QCM : Paix et conflits au Moyen-Orient (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une campagne napoléonienne, des soldats affirment combattre pour diffuser les idéaux révolutionnaires et mettre fin à l’Ancien Régime. Selon Clausewitz, quelle est la particularité de leur engagement ?

Combattre pour défendre la dynastie d’un souverain
Combattre pour accroître les possessions personnelles d’un monarque
Combattre pour obtenir l’indépendance d’une population insurgée
Combattre pour des idéaux politiques plutôt que pour un souverain

Combattre pour des idéaux politiques plutôt que pour un souverain

Explication

Selon Clausewitz, l’armée napoléonienne combat pour les idéaux de la Révolution française et la fin de l’Ancien Régime, plutôt que pour un souverain. Le service d’une dynastie et la conquête au profit personnel d’un monarque ne caractérisent pas cet engagement.

2. En quelle année l’Organisation des Nations Unies est-elle créée, et combien de membres compte-t-elle aujourd’hui ?

En 1945, avec 193 membres
En 1945, avec cinq membres
En 1945, avec 193 États observateurs
En 1919, avec 193 membres

En 1945, avec 193 membres

Explication

L’ONU est créée en 1945 et compte aujourd’hui 193 membres. La date de 1919 correspond à la création de la SDN, tandis que cinq désigne le nombre d’États disposant d’un droit de veto au Conseil de sécurité.

3. En quelle année Jimmy Carter réunit-il Menahem Begin et Anouar el-Sadate pour la signature du premier traité de paix entre Israël et un pays arabe ?

En 1998
En 1979
En 2018
En 1982

En 1979

Explication

En 1979, Jimmy Carter réunit les dirigeants israélien et égyptien pour la signature du premier traité de paix entre Israël et un pays arabe. 1998 renvoie à la création de la Cour pénale internationale, tandis que 2018 correspond à une autre médiation.

4. Après une guerre coûteuse, deux souverains affaiblis concluent un accord prévoyant une indemnité et une cession de territoire. Quel résultat correspond le mieux aux guerres modernes décrites ici ?

L’annihilation du souverain vaincu après sa capitulation
Une négociation d’intérêts sans destruction totale de l’adversaire
La destruction totale de l’armée adverse avant toute négociation
La disparition complète de l’un des États engagés

Une négociation d’intérêts sans destruction totale de l’adversaire

Explication

Les guerres de l’époque moderne aboutissent rarement à la destruction totale de l’adversaire : des souverains affaiblis négocient souvent des indemnités ou des conquêtes territoriales. L’annihilation et la disparition complète d’un État ne sont pas le résultat habituel décrit.

5. Depuis les années 1980, quel rôle joue l’axe maritime passant notamment par le canal de Suez dans les échanges mondiaux ?

Il relie principalement l’Europe à l’Inde par une route terrestre.
Il dessert surtout les échanges entre les pays riverains du golfe Persique.
Il relie principalement l’Afrique à l’Amérique par l’Atlantique.
Il constitue l’axe maritime le plus emprunté et relie la Chine à l’Europe.

Il constitue l’axe maritime le plus emprunté et relie la Chine à l’Europe.

Explication

Depuis les années 1980, les passages stratégiques du Moyen-Orient, dont le canal de Suez, forment l’axe maritime le plus emprunté du monde entre la Chine et l’Europe. La route terrestre confond modes de transport, l’Atlantique inverse l’axe concerné et le golfe Persique réduit à tort sa portée mondiale.

6. Une analyse de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022 relève des opérations militaires, des techniques irrégulières, des cyberattaques et de la désinformation. De quel type de guerre s’agit-il ?

Une guerre conventionnelle reposant sur l’affrontement militaire classique
Une guerre irrégulière définie par l’absence de front et de frontière
Une guerre hybride combinant moyens militaires et outils non conventionnels
Une stratégie politique reposant sur la négociation entre adversaires

Une guerre hybride combinant moyens militaires et outils non conventionnels

Explication

La guerre hybride associe puissance militaire, techniques irrégulières, cyberguerre, désinformation et autres outils non conventionnels. La guerre conventionnelle est ici une caractérisation trop étroite, tandis que l’absence de front et la négociation politique renvoient à d’autres notions.

