QCM : Sémantique et composition du sens (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude de la sémantique dans les langues naturelles ?

La variation sociale des langues naturelles
La formation historique des langues naturelles
Le sens des langues naturelles
La structure sonore des langues naturelles

Le sens des langues naturelles

Explication

La sémantique étudie le sens dans les langues naturelles. L’étude de la structure sonore relève plutôt de la phonologie.

2. Quelle distinction caractérise la sémantique de la phrase par rapport à la sémantique du discours ?

La première porte sur le sens des lexèmes, tandis que la seconde porte sur le sens encodé dans une phrase.
La première porte sur les règles de combinaison, tandis que la seconde porte sur les sons des phrases.
La première porte sur des suites de phrases, tandis que la seconde porte sur le sens des lexèmes.
La première porte sur le sens encodé dans une phrase, tandis que la seconde porte sur des suites de phrases ou des unités plus grandes.

La première porte sur le sens encodé dans une phrase, tandis que la seconde porte sur des suites de phrases ou des unités plus grandes.

Explication

La sémantique de la phrase traite le sens d’une phrase, alors que la sémantique du discours traite des unités plus grandes. L’étude du sens des lexèmes relève de la sémantique lexicale, et non de la sémantique de la phrase.

3. Que pose le principe de compositionalité au sujet du sens d’une expression complexe ?

Il est déterminé par le sens de son constituant le plus important.
Il est fixé par l’ordre des mots, indépendamment des règles de combinaison.
Il dépend du sens de ses parties et des règles qui les combinent.
Il dépend du contexte de situation, indépendamment du sens de ses parties.

Il dépend du sens de ses parties et des règles qui les combinent.

Explication

Le principe de compositionalité fait dépendre le sens complexe des sens des parties et des règles de combinaison. L’ordre peut contribuer à l’interprétation, mais il ne remplace pas la contribution des parties et de ces règles.

4. Quel élément satisfait à la définition d’un constituant sémantique ?

Un élément qui peut être déplacé dans la phrase sans produire de contraste de sens.
Un élément remplaçable par n’importe quel mot, qui conserve le sens de la phrase dans le contexte initial.
Un élément remplaçable par un élément de même classe grammaticale, qui produit un contraste de sens reproductible dans un autre contexte.
Un groupe remplaçable par une expression de classe différente, qui modifie la grammaticalité de la phrase.

Un élément remplaçable par un élément de même classe grammaticale, qui produit un contraste de sens reproductible dans un autre contexte.

Explication

Un constituant sémantique se reconnaît à une substitution par un élément de même classe grammaticale produisant un contraste de sens reproductible dans un autre contexte. Un simple remplacement qui conserve le sens dans le contexte initial ne satisfait pas cette définition.

5. Quelle démarche correspond au test de substitution ?

Remplacer un groupe par un mot de fonction différente, puis vérifier si la phrase reste grammaticalement correcte.
Remplacer toute la phrase par une phrase équivalente, puis relever les mots qui restent inchangés.
Remplacer un groupe par un mot de même fonction, modifier ensuite le reste de la phrase en conservant le groupe testé, puis comparer les changements.
Déplacer le groupe dans la phrase, puis comparer sa prononciation à celle de la phrase initiale.

Remplacer un groupe par un mot de même fonction, modifier ensuite le reste de la phrase en conservant le groupe testé, puis comparer les changements.

Explication

Le test combine le remplacement du groupe par un mot de même fonction et une modification ultérieure du reste de la phrase tout en conservant le groupe testé. Remplacer le groupe par un mot de fonction différente ne suit pas la procédure décrite.

6. Que requiert la forme forte de la compositionalité pour la compréhension d’une expression complexe ?

Que son sens soit déterminé par les sens de ses constituants et par les règles de combinaison.
Que son sens soit déduit du contexte, même si les constituants n’y contribuent pas.
Que les règles de combinaison déterminent le sens sans tenir compte des constituants.
Que chaque constituant ait le même sens que l’expression entière.

Que son sens soit déterminé par les sens de ses constituants et par les règles de combinaison.

Explication

Pour la compréhension, la forme forte exige que le sens complexe soit déterminé par les sens des constituants et les règles qui les combinent. Le contexte seul ne remplace pas ces contributions dans cette exigence.

7. Dans la forme forte de la compositionalité pour la production, comment le sens d’une expression complexe doit-il être obtenu ?

