QCM : Révolution culturelle du Front populaire (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle les premiers bibliobus financés par l’État jouent-ils dans le développement de la lecture publique ?

Ils remplacent les écoles primaires supérieures par un réseau de bibliothèques fixes.
Ils servent à orienter les élèves vers les sections classique, moderne ou technique.
Ils financent la création d’associations chargées de construire des musées locaux.
Ils constituent le premier investissement public dans la lecture publique en sillonnant les routes de France.

Ils constituent le premier investissement public dans la lecture publique en sillonnant les routes de France.

Explication

Les bibliobus parcourent les routes de France et représentent le premier investissement public dans la lecture publique. Les bibliothèques fixes ne sont pas présentées comme leur fonction ni comme leur remplacement.

2. Quelle mesure Jean Zay prend-il dès le 11 août concernant la scolarité obligatoire ?

Il rend obligatoire une demi-journée hebdomadaire d’éducation physique.
Il prolonge d’un an la durée de l’obligation scolaire.
Il avance à 11 ans l’âge du passage en classe de sixième.
Il unifie les classes primaires des lycées et des écoles.

Il prolonge d’un an la durée de l’obligation scolaire.

Explication

Dès le 11 août, Jean Zay prolonge d’un an l’obligation scolaire. L’avancement du certificat d’études à 11 ans constitue une mesure distincte, et non la durée de prolongation de l’obligation.

3. Quel objectif Jean Zay poursuit-il en proposant d’unifier les classes primaires des lycées et des écoles ?

Établir un parallélisme entre le premier cycle des lycées et les écoles primaires supérieures.
Faire de la classe de sixième un examen final commun aux lycées et aux écoles primaires.
Réserver les classes primaires des lycées aux élèves orientés vers la section classique.
Remplacer les écoles primaires supérieures par des classes de lycée consacrées à la lecture.

Établir un parallélisme entre le premier cycle des lycées et les écoles primaires supérieures.

Explication

L’unification proposée vise à établir un parallélisme entre le premier cycle des lycées et les écoles primaires supérieures. La classe de sixième joue plutôt un rôle de palier d’orientation, et non celui d’un examen final commun.

4. Dans le projet de Jean Zay, comment s’articulent le certificat d’études avancé à 11 ans et la classe de sixième ?

Le certificat unifie les classes primaires, tandis que la sixième prolonge l’obligation scolaire d’un an.
Le certificat est avancé pour faciliter le passage entre les filières, tandis que la sixième sert de palier d’orientation.
Le certificat remplace la sixième, tandis que les sections sont choisies à l’école primaire supérieure.
Le certificat sert à orienter vers les sections, tandis que la sixième devient un examen avancé de fin d’études.

Le certificat est avancé pour faciliter le passage entre les filières, tandis que la sixième sert de palier d’orientation.

Explication

Le certificat d’études est avancé à 11 ans afin de faciliter le passage entre les filières, et la sixième devient un palier d’orientation vers différentes sections. Confondre ces fonctions attribue à la sixième le rôle d’examen avancé qui appartient au certificat.

5. Quelle évolution du financement théâtral commence en 1936 ?

Le financement public des seules troupes itinérantes fondées au XIXe siècle.
Le subventionnement public du théâtre privé, notamment pour aider de jeunes compagnies.
La prise en charge intégrale des théâtres privés par les associations de spectateurs.
Le remplacement des subventions aux compagnies par des tarifs réduits pour les musées.

Le subventionnement public du théâtre privé, notamment pour aider de jeunes compagnies.

Explication

En 1936 commence le subventionnement public du théâtre privé, notamment afin d’aider de jeunes compagnies comme celle de Jean-Louis Barrault. Les tarifs réduits pour les musées relèvent d’une autre mesure d’accès culturel, pas du début des subventions théâtrales.

6. Comment le Front populaire cherche-t-il à démocratiser le théâtre tout en conservant des formes scéniques traditionnelles ?

