QCM : Naissance et enracinement de la République (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle date les républicains proclament-ils la République à l’hôtel de ville de Paris après la défaite de Sedan ?

Le 2 septembre 1870
Le 19 juillet 1870
Le 4 septembre 1870
Le 8 février 1871

Le 4 septembre 1870

Explication

La République est proclamée à Paris le 4 septembre 1870, après la défaite de Napoléon III à Sedan. Le 2 septembre correspond à la défaite et à la capture de l’empereur, non à la proclamation.

2. Qu’est-ce qui distingue une République d’un régime où le pouvoir se transmet héréditairement ?

Le pouvoir est confié à une personne qui le transmet à ses héritiers.
Le pouvoir est exercé par des mandataires représentant les citoyens.
Le pouvoir émane directement du peuple sans représentants.
Le pouvoir est exercé en l’absence de toute autorité politique.

Le pouvoir est exercé par des mandataires représentant les citoyens.

Explication

Dans une République, le pouvoir n’est pas héréditaire : des mandataires l’exercent au nom des citoyens. Le pouvoir confié à une personne et transmis héréditairement caractérise plutôt une monarchie ou un empire.

3. Dans quelles conditions la France déclare-t-elle la guerre à la Prusse le 19 juillet 1870 ?

Avec 250 000 hommes, un équipement faible et un commandement défaillant.
Avec 250 000 hommes, un équipement supérieur et un commandement efficace.
Avec 250 000 hommes, un équipement faible et un commandement expérimenté.
Avec une armée plus nombreuse, un équipement faible et un commandement défaillant.

Avec 250 000 hommes, un équipement faible et un commandement défaillant.

Explication

La France entre en guerre avec 250 000 hommes, mais dispose d’un équipement faible et souffre d’un commandement défaillant. La présence de 250 000 hommes ne signifie donc pas que l’armée est bien équipée ou efficacement dirigée.

4. Quelle conséquence la défaite de Sedan a-t-elle pour Napoléon III le 2 septembre 1870 ?

Il abdique et part en exil sans être capturé.
Il signe l’armistice et reste à la tête du gouvernement.
Il poursuit la guerre depuis Paris avec son armée.
Il est battu et fait prisonnier.

Il est battu et fait prisonnier.

Explication

Le 2 septembre 1870, Napoléon III est battu à Sedan et fait prisonnier. La proclamation de la République intervient deux jours plus tard, et ne constitue pas la conséquence immédiate décrite ici.

5. Que se passe-t-il à Paris le 19 septembre 1870 ?

Les Prussiens assiègent la ville, où vivent deux millions de personnes.
Les Prussiens entrent dans la ville, qui compte alors deux millions d’habitants.
Les Prussiens assiègent Tours, où se trouve la délégation gouvernementale.
Les Prussiens lèvent le siège de Paris, où vivent deux millions de personnes.

Les Prussiens assiègent la ville, où vivent deux millions de personnes.

Explication

Le siège de Paris par les Prussiens commence le 19 septembre 1870, alors que la ville compte deux millions d’habitants. La délégation gouvernementale se trouve à Tours, mais le siège mentionné concerne Paris.

6. Pourquoi Bismarck exige-t-il un pouvoir légitime élu pour négocier après l’armistice de janvier 1871 ?

Il veut négocier avec un pouvoir disposant d’une légitimité issue d’une élection.
Il veut laisser les villes négocier séparément les conditions de l’armistice.
Il veut prolonger le Gouvernement de Défense Nationale sans consultation électorale.
Il veut confier les négociations à l’armée de Chanzy après sa victoire.

Il veut négocier avec un pouvoir disposant d’une légitimité issue d’une élection.

Explication

Après la défaite de l’armée de Chanzy et l’armistice du 26 janvier, Bismarck réclame un pouvoir légitime élu pour négocier. Il ne s’agit donc pas de poursuivre les négociations avec une armée victorieuse.

