QCM : Liberté, choix et déterminisme (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne affirme que son choix était déterminé par des causes, mais qu’elle aurait pu agir autrement. Quelle position cette idée exprime-t-elle ?

Le nécessitarisme
L’indéterminisme
Le compatibilisme
Le fatalisme

Le compatibilisme

Explication

Le compatibilisme concilie liberté-arbitre et déterminisme en considérant que l’événement aurait pu ne pas advenir ou se produire autrement. La nécessité exclut cette autre possibilité, le nécessitarisme écarte le libre-arbitre, et l’indéterminisme ne correspond pas à la compatibilité affirmée ici.

2. Dans une conception philosophique, chaque événement devait nécessairement se produire et le libre-arbitre n’a pas sa place. De quelle position s’agit-il ?

L’indéterminisme
Le nécessitarisme
Le volontarisme
Le compatibilisme

Le nécessitarisme

Explication

Le nécessitarisme considère chaque événement comme nécessaire et ne laisse pas de place au libre-arbitre. Le compatibilisme admet que l’événement aurait pu ne pas advenir, tandis que l’indéterminisme et le volontarisme ne désignent pas cette thèse.

3. Quelle définition de la liberté Kant propose-t-il dans la *Critique de la raison pure* ?

Choisir entre des effets produits par une cause antérieure
Agir selon une chaîne causale entièrement nécessaire
Commencer par soi-même une nouvelle chaîne causale
Échapper à toute relation entre causes et effets

Commencer par soi-même une nouvelle chaîne causale

Explication

Pour Kant, être libre consiste à pouvoir commencer par soi-même une nouvelle chaîne causale, sans dépendre d’un effet antérieur. Choisir parmi des effets déjà déterminés ne correspond pas à cette initiative, et l’absence de toute causalité n’est pas la définition kantienne.

4. Quelle relation définit la causalité lorsqu’un événement en produit un autre ?

Une répétition de plusieurs événements identiques
Une relation entre une cause et l’effet qu’elle produit
Une succession entre deux événements sans lien explicatif
Une relation entre un effet et la cause qu’il produit

Une relation entre une cause et l’effet qu’elle produit

Explication

La causalité relie une cause à l’effet qu’elle produit et permet ainsi de rendre compte de cet effet. Une simple succession temporelle ne suffit pas à établir cette relation, et la répétition de causes identiques concerne le déterminisme.

5. Dans un cas où une cause advient, quelle conséquence suit le principe de causalité présenté ?

La cause dépend de l’effet
Des causes identiques produisent des effets variables
L’effet devient seulement possible
L’effet advient

L’effet advient

Explication

Le principe formulé établit que si la cause advient, alors l’effet advient. Dire que la cause dépend de l’effet inverse la relation, traiter l’effet comme une simple possibilité affaiblit la règle, et les effets variables contredisent la régularité déterministe.

6. Quelle faculté permet de concevoir des représentations théoriques générales afin de connaître le monde ?

Le jugement
L’entendement
La volonté
Le libre arbitre

L’entendement

Explication

L’entendement conçoit des représentations théoriques générales qui rendent possible la connaissance du monde. La volonté relève du jugement et du désir rationnel, le libre arbitre désigne une capacité de choisir et le jugement n’est qu’un aspect de la volonté.

7. Quelle faculté correspond au jugement et au désir rationnel qui affirme, permet ou fait agir ?

L’entendement
Une représentation
La volonté
La perception

La volonté

Explication

La volonté est la faculté du jugement et du désir rationnel, et elle peut affirmer, permettre ou faire agir. L’entendement conçoit des représentations, tandis qu’une représentation et la perception ne désignent pas cette faculté motrice.

8. Une personne comprend qu’un objet est un arbre et décide de le désigner comme tel. Quelle relation entre ses facultés rend ce choix libre et justifié ?

La volonté agissant sans l’entendement
L’entendement agissant sans la volonté
La perception agissant sans jugement
L’union de l’entendement et de la volonté

L’union de l’entendement et de la volonté

Explication

Le choix est libre et justifié lorsque l’entendement fournit une connaissance que la volonté peut mobiliser pour juger et agir. L’entendement seul ne permet pas d’appliquer les concepts, la volonté seule agit sans concepts vrais, et la perception ne remplace pas leur union.

9. Une personne affirme qu’être libre signifie pouvoir choisir n’importe quelle option selon son bon vouloir, sans que le choix soit guidé par une raison particulière. Quelle conception de la liberté décrit-elle ?