En proposant des prix bas et des sujets historiques accessibles à un large public.
En privilégiant les formes scéniques nouvelles et des tarifs adaptés aux syndicats.
En concentrant les représentations populaires dans les musées et les salles de concert.
En réservant les spectacles historiques aux compagnies privées les plus établies.

En proposant des prix bas et des sujets historiques accessibles à un large public.

Explication

La démocratisation repose sur des prix bas et des sujets historiques accessibles, sans abandon des formes scéniques traditionnelles. Le recours à des formes nouvelles ne caractérise donc pas cette approche telle qu’elle est décrite.

7. Quels équipements l’État s’engage-t-il à construire pour l’Exposition universelle de 1937 ?

Le palais de Chaillot, le Théâtre du peuple, le musée d’art moderne et le musée des Beaux-Arts de Bussang.
Le musée d’art moderne, les Comédiens routiers, le palais des syndicats et le musée des traditions scolaires.
Le palais de Chaillot, le palais de la Découverte, le musée d’art moderne et le musée des arts et des traditions populaires.
Le palais de la Découverte, le théâtre national ambulant, le musée du peuple et le musée des arts populaires.

Le palais de Chaillot, le palais de la Découverte, le musée d’art moderne et le musée des arts et des traditions populaires.

Explication

L’engagement de l’État porte sur les deux palais et les deux musées cités, construits dans le cadre de l’Exposition universelle de 1937. Le Théâtre du peuple de Bussang appartient à l’histoire du théâtre populaire, et non à cette liste de constructions.

8. Comment l’État favorise-t-il l’accès du plus grand nombre aux musées, théâtres et concerts publics ?

En remplaçant les billets payants par des entrées gratuites pour les jeunes artistes.
En réservant les tarifs réduits aux compagnies théâtrales subventionnées.
En accordant des tarifs préférentiels aux associations et aux syndicats.
En accordant des réductions aux visiteurs des seuls musées nationaux.

En accordant des tarifs préférentiels aux associations et aux syndicats.

Explication

Les associations et les syndicats bénéficient de tarifs préférentiels pour les musées, les théâtres et les concerts publics. La mesure ne se limite pas aux musées nationaux et ne concerne pas uniquement les compagnies subventionnées.

9. Quelle fonction Léo Lagrange exerce-t-il dans le domaine du sport et des loisirs sous le Front populaire ?

Il fonde le Théâtre du peuple de Bussang.
Il dirige le sous-secrétariat d’État aux sports et loisirs.
Il dirige le musée des arts et des traditions populaires.
Il préside l’Association pour le développement de la lecture publique.

Il dirige le sous-secrétariat d’État aux sports et loisirs.

Explication

Léo Lagrange dirige le sous-secrétariat d’État aux sports et loisirs du Front populaire. La fondation du Théâtre du peuple de Bussang est associée à Maurice Pottecher, et non à Lagrange.

10. Quel est l’objectif du Brevet Sportif Populaire créé par Léo Lagrange en mars 1937 ?

Promouvoir le sport pour tous grâce à des épreuves simples et accessibles comme la course, le saut et le grimper.
Sélectionner des athlètes de haut niveau au moyen d’épreuves spécialisées et exigeantes.
Financer les équipements sportifs locaux en fonction des résultats des compétitions nationales.
Orienter les élèves vers les sections scolaires grâce à des épreuves de course et de saut.

Promouvoir le sport pour tous grâce à des épreuves simples et accessibles comme la course, le saut et le grimper.

Explication

Le Brevet Sportif Populaire vise le « sport pour tous » avec des épreuves accessibles, notamment la course, le saut et le grimper. Il ne sert pas à sélectionner des athlètes de haut niveau, mais à rendre la pratique sportive accessible.

11. Quel avantage les billets de congés payés accordent-ils à leurs bénéficiaires ?

Une réduction de 40 % valable sur tout le territoire, dont bénéficient 1,2 million de Français.
Une réduction de 24 % valable sur tout le territoire, dont bénéficient 1,2 million de Français.
Une réduction de 40 % réservée aux trajets vers les auberges de jeunesse, dont bénéficient 1,2 million de Français.
Une réduction de 40 % valable sur tout le territoire, dont bénéficient 800 000 Français.