7. Quel résultat caractérise les élections législatives du 8 février 1871 ?

Les monarchistes et les républicains obtiennent chacun environ la moitié des députés.
Les monarchistes obtiennent environ deux tiers des députés et les républicains 200 sièges.
Les républicains obtiennent 200 sièges et les monarchistes restent minoritaires.
Les républicains obtiennent environ deux tiers des députés et les monarchistes 200 sièges.

Les monarchistes obtiennent environ deux tiers des députés et les républicains 200 sièges.

Explication

Les monarchistes remportent environ deux tiers des sièges, tandis que les républicains en obtiennent 200. Le scrutin favorise les campagnes, où les hommes ne sont pas encore revenus de la guerre.

8. Quel événement provoque la rupture entre Paris et Versailles le 18 mars 1871 ?

Des Parisiens s’opposent au désarmement ordonné par Thiers, et certains soldats rejoignent les insurgés.
Thiers ordonne l’évacuation de Paris, et les soldats refusent de quitter la capitale.
Les Parisiens acceptent le désarmement, mais les troupes refusent de remettre leurs armes.
Des Parisiens réclament le désarmement de Versailles, et certains soldats rejoignent les troupes de Thiers.

Des Parisiens s’opposent au désarmement ordonné par Thiers, et certains soldats rejoignent les insurgés.

Explication

Le 18 mars, des habitants de Paris s’opposent au désarmement décidé par Thiers et certains soldats passent du côté des insurgés. Cette opposition ne correspond pas à une demande parisienne de désarmer Versailles.

9. Quelle forme de pouvoir définit la Commune de Paris ?

Un pouvoir gouvernemental établi à Versailles, exercé par des représentants nationaux.
Un pouvoir municipal nommé par le gouvernement, sans participation électorale des habitants.
Un pouvoir municipal issu d’élections, fondé sur la participation directe des habitants.
Un pouvoir militaire dirigé par les soldats, en dehors des institutions municipales.

Un pouvoir municipal issu d’élections, fondé sur la participation directe des habitants.

Explication

La Commune est un pouvoir municipal issu d’élections, dans lequel le peuple parisien participe directement à la démocratie. Le pouvoir gouvernemental établi à Versailles représente une forme distincte de pouvoir politique.

10. Quelle combinaison de mesures correspond aux décisions sociales de la Commune ?

Aider les propriétaires endettés, rendre l’éducation laïque et payante, et réserver l’art aux institutions.
Protéger les pauvres et les endettés, rendre l’éducation gratuite et laïque, et mettre l’art au service de tous.
Protéger les pauvres et les endettés, réserver l’éducation aux garçons, et financer l’art par l’État.
Protéger les pauvres, confier l’éducation à l’Église, et mettre les œuvres d’art au service des autorités.

Protéger les pauvres et les endettés, rendre l’éducation gratuite et laïque, et mettre l’art au service de tous.

Explication

La Commune adopte des protections pour les pauvres et les endettés, une éducation obligatoire, gratuite et laïque pour les filles et les garçons, ainsi que des mesures pour rendre l’art accessible à tous. Réserver l’éducation aux garçons contredit notamment l’égalité prévue pour les deux sexes.

11. Quelles pertes humaines la reprise militaire de Paris entraîne-t-elle à partir du 11 avril 1871 ?

Environ 35 000 morts communards contre 900 versaillais, puis des arrestations et des déportations.
Environ 10 000 morts communards contre 900 versaillais, puis des arrestations et des déportations.
Environ 10 000 morts de chaque côté, puis des arrestations et des déportations.
Environ 900 morts communards contre 10 000 versaillais, puis des arrestations et des déportations.

Environ 10 000 morts communards contre 900 versaillais, puis des arrestations et des déportations.

Explication

La reprise militaire fait environ 10 000 morts communards contre 900 versaillais, puis entraîne 35 000 arrestations et la déportation de 4 500 personnes en Nouvelle-Calédonie. Les 35 000 désignent les arrestations, pas les morts communards.