La capacité humaine limitée à juger le bien et le mal
La liberté comme indépendance envers une contrainte extérieure
Le libre arbitre comme autodétermination absolue
Le choix du meilleur par une volonté orientée

Le libre arbitre comme autodétermination absolue

Explication

Le libre arbitre est défini comme l’autodétermination absolue de la volonté selon son bon vouloir, permettant de choisir n’importe quoi. L’orientation vers le meilleur renvoie à une autre conception, l’indépendance extérieure n’implique pas un choix arbitraire et la volonté humaine est présentée comme limitée.

10. Un âne se trouve à égale distance d’un tas de foin et d’un point d’eau, sans raison de préférer l’un à l’autre. Que représente le récit s’il meurt faute de choisir ?

Un exemple de volonté orientée vers le meilleur
L’âne de Buridan, expérience de pensée sur l’indécision
Un cas de choix empêché par une contrainte extérieure
Un choix déterminé par une préférence pour l’eau

L’âne de Buridan, expérience de pensée sur l’indécision

Explication

L’âne de Buridan illustre une expérience de pensée où deux options indifférentes empêchent l’âne de se décider, jusqu’à sa mort. Le choix du meilleur suppose une orientation, la préférence pour l’eau n’est pas donnée, et le récit porte sur l’indécision plutôt que sur une contrainte extérieure.

11. Quelle thèse Leibniz défend-il au sujet de la volonté et du choix ?

La volonté n’est pas arbitraire et peut s’orienter vers ce qui est meilleur
L’entendement choisit à la place de la volonté
La volonté reste indifférente à la valeur des choix possibles
La volonté est arbitraire et peut choisir sans s’orienter vers le meilleur

La volonté n’est pas arbitraire et peut s’orienter vers ce qui est meilleur

Explication

Leibniz soutient que la volonté n’est pas arbitraire et qu’elle peut s’orienter vers ce qui est meilleur. Le choix sans orientation relève du libre arbitre absolu, l’indifférence aux valeurs est associée à la conception cartésienne rapportée, et l’entendement présente les options sans choisir à la place de la volonté.

12. Une personne doit choisir entre deux formations parmi une infinité de parcours possibles et peut écarter celle qui lui conviendrait le mieux. En quoi le choix limite-t-il ici sa liberté ?

Il transforme la décision en absence complète de liberté.
Il garantit que la personne choisit le meilleur parmi tous les parcours possibles.
Il réduit l’infinité des possibles à une alternative et permet de ne pas choisir le meilleur.
Il impose une contrainte extérieure qui supprime toute marge de décision.

Il réduit l’infinité des possibles à une alternative et permet de ne pas choisir le meilleur.

Explication

Le choix limite la liberté en réduisant l’infinité des possibles à une alternative, tout en laissant la possibilité de ne pas choisir le meilleur. La contrainte extérieure confond limite du choix et contrainte, tandis que le choix du meilleur n’est pas garanti et que la liberté n’est pas supprimée.

13. Une personne choisit entre deux options sans pouvoir juger laquelle est bonne ou mauvaise, vraie ou fausse. À quel degré de liberté cette situation correspond-elle ?

À la liberté rationnelle, fondée sur le choix du meilleur.
À l’indépendance, comprise comme l’absence de détermination extérieure.
À la liberté d’indifférence, le degré le plus bas de liberté.
À la liberté absolue, conçue comme une absence de limites.

À la liberté d’indifférence, le degré le plus bas de liberté.

Explication

La liberté d’indifférence est le degré le plus bas de liberté, car la personne ne sait pas juger si un choix est bon ou mauvais, vrai ou faux. La liberté rationnelle suppose de réfléchir au meilleur, la liberté absolue renvoie à l’absence de limites, et l’indépendance concerne la détermination extérieure.

14. Une personne suit une règle qu’elle s’est donnée et fonde ses décisions sur ses propres raisons. Quelle notion décrit cette manière d’agir ?

L’indifférence.
L’autonomie.
L’indépendance.
L’obligation.

L’autonomie.

Explication

L’autonomie consiste à obéir à la loi que l’on s’est donnée et à déterminer ses choix à partir de ses propres raisons. L’obligation renvoie à une règle assortie d’un risque de sanction, l’indifférence à l’arbitraire, et l’indépendance à l’absence de détermination ou d’empêchement extérieur.