Une réduction de 40 % valable sur tout le territoire, dont bénéficient 1,2 million de Français.

Explication

Les billets donnent droit à une réduction de 40 % sur tout le territoire, et 1,2 million de Français en bénéficient sous le Front populaire. La réduction n’est pas limitée aux trajets vers les auberges de jeunesse.

12. Comment les associations du Rassemblement populaire concilient-elles leur engagement collectif et leur fonctionnement propre ?

Elles abandonnent leur autonomie intellectuelle pour adopter une direction commune.
Elles se regroupent autour d’une discipline artistique sans prendre position.
Elles restent à l’écart des camps politiques tout en partageant leurs ressources.
Elles choisissent leur camp tout en préservant leur autonomie intellectuelle.

Elles choisissent leur camp tout en préservant leur autonomie intellectuelle.

Explication

Le Rassemblement populaire réunit plus d’une centaine d’associations qui prennent parti tout en conservant leur autonomie intellectuelle. Une direction commune qui supprimerait cette autonomie ne correspond donc pas à leur mode de regroupement.

13. Quel événement marque le 26 novembre 1936 dans le domaine du cinéma indépendant ?

La fondation d’une association de cinéastes consacrée à l’assainissement de la profession.
La création de la Maison de la culture, destinée à rapprocher artistes, ouvriers et intellectuels.
La fondation de Ciné-Liberté, chargée de diffuser les films populaires et de défendre la liberté à l’écran.
La création de l’Alliance du cinéma indépendant, coopérative vouée à de nouveaux films et modes de production.

La création de l’Alliance du cinéma indépendant, coopérative vouée à de nouveaux films et modes de production.

Explication

Le 26 novembre 1936, l’Alliance du cinéma indépendant est créée comme coopérative pour promouvoir des films d’esprit nouveau et une nouvelle manière de produire. Ciné-Liberté partage des préoccupations cinématographiques, mais sa création n’est pas l’événement associé à cette date.

14. Une association veut défendre la liberté à l’écran, diffuser des films populaires et rendre la pratique cinématographique accessible aux masses : quelle démarche correspond à ses objectifs ?

Celle de Ciné-Liberté, qui associe diffusion, pédagogie révolutionnaire et accès militant au cinéma.
Celle de l’Alliance du cinéma indépendant, qui privilégie la coopération et de nouvelles méthodes de production.
Celle du Rassemblement populaire, qui rassemble des associations engagées tout en gardant leur autonomie.
Celle de la Maison de la culture, qui fédère les professionnels des arts autour d’un combat commun.

Celle de Ciné-Liberté, qui associe diffusion, pédagogie révolutionnaire et accès militant au cinéma.

Explication

Ciné-Liberté entend notamment défendre la liberté à l’écran, diffuser des films populaires, développer une pédagogie cinématographique révolutionnaire et rendre la pratique accessible aux masses. L’Alliance du cinéma indépendant vise plutôt de nouveaux films et une nouvelle manière de produire.

15. Quelles figures sont présentées comme dominantes dans le camp qualifié de fasciste ?

Drieu la Rochelle, Brasillach et Jean Guéhenno.
Drieu la Rochelle, Brasillach et Rebatet.
Louis Aragon, Brasillach et Rebatet.
Drieu la Rochelle, Maurice Dommanget et Rebatet.

Drieu la Rochelle, Brasillach et Rebatet.

Explication

Les figures dominantes citées pour ce camp sont Drieu la Rochelle, Brasillach et Rebatet. Louis Aragon est associé à la direction de la Maison de la culture, tandis que Dommanget et Guéhenno interviennent dans des conférences populaires.

16. Quelle distinction permet de différencier les associations du mouvement culturel ?

Certaines choisissent un camp politique, tandis que d’autres conservent une autonomie intellectuelle.
Certaines rassemblent des professionnels des arts, tandis que d’autres rapprochent les ouvriers et les intellectuels.
Certaines ont un statut d’expert, tandis que d’autres associent pratique artistique ou scientifique et réflexion théorique.
Certaines défendent la production de films, tandis que d’autres organisent des conférences sur les loisirs populaires.

