QCM : Sociétés de la connaissance (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne principalement la connaissance dans le contexte de la production économique ?

La conservation d'informations sans application productive
La répétition de gestes techniques définis par une procédure
La capacité à appliquer des savoirs pour produire et innover
L'accumulation de biens standardisés fabriqués à la chaîne

La capacité à appliquer des savoirs pour produire et innover

Explication

La connaissance correspond à la capacité de mobiliser des savoirs dans la production, notamment pour favoriser l'innovation. La fabrication standardisée relève plutôt du modèle industriel fondé sur l'organisation du travail.

2. Quelle caractéristique définit le mieux une société de la connaissance ?

Elle fonde sa croissance sur la production massive de biens identiques et l'exécution répétitive
Elle fait de l'éducation, de la science, de l'innovation et de l'information des moteurs du développement
Elle privilégie la baisse des qualifications pour accélérer les tâches industrielles
Elle réserve les progrès scientifiques à quelques secteurs sans effet sur la société

Elle fait de l'éducation, de la science, de l'innovation et de l'information des moteurs du développement

Explication

Une société de la connaissance accorde une place centrale à l'éducation, à la science, aux innovations technologiques et à l'information. La production massive de biens identiques correspond davantage au modèle fordiste qu'à cette définition.

3. Dans une économie de la connaissance, quel rôle joue la connaissance dans la création de valeur ?

Elle accompagne la production industrielle sans devenir une ressource économique autonome
Elle sert principalement à standardiser les biens fabriqués dans les chaînes industrielles
Elle constitue une ressource économique et un facteur majeur de production de valeur
Elle remplace la recherche par une organisation plus stricte des tâches manuelles

Elle constitue une ressource économique et un facteur majeur de production de valeur

Explication

Dans cette économie, la connaissance devient en elle-même une ressource économique et le principal facteur de production de valeur. La considérer comme un simple soutien à la fabrication standardisée renvoie plutôt au modèle industriel.

4. Quelle opposition décrit correctement le fordisme-taylorisme et la société de la connaissance ?

Le premier repose sur l'innovation scientifique, tandis que la seconde standardise les biens en masse
Le premier privilégie les tâches répétitives, tandis que la seconde mobilise des tâches complexes
Le premier forme des experts autonomes, tandis que la seconde réduit les salariés à l'exécution
Le premier valorise la créativité collective, tandis que la seconde organise le travail à la chaîne

Le premier privilégie les tâches répétitives, tandis que la seconde mobilise des tâches complexes

Explication

Le fordisme et le taylorisme reposent sur la production de masse, le travail à la chaîne et des tâches d'exécution répétitives. La société de la connaissance valorise au contraire les tâches complexes qui mobilisent l'intelligence.

5. Comment les salariés doivent-ils être préparés à travailler dans une société de la connaissance ?

Ils doivent être entraînés à répéter des opérations standardisées sous une supervision étroite
Ils doivent se concentrer sur des objectifs de production sans mobiliser leurs capacités intellectuelles
Ils doivent être formés à résoudre des tâches complexes et à mobiliser créativité et coopération
Ils doivent acquérir une spécialisation technique tout en travaillant séparément de leurs collègues

Ils doivent être formés à résoudre des tâches complexes et à mobiliser créativité et coopération

Explication

Les salariés doivent pouvoir répondre à des objectifs, traiter des tâches complexes et mobiliser leur intelligence, leur créativité ainsi que leur capacité à travailler en équipe. La répétition standardisée et la séparation stricte des travailleurs caractérisent plutôt l'organisation industrielle classique.

6. Quelle stratégie permet à une entreprise de préserver sa compétitivité dans un environnement mondialisé ?

Remplacer les compétences internes par une production fondée sur des procédés figés
Réduire les dépenses de formation et limiter les changements techniques
Former les individus et développer sa capacité à innover
Concentrer les salariés sur des tâches répétitives afin de stabiliser la production

Former les individus et développer sa capacité à innover

Explication

La formation et l'innovation renforcent la capacité d'une entreprise à rester compétitive dans un environnement mondialisé. Réduire ces investissements affaiblit au contraire son adaptation et sa capacité de renouvellement.

