dans la notion d’objet-personne ?

Un échange marchand lui donne une valeur équivalente à celle d’autres objets.
Un travail de particularisation le rend insubstituable et non équivalent à un autre.
Une croyance collective lui attribue des pouvoirs capables d’agir sur son détenteur.
Un contact avec une personne lui confère une trace sans modifier son statut d’objet.

Un travail de particularisation le rend insubstituable et non équivalent à un autre.

Explication

L’objet-personne est singularisé par un travail de particularisation qui le rend insubstituable et non équivalent à un autre. L’attribution de pouvoirs relève plutôt de la définition du fétiche.

14. Quelle description correspond à une marchandise au sens d’Igor Kopytoff ?

Un objet échangé directement contre un autre, sans transaction marchande ni référence à une valeur.
Une chose dont la valeur découle de son caractère unique, même lorsqu’elle ne peut pas être échangée.
Une chose achetée avec de l’argent, indépendamment de sa valeur d’usage et du contexte de l’échange.
Une chose ayant une valeur d’usage, échangeable contre une autre de valeur équivalente dans le contexte de l’échange.

Une chose ayant une valeur d’usage, échangeable contre une autre de valeur équivalente dans le contexte de l’échange.

Explication

Une marchandise possède une valeur d’usage et peut être échangée contre une chose de valeur équivalente dans le contexte de la transaction. Un échange direct sans transaction marchande décrit plutôt le troc.

15. Une personne achète un objet avec de l’argent, puis le retire de la vente et le traite comme un bien personnel ; comment comprendre son statut ?

L’achat le fait entrer dans l’état de marchandise, puis il peut en être démarchandisé.
La transaction le transforme nécessairement en ex-marchandise de façon irréversible.
Le retrait de la vente empêche qu’il ait jamais été une marchandise.
Le statut de marchandise dépend de son utilité, et non de son achat avec de l’argent.

L’achat le fait entrer dans l’état de marchandise, puis il peut en être démarchandisé.

Explication

L’achat avec de l’argent fait entrer la chose dans l’état de marchandise, mais une démarchandisation peut ensuite la faire sortir de cet état. Le retrait ultérieur de la vente n’annule donc pas le statut acquis au moment de l’achat.

16. Quelles sont les quatre catégories de marchandises distinguées par Arjun Appadurai ?

Les marchandises privées, publiques, rituelles et domestiques.
Les marchandises de production, de circulation, de consommation et de collection.
Les marchandises par destination, par métamorphose, par détournement et les ex-marchandises.
Les marchandises homogènes, singulières, utilitaires et symboliques.

Les marchandises par destination, par métamorphose, par détournement et les ex-marchandises.

Explication

La classification d’Appadurai comprend les marchandises par destination, par métamorphose, par détournement et les ex-marchandises. Les marchandises homogènes et singulières relèvent d’une autre distinction.

17. Comment le luxe est-il principalement conçu dans cette approche ?

Comme une catégorie de biens caractérisée par leur production artisanale et leur rareté naturelle.
Comme une classe fixe de biens dont la fonction principale consiste à satisfaire des besoins pratiques.
Comme un niveau de prix définissant des objets dont l’utilité est principalement matérielle.
Comme un registre de consommation à fonction rhétorique et sociale, dont la nécessité est politique.

Comme un registre de consommation à fonction rhétorique et sociale, dont la nécessité est politique.

Explication

Le luxe est envisagé moins comme une classe de choses que comme un registre de consommation à utilité rhétorique et sociale, dont la nécessité est politique. Le réduire à une classe fixe de biens confond ce registre avec une simple catégorie d’objets.

18. Un bien est réservé aux élites par son prix, son acquisition est complexe, il manifeste une virtuosité sémiotique et exige une connaissance régulée par la mode ; quel attribut complète la liste des caractéristiques du luxe ?

Une production en série destinée à rendre les biens facilement interchangeables.
Une accessibilité fondée sur l’absence de critères de connaissance spécialisée.
Une utilité pratique qui prime sur toute signification sociale ou rhétorique.
Un lien fort avec le corps, la personne et la personnalité.

Un lien fort avec le corps, la personne et la personnalité.

Explication

Le lien étroit avec le corps, la personne et la personnalité constitue le cinquième attribut des marchandises de luxe. La production en série et l’interchangeabilité ne remplacent pas cet attribut dans la liste.

19. Comment les critères de distinction associés aux marchandises précieuses diffèrent-ils entre les conditions prémodernes et la reproduction de masse moderne ?

Les coûts du transport lointain renforcent l’exclusivité prémoderne, tandis que l’authenticité distingue davantage les objets à l’époque moderne.
Les critères de mode dominent les conditions prémodernes, tandis que le transport lointain fonde la distinction moderne.
La reproduction de masse accroît l’exclusivité prémoderne, tandis que les coûts du transport déterminent l’authenticité moderne.
L’authenticité renforce l’exclusivité prémoderne, tandis que les coûts du transport lointain distinguent davantage les objets modernes.