7. Quel objectif correspond à la conception de la paix défendue par la Société des Nations ?

Organiser une alliance militaire pour imposer les décisions aux États récalcitrants
Régler les différends entre États et défendre le pacifisme par une action multilatérale
Délimiter les frontières des États sans intervenir dans leurs différends
Instituer un gouvernement mondial chargé de remplacer les États

Régler les différends entre États et défendre le pacifisme par une action multilatérale

Explication

La SDN cherche à régler les différends entre États et à défendre le pacifisme par une action multilatérale. Une alliance militaire, un simple travail de délimitation frontalière ou un gouvernement mondial ne correspondent pas à cet objectif.

8. Après plusieurs années de blocage du processus de paix, la colonisation s’intensifie et le Hamas contrôle Gaza depuis 2007. Quelle conséquence politique est décrite pour les Palestiniens ?

Le Hamas concurrence l’Autorité palestinienne, tandis que les tensions s’accentuent.
L’Autorité palestinienne concurrence le Hamas, tandis que les tensions diminuent.
Le Hamas remplace l’Autorité palestinienne dans tout le processus de paix.
La colonisation met fin au blocage du processus de paix entre les deux parties.

Le Hamas concurrence l’Autorité palestinienne, tandis que les tensions s’accentuent.

Explication

La prise de contrôle de Gaza par le Hamas en 2007 renforce sa concurrence avec l’Autorité palestinienne, tandis que la colonisation accentue les tensions et que le processus de paix reste bloqué. Remplacer l’Autorité palestinienne généralise à tort le contrôle du Hamas ; la médiation extérieure et la diminution des tensions ne correspondent pas aux faits décrits.

9. En Syrie, depuis 2011, États, communautés comme les Kurdes et groupes terroristes comme Daech et le Front Al-Nosra s’affrontent. Quel effet cette pluralité d’acteurs a-t-elle sur le processus de paix ?

Elle permet aux acteurs de conclure rapidement un accord de paix
Elle transforme le conflit en affrontement entre deux États seulement
Elle rend le processus de paix complexe et le laisse dans l’impasse
Elle fait du refus de négocier d’un groupe l’unique obstacle au processus

Elle rend le processus de paix complexe et le laisse dans l’impasse

Explication

En Syrie, l’affrontement de nombreux acteurs de natures différentes rend le processus de paix complexe et le laisse dans l’impasse. La situation ne correspond ni à un accord rapidement conclu, ni à un duel entre deux États, ni à un obstacle réduit au refus d’un seul groupe.

10. Après un cessez-le-feu, un territoire ne connaît plus de combats, mais les conditions d’un développement économique et social harmonieux ne sont pas encore réunies. Quelle notion décrit le mieux cette situation ?

La consolidation post-conflit
La paix négative
La paix positive
La prévention de la reprise du conflit

La paix négative

Explication

Pour Johan Galtung, la paix négative correspond à la simple cessation des combats, tandis que la paix positive suppose aussi des conditions propices à un développement économique et social harmonieux. La consolidation et la prévention désignent des missions liées à l’action après conflit.

11. Un bilan situe les débuts du développement du terrorisme islamiste au Moyen-Orient dans les années 1990, puis relève deux événements après lesquels il prend de l’ampleur. Lesquels ?

Les attentats du 11 septembre et l’invasion américaine de l’Irak.
La première intifada et les accords d’Oslo de 1995.
Le printemps arabe et l’invasion américaine de l’Irak.
Les attentats du 11 septembre et la guerre civile au Yémen.

Les attentats du 11 septembre et l’invasion américaine de l’Irak.

Explication

Le terrorisme islamiste se développe dans la région depuis les années 1990 et prend de l’ampleur après les attentats du 11 septembre et l’invasion américaine de l’Irak. Le printemps arabe, la guerre au Yémen, la première intifada et les accords d’Oslo sont des événements distincts, non identifiés comme les deux facteurs de cet essor.