Il doit être prédictible par des règles générales à partir des sens des constituants et des règles de combinaison.
Il doit être mémorisé comme une unité, même lorsque les sens des constituants sont connus.
Il doit être reconnu grâce à la situation, sans calcul à partir des constituants.
Il doit être déduit du constituant le plus informatif, sans appliquer de règles de combinaison.

Il doit être prédictible par des règles générales à partir des sens des constituants et des règles de combinaison.

Explication

Pour la production, la forme forte demande que le sens puisse être prédit par des règles générales à partir des constituants et de leur mode de combinaison. S’appuyer sur une expression mémorisée ne correspond pas à cette prédictibilité par des règles générales.

8. Quels phénomènes constituent des exceptions notables à l’interprétation strictement compositionnelle des phrases ?

Les accords grammaticaux et les temps verbaux
Les expressions idiomatiques et les métaphores
Les pronoms personnels et les groupes nominaux
Les questions directes et les phrases déclaratives

Les expressions idiomatiques et les métaphores

Explication

Les expressions idiomatiques et les métaphores sont des exceptions notables à une interprétation strictement compositionnelle. Les accords et les temps verbaux, eux, peuvent participer aux règles qui contribuent à l’interprétation.

9. Qu’est-ce qui caractérise le sens d’une expression idiomatique ?

Il est difficile à déduire du sens de ses différents éléments.
Il varie selon le sens que chaque locuteur attribue aux mots.
Il dépend principalement de la place de l’expression dans la phrase.
Il correspond à la somme exacte du sens de ses différents éléments.

Il est difficile à déduire du sens de ses différents éléments.

Explication

Le sens global d’un idiome n’est pas prévisible, ou ne l’est que difficilement, à partir du sens de ses parties. Une interprétation compositionnelle, où le sens résulte exactement de la somme des mots, ne caractérise pas l’idiomaticité.

10. Que se passe-t-il généralement si l’on remplace librement un élément d’un idiome ?

Son sens idiomatique reste stable, mais sa forme devient soutenue.
Son sens idiomatique est remplacé par une interprétation métaphorique plus forte.
Son sens idiomatique tend à disparaître.
Son sens idiomatique devient plus précis.

Son sens idiomatique tend à disparaître.

Explication

Les idiomes sont généralement rigides, et la modification d’un de leurs éléments tend à faire disparaître leur sens idiomatique. Une combinaison compositionnelle ordinaire tolère davantage de modifications internes sans perdre son interprétation.

11. Quelle distinction caractérise généralement un idiome par rapport à une métaphore conventionnelle ?

Un idiome dépend du contexte social, tandis qu’une métaphore conventionnelle dépend de la structure grammaticale.
Un idiome est propre à une langue, tandis qu’une métaphore conventionnelle peut avoir des équivalents dans plusieurs langues d’une même sphère culturelle.
Un idiome possède des équivalents dans plusieurs langues, tandis qu’une métaphore conventionnelle est propre à une langue.
Un idiome est toujours littéral, tandis qu’une métaphore conventionnelle ne peut être comprise que figurativement.

Un idiome est propre à une langue, tandis qu’une métaphore conventionnelle peut avoir des équivalents dans plusieurs langues d’une même sphère culturelle.

Explication

Les idiomes sont généralement propres à une langue, alors que les métaphores conventionnelles peuvent être partagées par plusieurs langues d’une même sphère culturelle. La présence d’équivalents translinguistiques est donc plutôt associée aux métaphores conventionnelles.

12. Dans « donner sa langue au chat », quelle modification risque de détruire le sens idiomatique ?

Accorder le verbe avec un sujet singulier.
Employer l’expression avec un sujet différent, comme « Paul ».
Remplacer un élément lexical interne par un autre mot.
Mettre le verbe à un autre temps, comme dans « avait donné ».

Remplacer un élément lexical interne par un autre mot.

Explication

Les éléments internes de l’idiome résistent généralement à la substitution lexicale, qui tend à supprimer le sens idiomatique. En revanche, le temps verbal peut varier sans détruire ce sens, comme dans « avait donné sa langue au chat ».

13. Que suggère le fait que la partie fixe d’une expression idiomatique corresponde généralement à un syntagme ?

Elle permet généralement de remplacer le complément d’objet sans modifier l’expression figée.
Elle indique que la partie fixe doit correspondre à une phrase complète.
Elle implique que le sujet fait généralement partie de l’idiome, mais que le verbe reste libre.
Elle tend à exclure un figement qui engloberait le sujet et le verbe tout en laissant varier le complément d’objet.