Les coûts du transport lointain renforcent l’exclusivité prémoderne, tandis que l’authenticité distingue davantage les objets à l’époque moderne.

Explication

Avant la reproduction de masse, les coûts du transport à longue distance contribuent à l’exclusivité des marchandises précieuses ; dans les conditions modernes, l’authenticité prend davantage d’importance. Inverser ces deux mécanismes attribue à chaque période le critère associé à l’autre.

20. Selon Abraham Moles, dans quelle situation une pierre devient-elle un objet ?

Lorsqu’elle est observée comme un élément naturel remarquable.
Lorsqu’elle reçoit une valeur marchande sur un marché.
Lorsqu’elle est décrite comme un symbole dans un récit.
Lorsqu’elle est utilisée par une personne comme presse-papier.

Lorsqu’elle est utilisée par une personne comme presse-papier.

Explication

Pour Moles, un élément du monde extérieur fabriqué par l’homme ou qu’il peut prendre ou manipuler relève de l’objet ; la pierre acquiert ce statut lorsqu’elle sert de presse-papier. Une valeur marchande, à elle seule, ne correspond pas à l’exemple donné pour cette définition.

21. Comment comprendre la fonction d’un objet dans une perspective qui dépasse son usage pratique ?

Elle décrit son rôle social, sans prendre en compte ses échanges ni ses usages.
Elle associe l’usage à des dimensions esthétiques, symboliques, économiques et sociales.
Elle désigne son efficacité pratique, indépendamment de sa valeur et de son apparence.
Elle correspond à sa valeur esthétique, qui détermine ensuite son usage matériel.

Elle associe l’usage à des dimensions esthétiques, symboliques, économiques et sociales.

Explication

La fonction de l’objet réunit sa fonction d’usage avec des dimensions esthétiques et symboliques, une valeur d’échange et une sémantique sociale. La réduire à son efficacité pratique écarte précisément les autres dimensions qui la composent.

22. Quelle distinction sépare l’objectalité défendue par Robbe-Grillet des approches symboliques de l’objet ?

L’objectalité relie la chose aux pulsions inconscientes, tandis que les approches symboliques privilégient son apparence extérieure.
L’objectalité décrit l’usage social de la chose, tandis que les approches symboliques étudient sa valeur d’échange.
L’objectalité insiste sur l’extériorité de la chose, tandis que les approches symboliques lui associent des significations humaines ou affectives.
L’objectalité attribue à la chose des significations affectives, tandis que les approches symboliques la séparent des passions humaines.

L’objectalité insiste sur l’extériorité de la chose, tandis que les approches symboliques lui associent des significations humaines ou affectives.

Explication

Robbe-Grillet entend par objectalité une chose extérieure, dépouillée de motivations socio-psychologiques, alors que les approches symboliques font de l’objet le support de significations humaines ou affectives. L’association aux pulsions inconscientes relève plutôt du traitement surréaliste de l’objet.

23. Quel changement accompagne l’industrialisation et l’expansion des objets à partir des années 1830 ?

Les objets quittent la fiction au profit de descriptions centrées sur les paysages naturels.
Les objets envahissent la fiction et s’intègrent à un système reliant personnages et intrigue.
Les objets deviennent des éléments décoratifs détachés des personnages et de l’intrigue.
Les objets sont étudiés comme des données sociales, hors des formes narratives romanesques.

Les objets envahissent la fiction et s’intègrent à un système reliant personnages et intrigue.

Explication

À partir des années 1830, l’expansion des objets accompagne leur présence croissante dans la fiction, où ils participent à un système reliant personnages et intrigue. Les réduire à un décor sans lien avec l’intrigue ne rend pas compte de cette intégration narrative.

24. Dans un roman, un objet est présenté comme le symptôme des pulsions inconscientes d’un personnage ; quelle opposition théorique cela illustre-t-il ?

La perspective de Robbe-Grillet, qui lie l’objet à la psyché, s’oppose au surréalisme, qui défend son extériorité aux passions humaines.
La perspective surréaliste, qui lie l’objet à la psyché, s’oppose à Robbe-Grillet, qui défend son extériorité aux passions humaines.
La perspective réaliste, qui traite l’objet comme un symptôme inconscient, s’oppose au surréalisme, qui le réduit à un repère documentaire.
La perspective symbolique, qui isole l’objet des significations humaines, s’oppose à Robbe-Grillet, qui le rattache aux pulsions inconscientes.

La perspective surréaliste, qui lie l’objet à la psyché, s’oppose à Robbe-Grillet, qui défend son extériorité aux passions humaines.

Explication

Le surréalisme traite l’objet comme un symptôme psychique lié aux pulsions inconscientes du sujet, tandis que Robbe-Grillet défend son extériorité par rapport aux passions humaines. Attribuer à Robbe-Grillet le lien avec les pulsions inverse les deux positions.