12. Quelle distinction oppose les légitimistes et les orléanistes sur le suffrage et le régime politique ?

Les légitimistes soutiennent le suffrage universel, tandis que les orléanistes défendent une monarchie absolue.
Les légitimistes rejettent le suffrage universel, tandis que les orléanistes favorisent le parlementarisme et le suffrage censitaire.
Les légitimistes favorisent le parlementarisme et le suffrage universel, tandis que les orléanistes réclament le droit divin.
Les légitimistes défendent le suffrage censitaire, tandis que les orléanistes rejettent le régime parlementaire.

Les légitimistes rejettent le suffrage universel, tandis que les orléanistes favorisent le parlementarisme et le suffrage censitaire.

Explication

Les légitimistes sont conservateurs et hostiles aux acquis révolutionnaires, dont le suffrage universel, alors que les orléanistes sont libéraux et favorables au parlementarisme, avec une préférence pour le suffrage censitaire. La confusion la plus plausible consiste à attribuer aux légitimistes le suffrage censitaire, alors que cette préférence caractérise les orléanistes.

13. Quelle différence distingue le plébiscite bonapartiste du référendum dans la formulation de la consultation ?

Le plébiscite oriente la réponse par la formulation de la question, alors que le référendum pose une question ouverte.
Le plébiscite porte sur le choix des députés, alors que le référendum porte sur la succession impériale.
Le plébiscite pose une question ouverte, alors que le référendum oriente la réponse par sa formulation.
Le plébiscite est organisé par le Parlement, alors que le référendum repose sur une décision du souverain.

Le plébiscite oriente la réponse par la formulation de la question, alors que le référendum pose une question ouverte.

Explication

Les bonapartistes défendent l’Empire et un suffrage universel exprimé par plébiscite, dont la formulation peut orienter la réponse, contrairement à la question ouverte du référendum. L’idée que le plébiscite est la consultation ouverte inverse précisément cette distinction.

14. Que décide le Pacte de Bordeaux du 10 mars 1871 concernant le régime et le pouvoir constituant ?

Il proclame une monarchie constitutionnelle et confie le pouvoir constituant au président de la République.
Il proclame la République sans fixer la nature du régime et confie le pouvoir constituant aux députés.
Il suspend la République et réserve le pouvoir constituant au comte de Chambord.
Il rétablit l’Empire et attribue le pouvoir constituant aux électeurs par plébiscite.

Il proclame la République sans fixer la nature du régime et confie le pouvoir constituant aux députés.

Explication

Le Pacte de Bordeaux proclame la République sans préciser quelle forme de régime elle prendra et confie aux députés le pouvoir constituant. La monarchie constitutionnelle ne fait pas partie des décisions de ce pacte, qui laisse justement la nature du régime indéterminée.

15. Quelle conséquence le traité de Francfort du 10 mai 1871 impose-t-il à la France ?

La perte de l’Alsace-Moselle et l’abandon de la dette de guerre allemande.
La perte de l’Alsace-Moselle et le versement d’une indemnité de 3 milliards de francs-or.
La perte de l’Alsace-Moselle et le versement d’une indemnité de 5 milliards de francs-or.
La perte de la Lorraine et le versement d’une indemnité de 5 milliards de francs-or.

La perte de l’Alsace-Moselle et le versement d’une indemnité de 5 milliards de francs-or.

Explication

Le traité de Francfort impose à la France la perte de l’Alsace-Moselle et une indemnité de 5 milliards de francs-or. L’option qui modifie le montant conserve les territoires concernés, mais attribue au traité une indemnité différente.

16. Que réclame le manifeste du comte de Chambord du 5 juillet 1871 ?

Une monarchie absolue de droit divin et le maintien du drapeau tricolore.
Une monarchie absolue de droit divin et le rétablissement du drapeau blanc.
Une république conservatrice et le rétablissement du drapeau blanc.
Une monarchie parlementaire et le maintien du drapeau tricolore.

Une monarchie absolue de droit divin et le rétablissement du drapeau blanc.

Explication

Le manifeste réclame une monarchie absolue de droit divin et le drapeau blanc. La revendication d’une monarchie parlementaire est une confusion avec une orientation politique différente, et ne correspond pas aux exigences de Chambord.

