QCM : Révolution, institutions et cultes — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement la société d’ordres d’une société de classes ?

Le niveau de richesse individuelle y remplace les distinctions juridiques entre les groupes
Le statut juridique et la dignité sociale y comptent davantage que la place dans la production
La place dans la production y détermine davantage le statut juridique et la dignité sociale
L’accès aux fonctions administratives y dépend principalement de la réussite économique

Le statut juridique et la dignité sociale y comptent davantage que la place dans la production

Explication

La société d’Ancien Régime hiérarchise les individus selon leur ordre, leurs privilèges, leur statut juridique et leur dignité. Une société de classes est davantage analysée à partir de la place occupée dans la production, ce qui rend le deuxième choix inadéquat.

2. Quels sont les trois ordres qui structurent la société d’Ancien Régime ?

Le clergé, les marchands et les artisans
Le clergé, la noblesse et le tiers-état
La noblesse, la bourgeoisie et la paysannerie
Les propriétaires, les salariés et les fonctionnaires

Le clergé, la noblesse et le tiers-état

Explication

La société d’Ancien Régime est organisée en trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers-état. La bourgeoisie et la paysannerie appartiennent au tiers-état, mais ne constituent pas deux ordres distincts.

3. Quel groupe rassemble la grande majorité de la population dans la société d’Ancien Régime ?

Le clergé, qui comprend la plupart des familles urbaines et rurales
Le tiers-état, qui regroupe plus de 98 % de la population
La noblesse, qui rassemble près de 20 % des habitants du royaume
Les corps constitués, qui réunissent les travailleurs des villes et des campagnes

Le tiers-état, qui regroupe plus de 98 % de la population

Explication

Le tiers-état regroupe plus de 98 % de la population et comprend des catégories sociales très diverses. Il ne se limite donc pas aux personnes pauvres, contrairement à une interprétation strictement économique.

4. Que signifie l’expression « société de corps » dans l’Ancien Régime ?

Chaque personne est définie principalement par sa richesse et sa place dans la production économique
Chaque personne dépend directement de l’administration royale pour exercer une fonction sociale
Chaque personne dispose de droits identiques indépendamment de sa famille, de son groupe ou de son corps
Chaque personne existe juridiquement et socialement à travers sa famille, son groupe ou son corps

Chaque personne existe juridiquement et socialement à travers sa famille, son groupe ou son corps

Explication

La société de corps considère les individus comme membres d’ensembles organisés qui leur donnent une existence juridique et sociale. Elle s’oppose ainsi à une conception où les droits seraient attachés directement à chaque individu.

5. Comment Loyseau définit-il principalement le privilège ?

Une obligation collective imposée aux membres d’un même groupe professionnel
Une loi particulière qui accorde une prérogative ou une exemption par rapport au droit commun
Une règle générale qui s’applique de manière identique à tous les habitants du royaume
Une décision administrative temporaire qui organise les relations entre les provinces

Une loi particulière qui accorde une prérogative ou une exemption par rapport au droit commun

Explication

Pour Loyseau, le privilège est une loi particulière qui fait échapper un individu ou un groupe au droit commun grâce à une prérogative ou une exemption. Une règle générale applicable à tous correspond à la logique inverse du privilège.

6. Quelle distinction oppose les privilèges collectifs aux privilèges individuels ?

Les privilèges collectifs appartiennent aux provinces, tandis que les privilèges individuels appartiennent aux métiers
Les privilèges collectifs concernent la justice, tandis que les privilèges individuels concernent exclusivement la fiscalité
Les privilèges collectifs sont généralement perpétuels, tandis que les privilèges individuels sont personnels et ponctuels
Les privilèges collectifs sont personnels et ponctuels, tandis que les privilèges individuels sont généralement perpétuels

Les privilèges collectifs sont généralement perpétuels, tandis que les privilèges individuels sont personnels et ponctuels

Explication

Les privilèges collectifs sont attachés à un groupe et tendent à se maintenir dans le temps, alors que les privilèges individuels sont liés à une personne et à une situation ponctuelle. Leur différence principale porte donc sur leur bénéficiaire et leur durée, non sur un domaine particulier.

7. Quelle obligation est associée traditionnellement au privilège nobiliaire dans l’Ancien Régime ?

La noblesse est réputée acquitter la taille par une contribution financière régulière
La noblesse est réputée financer les tribunaux par une taxe judiciaire spécifique
La noblesse est réputée acquitter l’impôt du sang par le service militaire
La noblesse est réputée administrer les villes par une obligation de police municipale

La noblesse est réputée acquitter l’impôt du sang par le service militaire

Explication

La noblesse et le clergé sont exemptés de la taille, tandis que la noblesse est réputée payer l’impôt du sang en servant militairement. La taille est donc précisément l’impôt dont elle est exemptée, et non celui qu’elle acquitte.

8. Quels pouvoirs la séparation des pouvoirs distingue-t-elle pour garantir la liberté politique ?

Les pouvoirs provincial, municipal et corporatif
Les pouvoirs administratif, économique et diplomatique
Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire
Les pouvoirs royal, religieux et militaire

Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire

Explication

La séparation des pouvoirs distingue le législatif, qui fait les lois, l’exécutif, qui les met en œuvre, et le judiciaire, qui juge les crimes et les différends. Cette organisation vise à protéger la liberté politique en évitant la concentration du pouvoir.