15. Avant d’appliquer une nouvelle règle proposée par son établissement, une élève en examine les raisons et les conséquences. Quelle démarche correspond à l’autonomie ?

Suivre la règle afin d’éviter une éventuelle sanction.
Rejeter toute règle proposée par autrui au nom de sa liberté personnelle.
Examiner la règle de manière critique afin de la rejeter ou d’en comprendre la nécessité.
Appliquer la règle sans l’examiner pour respecter l’autorité qui l’a proposée.

Examiner la règle de manière critique afin de la rejeter ou d’en comprendre la nécessité.

Explication

L’autonomie suppose d’examiner de manière critique les règles proposées, soit pour les rejeter, soit pour en comprendre les nécessités. L’application sans examen relève de la conformité, le rejet systématique ne constitue pas un examen critique, et l’évitement d’une sanction motive l’obéissance sans établir l’autonomie.

16. Une personne doit choisir entre deux itinéraires incompatibles. Pour que cette situation constitue un choix au sens philosophique, quelle condition doit aussi être remplie ?

La personne agit volontairement, sans vivre d’expérience psychologique.
La personne reçoit une seule possibilité et doit s’y conformer.
La personne éprouve une émotion, sans volonté d’agir.
La personne vit une expérience psychologique et possède une volonté d’agir.

La personne vit une expérience psychologique et possède une volonté d’agir.

Explication

Le choix est une alternative entre contraintes mutuellement exclusives proposée à un sujet qui vit une expérience psychologique et possède une volonté d’agir. Une décision imposée supprime l’alternative, tandis qu’une émotion seule ou une volonté sans expérience psychologique ne suffit pas.

17. Un responsable propose à une collègue plusieurs possibilités au lieu de lui en imposer une. Quelle présupposition est impliquée par cette manière de procéder ?

La collègue est présumée satisfaite de chaque possibilité proposée.
La collègue est présumée avoir déjà pris une décision irréversible.
La collègue est présumée dépourvue de toute contrainte.
La collègue est présumée libre de choisir.

La collègue est présumée libre de choisir.

Explication

Proposer plusieurs possibilités plutôt que d’en imposer une présuppose que l’agent est libre. Cela ne signifie pas qu’il échappe à toute contrainte, qu’il a déjà décidé ou que les possibilités le satisferont.

18. Dans une dissertation, une première partie a établi que la liberté consiste à pouvoir agir sans obstacle. Quelle démarche convient à la transition vers la partie suivante ?

Énumérer les exemples de la partie, puis conclure sans annoncer la suite.
Rappeler cette position, en montrer une limite, puis annoncer et justifier la suivante.
Rappeler la position, puis annoncer la suivante sans indiquer de limite.
Présenter une nouvelle thèse, puis répéter le plan sans examiner la position atteinte.

Rappeler cette position, en montrer une limite, puis annoncer et justifier la suivante.

Explication

Une transition récapitule la position atteinte, en indique les limites et annonce en la justifiant la position suivante. Passer directement à la nouvelle thèse omet le bilan et la limite ; annoncer la suite sans la justifier laisse le passage inexpliqué.

19. En terminant une dissertation, une élève rappelle la question traitée et formule la réponse à laquelle son raisonnement l’a menée. Que doit-elle éviter d’ajouter à cette conclusion ?

Une formulation claire de la position finale défendue.
Un rappel concis du problème auquel le devoir répond.
Une synthèse de la réponse construite par le raisonnement.
Un argument inédit qui n’a pas été développé dans le devoir.

Un argument inédit qui n’a pas été développé dans le devoir.

Explication

La conclusion rappelle le problème et énonce clairement la position finale, sans apporter de nouvel argument. Un argument inédit relance la démonstration au lieu de conclure ; le rappel du problème et l’énoncé de la réponse finale font partie de son rôle.

20. Dans une partie consacrée à la liberté, un élève développe dans un même paragraphe deux arguments distincts en faveur de sa position principale. Quelle révision respecte la construction du paragraphe argumentatif ?

Créer deux paragraphes indépendants de la position principale de la partie
Réunir les arguments dans un paragraphe, puis les défendre dans une partie distincte
Séparer les arguments en deux paragraphes, chacun défendant la position principale de la partie
Conserver un paragraphe unique, en ajoutant un exemple pour chaque argument

Séparer les arguments en deux paragraphes, chacun défendant la position principale de la partie

Explication

Chaque paragraphe doit porter une seule idée et défendre un argument en faveur de la position principale de sa partie. Traiter le paragraphe comme une partie entière confond deux niveaux du plan, tandis que l’indépendance ou l’accumulation d’arguments contrevient à cette organisation.