17. Pourquoi la tentative de restauration monarchique échoue-t-elle en 1873 ?

Chambord refuse de renoncer au drapeau blanc malgré la reconnaissance de sa royauté par le comte de Paris.
Chambord refuse de devenir roi tant que le pouvoir constituant demeure entre les mains des députés.
Le comte de Paris renonce à la monarchie après que Chambord accepte le drapeau tricolore.
Le comte de Paris refuse de reconnaître Chambord comme roi tant qu’il conserve le drapeau blanc.

Chambord refuse de renoncer au drapeau blanc malgré la reconnaissance de sa royauté par le comte de Paris.

Explication

En 1873, le comte de Paris reconnaît Chambord comme roi sous réserve qu’il renonce au drapeau blanc, mais Chambord refuse, ce qui fait échouer la restauration. La confusion la plus proche inverse les rôles : c’est le comte de Paris qui pose la condition, et non Chambord qui l’impose.

18. Quel principe caractérise les lois constitutionnelles de 1875 quant à leur élaboration et à leur présentation ?

Elles résultent d’un accord entre légitimistes et bonapartistes et s’ouvrent sur un préambule constitutionnel.
Elles résultent d’un compromis entre orléanistes et républicains et organisent les pouvoirs sans préambule constitutionnel.
Elles sont imposées par les républicains et organisent les pouvoirs dans un préambule détaillé.
Elles résultent d’un compromis entre orléanistes et légitimistes et ne définissent pas la répartition des pouvoirs.

Elles résultent d’un compromis entre orléanistes et républicains et organisent les pouvoirs sans préambule constitutionnel.

Explication

Les lois constitutionnelles de 1875 sont un compromis entre orléanistes et républicains et organisent les pouvoirs sans préambule constitutionnel. L’idée d’un préambule détaillé est erronée : ces lois n’en comportent pas.

19. Selon l’amendement Wallon du 30 janvier 1875, qui élit le président de la République ?

Le Sénat seul, après consultation du gouvernement.
Le Sénat et la Chambre des députés réunis.
La Chambre des députés seule, après consultation du Sénat.
Les électeurs au suffrage universel direct.

Le Sénat et la Chambre des députés réunis.

Explication

L’amendement Wallon prévoit que le président est élu par les deux assemblées, le Sénat et la Chambre des députés. L’élection au suffrage universel direct confond ce mécanisme parlementaire avec une autre forme de désignation.

20. Quelle description distingue correctement la Chambre des députés du Sénat sous les lois constitutionnelles de 1875 ?

La Chambre compte 700 membres élus au suffrage universel pour quatre ans, tandis que le Sénat compte 300 membres élus indirectement pour neuf ans, dont 75 à vie.
La Chambre compte 700 membres élus indirectement pour neuf ans, tandis que le Sénat compte 300 membres élus au suffrage universel pour quatre ans, dont 75 à vie.
La Chambre compte 700 membres élus au suffrage universel pour neuf ans, tandis que le Sénat compte 300 membres élus indirectement pour quatre ans, dont 75 à vie.
La Chambre compte 300 membres élus au suffrage universel pour quatre ans, tandis que le Sénat compte 700 membres élus indirectement pour neuf ans, dont 75 à vie.

La Chambre compte 700 membres élus au suffrage universel pour quatre ans, tandis que le Sénat compte 300 membres élus indirectement pour neuf ans, dont 75 à vie.

Explication

La Chambre des députés est élue au suffrage universel pour quatre ans et comprend 700 membres ; le Sénat compte 300 membres élus indirectement pour neuf ans, dont 75 membres à vie. La confusion la plus plausible intervertit les modes d’élection et les durées des deux assemblées.

21. Si la Chambre des députés retire son soutien au gouvernement, quelle conséquence institutionnelle est prévue ?

Le gouvernement demeure en fonction, car il est responsable devant le Sénat.
Le gouvernement peut être renversé par la Chambre, devant laquelle il est responsable.
Le président choisit un chef de gouvernement sans tenir compte de la majorité de la Chambre.
Le président peut être renversé par la Chambre, devant laquelle il est responsable.

