QCM : Histoire du droit pénal (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition distingue la sorcellerie du soin médical et de la magie blanche dans la pensée de Pierre François Muyart de Vouglans ?

Une interprétation des astres visant à prévoir les événements sans invoquer d’esprit
Une magie nuisible dépassant les forces naturelles et fondée sur un pacte avec le diable
Une magie bénéfique associée à Dieu et destinée à protéger les humains et les animaux
Une pratique de guérison reposant sur l’observation des propriétés naturelles des plantes

Une magie nuisible dépassant les forces naturelles et fondée sur un pacte avec le diable

Explication

Cette définition associe la sorcellerie à des effets surnaturels nuisibles et à un pacte diabolique, contrairement au soin médical et à la magie blanche. La magie bénéfique associée à Dieu correspond précisément à la distinction avec laquelle la sorcellerie est opposée.

2. Dans quel contexte les crimes religieux, comme la sorcellerie et le blasphème, cessent-ils d’être des catégories pénales à la fin du XVIIIe siècle ?

Dans le contexte de la laïcité, qui fait disparaître ces catégories pénales
Dans le contexte de l’essor des procès, qui élargit ces catégories pénales
Dans le contexte de la peur du diable, qui transforme ces catégories pénales
Dans le contexte de la concurrence des tribunaux, qui renforce ces catégories pénales

Dans le contexte de la laïcité, qui fait disparaître ces catégories pénales

Explication

La laïcité accompagne la disparition des crimes religieux comme catégories pénales à la fin du XVIIIe siècle. L’essor des procès renvoie plutôt à la hausse antérieure de la répression de la sorcellerie.

3. Quelle évolution caractérise la répression de la sorcellerie du IVe siècle à la seconde moitié du XVIIe siècle ?

Des peines canoniques rares et légères, puis un déclin des procès, suivi d’une forte hausse
Un déclin continu des procès, interrompu par une hausse entre le XIVe et le XVIe siècle
Des peines canoniques rares et légères, puis une forte hausse des procès, suivie d’un déclin
Une forte hausse des procès, puis des peines canoniques rares et légères, suivies d’une reprise

Des peines canoniques rares et légères, puis une forte hausse des procès, suivie d’un déclin

Explication

La répression passe de peines canoniques rares et légères entre le IVe et le XIIe siècle à une forte hausse des procès du XIVe au XVIe siècle, avant de décliner à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle. Un déclin continu ne rend pas compte de la forte hausse observée durant les siècles intermédiaires.

4. Après l’édit de 1682, comment un tribunal doit-il traiter un fait de sorcellerie qui relève aussi de l’empoisonnement ?

Poursuivre le fait comme empoisonnement, puisque la sorcellerie n’est plus punie comme telle
Poursuivre le fait comme blasphème, puisque tout acte magique reçoit cette qualification
Écarter les poursuites, puisque l’édit dépénalise aussi les actes d’empoisonnement
Poursuivre le fait comme sorcellerie, puisque l’édit maintient cette qualification pénale

Poursuivre le fait comme empoisonnement, puisque la sorcellerie n’est plus punie comme telle

Explication

L’édit dépénalise la sorcellerie en tant que telle, mais les faits peuvent rester poursuivis lorsqu’ils relèvent notamment de l’empoisonnement. L’édit ne maintient donc pas la sorcellerie comme chef d’accusation autonome dans ce cas.

5. Quel raisonnement théologique justifie la répression des sorciers dans les débats sur la sorcellerie ?

Ils rejettent toute puissance spirituelle, ce qui les oppose aux autorités religieuses
Ils font appel au diable, vu comme un ange déchu combattant Dieu de l’intérieur
Ils invoquent des anges fidèles, chargés de combattre le diable au nom de Dieu
Ils obéissent à des pouvoirs royaux, considérés comme les adversaires directs de Dieu

Ils font appel au diable, vu comme un ange déchu combattant Dieu de l’intérieur

Explication

La justification théologique repose sur l’idée que les sorciers sollicitent le diable, ange déchu qui combat Dieu de l’intérieur. L’invocation d’anges fidèles inverse le rôle attribué au diable dans ce raisonnement.