21. Quel ensemble d’éléments correspond à la méthode ADRES pour organiser un paragraphe argumentatif ?

Argument, référence, développement, exemple et synthèse
Argument, référence, exemple et synthèse
Argument, développement, référence, exemple et synthèse
Argument, développement, référence, synthèse et transition

Argument, développement, référence, exemple et synthèse

Explication

ADRES désigne les cinq éléments argument, développement, référence, exemple et synthèse. Placer la référence avant le développement change l’ordre de l’acronyme, une transition ne remplace pas la synthèse, et le développement fait bien partie de la méthode.

22. En relisant un paragraphe, une élève constate qu’il commence par l’argument, puis présente une référence, le développement, l’exemple et la synthèse. Quelle modification respecte les règles d’ordre des éléments ?

Déplacer la référence après la synthèse et préserver l’ordre des autres éléments
Placer le développement après l’exemple et garder la synthèse en dernier
Placer l’exemple avant le développement et garder la synthèse en dernier
Garder la référence après l’argument et préserver l’ordre des autres éléments

Garder la référence après l’argument et préserver l’ordre des autres éléments

Explication

L’argument, le développement, l’exemple et la synthèse doivent rester dans cet ordre, tandis que la référence peut varier de place sans ouvrir le paragraphe. La déplacer après la synthèse ou intervertir le développement et l’exemple enfreint l’ordre requis.

23. Pour commencer un paragraphe sur la justice, un élève écrit une idée générale qui ne reformule pas le sujet sous un angle particulier. Que doit-il faire pour que son argument remplisse son rôle ?

Énoncer en une phrase le point de vue d’un philosophe et nommer son texte
Énoncer en une phrase l’idée générale et reformuler le sujet sous un nouvel aspect
Énoncer en une phrase un cas concret qui illustre le sujet traité
Énoncer en une phrase la position atteinte après le développement

Énoncer en une phrase l’idée générale et reformuler le sujet sous un nouvel aspect

Explication

L’argument présente en une phrase l’idée générale du paragraphe et reformule le sujet sous un nouvel aspect afin de prévenir le hors-sujet. Une référence renvoie à un philosophe et à un texte, un exemple illustre une idée, et la synthèse formule la position atteinte.

24. Quelle structure caractérise une dissertation philosophique consacrée à une question précise ?

Un problème sous forme d’opposition, sans analyse préalable ni raisonnement de résolution
Une analyse conceptuelle, un problème sous forme d’opposition et un raisonnement pour le résoudre
Une opinion personnelle, des exemples illustratifs et une conclusion récapitulative
Une définition isolée des termes, une problématique générale et une réponse immédiate

Une analyse conceptuelle, un problème sous forme d’opposition et un raisonnement pour le résoudre

Explication

La dissertation répond à un sujet précis en articulant l’analyse conceptuelle, l’opposition qui fait apparaître le problème et un raisonnement destiné à le résoudre. L’opinion personnelle, la définition isolée ou l’absence de résolution ne constituent pas cette articulation.

25. Après avoir terminé son raisonnement au brouillon, une élève reprend l’analyse du sujet et le problème pour rédiger son introduction. Quel ordre de travail respecte la méthode ?

Pré-rédiger l’introduction en premier au brouillon, puis l’écrire en dernier sur la copie
Garder les formulations initiales du brouillon, puis les recopier après la conclusion
Pré-rédiger l’introduction en dernier au brouillon, puis l’écrire en premier sur la copie
Écrire l’introduction sur la copie avant d’avoir construit le raisonnement du devoir

Pré-rédiger l’introduction en dernier au brouillon, puis l’écrire en premier sur la copie

Explication

On explore d’abord l’analyse, le problème et le raisonnement, puis on reformule l’introduction une fois le devoir construit : elle est la dernière partie pré-rédigée, mais la première écrite sur la copie. La rédiger définitivement d’emblée ou conserver les tâtonnements initiaux inverse cette démarche.

26. Pour analyser le sujet « Peut-on être libre en obéissant à la loi ? », quelle démarche permet de faire émerger une opposition philosophique ?