Le gouvernement peut être renversé par la Chambre, devant laquelle il est responsable.

Explication

Le gouvernement est responsable devant la Chambre des députés et celle-ci peut le renverser ; le président doit aussi choisir le chef du gouvernement dans la majorité de la Chambre. L’idée que le président est lui-même responsable devant la Chambre confond sa position avec celle du gouvernement.

22. Quelle situation politique résulte des élections de 1876 ?

Une majorité républicaine de 360 députés coexiste avec un président et un Sénat conservateurs.
Une majorité républicaine de 313 députés coexiste avec un président et un Sénat conservateurs.
Une majorité conservatrice de 360 députés coexiste avec un président républicain et un Sénat républicain.
Une majorité républicaine au Sénat coexiste avec une Chambre conservatrice et un président conservateur.

Une majorité républicaine de 360 députés coexiste avec un président et un Sénat conservateurs.

Explication

Les élections de 1876 donnent 360 députés aux républicains, tandis que Mac Mahon et le Sénat restent conservateurs. Le chiffre de 313 sièges correspond aux élections de 1877, et non à celles de 1876.

23. Quelle opposition institutionnelle est au cœur de la crise du 16 mai 1877 ?

La lecture monarchiste oppose le pouvoir judiciaire à celui du Sénat, sans mettre en jeu l’autorité de la Chambre.
La lecture parlementaire privilégie le rôle du Sénat, tandis que la lecture présidentielle fait prévaloir les décisions des ministres.
La lecture parlementaire fait prévaloir la majorité de la Chambre, tandis que la lecture présidentielle privilégie le rôle du président.
La lecture présidentielle fait prévaloir la majorité de la Chambre, tandis que la lecture parlementaire privilégie le rôle du président.

La lecture parlementaire fait prévaloir la majorité de la Chambre, tandis que la lecture présidentielle privilégie le rôle du président.

Explication

La crise oppose la primauté de la majorité parlementaire défendue par les républicains à la conception présidentielle défendue par Mac Mahon et les conservateurs. La lecture présidentielle ne fait pas prévaloir la majorité de la Chambre : elle insiste sur le rôle du président.

24. Quel résultat électoral de 1877 confirme la victoire de la lecture parlementaire des institutions ?

Les républicains obtiennent 159 sièges et la lecture parlementaire l’emporte.
Les républicains obtiennent 360 sièges et la lecture présidentielle l’emporte.
Les républicains obtiennent 313 sièges et la lecture parlementaire l’emporte.
Les conservateurs obtiennent 313 sièges et la lecture parlementaire l’emporte.

Les républicains obtiennent 313 sièges et la lecture parlementaire l’emporte.

Explication

En 1877, les républicains remportent 313 sièges, ce qui fait triompher la lecture parlementaire des institutions. Les 360 députés républicains correspondent au résultat des élections de 1876.

25. Quelle évolution du Sénat en 1879 achève la conquête républicaine des institutions ?

Les républicains obtiennent une petite majorité de 159 sièges, rendant le pouvoir législatif républicain.
Les conservateurs obtiennent une petite majorité de 159 sièges, maintenant le pouvoir législatif conservateur.
Les républicains obtiennent une majorité de 313 sièges, rendant le pouvoir exécutif républicain.
Les républicains obtiennent une majorité de 360 sièges, rendant le pouvoir judiciaire républicain.

Les républicains obtiennent une petite majorité de 159 sièges, rendant le pouvoir législatif républicain.

Explication

En 1879, les républicains obtiennent 159 sièges et une petite majorité au Sénat ; le pouvoir législatif devient alors républicain. Le nombre de 313 sièges concerne les élections législatives de 1877, pas le Sénat.

26. Quel événement conduit Mac Mahon à démissionner le 30 janvier 1879 ?

Il refuse de nommer Jules Grévy à la présidence du Conseil.
Il refuse le décret de révocation des généraux monarchistes.
Il refuse de dissoudre la Chambre après la victoire républicaine de 1877.
Il perd la majorité au Sénat lors des élections de 1876.

