QCM : Ressources en eau sous pression (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Bien que l’eau recouvre plus de 70 % de la surface terrestre, quelle affirmation décrit l’eau douce accessible dans les lacs, les rivières et les nappes phréatiques ?

Elle représente la majeure partie de l’eau terrestre.
Elle correspond aux grands stocks d’eau des zones polaires.
Elle ne représente qu’une petite part de l’eau terrestre.
Elle est répartie de façon uniforme entre les régions.

Elle ne représente qu’une petite part de l’eau terrestre.

Explication

La majeure partie de la surface terrestre est couverte d’eau, mais seule une petite part de cette eau douce est accessible dans les lacs, les rivières et les nappes phréatiques. Assimiler cette part à toute l’eau terrestre ou à certains grands stocks régionaux confond des ensembles différents.

2. Une région dispose en moyenne de 5 700 m³ d’eau par habitant et par an, mais une autre en possède beaucoup moins. Que montre cette comparaison ?

La moyenne indique que chaque région dispose de la même quantité.
La moyenne décrit seulement les régions où l’eau est rare.
La moyenne correspond au seuil à partir duquel commence la pénurie.
La moyenne indiquée coexiste avec de fortes inégalités régionales.

La moyenne indiquée coexiste avec de fortes inégalités régionales.

Explication

La disponibilité moyenne mentionnée est d’environ 5 700 m³ par habitant et par an, mais elle est très inégalement répartie entre les régions. Prendre cette moyenne pour une valeur identique partout ou pour le seuil de pénurie confond moyenne et distribution.

3. Une région dispose de 1 400 m³ d’eau par habitant et par an. Dans quelle catégorie de disponibilité se situe-t-elle ?

Dans la catégorie de la pénurie.
Sous le seuil de stress hydrique.
Dans la catégorie du stress hydrique.
Au-dessus des seuils de pression sur la ressource.

Dans la catégorie du stress hydrique.

Explication

Le stress hydrique correspond à une disponibilité comprise entre 1 000 et 1 700 m³ par habitant et par an : 1 400 m³ relève donc de cette catégorie. La pénurie correspond à une disponibilité inférieure à 1 000 m³, tandis que 1 400 m³ n’est pas au-dessus des seuils indiqués.

4. Quelle combinaison explique la forte hausse des prélèvements en eau observée depuis 1950, particulièrement dans les pays émergents ?

La croissance démographique, les sécheresses et la hausse des inondations.
La croissance démographique, l’urbanisation et la hausse des niveaux de vie.
L’urbanisation, les transferts d’eau et le traitement des eaux usées.
L’irrigation, le refroidissement industriel et la production hydroélectrique.

La croissance démographique, l’urbanisation et la hausse des niveaux de vie.

Explication

La progression des prélèvements s’explique par la croissance démographique, l’urbanisation et la hausse des niveaux de vie, notamment dans les pays émergents. Les sécheresses et inondations concernent la disponibilité de l’eau, tandis que l’irrigation et le refroidissement sont des usages plutôt que les facteurs généraux de cette hausse.

5. Dans un bilan des usages de l’eau, quel secteur représente environ 70 % des usages, notamment en raison de l’irrigation ?

L’agriculture.
Les usages domestiques.
La production hydroélectrique.
L’industrie.

L’agriculture.

Explication

L’agriculture est le principal usage de l’eau et représente environ 70 % des usages, notamment pour l’irrigation. L’industrie, les usages domestiques et la production hydroélectrique sont également concernés, mais ne constituent pas la part principale indiquée.

6. Quel indicateur permet d’évaluer le niveau de développement d’un pays à partir de l’accès à une ressource essentielle ?

La quantité d’eau douce disponible
L’accès à l’eau potable
La capacité de production hydroélectrique
La part de l’eau utilisée par l’agriculture

L’accès à l’eau potable

Explication

L’accès à l’eau potable constitue un indicateur du niveau de développement. La disponibilité naturelle mesure les ressources, la part agricole concerne les usages et la production hydroélectrique relève de l’aménagement énergétique.