Examiner le lien entre liberté et obéissance, puis confronter la réponse évidente à des objections rationnelles
Choisir d’emblée la réponse spontanée, puis écarter les objections qui la mettent en difficulté
Définir séparément liberté et loi, puis retenir la réponse qui paraît la plus familière
Opposer une réponse rationnelle à une objection irrationnelle pour confirmer la première

Examiner le lien entre liberté et obéissance, puis confronter la réponse évidente à des objections rationnelles

Explication

L’analyse conceptuelle privilégie les relations entre les termes du sujet, puis fait apparaître une réponse évidente et des objections conduisant à une réponse opposée, elle aussi vraie et rationnelle. Des définitions isolées, l’absence d’objections ou une objection irrationnelle empêchent cette démarche.

27. Un élève reformule la question d’un sujet, puis lui donne un angle d’approche plus précis, sans identifier de thèses incompatibles mais toutes deux rationnelles. Que manque-t-il pour formuler un problème philosophique ?

Une reformulation plus concise de la question initiale du sujet
Une formulation ramassée de l’opposition entre deux thèses rationnelles incompatibles
Une thèse unique qui fournisse directement une réponse au sujet
Un angle particulier permettant d’aborder un sujet plus vaste

Une formulation ramassée de l’opposition entre deux thèses rationnelles incompatibles

Explication

Un problème philosophique condense l’opposition entre deux thèses également vraies et rationnelles, qu’il faut accepter ensemble malgré leur incompatibilité. Un angle d’approche, une reformulation ou une thèse unique ne fait pas apparaître cette opposition.

28. Une candidate a construit son devoir autour de deux thèses opposées et hésite à les traiter dans deux parties seulement. Quelle structure doit-elle retenir ?

Trois étapes de raisonnement, dont l’introduction compte comme une partie
Trois parties, même si le devoir repose sur deux thèses opposées
Deux parties suivies d’une conclusion comptée comme troisième partie
Deux parties, puisque le devoir repose sur deux thèses opposées

Trois parties, même si le devoir repose sur deux thèses opposées

Explication

Le plan philosophique comporte trois parties, même lorsqu’il n’y a que deux thèses opposées. Le nombre de thèses ne fixe donc pas le nombre de parties, et ni la conclusion ni l’introduction ne remplacent une partie du plan.

29. Dans un plan « 2 en 3 » sur la question « La technique nous rend-elle plus libres ? », quelle progression convient si T₁ est la réponse la plus spontanée ?

Défendre T₁, présenter T₂, puis montrer les insuffisances de T₂
Défendre T₁ dans les trois parties sans examiner ses insuffisances
Défendre T₂, montrer ses insuffisances, puis présenter T₁ comme réponse à celles-ci
Défendre T₁, montrer ses insuffisances, puis présenter T₂ comme réponse à celles-ci

Défendre T₁, montrer ses insuffisances, puis présenter T₂ comme réponse à celles-ci

Explication

Le plan « 2 en 3 » défend d’abord T₁, expose ensuite ses limites, puis présente T₂ comme une réponse à ces insuffisances. Inverser les thèses, traiter les limites de T₂ ou répéter T₁ ne respecte pas cette progression.

30. Dans un plan en trois parties, une étudiante présente T₁ et ses limites, puis T₂ et ses limites. Quelle démarche convient à la troisième partie pour rendre le plan plus complexe ?

Développer encore les limites de T₁ sans avancer de thèse nouvelle.
Réaffirmer T₂ comme réponse définitive aux limites de T₁.
Proposer une version améliorée de T₁ ou de T₂ qui répond à ses limites.
Ajouter une thèse indépendante sans la relier aux limites précédentes.

Proposer une version améliorée de T₁ ou de T₂ qui répond à ses limites.

Explication

Un plan plus complexe intègre les limites de T₁ et de T₂ dans les transitions, puis propose une version améliorée de l’une des deux thèses. Réaffirmer T₂ néglige ses limites, prolonger les critiques de T₁ n’apporte pas de dépassement, et une thèse sans lien ne répond pas au mouvement du plan.

31. Un plan se termine par T₂₊ après avoir exposé T₁, puis T₂ et leurs limites. Quelle démarche caractérise précisément cette dernière partie ?

Examiner les conditions de validité de T₂ ou ses conséquences radicales.
Corriger T₁ en tenant compte des critiques qui lui ont été adressées.
Fusionner T₁ et T₂ pour présenter une synthèse de leurs idées.
Répéter T₂ sans interroger ses conditions ni ses conséquences.

