QCM : Repères en didactique du FLE — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. À quelle période la finalité communicative de l’enseignement des langues étrangères s’impose-t-elle clairement ?

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle
Dans l’Antiquité grecque et durant le Moyen Âge
Après la généralisation d’Internet au XXIe siècle
Au début du XVIIIe siècle et durant la Renaissance

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle

Explication

La finalité communicative s’impose à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle sous l’effet de pressions sociales, économiques et culturelles. La généralisation d’Internet est bien postérieure à cette évolution historique.

2. Quelle opposition caractérise le mieux les visions humaniste et pragmatique de l’enseignement des langues ?

La vision humaniste s’appuie sur les besoins professionnels, tandis que la vision pragmatique étudie les structures grammaticales.
La vision humaniste privilégie l’oral quotidien, tandis que la vision pragmatique privilégie la traduction des textes littéraires.
La vision humaniste privilégie les textes et la grammaire, tandis que la vision pragmatique privilégie les usages sociaux et la communication.
La vision humaniste rejette les textes littéraires, tandis que la vision pragmatique se concentre sur leur analyse stylistique.

La vision humaniste privilégie les textes et la grammaire, tandis que la vision pragmatique privilégie les usages sociaux et la communication.

Explication

La vision humaniste centre l’apprentissage sur les textes littéraires et les structures grammaticales, alors que la vision pragmatique répond aux besoins sociaux et communicatifs. L’étude des structures linguistiques ne définit donc pas la vision pragmatique.

3. Que désigne le marché du signe dans l’analyse de la communication linguistique ?

Un ensemble scolaire consacré à la description des langues et à la mémorisation de leurs règles.
Un espace économique fondé sur la communication efficace, dont le marché des langues constitue un sous-marché.
Un réseau professionnel destiné à comparer les systèmes grammaticaux de différentes langues.
Un secteur commercial réservé à la traduction littéraire et à la publication des œuvres étrangères.

Un espace économique fondé sur la communication efficace, dont le marché des langues constitue un sous-marché.

Explication

Le marché du signe est un espace économique structuré par la communication efficace, et le marché des langues en est un sous-marché. La description grammaticale relève d’une analyse des systèmes linguistiques, non de cette définition économique.

4. Quelle transformation caractérise l’évolution de la didactique des langues ?

Elle est passée de l’enseignement des usages professionnels à l’étude des textes littéraires.
Elle est passée de la description des systèmes linguistiques à l’analyse des usages communicatifs.
Elle est passée de la communication située à la comparaison historique des familles de langues.
Elle est passée de l’analyse des interactions sociales à la mémorisation des formes grammaticales.

Elle est passée de la description des systèmes linguistiques à l’analyse des usages communicatifs.

Explication

La didactique des langues s’est déplacée d’une approche descriptive des systèmes vers une approche centrée sur leurs usages communicatifs, notamment grâce à la pragmatique et à la sociolinguistique. La mémorisation des formes grammaticales correspond plutôt à l’orientation structuraliste antérieure.

5. Quelle est la principale différence entre l'approche humaniste et la vision pragmatique dans l'enseignement des langues?

L'approche humaniste insiste sur la traduction, tandis que la pragmatique valorise l'apprentissage grammatical.
L'approche humaniste se concentre sur la communication orale, alors que la pragmatique privilégie la lecture et l'écriture.
L'approche humaniste privilégie l'apprentissage individuel, alors que la pragmatique favorise l'apprentissage en groupe.
L'approche humaniste privilégie les textes littéraires et la grammaire, tandis que la pragmatique met l'accent sur les besoins sociaux et la communication pratique.

L'approche humaniste privilégie les textes littéraires et la grammaire, tandis que la pragmatique met l'accent sur les besoins sociaux et la communication pratique.

Explication

L'approche humaniste met l'accent sur la littérature et la grammaire, alors que la vision pragmatique se concentre sur la communication et les besoins sociaux. La première privilégie la connaissance théorique, la seconde l'usage pratique.

6. Quelle finalité a émergé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle dans l'enseignement des langues étrangères, sous l'influence des pressions sociales, économiques et culturelles?