6. Comment la concurrence entre pouvoirs ecclésiastiques et royaux peut-elle contribuer à la répression de la sorcellerie ?

Chaque autorité peut chercher à manifester son zèle chrétien et à affirmer sa juridiction
Les autorités peuvent s’accorder pour exclure les accusations religieuses des tribunaux
Chaque autorité peut chercher à déléguer ses compétences et à réduire sa juridiction
Les autorités peuvent privilégier la concurrence économique plutôt que leur autorité judiciaire

Chaque autorité peut chercher à manifester son zèle chrétien et à affirmer sa juridiction

Explication

La concurrence peut inciter chaque pouvoir à afficher son zèle chrétien et à affirmer sa juridiction en réprimant la sorcellerie. La délégation des compétences et la réduction de juridiction vont à l’encontre de cette logique d’affirmation de l’autorité.

7. En quoi consiste le blasphème dans sa définition théologique ?

Attribuer à Dieu une qualité qui ne lui convient pas ou lui retirer une qualité qui lui appartient
Contester une décision de l’Église sans mettre en cause les attributs divins
Adresser une insulte à un dignitaire religieux sans évoquer Dieu
Violer une règle civile en invoquant une croyance religieuse

Attribuer à Dieu une qualité qui ne lui convient pas ou lui retirer une qualité qui lui appartient

Explication

Le blasphème consiste à attribuer à Dieu un attribut inadéquat ou à nier un attribut qui lui appartient, comme l’éternité ou la justice. Une insulte visant un dignitaire sans évoquer Dieu ne correspond pas à cette définition théologique.

8. Quelle distinction permet de différencier l’insulte blasphématoire du juron impliquant le divin ?

L’insulte associe une personne au divin, tandis que le juron prononce vainement le nom de Dieu
L’insulte prononce vainement le nom de Dieu, tandis que le juron associe une personne au divin
L’insulte viole un serment fait devant Dieu, tandis que le juron nie un attribut divin
L’insulte conteste une doctrine, tandis que le juron concerne une accusation de parjure

L’insulte associe une personne au divin, tandis que le juron prononce vainement le nom de Dieu

Explication

L’insulte blasphématoire vise une personne en l’associant au divin, alors que le juron consiste à prononcer le nom de Dieu vainement. La violation d’un serment prêté devant Dieu relève du parjure, une autre forme de blasphème.

9. Quel changement le Code pénal de 1791 introduit-il concernant le blasphème ?

Il réserve les poursuites aux affaires de presse
Il confie leur jugement aux autorités ecclésiastiques
Il rétablit les poursuites pour blasphème
Il dépénalise le blasphème

Il dépénalise le blasphème

Explication

En 1791, le Code pénal dépénalise le blasphème. La réintroduction de délits de presse concernant la morale publique et religieuse est associée à la loi de Serre de 1819, et non au Code de 1791.

10. Que révèlent les archives judiciaires sur les affaires de blasphème entre 1721 et 1790 ?

Elles recensent environ quatre-vingts affaires
Elles recensent une affaire pour chaque année
Elles ne recensent aucune affaire judiciaire
Elles recensent cinq affaires environ

Elles recensent cinq affaires environ

Explication

Les archives judiciaires recensent seulement cinq affaires de blasphème sur cette période. Le chiffre d’environ quatre-vingts correspond au nombre de textes français contre le blasphème entre les premières lois royales et la Révolution, et non au nombre d’affaires.

