QCM : Philosophie du temps (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans les *Odes*, I, 11, que conseille Horace au sujet de la durée de sa vie et des nombres babyloniens ?

Chercher à connaître le terme de sa vie sans recourir aux nombres babyloniens.
Consulter les nombres babyloniens pour mieux préparer la fin de sa vie.
Éviter de chercher à connaître le terme de sa vie et de se risquer aux nombres babyloniens.
Calculer la durée probable de sa vie à l’aide des nombres babyloniens.

Éviter de chercher à connaître le terme de sa vie et de se risquer aux nombres babyloniens.

Explication

Horace recommande de ne pas chercher à connaître le terme de sa vie et de ne pas s’aventurer dans les nombres babyloniens. Les consulter pour prévoir la durée de la vie inverse précisément cette mise en garde.

2. Quel conseil Horace formule-t-il dans les *Odes*, I, 11, au sujet du jour présent et du lendemain ?

Consacrer le jour présent à prévoir les événements du lendemain.
Reporter les plaisirs du jour présent jusqu’à connaître le lendemain.
Cueillir le jour en se fiant le moins possible au lendemain.
Préserver le jour présent en organisant soigneusement le lendemain.

Cueillir le jour en se fiant le moins possible au lendemain.

Explication

Horace invite à saisir le jour présent sans placer beaucoup de confiance dans le lendemain. Prévoir soigneusement l’avenir ne correspond pas à ce conseil de détachement envers le lendemain.

3. Pour Augustin, comment le passé et l’avenir sont-ils présents à l’esprit ?

Le passé par des images gravées dans la mémoire, et l’avenir par ses causes ou ses signes annonciateurs.
Le passé par des signes annonciateurs, et l’avenir par des images gravées dans la mémoire.
Le passé par des images anticipées, et l’avenir par des traces laissées dans la mémoire.
Le passé par ses causes futures, et l’avenir par les souvenirs conservés dans la mémoire.

Le passé par des images gravées dans la mémoire, et l’avenir par ses causes ou ses signes annonciateurs.

Explication

Augustin associe les images conservées dans la mémoire au passé, et les causes ou signes annonciateurs à l’avenir. Inverser ces deux rapports constitue une confusion entre les formes de présence du passé et de l’avenir.

4. Comment Augustin caractérise-t-il l’existence du passé, de l’avenir et du présent ?

Le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore et le présent demeure toujours présent.
Le passé demeure présent, l’avenir est déjà présent et le présent reste durablement présent.
Le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore et le présent ne demeure pas toujours présent.
Le passé est à venir, l’avenir appartient au passé et le présent subsiste hors du temps.

Le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore et le présent ne demeure pas toujours présent.

Explication

Augustin souligne que le passé n’existe plus, que l’avenir n’existe pas encore et que le présent ne se maintient pas toujours comme présent. L’idée d’un présent durable contredit ce caractère fugitif.

5. Quelle image Montalone emploie-t-il pour décrire l’impossibilité de saisir l’être d’une chose en changement ?

Un miroir qui conserve l’image d’un objet en mouvement
Une flamme qui demeure identique malgré les variations de lumière
Une pierre qui révèle sa forme sous l’action du temps
De l’eau qui s’échappe lorsqu’on essaie de la retenir dans ses mains

De l’eau qui s’échappe lorsqu’on essaie de la retenir dans ses mains

Explication

L’image de l’eau souligne que l’être d’une chose changeante échappe à celui qui tente de le saisir. La flamme peut évoquer le changement, mais ce n’est pas la comparaison formulée par Montalone.

6. Dans *De l’habitude* (1838), quel changement Ravaisson associe-t-il à la continuité et à la répétition d’un mouvement ?

L’effort ressenti pendant le mouvement diminue progressivement.
La sensation du mouvement se transforme en fatigue persistante.
Le mouvement exige une attention consciente de plus en plus soutenue.
La précision du mouvement diminue à mesure qu’il devient familier.

L’effort ressenti pendant le mouvement diminue progressivement.

Explication

Pour Ravaisson, la continuité et la répétition rendent l’effort éprouvé dans le mouvement moins important. La répétition ne conduit pas à une attention toujours plus soutenue : elle favorise plutôt l’habitude et la spontanéité.