12. Une guerre civile se termine lorsque les combats cessent et qu’un des adversaires est détruit, sans accord de paix signé. Quelle conclusion générale cela illustre-t-il ?

Sans traité, les combats se poursuivent forcément
Une guerre peut prendre fin sans traité de paix
Un traité de paix est nécessaire pour arrêter les combats
La destruction d’un adversaire équivaut à un traité signé

Une guerre peut prendre fin sans traité de paix

Explication

Certaines guerres prennent fin par l’arrêt des combats ou par la destruction d’un adversaire, sans traité de paix. L’erreur consistant à rendre le traité obligatoire confond accord juridique et cessation des hostilités ; la destruction ne vaut pas signature, et l’absence de traité n’implique pas la poursuite des combats.

13. Un conflit oppose deux États, tandis que les États-Unis, qui n’y sont pas engagés, réunissent les parties pour faciliter un accord. Quel rôle les États-Unis jouent-ils ?

Un rôle de force de maintien de la paix
Un rôle d’organisation internationale
Un rôle de partie directement engagée
Un rôle d’arbitre ou de médiateur

Un rôle d’arbitre ou de médiateur

Explication

Une grande puissance peut peser sur un conflit sans y être engagée, en agissant comme arbitre ou médiateur. La partie directement engagée combat dans le conflit, l’organisation internationale est une autre catégorie d’acteur, et le maintien de la paix désigne une mission distincte.

14. À la fin du Moyen Âge, un roi met en place une armée permanente, nombreuse et placée sous son autorité directe. Quelle transformation politique cette situation illustre-t-elle ?

La mobilisation ponctuelle de forces seigneuriales
La centralisation militaire des États modernes
Le maintien du contrôle militaire de la noblesse
La dépendance du roi envers les grands seigneurs

La centralisation militaire des États modernes

Explication

À partir de la fin du Moyen Âge et de la Renaissance, les États modernes instaurent des armées permanentes et directement soumises au roi. Le contrôle de la noblesse renvoie plutôt à la situation médiévale, tandis que la dépendance envers les seigneurs et les forces temporaires ne décrit pas cette transformation.

15. Après le renversement du régime syrien le 8 décembre 2024, quelle séquence caractérise le conflit qui l’a précédé ?

Des groupes se révoltent contre Bachar el-Assad, Daech se développe durant une guerre très violente, puis le régime est renversé.
Bachar el-Assad se révolte contre les groupes, Daech se développe durant une guerre très violente, puis le régime est renversé.
Des groupes se révoltent contre Bachar el-Assad, Daech se développe après la guerre, puis le régime est renversé.
Des groupes se révoltent contre Bachar el-Assad, Daech se développe durant une guerre très violente, puis le régime se maintient.

Des groupes se révoltent contre Bachar el-Assad, Daech se développe durant une guerre très violente, puis le régime est renversé.

Explication

Le conflit syrien voit des groupes se soulever contre Bachar el-Assad, tandis que Daech se développe au cours d’une guerre extrêmement violente, avant le renversement du régime le 8 décembre 2024. Le développement de Daech après la guerre déplace le moment, le maintien du régime contredit son renversement, et l’insurrection de Bachar el-Assad inverse les acteurs.

16. Lors d’un vote à l’Assemblée générale de l’ONU, chaque État dispose d’une voix. Un projet est ensuite examiné au Conseil de sécurité, où cinq États ont un droit de veto. Quelle distinction institutionnelle s’applique ?

Veto pour tous les États au Conseil de sécurité, vote réservé à cinq à l’Assemblée générale
Une voix par État dans les deux organes, sans veto au Conseil de sécurité
Une voix par État à l’Assemblée générale, veto pour cinq États au Conseil de sécurité
Veto pour cinq États à l’Assemblée générale, une voix par État au Conseil de sécurité

Une voix par État à l’Assemblée générale, veto pour cinq États au Conseil de sécurité

Explication

À l’Assemblée générale, chaque État possède une voix, alors que cinq États disposent du droit de veto au Conseil de sécurité. Le veto n’est pas un pouvoir de l’Assemblée générale et les Casques bleus relèvent du maintien de la paix.

