QCM : Pirogues et navigation traditionnelle (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle explication Andrew Sharp défend-il dans son ouvrage de 1957 pour rendre compte de la découverte des îles polynésiennes ?

Une migration depuis l’Amérique du Sud
Des voyages volontaires par navigation maîtrisée
Des découvertes accidentelles par dérive
Des itinéraires établis par simulation informatique

Des découvertes accidentelles par dérive

Explication

Sharp s’appuie sur le récit d’une dérive de Tahitiens jusqu’à Atiu pour défendre l’idée de découvertes accidentelles. La navigation volontaire contredit cette thèse, l’origine sud-américaine est une autre hypothèse, et les simulations informatiques sont des travaux ultérieurs.

2. Une équipe étudie des simulations informatiques et mène des essais en mer pour vérifier si les îles polynésiennes pouvaient être atteintes par des voyages planifiés. Quelle conclusion ces démarches contribuent-elles à remettre en question ?

Le récit de Cook sur la dérive jusqu’à Atiu
La rencontre entre Cook et les Hawaïens
L’idée de transferts polynésiens vers l’Amérique du Sud
La thèse des découvertes accidentelles

La thèse des découvertes accidentelles

Explication

Depuis les années 1970, les expérimentations maritimes et les simulations informatiques remettent en question la thèse des découvertes accidentelles. Les transferts vers l’Amérique du Sud sont une autre question, le récit de Cook sert de base à Sharp et sa rencontre avec les Hawaïens ne constitue pas la conclusion de ces démarches.

3. Un chercheur veut déterminer la forme, la taille et les matériaux d’une ancienne pirogue à partir d’archives disponibles. Quel type de documents lui fournit ces renseignements ?

Les fragments de bois, les zones humides et les sites funéraires
Les simulations informatiques, les courants et les itinéraires
Les modèles réduits, les musées et les études de navigation
Les récits occidentaux, les témoignages et les iconographies

Les récits occidentaux, les témoignages et les iconographies

Explication

Les récits occidentaux, les témoignages et les iconographies renseignent sur les formes, les caractéristiques, les tailles et les matériaux des pirogues. Les fragments sont des vestiges archéologiques, les simulations portent sur la navigation et les modèles réduits ne sont pas les sources documentaires visées ici.

4. Des archéologues recherchent des pirogues anciennes en bois et doivent choisir des lieux où des vestiges ont été préservés. Quel constat doit guider leur recherche ?

Les vestiges sont fréquents, car les zones humides dégradent moins les matériaux organiques
Les vestiges sont rares, mais des fragments ont été préservés dans des zones humides de Huahine, de Nouvelle-Zélande et d’Hawaï
Les vestiges sont fréquents, car le bois résiste bien dans les sites côtiers de Polynésie
Les vestiges sont rares, mais les fragments se trouvent surtout dans les sites secs de Tahiti et d’Atiu

Les vestiges sont rares, mais des fragments ont été préservés dans des zones humides de Huahine, de Nouvelle-Zélande et d’Hawaï

Explication

Le bois étant périssable, les vestiges de pirogues sont rares, mais des fragments ont été préservés dans les zones humides de Huahine, de Nouvelle-Zélande et d’Hawaï. La résistance générale du bois et l’abondance des vestiges sont des confusions sur sa conservation; les sites secs ne correspondent pas aux lieux de préservation indiqués.

5. Qu’est-ce qui caractérise la configuration d’un pahi océanien ?

Une coque étroite à fond plat, équipée de plusieurs rangées de rameurs.
Une coque en U sans membrures, accompagnée d’un ou deux balanciers.
Deux coques en U sans membrures, réunies par une plateforme arrière.
Deux coques en V avec membrures, reliées par une plateforme centrale.

Deux coques en V avec membrures, reliées par une plateforme centrale.

Explication

Le pahi se distingue par ses deux coques en V dotées de membrures et par une plateforme centrale, qui peut abriter l’équipage. La coque en U avec balancier décrit plutôt le va’a.

6. Quelle adaptation les Pa’umotu ont-ils développée pour leurs pirogues face aux conditions des atolls bas, notamment aux bancs de sable et aux coraux ?

Ils ont remplacé les balanciers par une plateforme centrale couverte.
Ils ont allongé les coques et réduit le nombre de rameurs.
Ils ont privilégié des radeaux de roseaux pour traverser les lagons.
Ils ont construit des modèles larges pour mieux s’adapter à ces conditions.

Ils ont construit des modèles larges pour mieux s’adapter à ces conditions.

Explication

Les Pa’umotu ont adapté leurs pirogues aux atolls bas et à leurs obstacles, notamment en construisant des modèles larges. Les radeaux de roseaux sont associés à Mangareva, où le manque de bois limitait la construction des va’a.