7. Deux États ont des ressources en eau comparables. L’un dispose de financements et de technologies pour traiter et distribuer l’eau, tandis que l’autre possède des réseaux insuffisants. Quelle différence d’accès est la plus probable ?

Les deux assurent un accès comparable grâce à leurs ressources similaires
Le premier réserve ses infrastructures à l’irrigation agricole
Le premier peut mieux assurer le traitement et la distribution de l’eau
Le second peut mieux assurer le traitement et la distribution de l’eau

Le premier peut mieux assurer le traitement et la distribution de l’eau

Explication

Les moyens techniques et financiers permettent de produire, traiter et distribuer l’eau, contrairement aux infrastructures insuffisantes observées dans de nombreux pays en développement. La répartition naturelle ne suffit pas à expliquer les écarts, et l’irrigation n’est pas le seul usage des réseaux.

8. Dans un pays en développement, une grande part des eaux usées est rejetée sans traitement. Quelle conséquence en chaîne est à prévoir ?

La baisse des débits rend l’eau plus potable sans modifier les risques sanitaires
La pollution des eaux améliore leur potabilité et réduit les risques sanitaires
La pollution des eaux rend leur consommation dangereuse et accroît les risques sanitaires
L’augmentation des prélèvements protège les nappes et réduit les risques sanitaires

La pollution des eaux rend leur consommation dangereuse et accroît les risques sanitaires

Explication

Les eaux usées non traitées polluent les fleuves, les nappes et les cours d’eau, rendent l’eau impropre à la consommation et accroissent les risques sanitaires. Une amélioration de la potabilité inverse la conséquence, tandis que les autres réponses confondent cette chaîne avec la baisse des débits ou les prélèvements.

9. Une région répond à la hausse des besoins en eau par un barrage géant, des transferts et une installation de dessalement. Quel effet ces aménagements peuvent-ils avoir sur les usages de l’eau ?

Ils peuvent opposer les usagers uniquement autour des ouvrages anciens
Ils peuvent accentuer les conflits entre les différents usages
Ils peuvent réserver les conflits à l’approvisionnement domestique
Ils peuvent supprimer les conflits entre les différents usages

Ils peuvent accentuer les conflits entre les différents usages

Explication

Les aménagements modernes répondent à des besoins croissants, mais peuvent créer des conflits d’usages. L’augmentation de l’offre n’élimine pas nécessairement les rivalités, et ces tensions ne se limitent ni aux ouvrages anciens ni à l’usage domestique.

10. Dans un bassin, agriculteurs, usines, ménages, établissements touristiques et acteurs chargés de préserver les milieux réclament de l’eau. Comment qualifier cette situation ?

Une opposition entre activités humaines, sans enjeu environnemental
Une opposition portant uniquement sur la qualité de l’eau distribuée
Une opposition limitée à la répartition entre agriculteurs et usines
Une opposition entre plusieurs usages concurrents de l’eau

Une opposition entre plusieurs usages concurrents de l’eau

Explication

Les conflits d’usages peuvent opposer l’agriculture, l’industrie, la consommation domestique, le tourisme et la protection de l’environnement. Les limiter aux activités économiques, à la qualité de l’eau ou aux seuls besoins humains écarte certains usages concernés.

11. Quelle évolution caractérise la consommation mondiale d’eau depuis 1950, alors que les usages domestiques et industriels progressent ?

Elle a doublé.
Elle a augmenté d’un tiers.
Elle a diminué de moitié.
Elle a triplé.

Elle a triplé.

Explication

La consommation mondiale d’eau a triplé depuis 1950, tandis que les usages domestiques et industriels progressent. Le doublement et la hausse d’un tiers sous-estiment cette évolution, et la diminution de moitié en inverse le sens.

12. Dans une région où les prélèvements d’eau s’intensifient et où les rejets agricoles et industriels augmentent, quelles conséquences correspondent aux effets de cette pression sur la ressource ?

Baisse des débits fluviaux, sans effet sur les nappes ni sur la qualité de l’eau.
Surexploitation des nappes, baisse des débits fluviaux et pollution de l’eau.
Reconstitution des nappes, hausse des débits fluviaux et pollution de l’eau.
Surexploitation des nappes, hausse des débits fluviaux et amélioration de l’eau.