11. Quelles conséquences le procès des Templiers entraîne-t-il pour l’ordre et certains de ses membres ?

La dissolution de l’ordre par le roi, la conservation de ses biens et des condamnations à la prison
La réforme de l’ordre par le pape, le partage de ses biens et des peines d’amende
La dissolution de l’ordre par le pape, la confiscation de ses biens et des condamnations au bûcher
La fusion de l’ordre avec une autre institution, la restitution de ses biens et des peines d’exil

La dissolution de l’ordre par le pape, la confiscation de ses biens et des condamnations au bûcher

Explication

Le procès aboutit à la dissolution de l’ordre par le pape, à la confiscation de ses biens et à la condamnation de certains Templiers au bûcher. La décision concernant la dissolution est attribuée au pape, et non au roi.

12. Quels types d’accusations figurent parmi les chefs d’accusation contre les Templiers ?

La désobéissance au roi, le vol de biens ecclésiastiques, la magie et la diffusion de textes interdits
La trahison militaire, la falsification de monnaie, l’hérésie cathare et le refus de payer des impôts
Le reniement du Christ, des sacrilèges, l’idolâtrie autour du Baphomet et des pratiques homosexuelles alléguées
Le reniement du pape, la destruction de reliques, le culte des saints et la pratique de l’usure

Le reniement du Christ, des sacrilèges, l’idolâtrie autour du Baphomet et des pratiques homosexuelles alléguées

Explication

Les accusations comprennent le reniement du Christ, des sacrilèges, l’idolâtrie autour du Baphomet et des pratiques homosexuelles alléguées. Des accusations de trahison militaire ou de falsification monétaire ne figurent pas dans cette liste.

13. Que risque un Templier qui rétracte un aveu obtenu sous la torture ?

D’être condamné à la confiscation de ses biens sans autre peine
D’être transféré devant un tribunal royal pour un nouvel interrogatoire
D’être automatiquement libéré après le retrait de son aveu
D’être considéré comme relaps et condamné au bûcher

D’être considéré comme relaps et condamné au bûcher

Explication

De nombreux aveux sont obtenus sous la torture, et un Templier qui se rétracte après avoir avoué peut être considéré comme relaps et condamné au bûcher. Le retrait de l’aveu n’entraîne donc pas automatiquement sa libération.

14. Dans le droit romain, dans quelle situation une relation homosexuelle pouvait-elle susciter une désapprobation particulière ?

Lorsque les partenaires différaient fortement par l’âge ou le statut social, ou que l’homme était dans le rôle passif
Lorsque les partenaires avaient des statuts comparables et que l’homme occupait le rôle actif
Lorsque la relation était connue de la famille mais respectait les hiérarchies sociales
Lorsque les partenaires appartenaient à la même classe sociale et avaient un âge proche

Lorsque les partenaires différaient fortement par l’âge ou le statut social, ou que l’homme était dans le rôle passif

Explication

L’acceptation générale des relations homosexuelles connaissait des exceptions liées notamment aux écarts d’âge ou de classe et au rôle passif de l’homme. Une relation entre partenaires de statut comparable et d’âge proche ne correspond pas à ces exceptions.

15. Quelle évolution caractérise la répression de l’homosexualité en France à partir du IVe siècle ?

Elle est remplacée par des sanctions administratives sans peine capitale
Elle devient un principe répressif et peut mener à la peine de mort par le feu
Elle est tolérée lorsque les partenaires appartiennent à la même classe sociale
Elle se limite à une surveillance policière sans possibilité de condamnation

Elle devient un principe répressif et peut mener à la peine de mort par le feu

Explication

À partir du IVe siècle, la répression devient un principe et peut conduire à une exécution par le feu. La surveillance policière relève d’autres pratiques et ne résume pas cette évolution juridique.