Elle tend à exclure un figement qui engloberait le sujet et le verbe tout en laissant varier le complément d’objet.

Explication

Si la partie fixe correspond généralement à un syntagme, cela tend à exclure un idiome figé qui engloberait le sujet et le verbe tout en laissant le complément d’objet varier. La possibilité de remplacer librement ce complément ne découle donc pas de cette propriété.

14. Pourquoi l’interprétation d’une métaphore conventionnelle est-elle souvent plus prévisible que celle d’un idiome ?

Parce qu’elle est fréquente et familière, ce qui rend son interprétation plus accessible.
Parce qu’elle fonctionne principalement comme une formule sociale prononcée en bloc.
Parce que son sens résulte nécessairement de la somme littérale de ses mots.
Parce qu’elle est propre à une langue et n’a pas d’équivalent culturel.

Parce qu’elle est fréquente et familière, ce qui rend son interprétation plus accessible.

Explication

Une métaphore conventionnelle est fréquente et familière, et son interprétation est souvent plus prévisible que celle d’un idiome. Un cliché, plutôt qu’une métaphore conventionnelle en général, est décrit comme une formule pouvant être employée comme un bloc dans une situation sociale.

15. Lorsqu’un cliché est employé comme formule dans une situation sociale, que peut-il arriver à son sens littéral ?

Il peut ne pas être affirmé ni compris au pied de la lettre.
Il dépend exclusivement de la composition grammaticale des mots.
Il doit être interprété littéralement pour que la formule fonctionne.
Il devient nécessairement une métaphore morte.

Il peut ne pas être affirmé ni compris au pied de la lettre.

Explication

Un cliché peut être employé comme un bloc social sans que son sens littéral soit affirmé ou pris au pied de la lettre. L’interprétation littérale n’est donc pas une condition nécessaire de son emploi conventionnel.

16. Que permet d’inférer l’expression « voiture espagnole » au sujet de son référent ?

Il s’agit d’une voiture qui paraît espagnole sans nécessairement l’être.
Il s’agit d’une voiture, sans que la propriété d’être espagnole soit établie.
Il s’agit d’une voiture et elle possède la propriété d’être espagnole.
Il s’agit d’un objet espagnol, sans que son appartenance aux voitures soit établie.

Il s’agit d’une voiture et elle possède la propriété d’être espagnole.

Explication

« Espagnole » s’applique au référent qui est une voiture : les propriétés du nom et de l’adjectif sont toutes deux attribuées. À la différence d’un adjectif non-intersectif comme « faux », l’adjectif ne remet pas en cause l’appartenance à la catégorie du nom.

17. Que garantit l’expression « petit éléphant » au sujet de son référent ?

Que le référent est à la fois un éléphant et petit dans l’absolu.
Que le référent est un éléphant, même si « petit » est relatif au contexte de comparaison.
Que le référent ressemble à un petit éléphant sans appartenir nécessairement à cette catégorie.
Que le référent est petit dans l’absolu, même si son appartenance aux éléphants reste incertaine.

Que le référent est un éléphant, même si « petit » est relatif au contexte de comparaison.

Explication

Dans cette expression, l’adjectif subsectif garantit que le référent appartient à la catégorie des éléphants, sans établir qu’il est petit dans l’absolu. L’interprétation « petit dans l’absolu » confond la comparaison relative avec une propriété indépendante du nom.

18. Quelle conclusion peut-on tirer de « faux diamant » quant à l’appartenance du référent à la catégorie des diamants ?

Le référent appartient à cette catégorie, mais sa taille est relative.
Le référent appartient à cette catégorie et possède une origine particulière.
Le référent est un objet ressemblant à un diamant, mais l’adjectif certifie sa nature.
Le référent n’est pas garanti comme appartenant à cette catégorie.

Le référent n’est pas garanti comme appartenant à cette catégorie.

Explication

« Faux » est non-intersectif : l’expression ne garantit pas que le référent soit un diamant. Contrairement à « petit diamant », qui désigne bien un diamant, « faux diamant » peut désigner un objet qui n’en est pas un.