Certaines ont un statut d’expert, tandis que d’autres associent pratique artistique ou scientifique et réflexion théorique.

Explication

La distinction oppose les associations dotées d’un statut d’expert à celles qui combinent pratique artistique ou scientifique et réflexion théorique. L’organisation de conférences relève d’une activité du mouvement culturel, mais ne constitue pas cette distinction.

17. À quelle date le Comité de vigilance des intellectuels antifascistes est-il créé sous le patronage d’Alain, de Paul Rivet et de Paul Langevin ?

Le 18 juillet 1936
En janvier 1935
Le 3 mars 1934
Le 6 août 1936

Le 3 mars 1934

Explication

Le CVIA est créé le 3 mars 1934 sous le patronage de ces trois intellectuels, représentant des tendances politiques différentes. Le 18 juillet 1936 correspond à un télégramme de soutien lié à l’engagement de Malraux en Espagne.

18. Quel rôle le CVIA entend-il donner aux intellectuels qu’il rassemble ?

Les charger de diriger les organisations politiques antifascistes
Les réunir pour défendre l’autonomie des professions libérales
Les mettre à la disposition des organisations ouvrières
Les mobiliser pour former une nouvelle organisation littéraire

Les mettre à la disposition des organisations ouvrières

Explication

Le CVIA cherche à rassembler des intellectuels isolés par leur profession ou leur situation sociale afin de les mettre à la disposition des organisations ouvrières. Son objectif n’est pas de leur confier la direction de ces organisations.

19. Comment caractériser la position d’André Malraux envers le marxisme dans les années 1930 ?

Il y adhère et fait de la lutte des classes son principe central
Il s’en rapproche sans y adhérer et privilégie la défense de la culture
Il s’y rallie en adoptant la dictature du prolétariat comme programme
Il le rejette et défend l’autonomie de la culture face à la politique

Il s’en rapproche sans y adhérer et privilégie la défense de la culture

Explication

Malraux se rapproche du marxisme sans y adhérer ni reprendre les notions de lutte des classes et de dictature du prolétariat, privilégiant la défense de la culture. Un rapprochement intellectuel ne signifie donc pas une adhésion au marxisme.

20. Quel est le sujet central du roman L’Espoir d’André Malraux ?

La défense de la culture à travers un congrès international
La montée du fascisme en France et l’action des intellectuels
La vie des ouvriers français et l’organisation des syndicats
La guerre civile espagnole et les combattants républicains

La guerre civile espagnole et les combattants républicains

Explication

L’Espoir est consacré à la guerre civile espagnole et aux combattants républicains, notamment à leur dignité, aux raisons de leur lutte et au sens de leur vie. Le congrès pour la défense de la culture est un épisode de l’engagement de Malraux, pas le sujet central du roman.

21. Dans quel contexte Jean Renoir réalise-t-il La vie est à nous ?

À la demande du PCF pour la campagne législative de 1936
À l’initiative de Jean Prouvost pour promouvoir la presse populaire
À la demande d’un syndicat pour défendre les ouvriers du bâtiment
Pour un congrès consacré à la défense de la culture en Espagne

À la demande du PCF pour la campagne législative de 1936

Explication

Le PCF demande à Jean Renoir de réaliser le film pour sa campagne législative de 1936, et le diffuse ensuite dans ses fêtes et meetings. Le film syndical consacré aux ouvriers du bâtiment est Les Bâtisseurs de Jean Epstein.