9. Que déclare l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ?

Une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution
Une société sans représentation des provinces ni autonomie des villes ne forme pas un État
Une société sans souveraineté monarchique ni privilèges sociaux ne possède pas de gouvernement
Une société sans égalité économique ni propriété collective ne peut garantir la liberté politique

Une société sans garantie des droits ni séparation des pouvoirs n’a pas de Constitution

Explication

L’article 16 lie l’existence d’une Constitution à deux garanties : les droits et la séparation des pouvoirs. Il ne définit pas la Constitution à partir de l’égalité économique ou de l’organisation territoriale.

10. Quelle position Montesquieu défend-il concernant l’autorité judiciaire ?

Elle doit être subordonnée au pouvoir exécutif pour appliquer efficacement les lois
Elle doit être contrôlée par le pouvoir législatif afin de représenter la volonté nationale
Elle doit être indépendante du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif
Elle doit être réunie au pouvoir royal pour garantir l’unité de l’État

Elle doit être indépendante du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif

Explication

Dans De l’esprit des lois, Montesquieu défend l’indépendance de l’autorité judiciaire à l’égard des deux autres pouvoirs. La placer sous le contrôle de l’exécutif ou du législatif contredirait cette exigence.

11. Quelle opposition distingue le despotisme éclairé du républicanisme de Rousseau ?

Le despotisme éclairé maintient un prince puissant, tandis que Rousseau fonde la liberté sur la souveraineté du peuple
Le despotisme éclairé supprime la monarchie, tandis que Rousseau réserve la souveraineté aux gouvernants élus
Le despotisme éclairé confie le pouvoir au peuple, tandis que Rousseau maintient l’autorité forte d’un prince réformateur
Le despotisme éclairé refuse les réformes rationnelles, tandis que Rousseau fonde la liberté sur l’administration royale

Le despotisme éclairé maintient un prince puissant, tandis que Rousseau fonde la liberté sur la souveraineté du peuple

Explication

Le despotisme éclairé conserve une monarchie forte pour conduire des réformes rationnelles, alors que le républicanisme rousseauiste subordonne les gouvernants à la souveraineté populaire et à la volonté générale. Le deuxième choix inverse donc les deux doctrines.

12. Quelle double compétence les parlements d’Ancien Régime revendiquent-ils face à la monarchie ?

Une fonction judiciaire et une participation à la fonction législative
Une fonction militaire et une administration directe des provinces
Une fonction religieuse et une compétence exclusive sur les universités
Une fonction fiscale et une direction de la politique extérieure

Une fonction judiciaire et une participation à la fonction législative

Explication

Les parlements souhaitent exercer leur rôle judiciaire tout en participant à l’élaboration des lois. La monarchie entend au contraire réserver la fonction législative au roi et limiter les parlements au domaine judiciaire.

13. Que permet l’enregistrement des textes royaux par les cours souveraines ?

Une approbation des décisions royales par les États généraux réunis en session
Un examen préalable des textes avant leur application, suivi d’éventuelles remontrances
Une application immédiate des actes royaux sans intervention des magistrats
Une modification directe des édits par les magistrats avant leur publication

Un examen préalable des textes avant leur application, suivi d’éventuelles remontrances

Explication

L’enregistrement donne aux cours souveraines un contrôle préalable des textes royaux et la possibilité d’adresser des remontrances. Il ne signifie donc pas que les actes sont appliqués sans examen ni que les magistrats peuvent les réécrire.

14. Laquelle de ces propositions figure parmi les lois fondamentales énumérées par le parlement de Paris le 3 mai 1788 ?

Le consentement des États généraux à l’impôt
La réunion annuelle obligatoire des cours souveraines
La fixation des impôts par les parlements provinciaux
La nomination des magistrats par les intendants

Le consentement des États généraux à l’impôt

Explication

Le parlement de Paris présente le consentement des États généraux à l’impôt comme une loi fondamentale. Les autres propositions ne figurent pas dans l’énumération arrêtée le 3 mai 1788.

15. Quelle affirmation Louis XV réaffirme-t-il lors de la séance de la Flagellation, le 3 mars 1766 ?

La compétence fiscale des cours souveraines sur les provinces
La supériorité des magistrats sur les conseils chargés de gouverner
La souveraineté exclusive du roi et son monopole législatif
La participation des parlements à la confection des lois royales

La souveraineté exclusive du roi et son monopole législatif

Explication

Lors de la séance de la Flagellation, Louis XV affirme que le roi détient la souveraineté et le monopole de la législation, les cours lui étant subordonnées. Cette position s’oppose directement à la prétention parlementaire de participer au pouvoir législatif.

16. Quelle mesure caractérise la réforme Maupeou en 1771 ?

La restauration de la vénalité des offices dans toutes les juridictions
La suppression du parlement de Paris après l’interdiction des communications entre cours
La réunion des parlements en une cour nationale chargée de voter les impôts
Le rappel des anciens parlements et la suppression des conseils supérieurs

La suppression du parlement de Paris après l’interdiction des communications entre cours

Explication

À la fin de 1770, les cours souveraines ne peuvent plus communiquer entre elles, puis le parlement de Paris est supprimé en 1771. Le rappel des anciens parlements appartient à la décision prise par Louis XVI en 1774.