Surexploitation des nappes, baisse des débits fluviaux et pollution de l’eau.

Explication

La pression sur l’eau peut entraîner à la fois la surexploitation des nappes phréatiques, la baisse des débits fluviaux et la pollution par les engrais, les eaux usées et les rejets industriels. La reconstitution des nappes et la hausse des débits inversent les effets attendus, tandis que l’absence d’effet sur les nappes ou la qualité omet des conséquences établies.

13. Une commune veut réduire sa consommation d’eau grâce à des solutions techniques. Quel ensemble d’actions correspond à cet objectif ?

Traiter les rejets, réduire les pesticides et protéger les zones humides.
Récupérer l’eau de pluie, recycler l’eau et économiser l’eau d’irrigation.
Construire des barrages, dessaler l’eau de mer et accroître les prélèvements.
Développer l’irrigation intensive, accroître les prélèvements et évacuer les eaux usées.

Récupérer l’eau de pluie, recycler l’eau et économiser l’eau d’irrigation.

Explication

La récupération des eaux de pluie, le recyclage et une irrigation plus économe font partie des solutions techniques permettant d’économiser l’eau. Les barrages et le dessalement relèvent d’autres aménagements, tandis que le traitement des rejets et la réduction des pesticides visent surtout la qualité de l’eau.

14. Une région veut préserver la qualité de son eau après avoir constaté des rejets polluants et des apports d’engrais et de pesticides. Quelle combinaison de mesures convient ?

Moderniser les entreprises, augmenter les rejets et aménager des barrages.
Traiter les rejets, réduire les pollutions agricoles et protéger les zones humides.
Accroître les prélèvements, développer l’irrigation et rejeter les eaux usées.
Récupérer l’eau de pluie, recycler l’eau et réduire les volumes d’irrigation.

Traiter les rejets, réduire les pollutions agricoles et protéger les zones humides.

Explication

Préserver la qualité de l’eau suppose de traiter les rejets, de réduire les pollutions agricoles dues aux engrais et aux pesticides, et de protéger les zones humides. La récupération de pluie et l’irrigation économe visent surtout les économies d’eau, tandis que l’augmentation des rejets aggrave la pollution.

15. Deux pays voisins dépendent d’un même fleuve transfrontalier, dont le débit diminue alors que leurs besoins augmentent. Quelle démarche répond le mieux à cet enjeu de gestion ?

Accroître les prélèvements sans négocier leur répartition
Organiser une coopération internationale entre les pays concernés
Laisser le pays situé en amont fixer seul les prélèvements
Confier le partage aux seuls usagers locaux du fleuve

Organiser une coopération internationale entre les pays concernés

Explication

Comme l’eau est rare et transfrontalière, sa gestion nécessite une coopération internationale. Une décision unilatérale en amont ignore cette coopération, un accord local ne règle pas le partage entre pays et des prélèvements accrus sans concertation aggravent les tensions.

16. Quel rôle l’ONU joue-t-elle face aux bassins fluviaux et aux nappes phréatiques partagés entre plusieurs pays ?

Elle finance des projets d’accès à l’eau potable
Elle encourage le dialogue autour des ressources partagées
Elle administre directement les ressources partagées
Elle impose des traités bilatéraux entre les pays concernés

Elle encourage le dialogue autour des ressources partagées

Explication

L’ONU encourage le dialogue autour des 263 bassins fluviaux et des 592 nappes phréatiques partagés dans le monde. Le financement de projets d’accès à l’eau potable est associé à la Banque mondiale, tandis que l’administration directe et l’imposition de traités ne correspondent pas au rôle indiqué.

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Quelle part de la surface terrestre est recouverte d’eau ?

Plus de 70 %.

Où se trouve l’eau douce accessible ?

Dans les lacs, les rivières et les nappes phréatiques.

Quelle est la disponibilité moyenne d’eau par habitant et par an ?

Environ 5 700 m³.

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