16. Comment la police pouvait-elle procéder à l’égard d’hommes soupçonnés d’homosexualité en cas de récidive ?

Des indicateurs transmettaient les noms au Mercurial, qui les condamnait à une peine de feu sans intervention administrative
Des mouches signalaient les hommes, leurs noms étaient consignés dans le Mercurial et une lettre de cachet pouvait entraîner leur enfermement
Des juges recueillaient les signalements, inscrivaient les noms au Mercurial et prononçaient une peine pénale par lettre de cachet
Des mouches inscrivaient directement les noms dans le Mercurial, puis les tribunaux ordonnaient une détention après récidive

Des mouches signalaient les hommes, leurs noms étaient consignés dans le Mercurial et une lettre de cachet pouvait entraîner leur enfermement

Explication

La police pouvait s’appuyer sur des indicateurs appelés mouches, consigner les noms dans le Mercurial et faire enfermer les récidivistes par lettre de cachet. Cette lettre relevait d’une mesure administrative sans juge, et non d’une condamnation prononcée par un tribunal.

17. À quelle date la loi dépénalise-t-elle l’homosexualité ?

Le 21 janvier 1793
Le 14 juillet 1789
Le 4 août 1789
Le 25 septembre 1791

Le 25 septembre 1791

Explication

La dépénalisation est datée du 25 septembre 1791. Les autres dates correspondent à des événements révolutionnaires différents et ne sont pas la date de cette loi.

18. Dans la définition historique du viol, quel élément est associé à l’absence de consentement ?

L’atteinte à la réputation publique de l’accusé, plutôt qu’à celle de la famille
La rupture d’un engagement matrimonial, indépendamment du consentement de la femme
L’atteinte à l’honneur de la famille, plutôt qu’une définition centrée sur la seule liberté individuelle de la femme
La violation de la liberté individuelle de la femme, sans considération de l’honneur familial

L’atteinte à l’honneur de la famille, plutôt qu’une définition centrée sur la seule liberté individuelle de la femme

Explication

La définition associe l’absence de consentement à une atteinte à l’honneur familial, dimension centrale de cette conception historique. Une définition fondée sur la seule liberté individuelle de la femme ne rend pas compte de cette priorité.

19. Quels éléments pouvaient être mobilisés pour établir la preuve d’un viol dans la procédure décrite ?

L’examen des matrones, les témoignages de cris ou de violences et la constatation de blessures
L’examen des matrones, la présence d’une grossesse et l’absence de blessures visibles
Les témoignages de voisins, la réputation de la victime et la preuve d’un mariage antérieur
La constatation de blessures, l’aveu de l’accusé et la démonstration d’une grossesse

L’examen des matrones, les témoignages de cris ou de violences et la constatation de blessures

Explication

La preuve reposait notamment sur l’examen des matrones, les témoignages de cris ou de violences et les blessures constatées. La grossesse était considérée à tort comme excluant le viol, et ne constituait donc pas un élément probant de ce type.

20. Quel rôle la violence joue-t-elle principalement dans le fonctionnement du crime organisé décrit ?

Elle constitue le but immédiat de l’organisation, tandis que la vente de biens interdits reste accessoire
Elle vise principalement à obtenir une reconnaissance politique, sans lien avec les marchés illégaux
Elle sert surtout à écarter des concurrents ou à menacer des clients et des fournisseurs, au service d’une entreprise illégale
Elle sert surtout à protéger les clients contre les concurrents et à garantir des échanges légaux

Elle sert surtout à écarter des concurrents ou à menacer des clients et des fournisseurs, au service d’une entreprise illégale

Explication

Le crime organisé s’enrichit en fournissant des biens ou services interdits et utilise la violence comme moyen, notamment contre les concurrents ou pour menacer des clients et fournisseurs. La violence n’est pas présentée comme le but immédiat de l’organisation.

21. Pourquoi les activités mafieuses peuvent-elles évoluer au fil du temps ?

Elles changent avec les interdictions historiques, mais leur diversification met fin à l’usage de la violence
Elles suivent des interdictions identiques d’une époque à l’autre et abandonnent les méthodes violentes en entrant sur des marchés légaux
Elles dépendent des marchés légaux de chaque époque et évitent les marchés interdits lorsqu’elles se diversifient
Elles dépendent des interdictions propres à chaque époque et peuvent s’étendre aux marchés légaux en conservant des méthodes violentes

Elles dépendent des interdictions propres à chaque époque et peuvent s’étendre aux marchés légaux en conservant des méthodes violentes

Explication

Les activités mafieuses sont liées aux interdictions en vigueur à chaque époque et peuvent se diversifier vers des marchés légaux tout en gardant des méthodes violentes. La diversification ne signifie donc pas que la violence disparaît.