7. Comment la connaissance contribue-t-elle à la puissance des États ?

Elle soutient leur puissance économique et leur influence géopolitique par le rayonnement
Elle accroît leur puissance militaire sans produire d'effets économiques ou culturels
Elle favorise leur croissance intérieure mais diminue leur capacité d'influence internationale
Elle développe leur rayonnement culturel tout en restant indépendante des revenus et de la croissance

Elle soutient leur puissance économique et leur influence géopolitique par le rayonnement

Explication

La connaissance est une source de puissance économique par la croissance et les revenus, ainsi qu'une source de puissance géopolitique par le rayonnement et le soft power. Elle ne se limite donc ni à la puissance militaire ni à la seule influence culturelle.

8. Quelle tendance générale ressort de la répartition mondiale de l’innovation ?

Les activités innovantes se répartissent de façon homogène entre les pays
Les pays développés concentrent principalement les activités innovantes
Les pays pauvres concentrent principalement les activités innovantes
Les pays émergents concentrent davantage l’innovation que les pays développés

Les pays développés concentrent principalement les activités innovantes

Explication

Les pays développés regroupent la majorité des activités innovantes selon l’Index global de l’innovation. L’idée d’une répartition homogène ne correspond pas aux fortes inégalités observées entre les territoires.

9. Quelle combinaison de facteurs peut freiner l’innovation dans les pays pauvres ?

Le manque d’infrastructures, le faible accès à l’éducation, le brain drain et le pillage technologique
La concentration des brevets, l’essor d’internet et l’augmentation des échanges scientifiques
La forte alphabétisation, l’abondance d’infrastructures et l’arrivée de chercheurs étrangers
La multiplication des universités, la circulation des compétences et la protection des technologies

Le manque d’infrastructures, le faible accès à l’éducation, le brain drain et le pillage technologique

Explication

Le déficit d’infrastructures et de formation, le départ des compétences et l’appropriation de technologies peuvent limiter les capacités d’innovation. Le brain drain désigne le départ des personnes qualifiées, tandis que le pillage technologique renvoie à l’appropriation de savoirs ou de technologies.

10. Quel processus a transformé la production de savoirs nouveaux en travail collectif ?

La centralisation des expériences dans une institution et l’absence de communication entre spécialistes
Les échanges entre savants, la circulation des données, les sociétés savantes et les congrès
La diffusion des découvertes par quelques inventeurs et la limitation des collaborations internationales
La compétition entre chercheurs, la conservation des résultats et la réduction des débats publics

Les échanges entre savants, la circulation des données, les sociétés savantes et les congrès

Explication

La production collective repose sur les échanges, la circulation des données, les sociétés savantes, l’institutionnalisation et les congrès internationaux. Une limitation des collaborations entre spécialistes irait à l’encontre de cette dynamique collective.

11. Que s’est-il produit en 1666 dans la construction de la communauté scientifique ?

Colbert a fondé l’Académie des sciences sur le modèle de la Royal Society britannique
Kepler a fondé l’Académie des sciences française pour organiser les congrès internationaux
Galilée a créé la Royal Society britannique sur le modèle de l’Académie des sciences française
Colbert a transformé la Royal Society britannique en institution scientifique française

Colbert a fondé l’Académie des sciences sur le modèle de la Royal Society britannique

Explication

En 1666, Colbert fonde l’Académie des sciences en s’inspirant de la Royal Society britannique. La Royal Society constitue donc le modèle, et non l’institution française créée par Colbert.

12. Sur quels fondements le savoir scientifique repose-t-il ?

Des hypothèses invérifiées, des préférences théoriques, des récits et des conclusions définitives
Des opinions majoritaires, des arguments d’autorité, des croyances et des interprétations libres
Des témoignages personnels, des intuitions, des traditions et une certitude présumée
Des observations, des faits objectifs, une raison critique et une mesure de l’incertitude

Des observations, des faits objectifs, une raison critique et une mesure de l’incertitude

Explication

Le savoir scientifique s’appuie sur l’observation, l’objectivation des faits, l’examen critique et l’évaluation de l’incertitude. Les opinions ou les croyances ne remplacent pas ces exigences de méthode et de vérification.