17. Quelle décision Louis XVI prend-il au printemps 1774 à l’égard de la réforme Maupeou ?

Il renforce Maupeou, maintient les conseils supérieurs et dissout les anciens parlements
Il congédie Maupeou, supprime les conseils supérieurs et rappelle les anciens parlements
Il remplace les parlements rappelés par une cour plénière chargée de les contrôler
Il rétablit la vénalité des offices et interdit aux parlements de reprendre leurs fonctions

Il congédie Maupeou, supprime les conseils supérieurs et rappelle les anciens parlements

Explication

Au printemps 1774, Louis XVI met fin à l’expérience de Maupeou en le congédiant, en supprimant les conseils supérieurs et en rappelant les anciens parlements. Cette décision rétablit donc les anciennes cours au lieu de prolonger la réforme.

18. Quelle mesure Turgot prend-il en septembre 1774 concernant le commerce des céréales ?

Il confie aux parlements la réglementation des récoltes et des marchés céréaliers
Il libéralise le commerce des céréales et met fin à la police des grains
Il réserve le commerce des céréales aux corporations urbaines reconnues par le roi
Il renforce la surveillance administrative des échanges et fixe les prix des céréales

Il libéralise le commerce des céréales et met fin à la police des grains

Explication

En septembre 1774, Turgot instaure la liberté du commerce des céréales et supprime la police des grains. Cette orientation remplace la surveillance administrative des échanges par une circulation plus libre des céréales.

19. Quelle succession d’événements provoque les émeutes de la guerre des farines au printemps 1775 ?

L’abolition de la corvée augmente les impôts et provoque une interruption des moissons
Une bonne récolte en 1774 provoque une baisse des prix et une pénurie organisée
La suppression des corporations réduit les salaires puis déclenche une crise des récoltes
Une mauvaise récolte en 1774 entraîne une hausse du prix des céréales et du pain

Une mauvaise récolte en 1774 entraîne une hausse du prix des céréales et du pain

Explication

La mauvaise récolte de 1774 fait monter les prix des céréales et du pain, ce qui alimente les émeutes du printemps 1775. La guerre des farines est donc liée à une crise des prix et des approvisionnements, non à la suppression des corporations.

20. Quelle réforme Turgot adopte-t-il en février 1776 pour les corporations et les professions ?

Il conserve toutes les corporations mais réduit les droits d’entrée dans les métiers
Il supprime les corporations, avec quelques exceptions, et libéralise les professions
Il confie aux parlements la création des corporations et la délivrance des autorisations
Il rétablit les corporations dans chaque ville et réserve les métiers aux maîtres jurés

Il supprime les corporations, avec quelques exceptions, et libéralise les professions

Explication

Turgot supprime les corporations en février 1776, tout en maintenant celles des apothicaires, orfèvres, libraires et imprimeurs, et institue la liberté des professions commerciales et artisanales. La réforme ne consiste donc pas à préserver le système corporatif général.

21. Quel dispositif remplace la corvée des routes dans la réforme de Turgot en février 1776 ?

Une contribution additionnelle au vingtième imposée aux propriétaires fonciers
Un impôt indirect sur les céréales payé par les consommateurs
Une contribution réservée aux paysans et excluant les propriétaires nobles
Une taxe sur les corporations acquittée par les artisans des villes

Une contribution additionnelle au vingtième imposée aux propriétaires fonciers

Explication

Turgot abolit la corvée des routes et la remplace par une contribution additionnelle au vingtième pesant sur les propriétaires fonciers. Cette contribution concerne aussi les nobles, contrairement à une charge limitée aux seuls paysans.

22. Quelle mesure Turgot substitue-t-il à la corvée royale pour faire contribuer les propriétaires fonciers, y compris les nobles ?

Une capitation répartie selon le nombre de personnes
Une contribution additionnelle au vingtième payée en argent
Un impôt indirect prélevé sur les échanges commerciaux
Une taxe territoriale réservée aux biens roturiers

Une contribution additionnelle au vingtième payée en argent

Explication

Turgot remplace le travail obligatoire par une contribution monétaire additionnelle au vingtième, qui concerne tous les propriétaires fonciers. La corvée ne correspond pas à un impôt par tête, car elle impose une prestation de travail.

23. Quel objectif plus large la réforme fiscale de Turgot poursuit-elle à l’égard de la noblesse et des communautés ?

Réserver l’impôt aux revenus commerciaux et maintenir les corvées
Préserver les privilèges fonciers et renforcer les solidarités locales
Taxer le patrimoine foncier noble et individualiser la contribution
Accroître les exemptions fiscales et organiser une répartition collective

Taxer le patrimoine foncier noble et individualiser la contribution

Explication

La réforme vise à imposer davantage le patrimoine foncier de la noblesse et à faire porter l’impôt sur les contribuables individuellement. Elle s’oppose donc au maintien des privilèges fonciers et de la solidarité communautaire comme base fiscale.

24. Que se passe-t-il en mai 1776 après le renvoi de Turgot par Louis XVI ?

Ses réformes sont abrogées et les anciennes institutions sont rétablies
La police des grains disparaît et les corvées sont remplacées par un impôt
Les intendants perdent leur autorité et les États généraux sont convoqués
La contribution foncière est étendue et les corporations sont supprimées

Ses réformes sont abrogées et les anciennes institutions sont rétablies

Explication

En mai 1776, Louis XVI renvoie Turgot puis abroge ses réformes, ce qui rétablit notamment la police des grains, les corporations et les corvées royales. La suppression des corporations et des corvées appartient donc au projet réformateur, non à sa restauration.