22. Quelle distinction oppose Les Bâtisseurs de Jean Epstein à Les Métallos de Jacques Lemare ?

Le premier valorise la fierté du métier et un syndicalisme de proposition, le second insiste sur les luttes et l’organisation syndicale
Le premier défend les œuvres sociales et la négociation, le second montre des ouvriers reconstruisant une cathédrale
Le premier célèbre la campagne électorale du PCF, le second présente la restauration de la cathédrale de Chartres
Le premier met en scène les luttes et les œuvres sociales, le second valorise la fierté du métier et la proposition syndicale

Le premier valorise la fierté du métier et un syndicalisme de proposition, le second insiste sur les luttes et l’organisation syndicale

Explication

Les Bâtisseurs montre des ouvriers restaurant la cathédrale de Chartres et valorise la fierté professionnelle ainsi qu’un syndicalisme de proposition. Les Métallos met davantage l’accent sur les luttes, les œuvres sociales et l’organisation syndicale.

23. Que désigne la notion de culture de masse ?

La massification des productions, des vecteurs et des pratiques culturelles
La diffusion d’œuvres savantes auprès d’un public socialement homogène
La concentration des médias entre les mains de quelques entreprises
La préférence du public pour les loisirs diffusés par la radio et le cinéma

La massification des productions, des vecteurs et des pratiques culturelles

Explication

La culture de masse désigne la massification de l’ensemble de la chaîne culturelle : productions, vecteurs et pratiques. La réduire à la concentration des médias confond une transformation globale avec un seul aspect possible de la diffusion culturelle.

24. Quelle évolution caractérise la massification culturelle en France entre les années 1860 et les années 1930 ?

Elle commence avec l’école, le livre et la presse, puis s’étend à la radio et au cinéma
Elle commence avec la radio et le cinéma, puis s’étend à l’école et à la presse écrite
Elle débute avec l’école et la radio, puis s’étend aux journaux et au cinéma
Elle repose d’abord sur la presse et le cinéma, puis se prolonge par le livre et la radio

Elle commence avec l’école, le livre et la presse, puis s’étend à la radio et au cinéma

Explication

En France, la massification culturelle commence dans les années 1860 avec l’école, le livre et la presse écrite ; la radio et le cinéma s’y ajoutent dans les années 1930. La radio et le cinéma ne sont donc pas les premiers vecteurs de cette évolution.

25. Comment les tirages de Paris-Soir et du Petit Parisien se comparent-ils ?

Paris-Soir atteint 1,8 million d’exemplaires, contre un million pour Le Petit Parisien
Paris-Soir atteint 1,8 million d’exemplaires, contre 1,2 million pour Le Petit Parisien
Les deux journaux atteignent 1,8 million d’exemplaires chacun
Paris-Soir atteint un million d’exemplaires, contre 1,8 million pour Le Petit Parisien

Paris-Soir atteint 1,8 million d’exemplaires, contre un million pour Le Petit Parisien

Explication

Paris-Soir, racheté par Jean Prouvost en 1930, tire à 1,8 million d’exemplaires, tandis que Le Petit Parisien en tire un million. Inverser ces chiffres constitue une confusion entre les deux journaux.

26. Quel choix éditorial permet aux hebdomadaires politiques et littéraires des années 1930 de toucher un public plus large ?

Réserver leurs pages aux débats entre responsables politiques
Associer l’information politique à des contenus littéraires
Privilégier les nouvelles internationales au détriment de la littérature
Remplacer les articles politiques par des conseils pratiques

Associer l’information politique à des contenus littéraires

Explication

En combinant information politique et littérature, ces hebdomadaires pouvaient intéresser un public plus large. Les conseils pratiques caractérisent plutôt certaines rubriques de la presse féminine.

27. Quel élément explique la capacité de Marie-Claire à séduire un lectorat féminin varié ?

La place dominante accordée aux critiques littéraires et aux essais historiques
La combinaison de feuilletons mélodramatiques et de conseils sur la vie quotidienne
La priorité donnée aux débats politiques et aux analyses économiques
La publication de reportages consacrés aux conflits et aux affaires étrangères

La combinaison de feuilletons mélodramatiques et de conseils sur la vie quotidienne

Explication

Marie-Claire réunit des romans-feuilletons mélodramatiques et des conseils sur la maison, la mode, l’art de recevoir et l’éducation des enfants. Les analyses politiques ne constituent pas le mélange éditorial décrit pour ce magazine.