17. Quel bilan caractérise l’intervention américaine en Irak en 2003 ?

Un retrait américain face à l’avancée des Talibans et à leur retour au pouvoir
Une désorganisation totale du pays et le développement de groupes terroristes dans la région
Un déploiement de l’ONU et la mise en place d’une administration internationale
Une stabilisation durable du pays et la disparition des tensions régionales

Une désorganisation totale du pays et le développement de groupes terroristes dans la région

Explication

L’intervention américaine en Irak en 2003 s’est conclue par une désorganisation totale du pays et le développement de groupes terroristes dans la région. Le retrait face aux Talibans concerne l’Afghanistan en 2021, et les bilans de stabilisation durable ou d’administration de l’ONU ne correspondent pas à ce cas.

18. Un État cherche à négocier avec un groupe terroriste qui refuse tout dialogue. Quel obstacle empêche les négociations d’aboutir ?

Les déplacements et les famines entravent la pacification de la région
La population ne bénéficie pas de conditions de développement social
Les acteurs sont trop nombreux et défendent des intérêts divergents
Le groupe ne souhaite pas négocier avec l’État

Le groupe ne souhaite pas négocier avec l’État

Explication

Quand un groupe terroriste ne souhaite pas négocier, les pourparlers entre ce groupe et un État deviennent impossibles. La multiplicité des acteurs, le manque de développement et les conséquences humanitaires sont d’autres difficultés, mais ne décrivent pas le refus de dialogue ciblé ici.

19. Des armées régulières de deux États du Moyen-Orient s’affrontent au cours d’un conflit entre 1948 et les années 1990. Dans quelle catégorie ce conflit s’inscrit-il principalement ?

Un conflit asymétrique opposant un État à un groupe non étatique.
Un conflit interne opposant des factions d’un même État.
Une intervention internationale dirigée contre un État.
Un conflit interétatique.

Un conflit interétatique.

Explication

Un conflit interétatique oppose les armées régulières d’États, ce qui correspond à la situation décrite. La guerre civile concerne des factions internes, le conflit asymétrique oppose généralement un État à un acteur non étatique, et l’intervention internationale désigne une autre forme d’implication.

20. Pendant la guerre froide, les États-Unis et l’URSS utilisent leur droit de veto au Conseil de sécurité. Quel effet cela a-t-il sur l’action de l’ONU ?

Cela prive l’ONU de sa force de maintien de la paix
Cela empêche l’ONU d’accomplir pleinement ses missions
Cela réduit le nombre d’États représentés à l’Assemblée générale
Cela permet à l’ONU d’imposer plus facilement ses décisions

Cela empêche l’ONU d’accomplir pleinement ses missions

Explication

L’usage du veto par les États-Unis et l’URSS freine l’action du Conseil de sécurité et empêche l’ONU d’accomplir pleinement ses missions. Le veto ne facilite pas les décisions, ne réduit pas le nombre de membres et ne supprime pas les Casques bleus.

21. Une crise menace le passage des pétroliers par un détroit séparant l’Iran d’Oman, à l’entrée du golfe Arabo-Persique. Quel enjeu stratégique est directement concerné ?

L’approvisionnement pétrolier mondial par le détroit d’Ormuz
Le transit maritime du pétrole par le détroit de Gibraltar
Le transport terrestre du pétrole entre l’Iran et Oman
L’exportation régionale de gaz par le détroit de Bab el-Mandeb

L’approvisionnement pétrolier mondial par le détroit d’Ormuz

Explication

Le détroit d’Ormuz, entre l’Iran et Oman, constitue une artère vitale de l’approvisionnement pétrolier mondial. Le transport terrestre confond le mode de circulation, Bab el-Mandeb est un autre détroit et Gibraltar se trouve à l’entrée de la Méditerranée.