Il refuse le décret de révocation des généraux monarchistes.

Explication

Mac Mahon démissionne après avoir refusé le décret de révocation des généraux monarchistes. Sa démission ne découle pas directement d’un refus de dissoudre la Chambre après les élections de 1877.

27. Que désigne la « constitution Grévy » dans la pratique politique de la IIIe République ?

L’engagement de confier au Sénat le choix du président et la direction du pouvoir législatif.
L’engagement de ne pas s’opposer à la majorité de la Chambre et de ne pas recourir au droit de dissolution.
Une pratique qui permet au président de dissoudre la Chambre pour contrer sa majorité.
Un nouveau texte constitutionnel qui supprime le Sénat et transfère ses pouvoirs à la Chambre.

L’engagement de ne pas s’opposer à la majorité de la Chambre et de ne pas recourir au droit de dissolution.

Explication

Jules Grévy s’engage à respecter la majorité de la Chambre et à ne pas utiliser le droit de dissolution ; cette pratique est appelée constitution Grévy. Il ne s’agit pas d’un nouveau texte constitutionnel, mais d’une manière d’exercer la présidence.

28. Quel changement concernant les maires est adopté en 1882 ?

Ils sont choisis par les préfets parmi les conseillers municipaux, ce qui renforce le Sénat.
Ils sont élus par les conseils municipaux, ce qui renforce la République à l’échelle locale.
Ils sont élus directement par les citoyens, ce qui instaure la liberté d’association locale.
Ils sont nommés par le président, ce qui renforce le contrôle de l’État sur les communes.

Ils sont élus par les conseils municipaux, ce qui renforce la République à l’échelle locale.

Explication

La loi de 1882 prévoit que les maires deviennent élus par les conseils municipaux et consolide ainsi l’installation locale de la République. Leur élection n’est pas attribuée au président ni aux préfets.

29. Quel effet caractérise la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse ?

Elle reconnaît aux travailleurs le droit de créer un syndicat et supprime le contrôle de la presse.
Elle supprime le cautionnement, le droit de timbre et la censure, tout en maintenant certaines possibilités de poursuites.
Elle autorise les réunions publiques sous condition d’un bureau, sans modifier les règles de la presse.
Elle supprime les poursuites pour diffamation et fausses nouvelles, tout en maintenant le cautionnement et la censure.

Elle supprime le cautionnement, le droit de timbre et la censure, tout en maintenant certaines possibilités de poursuites.

Explication

La loi de 1881 libéralise la presse en supprimant notamment le cautionnement, le droit de timbre et la censure, mais certaines infractions restent passibles de poursuites. L’autorisation des réunions publiques sous condition d’un bureau relève d’une autre loi, adoptée le 30 juin 1881.

30. Quelle distinction la loi du 30 juin 1881 établit-elle entre réunion publique et association ?

Elle autorise les réunions publiques et instaure simultanément la liberté d’association.
Elle autorise les associations sous réserve de désigner un bureau, sans reconnaître les réunions publiques.
Elle autorise les réunions publiques sous réserve de désigner un bureau, sans instaurer la liberté d’association.
Elle soumet les réunions publiques à une autorisation préalable et reconnaît la liberté d’association.

Elle autorise les réunions publiques sous réserve de désigner un bureau, sans instaurer la liberté d’association.

Explication

La loi reconnaît les réunions publiques à condition qu’un bureau soit désigné, mais elle n’établit pas la liberté d’association. Confondre les deux libertés conduit à attribuer à cette loi une mesure qui n’y figure pas.

31. Quelle possibilité la loi Waldeck-Rousseau de 1884 reconnaît-elle aux travailleurs ?

Organiser des réunions publiques sans désigner de bureau.
Publier des journaux sans possibilité de poursuites.
Créer une structure syndicale.
Élire les maires par le suffrage direct.

Créer une structure syndicale.

Explication

La loi Waldeck-Rousseau reconnaît à chaque travailleur la capacité de créer une structure syndicale. La loi sur les réunions publiques de 1881 prévoit, elle, la désignation d’un bureau.