25. Comment la taille est-elle principalement répartie sous l’Ancien Régime ?

Selon une répartition territoriale arbitraire touchant surtout les roturiers
Selon un taux uniforme appliqué aux revenus déclarés de tous les contribuables
Selon un impôt par tête ajusté à la situation militaire de chaque personne
Selon une proportion fixe des revenus fonciers du clergé et de la noblesse

Selon une répartition territoriale arbitraire touchant surtout les roturiers

Explication

La taille est le principal impôt sur le revenu et pèse surtout sur les roturiers selon une répartition territoriale arbitraire. Le vingtième, en revanche, repose sur une proportion des facultés déclarées.

26. Quel montant correspond au vingtième lorsque le revenu déclaré d’un contribuable est de 2000020\,000 livres ?

50005\,000 livres
10001\,000 livres
100100 livres
40004\,000 livres

$$1\,000$$ livres

Explication

Le vingtième représente 5%5\% du revenu, donc 0,05×20000=10000{,}05 \times 20\,000 = 1\,000 livres. Une somme de 40004\,000 livres correspondrait à un taux de 20%20\%, qui n’est pas celui du vingtième.

27. Quelle proposition de Calonne vise à imposer les revenus fonciers sans exempter les ordres privilégiés ?

La capitation calculée selon le nombre de personnes imposables
La subvention territoriale frappant aussi le clergé et la noblesse
La taille personnelle limitée aux contribuables roturiers
Le vingtième proportionnel fondé sur les facultés déclarées

La subvention territoriale frappant aussi le clergé et la noblesse

Explication

Calonne propose une subvention territoriale, impôt direct qui doit toucher tous les revenus fonciers, y compris ceux du clergé et de la noblesse. La taille reste principalement supportée par les roturiers et la capitation est un impôt par tête.

28. Quelles demandes de convocation des États généraux sont formulées en 1787 ?

Lafayette la demande le 24 juillet, puis le Parlement de Paris le 21 mai
Lafayette la demande le 21 mai, puis le Parlement de Paris le 24 juillet
Calonne la demande le 21 mai, puis Lafayette le 24 juillet
Le Parlement de Paris la demande le 21 mai, puis Lafayette le 24 juillet

Lafayette la demande le 21 mai, puis le Parlement de Paris le 24 juillet

Explication

En 1787, Lafayette formule la demande le 21 mai, puis le Parlement de Paris la reprend le 24 juillet. Les autres propositions inversent les acteurs ou les dates indiqués.

29. Quels droits naturels et imprescriptibles la Déclaration du 26 août 1789 affirme-t-elle ?

La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression
La propriété collective, la paix civile et l’égalité des conditions
La sécurité sociale, l’instruction publique et la liberté syndicale
La liberté du commerce, le suffrage universel et la souveraineté populaire

La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

Explication

La Déclaration du 26 août 1789 énumère notamment la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression parmi les droits naturels et imprescriptibles. Le suffrage universel et les droits sociaux proposés ne constituent pas cette liste précise.

30. Que signifie la liberté naturelle dans la conception présentée par la Déclaration des droits ?

Disposer d’un patrimoine suffisant pour participer aux échanges économiques
Pouvoir se donner des institutions communes dans le cadre de la société
Ne pas être soumis à des rapports de marchandisation ou de domination
Obtenir une protection politique grâce à la séparation des pouvoirs

Ne pas être soumis à des rapports de marchandisation ou de domination

Explication

La liberté naturelle désigne l’absence d’aliénation dans des rapports de marchandisation ou de domination et fonde l’égalité des droits. Le fait de se donner des institutions relève plutôt de la liberté en société.

31. Quelle fonction la résistance à l’oppression remplit-elle dans l’ordre des droits ?

Elle définit la liberté naturelle et supprime les institutions politiques
Elle permet de défendre les autres droits et de légitimer la Révolution
Elle réserve la souveraineté aux représentants des ordres privilégiés
Elle organise la répartition des impôts et garantit l’égalité devant la loi

Elle permet de défendre les autres droits et de légitimer la Révolution

Explication

La résistance à l’oppression protège les autres droits, peut légitimer la Révolution et permet au droit de répondre à des situations historiques nouvelles. L’égalité devant l’impôt et la souveraineté nationale relèvent d’autres principes de la Déclaration.

32. Quel ensemble de principes politiques et juridiques la Déclaration consacre-t-elle ?

La souveraineté locale, le vote censitaire, la propriété collective et l’unité administrative
La souveraineté nationale, la volonté générale, la conscience libre et la séparation des pouvoirs
La souveraineté militaire, le privilège fiscal, la justice corporative et la hiérarchie des ordres
La souveraineté royale, la loi coutumière, la religion officielle et la concentration des pouvoirs

La souveraineté nationale, la volonté générale, la conscience libre et la séparation des pouvoirs

Explication

La Déclaration consacre la souveraineté nationale, la loi comme expression de la volonté générale, la liberté de conscience, la séparation des pouvoirs et l’égalité devant l’impôt. Les autres ensembles réintroduisent des principes monarchiques, corporatifs ou privilégiés incompatibles avec ces affirmations.

33. Quel texte organise les administrations municipales en décembre 1789 ?

Le décret du 22 décembre 1789
Le décret du 14 décembre 1789
La loi martiale du 20 octobre 1789
La Déclaration des droits de 1789

Le décret du 14 décembre 1789

Explication

Le décret du 14 décembre 1789 établit l’organisation des administrations municipales. Le décret du 22 décembre concerne, quant à lui, les administrations départementales.

