QCM : Repères historiques en psychologie (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle affirmation distingue la naissance officielle de la psychologie de l’ancienneté de ses racines intellectuelles ?

Elle naît officiellement dans l’Antiquité, puis s’appuie sur la philosophie et la médecine au XIXe siècle.
Elle naît officiellement à la Renaissance, bien que ses racines se trouvent dans la médecine médiévale.
Elle naît officiellement au siècle des Lumières, à partir de débats philosophiques sans lien avec la médecine antique.
Elle naît officiellement au XIXe siècle, avec des racines dans la philosophie et la médecine antiques.

Elle naît officiellement au XIXe siècle, avec des racines dans la philosophie et la médecine antiques.

Explication

La psychologie devient une discipline officielle au XIXe siècle, alors que des réflexions qui la nourrissent remontent à la philosophie et à la médecine antiques. L’option qui situe sa naissance officielle dans l’Antiquité confond l’ancienneté de ses racines avec celle de la discipline.

2. Quelle formule d’Ebbinghaus résume le contraste entre l’ancienneté des réflexions psychologiques et celle de la discipline ?

« La psychologie a une courte histoire et un passé limité à la médecine. »
« La psychologie a un passé récent et une histoire qui remonte à l’Antiquité. »
« La psychologie a une longue histoire mais des racines philosophiques récentes. »
« La psychologie a un long passé mais une courte histoire. »

« La psychologie a un long passé mais une courte histoire. »

Explication

La formule d’Ebbinghaus oppose le long passé des réflexions sur le psychisme à l’histoire institutionnelle plus courte de la psychologie. L’idée d’un passé limité à la médecine écarte à tort les racines philosophiques de cette réflexion.

3. Comment l’étude de l’histoire de la psychologie aide-t-elle à analyser les débats contemporains ?

Elle montre comment des débats anciens se prolongent dans des questions comme génétique et environnement ou neurosciences et psychanalyse.
Elle établit que les oppositions anciennes se résolvent en faveur de la génétique et des neurosciences.
Elle démontre que les débats contemporains ont remplacé les questions anciennes sans en conserver les enjeux.
Elle permet de ramener les débats contemporains à une seule opposition entre âme et esprit.

Elle montre comment des débats anciens se prolongent dans des questions comme génétique et environnement ou neurosciences et psychanalyse.

Explication

L’histoire de la psychologie permet de suivre la transformation des débats anciens et d’en repérer les prolongements dans des oppositions contemporaines. L’idée que les enjeux anciens ont disparu ne rend pas compte de ces continuités transformées.

4. Quelle différence caractérise les conceptions de la psyché chez Homère et chez Hésiode ?

Chez Homère, elle anime le corps comme force vitale ; chez Hésiode, elle s’inscrit aussi dans un ordre cosmique et moral.
Chez Homère, elle exprime un ordre cosmique ; chez Hésiode, elle sépare l’âme spirituelle du corps.
Chez Homère, elle se limite à la raison ; chez Hésiode, elle correspond aux désirs matériels de l’être humain.
Chez Homère, elle organise l’ordre moral ; chez Hésiode, elle désigne principalement la force vitale du corps.

Chez Homère, elle anime le corps comme force vitale ; chez Hésiode, elle s’inscrit aussi dans un ordre cosmique et moral.

Explication

Homère présente la psyché comme la force vitale qui anime le corps, tandis que Hésiode l’inscrit également dans un ordre cosmique et moral. L’inversion de ces rôles attribue à Homère la caractéristique associée à Hésiode.

5. Que met en scène le mythe de Psyché au sujet de l’âme ?

Une âme immuable, qui demeure à l’écart des épreuves et des transformations liées au désir.
Une âme à la fois spirituelle et matérielle, qui chemine à travers des épreuves, des désirs et des dépassements.
Une âme purement matérielle, dont le parcours se réduit à la satisfaction des instincts corporels.
Une âme exclusivement spirituelle, qui échappe aux désirs et progresse sans transgression.

Une âme à la fois spirituelle et matérielle, qui chemine à travers des épreuves, des désirs et des dépassements.