22. Dans un conflit, les combattants sont mobilisés au front tandis que les civils et les activités de l’arrière contribuent aussi à l’effort de guerre. Comment qualifier ce type de guerre ?

Une guerre idéologique opposant des doctrines
Une guerre interétatique limitée aux armées régulières
Une guerre totale engageant front et arrière
Une guerre militaire concentrée sur le front

Une guerre totale engageant front et arrière

Explication

Une guerre totale engage l’ensemble de la société, au front comme à l’arrière. La guerre interétatique désigne un conflit entre États, tandis que limiter l’engagement aux armées ou le définir par les idéologies ne rend pas compte de cette mobilisation générale.

23. En 1914, deux États-nations entrent en guerre et présentent la défense de leur nation comme leur objectif suprême. Quelle caractéristique de la Première Guerre mondiale cette situation illustre-t-elle ?

La lutte entre communautés au sommet des objectifs de guerre
La diffusion d’une idéologie au sommet des objectifs de guerre
La mobilisation de l’ensemble de la société au sommet des objectifs de guerre
La défense de la nation au sommet des objectifs de guerre

La défense de la nation au sommet des objectifs de guerre

Explication

La Première Guerre mondiale oppose des États-nations qui placent la défense de la nation au sommet de leurs objectifs. L’enjeu idéologique dominant renvoie davantage à la Seconde Guerre mondiale, la mobilisation générale caractérise la guerre totale et les combats entre communautés ne définissent pas ici le conflit.

24. Quelle année marque la fin de la guerre de Trente Ans par les traités de Westphalie, issus d’une vaste conférence internationale de négociation ?

1618
1648
1919
1815

1648

Explication

Les traités de Westphalie sont conclus en 1648 et mettent fin à la guerre de Trente Ans après une vaste conférence de négociation. 1815 renvoie au Congrès de Vienne, 1919 à l’après-Première Guerre mondiale, et 1618 au début de la guerre de Trente Ans.

25. Après l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990, quelle séquence décrit correctement l’action internationale qui conduit au retrait irakien ?

Une coalition menée par les États-Unis attaque d’abord, puis l’ONU condamne l’invasion et exige le retrait irakien.
L’ONU condamne l’invasion et exige le retrait, puis une coalition menée par les États-Unis attaque l’Irak en janvier-février 1991.
L’Irak se retire après les résolutions de l’ONU, puis la coalition attaque les forces irakiennes au Koweït.
L’ONU lance seule l’offensive en janvier-février 1991, puis une coalition impose les résolutions de retrait.

L’ONU condamne l’invasion et exige le retrait, puis une coalition menée par les États-Unis attaque l’Irak en janvier-février 1991.

Explication

Après l’invasion, l’ONU condamne l’action irakienne et exige le retrait par des résolutions ; une coalition de 35 pays menée par les États-Unis attaque ensuite en janvier et février 1991, ce qui oblige l’Irak à se retirer. L’attaque ne précède pas les résolutions et n’est pas menée par l’ONU seule.

26. Dans un conflit, des groupes non étatiques interviennent, il n’existe pas de front clairement délimité et les armées régulières ne s’affrontent pas nécessairement. Quelle notion décrit ce type de guerre ?

La guerre irrégulière
La paix négociée
La guerre hybride
La guerre interétatique

La guerre irrégulière

Explication

La guerre irrégulière est une guerre sans front et sans frontière, dans laquelle les États ne sont pas les seuls acteurs et les armées régulières ne s’affrontent pas nécessairement. La guerre hybride combine plusieurs moyens de combat, tandis que la guerre interétatique suppose un affrontement entre États.

27. Dans un État du XIXe siècle, une partie de la population se soulève contre le pouvoir en place pour obtenir l’indépendance. De quel type de guerre s’agit-il ?