34. Lequel de ces domaines relève notamment de l’administration départementale ?

La direction de la diplomatie et des armées
Le vote des lois et des constitutions
La gestion des hôpitaux et des routes
La nomination des ministres et des députés

La gestion des hôpitaux et des routes

Explication

Les départements prennent notamment en charge les hôpitaux, les routes et plusieurs autres services territoriaux. Le vote des lois appartient à l’Assemblée nationale, qui exerce le pouvoir législatif.

35. Quelle répartition des pouvoirs caractérise les institutions étudiées ?

Les départements exercent le pouvoir législatif, tandis que l’Assemblée nationale administre les services territoriaux.
L’Assemblée nationale exerce le pouvoir législatif, tandis que le roi et ses six ministres exercent le pouvoir exécutif.
Le roi exerce le pouvoir législatif, tandis que les municipalités dirigent l’exécutif national.
Les six ministres exercent le pouvoir législatif, tandis que les députés administrent les hôpitaux et les routes.

L’Assemblée nationale exerce le pouvoir législatif, tandis que le roi et ses six ministres exercent le pouvoir exécutif.

Explication

L’Assemblée nationale compte 745 députés et exerce le pouvoir législatif, tandis que le roi et ses six ministres détiennent le pouvoir exécutif. Les départements administrent des services territoriaux sans se substituer à l’Assemblée dans la fabrication des lois.

36. À quelle date la garde nationale est-elle créée à Paris ?

Le 13 juillet 1789
Le 22 décembre 1789
Le 20 octobre 1789
Le 14 juillet 1789

Le 13 juillet 1789

Explication

La garde nationale est créée à Paris le 13 juillet 1789. Le 20 octobre correspond au vote de la loi martiale, tandis que le 22 décembre concerne l’organisation départementale.

37. Quelle procédure la loi martiale du 20 octobre 1789 prévoit-elle pour disperser un attroupement ?

Déployer le drapeau blanc, prononcer trois condamnations, puis disperser l’attroupement après un jugement.
Déployer le drapeau rouge, lancer trois sommations, puis disperser l’attroupement sauf en cas d’agression.
Envoyer les gardes soldés, lancer deux sommations, puis arrêter les participants dans chaque situation.
Réunir l’Assemblée nationale, voter une sanction, puis confier la dispersion aux autorités municipales.

Déployer le drapeau rouge, lancer trois sommations, puis disperser l’attroupement sauf en cas d’agression.

Explication

La loi martiale prévoit le déploiement du drapeau rouge et trois sommations avant la dispersion, sauf si les forces sont agressées. La procédure ne repose ni sur un vote préalable de l’Assemblée ni sur un drapeau blanc.

38. Quelle peine risque un attroupé qui refuse de se disperser, par comparaison avec celle encourue par un meneur ?

L’attroupé risque trois mois de prison, tandis que le meneur est placé sous surveillance municipale.
L’attroupé risque un à trois ans de prison, tandis que le meneur peut encourir la peine de mort.
L’attroupé risque la peine de mort, tandis que le meneur reçoit une simple réprimande.
L’attroupé risque une amende, tandis que le meneur reçoit une peine d’un à trois ans de prison.

L’attroupé risque un à trois ans de prison, tandis que le meneur peut encourir la peine de mort.

Explication

Le refus de dispersion expose l’attroupé à une peine d’un à trois ans de prison, alors que la qualification de meneur peut entraîner la peine de mort. Cette distinction porte donc sur le rôle attribué à la personne dans l’attroupement.

39. Quelle fonction les sociétés politiques remplissent-elles dans la vie publique ?

Elles élisent les députés, fixent la durée des mandats et rédigent les décrets municipaux.
Elles commandent la garde nationale, appliquent la loi martiale et jugent les meneurs des attroupements.
Elles diffusent les lois, organisent la délibération et contrôlent l’Assemblée par des adresses et des pétitions.
Elles administrent les départements, nomment les ministres et répartissent les contributions directes.

Elles diffusent les lois, organisent la délibération et contrôlent l’Assemblée par des adresses et des pétitions.

Explication

Les sociétés politiques favorisent la circulation des lois, la délibération et la correspondance, tout en surveillant les travaux de l’Assemblée par des adresses et des pétitions. Elles ne remplacent ni les autorités militaires, ni les administrations départementales, ni les institutions électorales.

40. Quelle condition financière faut-il remplir pour participer à une assemblée primaire ?

Disposer d’un revenu équivalant à vingt journées de travail
Posséder un bien foncier et verser un marc d’argent
Payer une contribution directe égale à dix journées de travail
Payer une contribution directe égale à trois journées de travail

Payer une contribution directe égale à trois journées de travail

Explication

La participation à l’assemblée primaire exige une contribution directe équivalente à trois journées de travail, en plus des conditions d’âge, de nationalité et de domicile. Le seuil de dix journées concerne le statut d’électeur, qui correspond à un niveau différent de participation politique.

41. Quelle combinaison de conditions définit l’accès au statut d’électeur et l’éligibilité à l’Assemblée nationale ?

Dix journées de travail pour être électeur, puis la propriété foncière et un marc d’argent pour être élu.
Trois journées de travail pour être électeur, puis le domicile et vingt-cinq ans pour être élu.
Un marc d’argent pour être électeur, puis dix journées de travail pour être élu.
La propriété foncière pour être électeur, puis trois journées de travail pour être élu.

Dix journées de travail pour être électeur, puis la propriété foncière et un marc d’argent pour être élu.

Explication

Le statut d’électeur exige une contribution de dix journées de travail, tandis que l’éligibilité ajoute la propriété foncière et le paiement d’un marc d’argent. Les trois journées de travail correspondent à l’accès à l’assemblée primaire, et non au statut d’électeur.