32. Quelle distinction oppose la laïcité à la sécularisation ?

La laïcité garantit la liberté des cultes, tandis que la sécularisation interdit à l’État de financer les religions.
La laïcité retire la religion de l’espace public communautaire, tandis que la sécularisation désigne la neutralité religieuse de l’État.
La laïcité désigne la neutralité religieuse de l’État, tandis que la sécularisation retire la religion de l’espace public communautaire.
La laïcité organise les cérémonies religieuses, tandis que la sécularisation transfère les biens de l’Église à l’État.

La laïcité désigne la neutralité religieuse de l’État, tandis que la sécularisation retire la religion de l’espace public communautaire.

Explication

La laïcité concerne la neutralité religieuse de l’État, alors que la sécularisation renvoie au retrait du religieux de l’espace public communautaire. La deuxième formulation inverse précisément ces deux notions.

33. Quelle mesure caractérise la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Églises et de l’État ?

Elle garantit la liberté des cultes et interdit à l’État de reconnaître ou de subventionner une religion, mais ne s’applique pas à l’Alsace-Lorraine.
Elle impose une religion officielle et interdit les cultes minoritaires, sauf dans les territoires d’Alsace-Lorraine.
Elle transfère les biens religieux à l’État et supprime la liberté des cultes dans l’ensemble du territoire français.
Elle garantit la liberté des cultes et autorise l’État à financer les religions reconnues, y compris en Alsace-Lorraine.

Elle garantit la liberté des cultes et interdit à l’État de reconnaître ou de subventionner une religion, mais ne s’applique pas à l’Alsace-Lorraine.

Explication

La loi de 1905 garantit la liberté des cultes et interdit à l’État de reconnaître ou de subventionner une religion, avec une exception territoriale pour l’Alsace-Lorraine. L’idée d’un financement étatique des religions reconnues contredit cette interdiction.

34. Quelle conséquence les inventaires des biens de l’Église entraînent-ils en 1906 ?

Ils déclenchent la séparation juridique des Églises et de l’État, puis Clemenceau rétablit les subventions.
Ils renforcent l’accord entre les autorités religieuses, puis Clemenceau étend les inventaires.
Ils conduisent à la fermeture des lieux de culte, puis Clemenceau rétablit une religion officielle.
Ils provoquent des troubles, puis Clemenceau met fin aux opérations.

Ils provoquent des troubles, puis Clemenceau met fin aux opérations.

Explication

Les inventaires des biens mobiliers et immobiliers de l’Église suscitent des troubles en 1906, et Clemenceau finit par les arrêter. L’extension des inventaires ne correspond pas à l’intervention qui y met un terme.

35. Pourquoi le 14 Juillet est-il choisi comme fête nationale républicaine en 1880 ?

Il célèbre la fin de la Terreur en 1794 et rappelle l’unification des institutions républicaines.
Il associe la prise de la Bastille de 1789 à la fête de la Fédération de 1790, permettant un choix inclusif.
Il commémore la proclamation de la République en 1792 et écarte les événements associés à la monarchie.
Il marque l’adoption de la Constitution de 1791 et la création d’une fête réservée aux élus nationaux.

Il associe la prise de la Bastille de 1789 à la fête de la Fédération de 1790, permettant un choix inclusif.

Explication

Le choix du 14 Juillet en 1880 permet d’associer la prise de la Bastille de 1789 et la fête de la Fédération de 1790 dans une date inclusive. La proclamation de la République en 1792 n’est pas le double repère mis en avant pour ce choix.

36. Quel événement conduit à l’entrée de Victor Hugo au Panthéon le 27 mai 1885 ?

La publication d’un de ses romans, le 22 mai 1885, conduit à son transfert au Panthéon en reconnaissance de son œuvre.
Sa mort, le 22 mai 1885, relance le projet de faire du Panthéon un lieu de mémoire des grands hommes.
La fête de la Fédération, le 22 mai 1885, provoque son entrée au Panthéon au titre de représentant du peuple.
Son élection à l’Académie française, le 22 mai 1885, entraîne la création du Panthéon comme lieu de mémoire.