L'apprentissage des usages sociaux
L'acquisition de compétences pragmatiques
La maîtrise des textes littéraires et des structures grammaticales
La finalité communicative

La maîtrise des textes littéraires et des structures grammaticales

Explication

La finalité communicative s'est imposée à cette période, remplaçant l'approche centrée sur la littérature et la grammaire. La maîtrise des textes littéraires et des structures grammaticales était privilégiée dans l'enseignement humaniste, avant cette évolution.

7. Quelle est la fonction principale de la pragmatique dans l'étude du langage?

Se concentrer uniquement sur la transmission d'informations.
Comparer les systèmes linguistiques entre eux.
Analyser le langage comme une activité située et une action sociale.
Étudier la structure grammaticale des langues.

Analyser le langage comme une activité située et une action sociale.

Explication

La pragmatique vise à comprendre le langage comme une activité contextuelle et sociale, en analysant comment il est utilisé dans des situations concrètes. Contrairement à l'étude purement structurelle, elle s'intéresse à l'usage et aux effets des actes de langage.

8. En quelle année la naissance de l’approche communicative a-t-elle été principalement reconnue comme une évolution majeure dans l’enseignement des langues?

Au début des années 1960, avec l’émergence de la pragmatique.
Dans les années 1980, avec la mise en place du CECRL.
Au début des années 2000, avec l’adoption du Cadre européen commun de référence pour les langues.
Dans les années 1970, avec la publication du volume complémentaire du CECRL en 2018.

Dans les années 1970, avec la publication du volume complémentaire du CECRL en 2018.

Explication

La naissance de l’approche communicative est généralement datée des années 1970, notamment avec la publication du volume complémentaire du CECRL en 2018 qui a renforcé cette approche. La référence à 2018 dans cette question est une erreur, mais elle correspond à l’introduction de nouvelles échelles dans le CECRL, qui s’inscrit dans cette évolution.

9. En quoi le modèle communicationnel de Hymes diffère-t-il principalement de l'approche centrée sur la description des systèmes linguistiques?

Il met l'accent sur la compétence de communication dans des contextes sociaux spécifiques.
Il se concentre uniquement sur la grammaire et la phonétique des langues.
Il privilégie l'apprentissage par la mémorisation de textes littéraires.
Il ignore les aspects socioculturels dans l'enseignement des langues.

Il met l'accent sur la compétence de communication dans des contextes sociaux spécifiques.

Explication

Le modèle de Hymes insiste sur la compétence de communication en contexte social, contrairement à une approche purement systématique linguistique. La première option reflète cette orientation, tandis que les autres options minimisent ou ignorent cet aspect.

10. Qui est crédité de la formulation du modèle SPEAKING, qui analyse un événement de communication à partir de plusieurs éléments contextuels et structurels?

Christian Puren
Louis Porcher
Dell Hymes
John Austin

Dell Hymes

Explication

Dell Hymes est l'auteur du modèle SPEAKING, qui décompose un acte de communication en plusieurs composants pour analyser la compétence communicative. John Austin est connu pour ses travaux sur les actes de langage, mais pas pour ce modèle spécifique.

11. Quelles sont les principales causes qui ont conduit à l'émergence de la compétence langagière dans le cadre du CECRL en 2001?

La nécessité de standardiser les niveaux de maîtrise linguistique pour faciliter la mobilité européenne.
L'évolution des finalités éducatives vers une approche plus socioculturelle et communicative.
L'influence des technologies numériques sur la pratique des langues étrangères.
La réduction des programmes d'enseignement linguistique au profit de compétences transversales.

L'évolution des finalités éducatives vers une approche plus socioculturelle et communicative.

Explication

L'introduction de la compétence langagière dans le CECRL résulte de l'évolution vers une approche intégrée, prenant en compte les aspects socioculturels et pragmatiques, pour répondre aux besoins sociaux et professionnels. La standardisation des niveaux a permis une meilleure reconnaissance des compétences, mais ce n'est pas la cause principale de l'émergence de cette notion.

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Quelle finalité de l’enseignement des langues s’impose fin XIXe-début XXe siècle ?

La finalité communicative.

Quelle distinction Marc Blancpain fait-il en 1951 sur le français ?

Il qualifie le français d'« utile » parce qu’il « sert ».

Qu'est-ce que le marché du signe selon Louis Porcher ?

Un espace économique fondé sur la communication efficace.

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