28. Dans quel contexte Gallimard lance-t-il Marianne en 1932 ?

Pour réagir à la domination des hebdomadaires de droite
Pour concurrencer les magazines consacrés à la mode féminine
Pour remplacer Vendredi après son lancement antifasciste
Pour répondre au déclin des journaux d’information radiophonique

Pour réagir à la domination des hebdomadaires de droite

Explication

Gallimard lance Marianne en 1932 comme hebdomadaire politique et littéraire en réaction à la domination des titres de droite. Vendredi est fondé plus tard, en 1936, et ne peut donc expliquer ce lancement.

29. Quel bilan caractérise Marianne malgré sa présentation élégante et ses photographies ?

Il plafonne à 120 000 exemplaires et devient le principal hebdomadaire littéraire de droite
Il dépasse 800 000 exemplaires et devient le principal hebdomadaire français
Il atteint près de 500 000 exemplaires et devient un titre antifasciste de droite
Il plafonne à 120 000 exemplaires et reste le principal hebdomadaire de gauche jusqu’en 1935

Il plafonne à 120 000 exemplaires et reste le principal hebdomadaire de gauche jusqu’en 1935

Explication

Marianne plafonne à 120 000 exemplaires tout en restant le principal hebdomadaire de la gauche française jusqu’en 1935. Le chiffre de 800 000 exemplaires concerne Marie-Claire, pas Marianne.

30. Quel principe rapproche les fondateurs de Vendredi en 1936 ?

La défense des intérêts des deux cents familles et des fauteurs de guerre
La promotion de la clientèle bourgeoise des revues de droite
La priorité donnée aux conseils ménagers et à l’éducation des enfants
L’antifascisme et la volonté de créer une société plus humaine

L’antifascisme et la volonté de créer une société plus humaine

Explication

André Chamson, Jean Guéhenno et André Viollis fondent Vendredi autour de l’antifascisme et du projet d’une société plus humaine. La dénonciation des deux cents familles est associée à la manière dont Vendredi décrit la droite, non à son ciment idéologique.

31. Quelle nouveauté caractérise Marie-Claire, lancé par Jean Prouvost en 1937 ?

Il reprend l’image de l’épouse ménagère du Petit Écho de la mode pour fidéliser les mêmes lectrices
Il propose une image féminine différente de celle de l’épouse ménagère du Petit Écho de la mode
Il s’adresse d’abord aux ouvrières avec un contenu destiné aux débats syndicaux
Il remplace les magazines féminins par un hebdomadaire politique dirigé par des écrivains

Il propose une image féminine différente de celle de l’épouse ménagère du Petit Écho de la mode

Explication

Lancé en 1937, Marie-Claire propose une image de la femme différente de celle de l’épouse ménagère du Petit Écho de la mode. L’affirmation selon laquelle il reprend cette image confond les deux modèles éditoriaux.

32. Pourquoi les journaux des années 1930 doivent-ils adapter leur offre aux goûts du public et aux nouveaux médias ?

Parce qu’ils deviennent des produits commerciaux et doivent tenir compte du cinéma et surtout de la radio
Parce qu’ils cessent d’être des produits commerciaux et se consacrent à l’information politique
Parce que leur lectorat se limite aux amateurs de littérature et aux responsables politiques
Parce que le cinéma et la radio remplacent les goûts du public dans leurs choix éditoriaux

Parce qu’ils deviennent des produits commerciaux et doivent tenir compte du cinéma et surtout de la radio

Explication

Dans les années 1930, le journal devient aussi un produit commercial, appelé à s’adapter aux goûts changeants du public et à tenir compte du cinéma et surtout de la radio. L’idée que la radio et le cinéma remplacent les goûts du public inverse le lien entre adaptation éditoriale et concurrence médiatique.

33. Quelle priorité caractérise les postes publics dans leur conception de la radio ?

Faire de la radio un moyen de privilégier les émissions sportives et les jeux rémunérés.
Faire de la radio un instrument d’éducation et de diffusion culturelle, notamment par la musique et l’information.
Faire de la radio un produit commercial destiné à maximiser l’audience des messages publicitaires.
Faire de la radio un divertissement de masse financé principalement par la vente de récepteurs.