22. Quelle chronologie distingue les activités mafieuses anciennes des trafics développés surtout au XIXe siècle ?

La fausse monnaie et la drogue sont anciennes, tandis que la prostitution, les armes et le sel se développent surtout au XIXe siècle
La prostitution et les armes sont anciennes, tandis que la fausse monnaie, le sel et la drogue se développent surtout au XIXe siècle
Les trafics de drogue et d’armes sont anciens, tandis que la prostitution, la fausse monnaie et la contrebande de sel se développent surtout au XIXe siècle
La prostitution, la fausse monnaie et la contrebande de sel sont anciennes, tandis que les trafics de drogue et d’armes se développent surtout au XIXe siècle

La prostitution, la fausse monnaie et la contrebande de sel sont anciennes, tandis que les trafics de drogue et d’armes se développent surtout au XIXe siècle

Explication

La prostitution, la fausse monnaie et le faux-saunage figurent parmi les activités mafieuses historiques, alors que les trafics de drogue et d’armes se développent surtout au XIXe siècle. La chronologie inverse présentée dans un distracteur confond ces deux groupes.

23. Quelle caractéristique distingue le brigand du filou dans la manière de commettre un vol ?

Le brigand détourne des biens par tromperie, tandis que le filou recourt à la violence armée.
Le brigand agit en bande avec violence armée, tandis que le filou privilégie la ruse.
Le brigand agit seul par ruse, tandis que le filou organise des bandes armées.
Le brigand s’attaque aux boutiques avec des complices, tandis que le filou attaque des voyageurs à cheval.

Le brigand agit en bande avec violence armée, tandis que le filou privilégie la ruse.

Explication

Le brigandage désigne un vol par surprise commis en bande de plus de cent personnes et avec violence armée, alors que le filou mise sur la ruse. La confusion entre ces figures consiste précisément à attribuer au brigand la ruse caractéristique du filou.

24. Quel fut le dénouement du procès de Gilles de Rais, commencé en 1440 ?

Il fut condamné à la prison par des tribunaux seigneuriaux, et ses biens furent transmis à sa famille.
Il fut condamné au bannissement par les tribunaux religieux, et ses biens furent vendus par la couronne.
Il fut condamné au bûcher par les tribunaux royaux et religieux, et ses biens furent saisis.
Il fut acquitté par les tribunaux royaux et religieux, mais ses biens furent placés sous tutelle.

Il fut condamné au bûcher par les tribunaux royaux et religieux, et ses biens furent saisis.

Explication

Le procès de Gilles de Rais s’ouvre en 1440 devant des tribunaux royaux et religieux et aboutit à une condamnation au bûcher ainsi qu’à la saisie de ses biens. La prison et la transmission de ses biens à sa famille ne correspondent pas à ce dénouement.

25. Comment comparer la part des femmes parmi les condamnés et parmi les détenus en 2026 ?

Elles représentent environ 4 % des condamnations et 4 % des détenus.
Elles représentent environ 10 % des condamnations et 10 % des détenus.
Elles représentent environ 10 % des condamnations et 4 % des détenus.
Elles représentent environ 4 % des condamnations et 10 % des détenus.

Elles représentent environ 10 % des condamnations et 4 % des détenus.

Explication

Les données indiquent une part d’environ 10 % parmi les condamnations, contre 4 % parmi les détenus en 2026. Confondre ces deux proportions revient à attribuer aux détenues la part observée parmi les condamnations.