7. Chez Lagneau, quel rôle l’étendue joue-t-elle dans le rapport de l’être humain aux choses ?

Elle sépare la pensée subjective de la réalité objective.
Elle manifeste la puissance que nous pouvons exercer sur les choses.
Elle transforme les choses possibles en souvenirs présents.
Elle exprime l’impuissance à retenir les choses dans le temps.

Elle manifeste la puissance que nous pouvons exercer sur les choses.

Explication

Pour Lagneau, l’étendue marque notre puissance sur les choses, tandis que le temps indique notre impuissance. L’idée d’impuissance à retenir les choses dans le temps concerne le rôle du temps, et non celui de l’étendue.

8. En quelle année Nietzsche imagine-t-il, dans *Le Gai Savoir*, qu’un démon annonce la répétition éternelle de chaque détail de la vie ?

En 1872
En 1902
En 1892
En 1882

En 1882

Explication

Le passage du *Gai Savoir* présentant cette annonce du démon est daté de 1882. Cette date concerne la formulation de l’expérience de pensée, et non une publication postérieure de Nietzsche.

9. Comment la réflexion de Nietzsche sur l’éternel retour se distingue-t-elle de celle de Bergson sur l’action humaine ?

Nietzsche associe l’évaluation de l’action à la réduction des opérations laborieuses, tandis que Bergson distingue les durées mesurables du temps fondamental.
Nietzsche soutient que l’action transforme la signification du passé, tandis que Bergson affirme que le présent est le seul temps réel.
Nietzsche explique que l’action condense les oscillations matérielles en une sensation, tandis que Bergson demande si l’on voudrait répéter chaque détail de sa vie.
Nietzsche invite à évaluer une action en se demandant si l’on voudrait la revivre indéfiniment, tandis que Bergson décrit comment l’action mobilise le passé dans le présent pour orienter l’avenir.

Nietzsche invite à évaluer une action en se demandant si l’on voudrait la revivre indéfiniment, tandis que Bergson décrit comment l’action mobilise le passé dans le présent pour orienter l’avenir.

Explication

Nietzsche propose de juger une action à l’aune de son désir de la revivre éternellement, alors que Bergson souligne le rôle du passé embrassé dans le présent pour soutenir l’action vers l’avenir. La condensation des oscillations en une sensation relève aussi de Bergson, mais ne définit pas le contraste demandé.

10. Quel philosophe affirme que l’événement historique peut transformer la signification du passé et modifier l’individu de l’intérieur ?

Jean-Paul Sartre, dans sa réflexion sur l’événement historique
Henri Bergson, dans sa réflexion sur l’action humaine
André Comte-Sponville, dans sa réflexion sur le présent réel
Ernst Jünger, dans sa réflexion sur l’événement historique

Jean-Paul Sartre, dans sa réflexion sur l’événement historique

Explication

Sartre soutient que l’événement historique transforme le sens du passé et peut modifier l’être de l’individu, notamment ses possibilités d’action et sa position sociale. Jünger est également associé à la transformation de la signification du passé, mais l’idée de modification intérieure par l’événement historique est ici attribuée à Sartre.

11. Quelle conséquence découle de l’irréversibilité du temps selon Jankélévitch, par contraste avec la volonté humaine ?

La direction du temps peut être forcée par une décision, tandis que la volonté résiste à toute persuasion.
La direction du temps ne peut être modifiée ni par la force ni par la persuasion, même si la volonté peut être infléchie par la persuasion.
La direction du temps peut être infléchie par la persuasion, tandis que la volonté ne cède qu’à la force.
La direction du temps dépend des choix humains, tandis que la volonté suit un cours irréversible.

La direction du temps ne peut être modifiée ni par la force ni par la persuasion, même si la volonté peut être infléchie par la persuasion.

Explication

Jankélévitch distingue la volonté, que la persuasion peut parfois infléchir, du temps, dont la direction ne se laisse ni forcer ni persuader. L’idée que la persuasion pourrait modifier le cours du temps transpose à tort au temps une possibilité qu’il attribue à la volonté.

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Quel conseil Horace donne-t-il dans les *Odes*, I, 11, sur le jour présent ?

Il conseille de cueillir le jour en se fiant le moins possible au lendemain.

Quelle distinction temporelle Augustin formule-t-il dans *Les Confessions*, XI, 14/18, 401 ?

Le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore et le présent ne demeure pas toujours présent.

Selon Augustin, sous quelle forme le passé est-il présent à l’esprit ?

Par des images gravées dans la mémoire.

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