42. Quelle position le Cercle social défend-il en mai 1791 concernant les pétitions ?

Il propose de remplacer les pétitions par des élections indirectes et conteste le principe de la délibération publique.
Il demande de réserver les pétitions aux propriétaires et juge leur restriction conforme à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Il réclame l’interdiction des pétitions collectives et confie leur rédaction aux administrations départementales.
Il défend le droit collectif de pétition et considère sa restriction contraire à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Il défend le droit collectif de pétition et considère sa restriction contraire à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Explication

En mai 1791, le Cercle social défend le droit collectif de pétition, et le débat conclut qu’une restriction de ce droit contredit la Déclaration. Cette position affirme donc la légitimité d’une expression politique collective dans l’espace public.

43. Quelle transformation institutionnelle la Constitution civile du clergé du 12 juillet 1790 impose-t-elle à l’Église de France ?

Elle la rattache davantage à Rome et renforce le concordat
Elle rétablit l’autorité monarchique sur les diocèses français
Elle la soumet au pouvoir politique et affirme le gallicanisme
Elle confie la direction du clergé aux municipalités locales

Elle la soumet au pouvoir politique et affirme le gallicanisme

Explication

La Constitution civile du clergé abolit le concordat de 1516, affirme l’autonomie de l’Église de France et la place sous l’autorité politique. Le concordat de 1516 représentait au contraire un lien institutionnel avec Rome.

44. Comment la Constitution civile du clergé réorganise-t-elle les diocèses français ?

Elle les augmente à 179 en les alignant sur les districts
Elle les confie aux municipalités sans modifier leur nombre
Elle les réduit de 135 à 83 en les alignant sur les départements
Elle les maintient à 135 en conservant les anciennes circonscriptions

Elle les réduit de 135 à 83 en les alignant sur les départements

Explication

La réforme ramène le nombre de diocèses de 135 à 83 et les fait correspondre au cadre départemental. Elle transforme aussi le clergé catholique en corps de fonctionnaires, mais ne conserve pas l’ancienne organisation diocésaine.

45. Comment appelle-t-on les ecclésiastiques qui refusent de prêter serment à la nation ?

Les assermentés ou jureurs
Les réfractaires ou insermentés
Les constitutionnels ou gallicans
Les civiques ou municipaux

Les réfractaires ou insermentés

Explication

Les prêtres qui refusent le serment sont désignés comme réfractaires ou insermentés. Les assermentés, aussi appelés jureurs, sont au contraire ceux qui acceptent de prêter serment à la nation.

46. Quelle mesure du 18 septembre 1794 établit de fait la séparation de l’Église et de l’État ?

La restitution gratuite des églises aux fidèles par les municipalités
La réorganisation des diocèses selon les circonscriptions départementales
La suppression du budget des cultes par la Convention thermidorienne
La création d’un salaire public pour chaque ministre du culte

La suppression du budget des cultes par la Convention thermidorienne

Explication

Le 2 sans-culottide an II, correspondant au 18 septembre 1794, la Convention thermidorienne supprime le budget des cultes, ce qui entraîne de fait la séparation. La restitution des églises intervient à une date ultérieure et ne constitue pas cette mesure précise.

47. Quels usages des églises sont associés à la période révolutionnaire ?

Des élections, un culte civique décadaire et des réunions municipales
Des cérémonies royales, des assemblées nobiliaires et des processions privées
Des offices religieux, des tribunaux ecclésiastiques et des écoles monastiques
Des marchés commerciaux, des ateliers municipaux et des réunions militaires

Des élections, un culte civique décadaire et des réunions municipales

Explication

Les églises accueillent des assemblées électorales, le culte civique décadaire et des réunions municipales consacrées aux lois et aux instructions gouvernementales. Elles ne sont donc pas considérées comme des bâtiments réservés au culte religieux.

48. Quel objectif poursuivent les pratiques organisées dans les églises pendant la période révolutionnaire ?

Préserver les traditions monarchiques et restaurer les privilèges religieux
Déchristianiser la France et former des esprits républicains
Rétablir les rites catholiques et renforcer l’autorité des évêques
Remplacer les assemblées civiles par une administration ecclésiastique

Déchristianiser la France et former des esprits républicains

Explication

Ces pratiques visent la déchristianisation et l’éducation républicaine au moyen des droits du citoyen, des chants républicains et des discours anticléricaux. Elles ne cherchent donc pas à restaurer l’autorité religieuse traditionnelle.

49. Quelle obligation s’applique à tous les ministres des cultes dans le cadre révolutionnaire ?

Prêter un serment de soumission à la loi
Recevoir une nomination directe du gouvernement central
Renoncer à toute fonction religieuse dans les édifices publics
Financer eux-mêmes les cérémonies organisées dans les communes

Prêter un serment de soumission à la loi

Explication

Tous les ministres des cultes doivent jurer de se soumettre à la loi. Les tentatives de rétablir la royauté ou d’avilir la République sont en outre punies sévèrement par les travaux forcés, mais cela ne remplace pas l’obligation de serment.

50. À quelle échelle les conflits concernant concrètement l’usage des églises sont-ils arbitrés par la loi du 11 prairial an III ?

À l’échelle municipale, qui règle les usages pratiques
À l’échelle diocésaine, qui répartit les cérémonies religieuses
À l’échelle départementale, qui finance les réparations nécessaires
À l’échelle nationale, qui impose un règlement uniforme

À l’échelle municipale, qui règle les usages pratiques

Explication

La loi fait de la commune le niveau pratique d’arbitrage concernant l’utilisation des églises. L’échelle nationale ne règle pas directement chaque situation locale, contrairement à l’administration municipale.