Explication

Le mythe présente l’âme comme spirituelle et matérielle et raconte un cheminement marqué par des épreuves, des désirs, des transgressions et des dépassements. La conception d’une âme exclusivement spirituelle ne correspond pas à cette double dimension.

6. Que désignent les Idées platoniciennes, comme le Bien, le Vrai et le Beau ?

Des réalités éternelles et immuables qui préexistent à l’individu.
Des images sensibles qui disparaissent lorsque l’individu cesse de les percevoir.
Des normes morales produites par la vie collective au fil du temps.
Des représentations changeantes que chaque individu construit par son expérience.

Des réalités éternelles et immuables qui préexistent à l’individu.

Explication

Les Idées platoniciennes sont des réalités éternelles et immuables qui existent avant l’individu. Les réduire à des représentations construites par l’expérience les confond avec des contenus changeants.

7. Dans l’allégorie de la caverne, que fait le prisonnier libéré après avoir découvert progressivement la lumière ?

Il demeure hors de la caverne afin de contempler seul les ombres du monde sensible.
Il retourne dans la caverne pour éduquer et guider les autres prisonniers.
Il détruit la caverne pour empêcher les autres prisonniers de poursuivre leur vie ordinaire.
Il regagne la caverne pour convaincre les autres que les ombres constituent le réel véritable.

Il retourne dans la caverne pour éduquer et guider les autres prisonniers.

Explication

Après sa découverte progressive de la lumière, qui symbolise l’Idée du Bien, le philosophe retourne dans la caverne afin d’éduquer et de guider les autres. Rester à l’extérieur omet ce retour qui fait partie de la séquence de l’allégorie.

8. Quel système de l’âme platonicienne est associé à la raison et à la tête ?

Le thymos, associé à la raison et à la tête.
Le noûs, associé à la raison et à la tête.
Le noûs, associé aux instincts et au bas-ventre.
L’épithymêticon, associé à la raison et à la tête.

Le noûs, associé à la raison et à la tête.

Explication

Le noûs correspond à la raison et est associé à la tête dans la distinction platonicienne des trois systèmes de l’âme. Le thymos est plutôt lié à la volonté et au cœur.

9. Quelle critique Aristote adresse-t-il à la conception platonicienne de l’âme ?

Elle réduit l’âme aux fonctions intellectuelles et néglige les fonctions vitales du corps.
Elle fait dépendre l’existence de l’âme de l’équilibre des quatre humeurs corporelles.
Elle privilégie l’âme surnaturelle et immortelle au détriment des conditions physiques et organiques de l’existence.
Elle situe les fonctions de l’âme dans les ventricules plutôt que dans le corps entier.

Elle privilégie l’âme surnaturelle et immortelle au détriment des conditions physiques et organiques de l’existence.

Explication

Aristote reproche à Platon de privilégier le caractère surnaturel et immortel de l’âme, et défend l’indissociation du corps et de l’âme dans les fonctions vitales. L’idée que l’âme serait réduite aux fonctions intellectuelles ne rend pas compte de cette indissociation.

10. Dans la logique d’Aristote, qu’est-ce qui détermine la validité d’une inférence ?

La capacité de l’inférence à décrire les fonctions biologiques de l’âme.
La structure de l’inférence, indépendamment du contenu des phrases.
La vérité du contenu de chaque phrase, même si leur enchaînement varie.
La concordance entre les phrases et les perceptions sensibles de l’observateur.

La structure de l’inférence, indépendamment du contenu des phrases.

Explication

Pour Aristote, la logique est un instrument déductif de la science et la validité dépend de la structure de l’inférence. La vérité des phrases prises séparément ne suffit pas à déterminer si leur enchaînement est valide.

11. Que signifie la notion aristotélicienne de tabula rasa ?

L’intellect contient dès la naissance des idées que l’expérience fait réapparaître.
La connaissance est établie par déduction, sans dépendre de l’expérience.
L’âme se sépare du corps à la naissance et acquiert ensuite des fonctions vitales.
L’intellect est vierge à la naissance et se forme sous l’effet de l’expérience.