Examiner les conditions de validité de T₂ ou ses conséquences radicales.

Explication

T₂₊ améliore T₂ en examinant ses conditions de validité ou les conséquences radicales auxquelles elle mène. Corriger T₁ correspond à T₁₊, répéter T₂ ne l’améliore pas, et une synthèse des deux thèses ne définit pas T₂₊.

32. Un sujet oppose deux thèses, T₁ et T₂. Quelle démarche distingue une troisième thèse T₃ de l’examen d’un présupposé P ?

T₃ surmonte les insuffisances de T₁ et T₂, tandis que P met en question un présupposé du sujet.
T₃ révèle un présupposé du sujet, tandis que P surmonte les insuffisances de T₁ et T₂.
T₃ répète la thèse la plus convaincante, tandis que P examine ses conséquences radicales.
T₃ fusionne T₁ et T₂, tandis que P propose une version améliorée de l’une d’elles.

T₃ surmonte les insuffisances de T₁ et T₂, tandis que P met en question un présupposé du sujet.

Explication

T₃ dépasse l’opposition en surmontant les insuffisances des deux thèses, alors que P révèle et interroge un présupposé du sujet. La fusion des thèses réduit à tort T₃ à une synthèse, et l’examen des conséquences radicales relève de l’amélioration de T₂.

33. Deux thèses semblent incompatibles parce qu’elles donnent des sens différents au terme central du sujet. Pour construire T₃, quelle démarche est pertinente ?

Combiner les affirmations des deux thèses dans le cadre initial.
Conserver les termes du sujet et retenir la thèse la plus convaincante.
Révéler un présupposé du sujet sans modifier le cadre du problème.
Redéfinir les termes du sujet ou déplacer le problème vers un autre domaine.

Redéfinir les termes du sujet ou déplacer le problème vers un autre domaine.

Explication

Construire T₃ suppose de redéfinir les termes du sujet ou de déplacer le problème vers un domaine où il ne se pose pas spontanément. Choisir entre T₁ et T₂ maintient l’opposition, révéler un présupposé correspond à P, et combiner les thèses sans changer le cadre ne constitue pas le déplacement requis.

34. Dans une dissertation, l’étudiant veut construire un plan progressif pur. Quelle démarche doit-il adopter pour faire évoluer son raisonnement ?

Consacrer une partie à chaque thèse, puis les opposer dans une dernière partie.
Présenter des thèmes successifs sans établir leur progression logique.
Redistribuer les deux thèses dans chaque partie et justifier leur approfondissement jusqu’au triomphe de l’une.
Choisir une thèse dès le départ et laisser ses objections de côté.

Redistribuer les deux thèses dans chaque partie et justifier leur approfondissement jusqu’au triomphe de l’une.

Explication

Le plan progressif pur conserve une direction unique, redistribue les deux thèses dans chaque partie et justifie l’enchaînement jusqu’à ce qu’une thèse l’emporte après avoir surmonté ses objections. Séparer les thèses en parties abandonne cette redistribution, juxtaposer des thèmes néglige la progression et écarter les objections omet une étape essentielle.

35. Une étudiante réutilise le même plan presque à l’identique pour deux sujets différents et consacre une partie à une question secondaire. Quelle correction rendrait son plan cohérent avec le sujet traité ?

Adapter le plan à la particularité du sujet et écarter la question secondaire.
Remplacer l’argumentation par un inventaire de connaissances connexes.
Conserver le plan général et développer davantage la question secondaire.
Reprendre le plan identique et ajouter des exemples propres au sujet.

Adapter le plan à la particularité du sujet et écarter la question secondaire.

Explication

Un plan cohérent doit répondre à la particularité du sujet, sans être transposable à l’identique ni dévier vers une question annexe. Un plan passe-partout ignore cette particularité, développer la question secondaire entretient le hors-sujet et un inventaire de connaissances ne construit pas une réponse ciblée.

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Que soutient le compatibilisme sur la liberté-arbitre et le déterminisme ?

La liberté-arbitre est compatible avec le déterminisme.

Selon le compatibilisme, comment un événement advient-il et aurait-il pu être autrement ?

Il est contingent et aurait pu ne pas exister ou exister autrement.

Que soutient le nécessitarisme sur les événements et le libre-arbitre ?

Chaque événement est nécessaire et le libre-arbitre n’a pas sa place.

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