51. Quelle revendication des Enragés conduit les conventionnels à instaurer en 1793 une politique de contrôle économique ?

La suppression des marchés aux grains, destinée à organiser le ravitaillement
Le retour aux privilèges corporatifs, destiné à restaurer les hiérarchies sociales
La liberté illimitée du commerce, destinée à réduire l’intervention publique
Le droit à l’existence, lié aux besoins de la guerre et des créances

Le droit à l’existence, lié aux besoins de la guerre et des créances

Explication

Les Enragés défendent un droit à l’existence, auquel répond en 1793 une politique de contrôle économique prenant en compte les besoins de la guerre et des créances. La liberté illimitée du commerce correspond à une orientation opposée, favorable à la liberté économique.

52. Quelle mesure constitue, à l’automne 1789, une réponse violente aux mouvements contestant le libéralisme économique ?

La taxation sauvage des marchés aux grains durant l’hiver 1791-1792
La loi martiale adoptée par les assemblées et les municipalités
La suppression du budget des cultes par la Convention thermidorienne
Le contrôle économique instauré par les conventionnels en 1793

La loi martiale adoptée par les assemblées et les municipalités

Explication

À l’automne 1789, la loi martiale est la réponse violente des assemblées et des municipalités aux contestations du libéralisme économique. Le contrôle économique appartient à une phase ultérieure, tandis que les mouvements de taxation sauvage se développent durant l’hiver 1791-1792.

53. Quelle mesure fiscale est fixée le 6 octobre 1789 ?

Une contribution commerciale établie selon les bénéfices des manufactures et des boutiques
Une contribution patriotique égale au quart du revenu, payable éventuellement par tiers sur trois ans
Une contribution patriotique libre, versée selon les moyens de chaque ouvrier et journalier
Une contribution foncière calculée sur la valeur locative des logements occupés

Une contribution patriotique égale au quart du revenu, payable éventuellement par tiers sur trois ans

Explication

La contribution patriotique correspond au quart du revenu, avec la possibilité d’un paiement réparti sur trois années. Elle se distingue du don patriotique libre associé aux ouvriers et journaliers sans propriété.

54. Quelle association entre loi et contribution est exacte pendant la Révolution ?

Le 2 mars 1791 institue la contribution personnelle calculée sur la valeur locative
Le 5 juin 1791 institue la contribution foncière fondée sur les revenus de la terre
Le 17 janvier 1791 institue la patente proportionnelle aux revenus du commerce et de l’industrie
Le 23 novembre 1790 institue la contribution foncière proportionnelle aux revenus de la terre

Le 23 novembre 1790 institue la contribution foncière proportionnelle aux revenus de la terre

Explication

La loi du 23 novembre 1790 crée bien une contribution foncière proportionnelle aux revenus de la terre. La contribution personnelle et mobilière relève du 17 janvier 1791, tandis que la patente est instituée le 2 mars 1791.

55. Quelle évolution du droit de propriété résulte des lois des 5 juin et 28 septembre 1791 ?

La contrainte de sol est transférée aux municipalités et le droit de clore devient collectif
La contrainte de sol est renforcée et le droit de clore est soumis à une autorisation communale
La contrainte de sol est maintenue et le droit de déclore est réservé aux exploitants agricoles
La contrainte de sol est abolie et le droit de clore ou déclore devient inséparable de la propriété

La contrainte de sol est abolie et le droit de clore ou déclore devient inséparable de la propriété

Explication

La loi du 5 juin 1791 abolit la contrainte de sol, tandis que celle du 28 septembre rattache le droit de clore et de déclore au droit de propriété. Les autres réponses inversent ou transforment la portée de ces deux mesures.

56. Comment le bonheur révolutionnaire est-il principalement conçu ?

Comme une promesse religieuse d’accès à une félicité située dans l’au-delà
Comme un horizon terrestre et politique destiné à réduire les écarts sociaux et l’indignité de la misère
Comme une récompense civique réservée aux citoyens participant directement aux assemblées
Comme une réussite individuelle fondée sur l’accumulation privée et la hiérarchie sociale

Comme un horizon terrestre et politique destiné à réduire les écarts sociaux et l’indignité de la misère

Explication

Le bonheur révolutionnaire désigne un objectif terrestre et politique visant la réduction des inégalités et le refus de la misère indigne. Il ne renvoie donc pas principalement à une promesse religieuse dans l’au-delà.

57. Que reconnaît la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 concernant les rapports entre société et individus ?

La société réserve l’instruction aux citoyens capables de contribuer financièrement à son fonctionnement
La société peut offrir une assistance facultative lorsque ses ressources permettent une intervention
La société est débitrice envers les individus et leur doit assistance ainsi qu’instruction
La société garantit la liberté politique mais laisse les besoins matériels à la solidarité privée

La société est débitrice envers les individus et leur doit assistance ainsi qu’instruction

Explication

La Déclaration de 1793 affirme que la société est en dette envers les individus et qu’elle leur doit notamment assistance et instruction. Cette conception transforme ces aides en obligations sociales plutôt qu’en simples faveurs.