Une guerre d’indépendance à l’intérieur d’un État
Une révolte intérieure sans revendication d’indépendance
Une guerre d’occupation entre une armée étrangère et un État
Une guerre interétatique entre deux puissances souveraines

Une guerre d’indépendance à l’intérieur d’un État

Explication

Au XIXe siècle, une guerre d’indépendance oppose, à l’intérieur d’un État, le pouvoir en place à une partie de la population qui réclame l’indépendance. Une guerre interétatique oppose deux États, tandis qu’une révolte sans cette revendication ou un conflit contre une armée étrangère correspond à une autre situation.

28. Pour comprendre une rivalité régionale qui accentue les tensions au Moyen-Orient, quelle distinction confessionnelle faut-il retenir entre l’Arabie saoudite et l’Iran ?

L’Arabie saoudite est chiite et l’Iran est sunnite.
L’Arabie saoudite est chiite et l’Iran est chiite.
L’Arabie saoudite est sunnite et l’Iran est sunnite.
L’Arabie saoudite est sunnite et l’Iran est chiite.

L’Arabie saoudite est sunnite et l’Iran est chiite.

Explication

La distinction est que l’Arabie saoudite est sunnite et l’Iran chiite, et leur rivalité accentue les tensions régionales. L’inversion échange leurs appartenances ; les deux autres réponses attribuent à tort la même confession aux deux États.

29. Un conflit oppose des États, comporte un affrontement idéologique marqué et expose directement les populations civiles aux violences. Quelle caractéristique correspond le mieux à cette situation ?

La dissuasion empêchant un affrontement direct entre deux puissances
La défense de la nation comme objectif suprême du conflit
La mobilisation de toute la société au front et à l’arrière
La dimension idéologique et les violences touchant directement les civils

La dimension idéologique et les violences touchant directement les civils

Explication

La Seconde Guerre mondiale oppose des États, mais sa dimension idéologique est importante et les civils sont directement concernés par les violences. La défense nationale renvoie à la caractérisation de la Première Guerre mondiale, la mobilisation générale définit la guerre totale et la dissuasion nucléaire concerne l’équilibre de la terreur.

30. Un État affirme qu’il peut déclarer la guerre et conclure la paix en vertu de sa souveraineté. À quel ordre cette conception appartient-elle ?

À l’ordre impérial
À l’ordre de l’équilibre européen
À l’ordre de la médiation multilatérale
À l’ordre westphalien

À l’ordre westphalien

Explication

L’ordre westphalien repose sur la souveraineté des États, qui détiennent le monopole de la déclaration de guerre et de la conclusion de la paix. L’autorité impériale renvoie à une autre forme de pouvoir, l’équilibre européen à une logique de rapports de force et la médiation multilatérale à un mécanisme de négociation.

31. Un débat sur Israël et les Palestiniens porte sur le contrôle d’un territoire et sur les droits politiques de ses habitants. Quelle interprétation caractérise le mieux ce conflit ?

Un conflit surtout opposant des États pour contrôler les routes maritimes.
Un conflit surtout lié au partage des ressources pétrolières régionales.
Un conflit surtout territorial et politique, plutôt que religieux.
Un conflit surtout religieux, plutôt que territorial et politique.

Un conflit surtout territorial et politique, plutôt que religieux.

Explication

Le conflit israélo-palestinien est davantage territorial et politique que religieux. La lecture religieuse surestime ce facteur, tandis que le pétrole et les routes maritimes renvoient à d’autres enjeux stratégiques régionaux.

32. Quelle caractéristique décrit le mieux le poids pétrolier des pays du Moyen-Orient ?

Ils détiennent environ la moitié des réserves mondiales connues, mais figurent parmi les principaux consommateurs.
Ils détiennent environ un quart des réserves mondiales connues et comptent parmi les premiers producteurs.
Ils détiennent environ la moitié des réserves mondiales connues et comptent parmi les premiers producteurs.
Ils possèdent la majorité des réserves mondiales connues, sans compter parmi les grands producteurs.

Ils détiennent environ la moitié des réserves mondiales connues et comptent parmi les premiers producteurs.

