★ À maîtriser
Compléments
Des phrases formées des mêmes mots peuvent décrire des situations différentes lorsque l’ordre syntaxique des éléments change, comme dans « Mon rat a mangé mon serpent » et « Mon serpent a mangé mon rat ».
La sémantique de la phrase, dans sa forme actuelle, date du début des années 1970 et s’est développée notamment avec les travaux de Montague en 1973.
Lexique → phrase → discours
★ À maîtriser
Compléments
Le remplacement de « sur le balcon » par « dehors » modifie le complément de lieu sans changer le sens général de l’événement « Aline arrose les plantes ».
Dans « Aline arrose les plantes sur le balcon », le groupe « les plantes » peut être remplacé par le pronom « les » dans « Aline les arrose ».
★ À maîtriser
📌 La forme forte de la compositionalité pour la compréhension exige que le sens d’une expression complexe soit déterminé par les sens de ses constituants et par les règles de combinaison.
📌 La forme forte de la compositionalité pour la production exige que le sens d’une expression complexe soit prédictible par des règles générales à partir des sens de ses constituants et des règles de combinaison.
Compléments
📌 Une conception forte de la compositionalité exige que chaque constituant contribue un sens à l’expression entière.
★ À maîtriser
📌 Une expression idiomatique est généralement propre à une langue, tandis qu’une métaphore conventionnelle peut avoir des équivalents dans plusieurs langues d’une même sphère culturelle.
Compléments
Une expression idiomatique peut imposer un accord interne, comme dans « Pierre donne sa langue au chat » et « Je donne ma langue au chat », où le possessif s’accorde avec le sujet.
Dans « donner sa langue au chat », le sens idiomatique est renoncer à trouver une réponse ou ne pas savoir la réponse.
L’idiome résiste aux substitutions ; la métaphore conventionnelle les tolère davantage
★ À maîtriser
Compléments
📌 Dans « Aline donne sa langue au chat », le sujet « Aline » impose la troisième personne du singulier « donne », et non la forme plurielle « donnent ».
La structure syntaxique d’une phrase peut s’organiser en syntagme nominal sujet et syntagme verbal, et le syntagme verbal peut contenir notamment un verbe, un syntagme nominal et un syntagme prépositionnel.
La partie fixe d’une expression idiomatique correspond généralement à un syntagme, ce qui tend à exclure une expression figée englobant le sujet et le verbe tout en laissant varier le complément d’objet.
« Rendre quelqu’un chèvre » et « faire tourner quelqu’un en bourrique » sont présentés comme des candidats où l’élément variable est situé à l’intérieur du syntagme verbal figé.
Les métaphores très fortement conventionnalisées sont également appelées métaphores mortes, car leur force poétique ne se fait plus sentir.
Cruse emploie les termes « cliché », « poncif » et « lieu commun » de façon interchangeable pour leur comportement par rapport à la compositionalité.
L’interprétation des clichés dépend fortement du contexte et des attentes sociolinguistiques, tandis que les expressions idiomatiques en dépendent beaucoup moins.
★ À maîtriser
Un adjectif intersectif permet de conclure qu’un référent possède à la fois la propriété du nom et celle de l’adjectif, comme dans « voiture espagnole ».
Un adjectif subsectif garantit que le référent appartient à la catégorie du nom, sans garantir que l’adjectif s’applique à ce référent dans l’absolu, comme « petit » dans « petit éléphant ».
Un adjectif non-intersectif ne permet pas de conclure systématiquement que le référent appartient à la catégorie du nom, comme dans « faux diamant ».
Compléments
Intersectif : nom et adjectif ; subsectif : nom seul ; non-intersectif : nom non garanti
Dans « vélo bleu », la couleur peut caractériser le cadre, considéré comme plus central pour le vélo que les pneus, la selle ou le guidon.
La zone active varie selon l’expression : la majeure partie de la carrosserie pour une voiture rouge, la chair intérieure pour un pamplemousse rose, la sclère pour des yeux rouges, l’iris pour des yeux bleus
La polysémie ne se réduit pas à une opposition entre sens littéral et sens non-littéral, car des lectures non littérales peuvent être productives et compositionnelles.
Le cours présente « voler » au sens de se déplacer dans les airs et « voler » au sens de dérober comme un exemple d’homonymie.
Polysémie : sens liés ; homonymie : sens sans lien
🔄 Le procédé métaphorique relie deux domaines (Lako & Johnson, 1980) :
Dans « gagner un argument » et « défendre une hypothèse », des termes associés au domaine de la guerre sont transposés au domaine de l’argumentation.
La métaphore rapproche des domaines ; la métonymie relie des éléments associés
| Type | Inférence vers le nom | Inférence vers l’adjectif |
|---|---|---|
| Intersectif | Oui | Oui |
| Subsectif | Oui | Pas systématiquement |
| Non-intersectif | Pas systématiquement | Pas systématiquement |
| Notion | Lien entre les sens | Relation entre les sens |
|---|---|---|
| Polysémie | Oui | Un sens peut être dérivé d’un autre |
| Homonymie | Non | Coïncidence historique de forme |
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