19. Que désigne une zone active dans l’interprétation d’un adjectif associé à un nom ?

La partie du référent qui est la plus visible, quel que soit le nom employé.
La partie du référent à laquelle s’applique la propriété exprimée par l’adjectif.
La catégorie entière à laquelle appartient le référent, indépendamment de l’adjectif.
La propriété du nom qui détermine le sens lexical de l’adjectif.

La partie du référent à laquelle s’applique la propriété exprimée par l’adjectif.

Explication

Une zone active est la partie du référent visée par la propriété adjectivale, et son identification dépend de l’interprétation associée au nom. La partie la plus visible n’est pas nécessairement la zone concernée, puisque celle-ci varie selon le nom.

20. Dans l’expression « vélo bleu », quelle partie peut être considérée comme la zone la plus centrale pour l’attribution de la couleur ?

Le guidon, car il constitue la partie servant à diriger le vélo.
Les pneus, car ils constituent la partie en contact avec la route.
La selle, car elle constitue la partie sur laquelle s’assoit le cycliste.
Le cadre, plutôt que les pneus, la selle ou le guidon.

Le cadre, plutôt que les pneus, la selle ou le guidon.

Explication

Pour « vélo bleu », la couleur peut caractériser le cadre, considéré comme plus central pour le vélo que les pneus, la selle ou le guidon. Le fait que les pneus touchent la route ne détermine pas la zone active dans cette interprétation.

21. Comment reconnaît-on la polysémie d’un mot ?

Une même forme correspond à des mots dont les sens ne sont pas liés.
Plusieurs mots différents partagent un sens similaire sans lien entre leurs formes.
Un même mot possède plusieurs sens liés, dont l’un peut dériver d’un autre.
Un mot possède un sens littéral et un sens figuré qui ne peuvent être combinés.

Un même mot possède plusieurs sens liés, dont l’un peut dériver d’un autre.

Explication

La polysémie concerne plusieurs sens liés d’un même mot, avec la possibilité qu’un sens soit dérivé d’un autre. Des sens sans lien associés à une même forme relèvent plutôt de l’homonymie.

22. Quand parle-t-on d’homonymie entre des mots ?

Lorsque leur forme coïncide alors que leurs sens ne sont pas liés.
Lorsque des sens littéral et non littéral se construisent de manière compositionnelle.
Lorsque leurs sens sont liés et que l’un peut être dérivé de l’autre.
Lorsque deux formes différentes expriment un sens commun.

Lorsque leur forme coïncide alors que leurs sens ne sont pas liés.

Explication

L’homonymie désigne une coïncidence de forme entre des mots dont les sens ne sont pas liés. Des sens reliés entre eux pour un même mot caractérisent plutôt la polysémie.

23. Quel mécanisme caractérise une métaphore conceptuelle ?

Désigner une chose par le nom d’un élément qui lui est associé
Remplacer un terme abstrait par une définition qui en précise le sens
Rapprocher deux mots parce qu’ils appartiennent au même champ lexical
Transposer des éléments d’un domaine vers un autre sur la base d’une similarité entre eux

Transposer des éléments d’un domaine vers un autre sur la base d’une similarité entre eux

Explication

La métaphore établit une correspondance entre un domaine source et un domaine cible grâce à une similarité. La désignation par un élément associé relève plutôt de la métonymie, et non d’une ressemblance entre domaines.

24. Lorsqu’une personne dit « J’ai lu Victor Hugo » pour signifier qu’elle a lu un de ses livres, quel procédé emploie-t-elle ?

Une métonymie, car le nom de l’auteur désigne une œuvre qui lui est associée
Une métaphore, car l’auteur est rapproché du livre par une ressemblance entre domaines
Une hyperbole, car la phrase exagère la quantité de livres lus
Une personnification, car le livre est présenté comme une personne

Une métonymie, car le nom de l’auteur désigne une œuvre qui lui est associée

Explication

Le nom de Victor Hugo renvoie ici à une œuvre qui lui est associée : c’est une métonymie. Une métaphore reposerait sur une similarité entre domaines plutôt que sur cette association.

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Mémorisez les réponses avec 63 flashcards sur Sémantique et composition du sens.

Qu’étudie la sémantique dans les langues naturelles ?

Le sens.

Quel sens étudie la sémantique lexicale ?

Le sens des lexèmes.

Quel sens étudie la sémantique de la phrase ?

Le sens encodé dans une phrase.

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