Sa mort, le 22 mai 1885, relance le projet de faire du Panthéon un lieu de mémoire des grands hommes.

Explication

La mort de Victor Hugo, le 22 mai 1885, relance le projet de consacrer le Panthéon à la mémoire des grands hommes, avant son entrée le 27 mai. Son élection à l’Académie n’est pas l’événement déclencheur indiqué.

37. Que désigne la « statuomanie » observée à Paris entre 1880 et 1914 ?

La création de monuments éphémères dans les quartiers, liée aux célébrations ponctuelles de la République.
La concentration des statues dans les édifices religieux, liée à la place de l’Église dans la vie publique.
La disparition progressive des monuments dans la capitale, liée au retrait de la République de l’espace public.
La multiplication des statues dans la capitale, liée à l’occupation républicaine de l’espace public.

La multiplication des statues dans la capitale, liée à l’occupation républicaine de l’espace public.

Explication

La statuomanie désigne le phénomène des 150 statues présentes à Paris entre 1880 et 1914, associé à l’occupation républicaine de l’espace public. La disparition des monuments décrit le contraire de cette multiplication.

38. Que représente Marianne dans la symbolique républicaine ?

Une figure de l’unité nationale et de la paix, généralement vêtue d’un uniforme militaire.
Une allégorie de la République et de la Liberté, souvent coiffée du bonnet phrygien.
Une allégorie de la République et de la Justice, souvent coiffée d’une couronne royale.
Une personnification de la loi et de l’égalité, généralement représentée tenant un livre de sciences.

Une allégorie de la République et de la Liberté, souvent coiffée du bonnet phrygien.

Explication

Marianne incarne la République et la Liberté, et elle est souvent représentée avec un bonnet phrygien associé à la liberté et à l’affranchissement. La couronne royale renvoie à une autre tradition symbolique et ne caractérise pas Marianne.

39. Quel fut le résultat politique des élections législatives de 1885 ?

Les républicains obtinrent une majorité nette, tandis que conservateurs et monarchistes restèrent minoritaires.
Trois ensembles politiques obtinrent chacun environ 200 élus, sans qu’aucun ne dispose d’une majorité stable.
Les conservateurs et monarchistes dominèrent l’Assemblée, avec environ 200 élus dans chacun des deux camps républicains.
Les opportunistes remportèrent environ 200 sièges et formèrent une majorité stable face à une opposition divisée.

Trois ensembles politiques obtinrent chacun environ 200 élus, sans qu’aucun ne dispose d’une majorité stable.

Explication

Les opportunistes, les républicains pris dans leur ensemble, ainsi que les conservateurs et monarchistes obtinrent chacun environ 200 élus. Cette répartition entre trois ensembles empêcha l’émergence d’une majorité stable.

40. Comment l’absence de majorité stable après les élections de 1885 affecta-t-elle la vie politique ?

Elle compliqua la gouvernance parlementaire et alimenta les critiques visant l’instabilité du régime.
Elle facilita la formation de gouvernements durables et renforça la confiance dans les institutions républicaines.
Elle limita les critiques du régime en permettant aux différents courants de gouverner par alternance régulière.
Elle provoqua la disparition des débats parlementaires et transféra le pouvoir aux autorités monarchistes.

Elle compliqua la gouvernance parlementaire et alimenta les critiques visant l’instabilité du régime.

Explication

Sans majorité stable, la gouvernance parlementaire devenait difficile, ce qui nourrissait les critiques de l’instabilité du régime. La formation de gouvernements durables est donc une conséquence inverse de celle décrite.

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Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Naissance et enracinement de la République.

À quelle date les républicains proclament-ils la République à l’hôtel de ville de Paris ?

Le 4 septembre 1870.

Quelle défaite précède la proclamation de la République le 4 septembre 1870 ?

La défaite de Napoléon III à Sedan.

Qu’est-ce qu’une République selon sa transmission et son exercice du pouvoir ?

Un régime où le pouvoir n’est pas héréditaire et s’exerce par des mandataires représentant les citoyens.

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