Explication

Les pays du Moyen-Orient détiennent environ la moitié des réserves mondiales connues de pétrole et figurent parmi les premiers producteurs. Le quart sous-estime leur part, le rôle de consommateurs confond production et consommation, et la majorité surestime les réserves.

33. Dans un pays où les combats ont cessé, mais où la population ne bénéficie pas de conditions favorables à son développement social et économique, quel élément manque à l’établissement d’une paix durable ?

Le retrait immédiat de toutes les forces internationales présentes
La réunion des conditions de développement social et économique de la population
La reconstruction prioritaire des capacités militaires de l’État
Le déploiement permanent d’une force armée de maintien de la paix

La réunion des conditions de développement social et économique de la population

Explication

Une paix durable suppose que la population puisse bénéficier de conditions de développement social et économique. La fin des combats ne suffit pas, tandis que le retrait des forces, leur déploiement permanent ou la reconstruction militaire ne constituent pas la condition énoncée.

34. En 1991, l’éclatement d’un pays entraîne la création de nouveaux États et de violents affrontements entre communautés. Quel événement correspond à cette situation ?

L’éclatement de la Yougoslavie
La partition de l’Allemagne
L’invasion de l’Ukraine par la Russie
La guerre civile en Angola

L’éclatement de la Yougoslavie

Explication

Dès 1991, l’éclatement de la Yougoslavie donne naissance à de nouveaux États et provoque de violents combats entre communautés. La partition de l’Allemagne relève de la guerre froide, l’invasion de l’Ukraine date de 2022 et les guerres civiles en Angola ne correspondent pas à ce cas.

35. Pour agir dans un conflit régional, des puissances étrangères soutiennent un processus de paix, font adopter une résolution du Conseil de sécurité ou déploient des forces armées. De quelles formes d’intervention s’agit-il ?

De sanctions économiques, d’accords commerciaux ou de médiations privées.
De résolutions du Conseil de sécurité, de processus de paix ou d’interventions armées.
De garanties bilatérales, d’embargos pétroliers ou d’opérations de maintien de l’ordre.
De déclarations diplomatiques, d’aide humanitaire ou de missions d’observation.

De résolutions du Conseil de sécurité, de processus de paix ou d’interventions armées.

Explication

Les puissances internationales interviennent par des résolutions du Conseil de sécurité, des processus de paix ou des interventions armées. Les sanctions, l’aide ou les garanties peuvent être des outils d’action, mais ne reprennent pas ici les trois formes établies.

36. Dans les années 1930, une organisation internationale doit répondre à l’intervention italienne en Éthiopie et à l’expansion de l’Allemagne nazie. Quelle limite explique son incapacité à faire cesser ces actions ?

Elle ne peut agir qu’après des référendums territoriaux
Elle ne possède pas d’armée pour faire cesser ces actions
Elle ne cherche pas à régler les différends entre États
Elle est paralysée par le veto de l’ONU

Elle ne possède pas d’armée pour faire cesser ces actions

Explication

La SDN ne possède pas d’armée et ne parvient pas à arrêter l’intervention italienne en Éthiopie ni l’expansion nazie. Les référendums servent à régler certains conflits territoriaux, tandis que le veto concerne l’ONU.

37. Un groupe armé affirme vouloir instaurer un régime islamiste dans le monde musulman et privilégie des attentats à l’échelle planétaire plutôt que la négociation politique. À quel modèle cette stratégie correspond-elle ?

À une lutte armée visant l’indépendance d’un territoire
À une stratégie de négociation visant un compromis avec l’adversaire
Au modèle de mouvements dont le terrorisme accompagne une stratégie politique négociable
Au modèle d’Al-Qaïda et de Daech

Au modèle d’Al-Qaïda et de Daech

Explication

Al-Qaïda et Daech visent l’instauration de régimes islamistes et privilégient la multiplication d’attentats à l’échelle planétaire plutôt que la négociation politique. Les mouvements dont le terrorisme s’inscrit dans une stratégie politique négociable suivent une logique distincte; la négociation et l’indépendance territoriale ne décrivent pas le modèle donné.