Faire de la radio un instrument d’éducation et de diffusion culturelle, notamment par la musique et l’information.

Explication

Les postes publics privilégient l’éducation et la diffusion culturelle, avec des programmes de musique, de concerts, de théâtre et d’information. La recherche d’une audience massive pour les recettes publicitaires caractérise plutôt les postes privés.

34. Une station privée adapte ses programmes aux goûts du plus grand nombre afin d’attirer de nombreux auditeurs : quelle logique économique cela illustre-t-il ?

Elle cherche à cibler un public restreint afin de financer la station par des contributions culturelles.
Elle cherche à réduire la place de la publicité afin de privilégier les programmes d’information publique.
Elle cherche à réunir une vaste audience pour diffuser des messages publicitaires qui financent la station.
Elle cherche à assurer une mission d’éducation culturelle financée par des concerts et des représentations théâtrales.

Elle cherche à réunir une vaste audience pour diffuser des messages publicitaires qui financent la station.

Explication

Les postes privés adaptent leurs programmes aux goûts du plus grand nombre pour attirer une audience massive et vendre des espaces publicitaires. La mission d’éducation et de diffusion culturelle correspond plutôt à la conception des postes publics.

35. En 1938, quelle était la répartition des salles de cinéma équipées en France ?

La France en comptait 3 250, dont plus de 300 à Paris.
La France en comptait 5 250, dont plus de 500 à Paris.
La France en comptait 4 250, dont plus de 300 à Paris.
La France en comptait 4 250, dont moins de 100 à Paris.

La France en comptait 4 250, dont plus de 300 à Paris.

Explication

En 1938, 4 250 salles étaient équipées en France, dont plus de 300 dans la capitale. Le total national de 3 250 sous-estime le nombre de salles indiqué.

36. Comment l’engagement à gauche de nombreux réalisateurs se traduit-il dans l’esthétique du cinéma ?

La caméra se concentre sur les milieux aisés, met en scène des notables et écarte les conflits sociaux.
La caméra adopte un point de vue institutionnel, met en scène des dirigeants et valorise l’ordre établi.
La caméra explore les milieux populaires, met en scène des travailleurs et intègre une critique sociale.
La caméra privilégie les paysages, met en scène des figures héroïques et évite les réalités du travail.

La caméra explore les milieux populaires, met en scène des travailleurs et intègre une critique sociale.

Explication

Le réalisme place la caméra dans les milieux populaires et représente notamment chômeurs, ouvriers et artisans, tout en intégrant la critique sociale. Une mise à l’écart des conflits sociaux contredirait cette orientation esthétique.

37. Quelle évolution marque le réalisme cinématographique à partir de 1938 ?

Le réalisme pessimiste des films de Renoir et de Duvivier cède la place à un réalisme optimiste.
Le réalisme social disparaît à partir de 1938 au profit d’un cinéma centré sur les aventures historiques.
Le réalisme optimiste des films de Renoir et de Duvivier se maintient sans changement après 1938.
Le réalisme optimiste illustré par les films de Renoir et de Duvivier cède la place à un réalisme pessimiste.

Le réalisme optimiste illustré par les films de Renoir et de Duvivier cède la place à un réalisme pessimiste.

Explication

Les films cités de Jean Renoir et de Julien Duvivier illustrent un réalisme optimiste, auquel succède un réalisme pessimiste à partir de 1938. Qualifier ces films d’optimistes puis d’un pessimisme ultérieur inverse la distinction chronologique.

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Quel fut le premier investissement public dans la lecture publique ?

Le financement des premiers bibliobus par l’État.

Dès le 11 août, de combien Jean Zay prolonge-t-il l’obligation scolaire ?

D’un an.

Quel objectif poursuit Jean Zay en unifiant certaines classes ?

Établir un parallélisme entre le premier cycle des lycées et les écoles primaires supérieures.

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