L’intellect est vierge à la naissance et se forme sous l’effet de l’expérience.

Explication

La tabula rasa désigne un intellect vierge à la naissance, que l’expérience façonne. L’idée d’idées préexistantes relève de la conception platonicienne et s’oppose à cette notion.

12. Comment Hippocrate rompt-il avec l’explication religieuse de la folie ?

Il l’explique par des causes physiologiques plutôt que comme une punition ou une inspiration religieuse.
Il l’interprète comme une punition divine qui peut aussi transmettre une inspiration sacrée.
Il l’attribue à un déséquilibre intellectuel sans lien avec l’état du corps.
Il la considère comme un phénomène sans cause identifiable ni prise en charge médicale.

Il l’explique par des causes physiologiques plutôt que comme une punition ou une inspiration religieuse.

Explication

Hippocrate rompt avec les interprétations religieuses de la folie en l’expliquant par des causes physiologiques. La concevoir comme une punition ou une inspiration divine reprend précisément l’explication qu’il remet en cause.

13. Quelle association décrit correctement les notions hippocratiques de crasis et de dyscrasie ?

La crasis est le déséquilibre des humeurs associé à la maladie, et la dyscrasie leur équilibre associé à la santé.
La crasis désigne les quatre humeurs prises ensemble, et la dyscrasie leur distinction en catégories.
La crasis désigne l’altération physiologique des organes, et la dyscrasie la guérison par le régime de vie.
La crasis est l’équilibre des humeurs associé à la santé, et la dyscrasie leur déséquilibre associé à la maladie.

La crasis est l’équilibre des humeurs associé à la santé, et la dyscrasie leur déséquilibre associé à la maladie.

Explication

La crasis correspond à l’équilibre des humeurs et à la santé, tandis que la dyscrasie désigne leur déséquilibre lié à la maladie. L’association inverse confond les deux termes et leurs conséquences.

14. Quelles humeurs composent la théorie hippocratique ?

Le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile verte.
Le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile noire.
Le sang, le phlegme, la bile rouge et la bile noire.
Le sang, la lymphe, la bile jaune et la bile noire.

Le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile noire.

Explication

La théorie hippocratique distingue le sang, le phlegme, la bile jaune et la bile noire. La lymphe est une substance distincte du phlegme dans ce choix et ne fait pas partie de la liste donnée.

15. Quelle localisation Hérophile attribue-t-il aux fonctions supérieures ?

Le cœur et les réseaux de vaisseaux.
La tête considérée dans son ensemble.
Les ventricules cérébraux.
Les organes responsables des fonctions vitales.

Les ventricules cérébraux.

Explication

Hérophile est le premier à supposer que les fonctions supérieures sont localisées dans les ventricules cérébraux. Associer la raison à la tête est une idée attribuée à Platon, et non cette localisation précise.

16. Comment Galien élabore-t-il sa conception du cerveau ?

Il associe le cérébrocentrisme de Platon aux soins de l’âme par la méditation et la maîtrise de soi.
Il combine la théorie hippocratique des humeurs et les idées d’Hérophile à partir d’études des maladies humaines.
Il reprend les idées d’Hérophile et écarte le cérébrocentrisme de Platon au profit des seules observations anatomiques.
Il synthétise le cérébrocentrisme de Platon et les idées d’Hérophile à partir d’expérimentations de psychologie animale.

Il synthétise le cérébrocentrisme de Platon et les idées d’Hérophile à partir d’expérimentations de psychologie animale.

Explication

Galien synthétise le cérébrocentrisme de Platon et les idées d’Hérophile en s’appuyant sur des expérimentations de psychologie animale. La maîtrise de soi et la méditation concernent les soins de l’âme, mais ne décrivent pas cette synthèse théorique.

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À quelle époque la psychologie est-elle officiellement née ?

Au XIXe siècle.

Dans quelles disciplines antiques la psychologie trouve-t-elle ses racines ?

Dans la philosophie et la médecine.

Qui a écrit en 1908 que la psychologie avait un long passé mais une courte histoire ?

Ebbinghaus.

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