58. Pourquoi la liberté politique est-elle jugée insuffisante dans la conception révolutionnaire des droits sociaux ?

Parce qu’elle ne garantit pas une répartition identique des terres entre les différents habitants d’une commune
Parce qu’elle ne protège pas l’existence matérielle si chacun n’a pas accès à la nourriture, aux vêtements et à un toit
Parce qu’elle ne supprime pas les distinctions religieuses qui organisent encore les obligations des familles
Parce qu’elle ne permet pas aux citoyens de participer aux élections sans disposer d’un patrimoine personnel

Parce qu’elle ne protège pas l’existence matérielle si chacun n’a pas accès à la nourriture, aux vêtements et à un toit

Explication

La liberté politique ne suffit pas lorsque les besoins fondamentaux ne sont pas garantis par un droit à l’existence. Le problème central concerne donc la nourriture, le vêtement et le logement, plutôt que la possession d’un patrimoine électoral.

59. Quelle mesure les décrets de ventôse de février-mars 1794 cherchent-ils à mettre en œuvre ?

Transférer les biens des contre-révolutionnaires aux malheureux pour leur fournir des terres cultivables
Convertir les biens ecclésiastiques en allocations monétaires destinées aux soldats démobilisés
Distribuer les biens communaux aux propriétaires selon la superficie de leurs exploitations agricoles
Réserver les biens des contre-révolutionnaires aux municipalités afin de financer les écoles publiques

Transférer les biens des contre-révolutionnaires aux malheureux pour leur fournir des terres cultivables

Explication

Les décrets de ventôse tentent de transférer les biens des contre-révolutionnaires aux personnes pauvres afin de leur procurer des terres cultivables. Ils s’inscrivent ainsi dans une politique de redistribution visant les malheureux.

60. Quel effet la fixation de la majorité à 21 ans produit-elle sur l’autorité familiale ?

Elle subordonne la fin de la puissance paternelle à une décision judiciaire prise au cas par cas
Elle libère tous les enfants de la puissance paternelle dès qu’ils atteignent cet âge
Elle réserve l’émancipation aux enfants disposant déjà d’un emploi ou d’un patrimoine personnel
Elle maintient les fils sous l’autorité paternelle jusqu’à 25 ans dans l’ensemble du territoire

Elle libère tous les enfants de la puissance paternelle dès qu’ils atteignent cet âge

Explication

La législation révolutionnaire fixe la majorité à 21 ans et libère ainsi tous les enfants de la puissance paternelle. L’âge de 25 ans correspond à une situation mentionnée pour certaines régions méridionales, non à la règle révolutionnaire générale.

61. Quelle évolution des droits successoraux des enfants est adoptée en 1793 ?

La succession reste prioritairement masculine, tandis que les enfants illégitimes reçoivent une part fixée par chaque famille
La vocation successorale devient égalitaire pour tous les enfants, et les enfants illégitimes obtiennent ensuite des droits comparables aux légitimes
La succession égalitaire concerne les enfants légitimes, tandis que les enfants incestueux et adultérins y sont pleinement intégrés
La vocation successorale dépend du statut social du parent, et les enfants illégitimes sont exclus des successions ouvertes depuis 1789

La vocation successorale devient égalitaire pour tous les enfants, et les enfants illégitimes obtiennent ensuite des droits comparables aux légitimes

Explication

La Convention adopte le principe d’une vocation successorale égalitaire le 4 juin 1793, puis la loi du 2 novembre accorde des droits successoraux aux enfants illégitimes. Cette admission ne comprend toutefois pas les enfants incestueux ou adultérins.

62. Pourquoi le divorce devient-il possible après l’instauration du mariage civil ?

Parce que la Constitution supprime la nécessité d’un consentement personnel lors de la célébration matrimoniale
Parce que le mariage devient une institution religieuse dont les tribunaux civils doivent protéger l’indissolubilité
Parce que le décret de 1792 réserve aux autorités municipales le pouvoir de dissoudre toute union familiale
Parce que le mariage est désormais considéré comme un contrat civil susceptible d’être rompu

Parce que le mariage est désormais considéré comme un contrat civil susceptible d’être rompu

Explication

Le mariage civil, instauré en 1791, est conçu comme un contrat civil, ce qui permet au décret du 20 septembre 1792 d’autoriser le divorce. Les autres réponses attribuent au mariage une nature religieuse ou décrivent des pouvoirs qui ne sont pas établis ici.

63. Dans quelles conditions la loi du 23 avril 1794 autorise-t-elle le divorce après séparation de fait ?

Après un an de séparation, sur accord écrit des deux conjoints, avec examen préalable par une autorité religieuse
Après six mois de séparation, sur décision familiale, avec présence obligatoire des deux époux lors de l’audience
Après six mois de séparation, sur présentation d’un acte de notoriété, sans présence obligatoire de l’autre époux au procès
Après trois mois de séparation, sur témoignage de voisins, avec comparution obligatoire de l’autre époux devant le tribunal

Après six mois de séparation, sur présentation d’un acte de notoriété, sans présence obligatoire de l’autre époux au procès

Explication

La loi du 4 floréal an II permet le divorce après six mois de séparation de fait, à condition de présenter un acte de notoriété. Elle n’exige pas que l’autre époux soit présent au procès, contrairement à la deuxième proposition.

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Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Révolution, institutions et cultes.

Sur quoi repose la société d’Ancien Régime ?

Sur une hiérarchie des ordres et des privilèges.

Quels sont les trois ordres de la société d’Ancien Régime ?

Le clergé, la noblesse et le tiers-état.

Combien de personnes compte la noblesse à la fin du XVIIIe siècle ?

Près de 300 000 personnes.

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