38. Après la signature d’un accord, l’ONU déploie une action visant à consolider la paix et à empêcher que les combats reprennent. À quelle mission essentielle cette action correspond-elle ?

L’intervention militaire au cours du conflit
La négociation et la signature de l’accord de paix
La mise en place des structures d’un nouvel État
La consolidation de la paix et la prévention de sa reprise

La consolidation de la paix et la prévention de sa reprise

Explication

L’ONU a pour missions essentielles de consolider la paix après un conflit et de prévenir sa reprise. Négocier un accord, intervenir pendant les combats ou administrer un nouvel État sont des activités distinctes.

39. Après la signature d’un armistice à Panmunjeom en 1953, quel statut décrit le mieux la situation entre les deux Corées ?

Le conflit prend officiellement fin par un traité de paix
Les combats cessent, mais le conflit reste officiellement en cours
Une suspension provisoire des combats est décidée sans armistice
Les combats continuent malgré la signature de l’armistice

Les combats cessent, mais le conflit reste officiellement en cours

Explication

L’armistice de Panmunjeom met fin aux combats en 1953, mais ne met pas officiellement fin au conflit entre les deux Corées. Confondre armistice et traité de paix conduit à déclarer le conflit terminé ; l’armistice marque bien l’arrêt des combats et a été signé.

40. Un souverain poursuit une guerre pour obtenir un territoire, mais limite ses opérations en fonction de ses intérêts politiques et des moyens disponibles. Comment Clausewitz qualifierait-il cette guerre ?

Une guerre réelle, définie par l’anéantissement de l’adversaire
Une guerre absolue, orientée vers la destruction totale
Une guerre absolue, réglée par des objectifs territoriaux limités
Une guerre réelle, limitée par les intérêts politiques

Une guerre réelle, limitée par les intérêts politiques

Explication

La guerre réelle est limitée par les objectifs politiques et les moyens consentis, contrairement à la guerre absolue, orientée vers la destruction totale de l’adversaire. L’annihilation correspond à la logique de la guerre absolue, et non à une guerre limitée par des intérêts politiques.

41. Quelle institution internationale est créée en 1919 à l’initiative de Woodrow Wilson pour établir la paix par la sécurité collective ?

Le Conseil de l’Europe
L’Organisation des Nations Unies
La Cour permanente d’arbitrage
La Société des Nations

La Société des Nations

Explication

La Société des Nations est créée en 1919 à l’initiative de Woodrow Wilson comme première institution internationale de sécurité collective. L’ONU est fondée en 1945, la Cour permanente d’arbitrage est antérieure, et le Conseil de l’Europe est une autre organisation.

42. Après 1945, un bilan géopolitique fait apparaître moins de conflits entre États, mais davantage de tensions globales et de guerres civiles. Quelle évolution l’explique le mieux ?

Les conflits entre États diminuent, tandis que tensions globales et guerres civiles augmentent
Les guerres civiles disparaissent, tandis que les tensions globales restent stables
Les conflits entre États diminuent grâce à l’ONU, et les guerres civiles reculent aussi
Les conflits entre États augmentent, tandis que tensions globales et guerres civiles diminuent

Les conflits entre États diminuent, tandis que tensions globales et guerres civiles augmentent

Explication

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les conflits entre États diminuent fortement, notamment grâce à l’ONU et aux grandes puissances, tandis que tensions globales et guerres civiles augmentent. Inverser ces tendances ou faire reculer les guerres civiles contredit cette évolution.

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Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Paix et conflits au Moyen-Orient.

Que créent les États modernes à partir de la fin du Moyen Âge ?

Des armées permanentes, nombreuses et soumises au roi.

Qui distingue la guerre absolue de la guerre réelle dans De la guerre ?

Carl von Clausewitz.

Comment les souverains affaiblis concluent-ils souvent les guerres modernes ?

En négociant des indemnités ou des conquêtes territoriales.

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