26. Quelle fonction sociale pouvait être attribuée à la violence masculine ?

Elle pouvait manifester la virilité, défendre l’honneur et protéger la famille ou la communauté.
Elle pouvait relever d’une disposition naturelle, sans être associée à la défense du village ou de l’État.
Elle pouvait servir à préserver l’autorité judiciaire, plutôt qu’à défendre l’honneur ou le groupe familial.
Elle pouvait signaler une transgression des normes, car l’éducation encourageait les hommes à éviter les conflits.

Elle pouvait manifester la virilité, défendre l’honneur et protéger la famille ou la communauté.

Explication

La violence masculine était socialement valorisée comme marque de virilité et comme moyen de défendre l’honneur, l’ordre familial et la communauté. L’idée qu’elle était surtout découragée par l’éducation inverse cette valorisation sociale.

27. Quelle part des homicides commis par des femmes correspond à des infanticides dans les chiffres cités ?

Moins de 10 %.
Près de 20 %.
Plus de 60 %.
Environ 40 %.

Plus de 60 %.

Explication

Les chiffres cités indiquent que les infanticides constituent plus de 60 % des homicides commis par des femmes. Une proportion proche de 20 % sous-estimerait fortement cette part.

28. Comment la loi de 1682 traite-t-elle la tentative d’empoisonnement et la participation consciente à la préparation ou à la distribution du poison ?

Elle vise la préparation du poison, mais distingue la tentative de l’empoisonnement réussi et écarte les distributeurs.
Elle punit la tentative moins sévèrement et réserve la même sanction aux seuls auteurs de l’empoisonnement réussi.
Elle sanctionne la tentative comme un empoisonnement réussi, mais exonère ceux qui distribuent sciemment le poison.
Elle punit la tentative comme l’empoisonnement réussi et sanctionne pareillement ceux qui préparent ou distribuent sciemment le poison.

Elle punit la tentative comme l’empoisonnement réussi et sanctionne pareillement ceux qui préparent ou distribuent sciemment le poison.

Explication

La loi de 1682 réprime la tentative comme l’empoisonnement accompli et applique la même sanction aux personnes qui préparent ou distribuent sciemment le poison. L’idée que les distributeurs conscients sont exonérés contredit explicitement cette règle.

29. Quel est le but de la torture judiciaire infligée pendant un procès pénal ?

Infliger une peine corporelle à l’accusé après que sa culpabilité a été établie.
Faire exécuter une sentence avant le jugement afin de prévenir de nouveaux crimes.
Contraindre les juges à prononcer une condamnation en l’absence d’éléments judiciaires.
Obtenir un aveu ou faire émerger la vérité, plutôt que punir l’accusé.

Obtenir un aveu ou faire émerger la vérité, plutôt que punir l’accusé.

Explication

La torture judiciaire consiste en des tourments corporels infligés par une autorité au cours d’un procès pour obtenir un aveu ou faire sortir la vérité. La confondre avec une peine revient à lui attribuer un but punitif plutôt qu’un objectif d’interrogatoire.

30. Quand la question préalable est-elle posée, et que cherche-t-elle à établir ?

Après le jugement et avant l’exécution, afin de rechercher d’éventuels complices.
Pendant le jugement, afin de déterminer la peine applicable à l’accusé.
Après l’exécution, afin d’identifier les témoins susceptibles de confirmer les faits.
Avant le jugement, afin d’obtenir l’aveu nécessaire à la décision du tribunal.

Après le jugement et avant l’exécution, afin de rechercher d’éventuels complices.

Explication

La question préalable intervient après le jugement mais avant l’exécution, pour rechercher d’éventuels complices. Elle ne doit pas être confondue avec la question préparatoire, qui précède le jugement et vise à obtenir un aveu.

31. Quelle évolution relie le recours à la torture aux transformations des épreuves judiciaires ?

La torture s’impose à la fin de l’époque mérovingienne avec le recul des ordalies, puis disparaît au bas Moyen Âge.
La torture reste stable à la fin de l’époque mérovingienne, puis décline au bas Moyen Âge avec le recul des ordalies.
La torture recule à la fin de l’époque mérovingienne avec les ordalies, puis revient au bas Moyen Âge lorsque celles-ci se renforcent.
La torture recule à la fin de l’époque mérovingienne avec l’essor des ordalies, puis revient au bas Moyen Âge quand elles déclinent.