25. Dans la littérature réaliste du XIXe siècle, quel rôle les objets jouent-ils dans la représentation de la société ?

Ils documentent un univers cohérent et donnent forme à des significations socio-économiques, psychologiques et esthétiques.
Ils documentent les usages matériels, tout en écartant les dimensions psychologiques et esthétiques de la société.
Ils composent un décor sans cohérence et remplacent les significations sociales par des descriptions d’apparence.
Ils forment des symboles isolés, sans contribuer à l’univers référentiel ni aux significations économiques.

Ils documentent un univers cohérent et donnent forme à des significations socio-économiques, psychologiques et esthétiques.

Explication

Dans le réalisme du XIXe siècle, les objets construisent un univers référentiel documenté et des microcosmes cohérents, tout en figurant plusieurs dimensions de la société. Les limiter à la documentation matérielle exclut à tort leurs significations psychologiques et esthétiques.

26. Une description nomme d’abord un objet, puis le détaille ; quel procédé de dénomination met-elle en œuvre ?

L’ancrage, qui fait précéder la description par la dénomination de l’objet.
L’affectation, qui attribue un nom après avoir décrit l’objet.
L’hypotypose, qui nomme l’objet avant d’en évoquer la forme avec vivacité.
L’ekphrasis, qui décrit un objet d’art avant de lui attribuer une dénomination.

L’ancrage, qui fait précéder la description par la dénomination de l’objet.

Explication

L’ancrage consiste à nommer l’objet avant d’en donner la description. L’affectation suit l’ordre inverse : l’objet est d’abord décrit, puis reçoit un nom.

27. Quel procédé vise spécifiquement à décrire un objet d’art plutôt qu’à rendre une scène vivante sous les yeux du lecteur ?

L’ekphrasis, qui porte spécifiquement sur la description d’un objet d’art.
L’affectation, qui décrit une scène avant de lui attribuer un nom.
L’ancrage, qui nomme une scène avant d’en détailler les éléments.
L’hypotypose, qui porte spécifiquement sur la description d’un objet d’art.

L’ekphrasis, qui porte spécifiquement sur la description d’un objet d’art.

Explication

L’ekphrasis est la description spécifique d’un objet d’art, tandis que l’hypotypose se caractérise par l’effet de faire voir une scène ou des choses avec vivacité. La définition centrée sur l’objet d’art ne correspond donc pas à l’hypotypose.

28. Quelles catégories de description distinguent Jean-Michel Adam et André Petitjean ?

Les descriptions ornementale, expressive et représentative
Les descriptions narrative, argumentative et explicative
Les descriptions réaliste, symbolique et fantastique
Les descriptions spatiale, temporelle et psychologique

Les descriptions ornementale, expressive et représentative

Explication

Adam et Petitjean distinguent ces trois catégories selon la manière dont la description intervient dans le texte. Les catégories narrative, argumentative et explicative désignent plutôt des modes d’organisation du discours.

29. Dans un récit, une description situe un objet dans un lieu et une époque afin de produire un effet de réalité. Quelle fonction remplit-elle principalement ?

La fonction sémiosique, liée à l’organisation et à la signification du récit
La fonction mathésique, orientée vers la transmission d’un savoir
La fonction mimésique, liée à l’espace, au temps et à l’effet de réalité
La fonction esthétique, orientée vers la qualité sensible de la représentation

La fonction mimésique, liée à l’espace, au temps et à l’effet de réalité

Explication

La fonction mimésique associe la description à l’espace, au temps et à l’effet de réalité. La fonction mathésique concerne plutôt le savoir, et non l’ancrage réaliste de la scène.

30. Quelle distinction permet de différencier l’objet herméneutique de l’objet secret dans l’interprétation d’un récit ?

L’objet herméneutique révèle une idée, tandis que l’objet secret résiste à l’interprétation.
L’objet herméneutique renvoie à sa matérialité, tandis que l’objet secret organise le récit.
L’objet herméneutique résiste à l’interprétation, tandis que l’objet secret révèle une idée.
L’objet herméneutique accompagne l’action, tandis que l’objet secret produit un effet de réalité.

L’objet herméneutique révèle une idée, tandis que l’objet secret résiste à l’interprétation.

Explication

L’objet herméneutique donne accès à une idée et facilite ainsi l’interprétation, contrairement à l’objet secret, qui lui résiste. L’objet opaque, plutôt que l’objet secret, renvoie à sa matérialité sans livrer davantage de signification.

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Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Métamorphoses des objets.

Selon Dominique Demange, de quoi l’objet se définit-il relativement ?

D’une faculté de connaissance et de l’attention d’un sujet.

Quel auteur et quel ouvrage de 2007 définissent l’objet relativement à la connaissance ?

Dominique Demange, *Jean Duns Scot. La théorie du savoir*, 2007.

Selon Dominique Demange, qu’est-ce qui distingue la chose de l’objet ?

La chose se définit par elle-même, tandis que l’objet désigne son mode de présence dans une faculté de connaissance.

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