7. À quoi sert une écope à bord d’une pirogue ?

À guider la couture des planches de la coque
À maintenir les voiles en pandanus déployées
À retirer l’eau accumulée dans la coque
À attacher la pirogue pour éviter qu’elle dérive

À retirer l’eau accumulée dans la coque

Explication

L’écope est un ustensile muni d’un récipient creux qui permet de vider l’eau de la pirogue. Une ancre sert plutôt à amarrer l’embarcation afin de limiter sa dérive.

8. Quel problème de navigation hauturière le maître navigateur doit-il résoudre en évaluant constamment les effets du vent, de la houle et des courants ?

Compenser la dérive afin de maintenir le cap fixé
Estimer la profondeur afin d’éviter les récifs
Identifier les vents afin de prévoir les périodes El Niño
Repérer les étoiles afin de déterminer la saison

Compenser la dérive afin de maintenir le cap fixé

Explication

L’évaluation de la dérive causée par le vent, la houle et les courants permet au navigateur de corriger sa trajectoire et de garder le cap. La connaissance des vents régionaux aide à comprendre les conditions de navigation, mais ne remplace pas cette compensation de la dérive.

9. Quelle comparaison décrit le mieux les moyens qui ont contribué à revitaliser la navigation traditionnelle et le voyage inaugural de Hokule’a en 1976 ?

Les courses de va’a et les écoles ont soutenu la revitalisation, tandis que Hokule’a a relié Hawaï à Tahiti sans instrument grâce aux étoiles.
Les écoles de navigation ont soutenu la revitalisation, tandis que Hokule’a a relié Hawaï à Tahiti avec des cartes et une boussole.
Les expérimentations maritimes ont soutenu la revitalisation, tandis que Hokule’a a relié Tahiti à Hawaï en suivant les courants.
Les courses de va’a et les écoles ont soutenu la revitalisation, tandis que Hokule’a a relié Tahiti à la Chine avec des instruments.

Les courses de va’a et les écoles ont soutenu la revitalisation, tandis que Hokule’a a relié Hawaï à Tahiti sans instrument grâce aux étoiles.

Explication

Les courses de va’a, les expérimentations maritimes et les écoles de navigation traditionnelle ont participé à la revitalisation, tandis que Hokule’a a effectué son premier voyage d’Hawaï à Tahiti en 1976 sans instrument, en utilisant la navigation aux étoiles. Le voyage Tahiti-Chine en 2010 est associé à O Tahiti Nui Freedom, et non à Hokule’a.

10. Quelle hypothèse l’expédition Kon-Tiki a-t-elle contribué à soutenir concernant les échanges entre la Polynésie et l’Amérique du Sud ?

Des transferts polynésiens vers l’Amérique du Sud, notamment celui de la patate douce
Des migrations polynésiennes provoquées par des dérives accidentelles vers l’Amérique du Sud
Une navigation européenne ancienne reliant les îles polynésiennes aux côtes sud-américaines
Une origine sud-américaine des Polynésiens par migration vers les îles du Pacifique

Des transferts polynésiens vers l’Amérique du Sud, notamment celui de la patate douce

Explication

Bien que Kon-Tiki ne valide pas une origine sud-américaine des Polynésiens, l’expédition a soutenu l’hypothèse de transferts polynésiens vers l’Amérique du Sud, dont celui de la patate douce. L’idée d’une origine sud-américaine des Polynésiens est précisément l’explication que l’expédition a réfutée.

11. Pourquoi les vestiges de pirogues en bois sont-ils rares, malgré leur importance pour l’étude des anciennes embarcations ?

Parce que les objets retrouvés dans les zones humides sont difficiles à distinguer des épaves récentes.
Parce que les pirogues étaient principalement fabriquées avec des fibres végétales périssables.
Parce que les embarcations étaient démontées après chaque voyage pour réutiliser leurs planches.
Parce que le bois se dégrade, sauf lorsqu’il est préservé dans des milieux humides.

Parce que le bois se dégrade, sauf lorsqu’il est préservé dans des milieux humides.

Explication

Le bois est périssable, ce qui explique la rareté des vestiges, tandis que les zones humides ont permis de préserver certains fragments. L’idée du démontage après chaque voyage n’est pas présentée comme une cause de cette rareté.

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Quelle hypothèse Andrew Sharp défend-il dans *Ancient Voyagers in Polynesia* (1957) ?

L’hypothèse de découvertes accidentelles.

Que documentent les récits occidentaux, les témoignages et les iconographies sur les anciennes pirogues ?

Leurs formes, caractéristiques, tailles et matériaux.

En quelle année James Cook rencontre-t-il les Hawaïens ?

En 1779.

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