La torture recule à la fin de l’époque mérovingienne avec l’essor des ordalies, puis revient au bas Moyen Âge quand elles déclinent.

Explication

Le recours à la torture diminue à la fin de l’époque mérovingienne lorsque les ordalies se développent, puis reprend au bas Moyen Âge à mesure que ces épreuves déclinent. L’affirmation selon laquelle les ordalies se renforcent lors du retour de la torture inverse cette relation.

32. Quelle évolution des autorisations de torture est observée entre le XVIe et le XVIIe siècle ?

La torture est autorisée dans 20 % des cas à Paris au XVIe siècle, puis concerne 2 % des cas au XVIIe siècle et 5 % en Bretagne.
La torture est autorisée dans 20 % des cas à Paris au XVIe siècle, puis concerne 5 % des cas au XVIIe siècle et 2 % en Bretagne.
La torture est autorisée dans 20 % des cas en Bretagne au XVIe siècle, puis concerne 5 % des cas à Paris et 2 % au XVIIe siècle.
La torture est autorisée dans 5 % des cas à Paris au XVIe siècle, puis concerne 20 % des cas au XVIIe siècle et 2 % en Bretagne.

La torture est autorisée dans 20 % des cas à Paris au XVIe siècle, puis concerne 5 % des cas au XVIIe siècle et 2 % en Bretagne.

Explication

Les chiffres signalent un recul : 20 % des cas à Paris au XVIe siècle, 5 % au XVIIe siècle et 2 % en Bretagne. L’ordre qui attribue 2 % au XVIIe siècle et 5 % à la Bretagne inverse les deux dernières proportions.

33. Quels membres de la famille de la marquise de Brinvilliers sont présentés comme des victimes potentielles ayant survécu aux empoisonnements ?

Son père et un de ses frères
Son mari et une de ses filles
Sa sœur et une de ses filles
Son mari et son père

Son mari et une de ses filles

Explication

Son mari et une de ses filles sont mentionnés comme des victimes potentielles qui ont survécu, contrairement aux proches accusés d’avoir été empoisonnés mortellement. Son père et ses frères figurent parmi les victimes certaines évoquées.

34. Quel témoignage Jean-Baptiste Briancourt attribue-t-il à la marquise de Brinvilliers en 1670 ?

Elle lui aurait avoué l’empoisonnement de sa sœur et aurait voulu faire empoisonner son père à petites doses.
Elle lui aurait avoué l’empoisonnement de son frère et aurait voulu faire empoisonner sa sœur à petites doses.
Elle lui aurait avoué l’empoisonnement de son mari et aurait voulu faire empoisonner son frère à petites doses.
Elle lui aurait avoué l’empoisonnement de son père et aurait voulu faire empoisonner son mari à petites doses.

Elle lui aurait avoué l’empoisonnement de son frère et aurait voulu faire empoisonner sa sœur à petites doses.

Explication

Briancourt témoigne qu’elle lui aurait avoué avoir empoisonné son frère et avoir voulu faire administrer de petites doses à sa sœur. Le témoignage ne désigne pas son père comme la personne qu’elle aurait reconnu avoir empoisonnée.

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Quand les crimes religieux disparaissent-ils comme catégories pénales ?

À la fin du XVIIIe siècle, dans le contexte de la laïcité.

Quel est le statut pénal du blasphème à la fin du XVIIIe siècle ?

Il disparaît comme catégorie pénale dans le contexte de la laïcité.

Quelle définition de la sorcellerie attribue-t-on à Pierre François Muyart Vouglans ?

Une magie nuisible dépassant les forces naturelles et fondée sur un pacte avec le diable.

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