13. Pourquoi la citation des sources, la reproductibilité et la représentativité des échantillons sont-elles importantes ?

Elles garantissent que toute expérience produit les mêmes résultats dans chaque situation
Elles remplacent l’examen critique par une confiance accordée aux institutions reconnues
Elles permettent à chaque chercheur de valider ses résultats selon son opinion personnelle
Elles fournissent des méthodes partagées qui rendent possible l’évaluation par les pairs

Elles fournissent des méthodes partagées qui rendent possible l’évaluation par les pairs

Explication

Ces pratiques communes permettent à d’autres chercheurs d’examiner, de vérifier et de discuter les travaux, ce qui soutient l’évaluation par les pairs. Elles ne fondent donc pas la validation sur une opinion individuelle et ne garantissent pas des résultats identiques dans toutes les situations.

14. Comment définir la communauté scientifique ?

Un groupe institutionnel coordonné qui impose les mêmes priorités à tous les chercheurs
Une administration composée de chercheurs chargés d’appliquer des décisions centralisées
Un ensemble d’acteurs de la recherche dont les contours restent parfois flous
Une organisation mondiale dirigée par un représentant et une stratégie commune

Un ensemble d’acteurs de la recherche dont les contours restent parfois flous

Explication

La communauté scientifique rassemble les chercheurs et les personnels qui contribuent à la recherche, mais ses limites peuvent être floues. Elle ne forme pas nécessairement une organisation coordonnée disposant d’un représentant unique.

15. Quelles valeurs R. K. Merton associe-t-il à l’éthique de la communauté scientifique ?

L’universalité, le collectivisme, le désintéressement et le scepticisme organisé
La spécialisation, la rapidité, la reconnaissance institutionnelle et la certitude des résultats
Le secret, la concurrence, la réussite personnelle et l’adhésion aux traditions
La hiérarchie, la propriété individuelle, la rentabilité et la confiance envers l’autorité

L’universalité, le collectivisme, le désintéressement et le scepticisme organisé

Explication

R. K. Merton identifie l’universalité, le collectivisme, le désintéressement et le scepticisme organisé comme des valeurs éthiques de la science. La recherche scientifique ne repose donc pas sur le secret ni sur l’adhésion passive à l’autorité.

16. Quel objectif caractérise le mieux la coopération scientifique internationale face aux grands défis contemporains ?

Préserver les découvertes nationales en limitant les échanges entre laboratoires
Accroître la concurrence entre États pour renforcer leur influence diplomatique
Rechercher le bien commun grâce à la mobilisation de chercheurs de nombreux pays
Concentrer les recherches dans les pays disposant des moyens financiers les plus importants

Rechercher le bien commun grâce à la mobilisation de chercheurs de nombreux pays

Explication

La coopération scientifique internationale mobilise des chercheurs du monde entier pour répondre à des enjeux communs, comme le SIDA ou le changement climatique. La rivalité entre États peut au contraire limiter la participation internationale, mais elle ne constitue pas l’objectif de cette coopération.

17. Dans quelle situation la circulation d’une connaissance scientifique risque-t-elle d’être freinée ?

Lorsqu’un congrès réunit des chercheurs issus de plusieurs pays différents
Lorsqu’une équipe internationale partage des données sur une maladie émergente
Lorsqu’un laboratoire publie ses résultats afin de permettre leur discussion
Lorsqu’un État ou une entreprise cherche à conserver l’avantage lié à une découverte

Lorsqu’un État ou une entreprise cherche à conserver l’avantage lié à une découverte

Explication

Les intérêts privés ou nationaux peuvent limiter la diffusion d’une découverte lorsqu’ils cherchent à préserver un avantage économique ou stratégique, notamment dans le domaine des médicaments. La publication et le partage entre chercheurs favorisent au contraire la circulation des connaissances.

18. Quelle définition correspond à Wikipédia ?

Un ensemble de cours numériques produits par des universités reconnues
Une encyclopédie collaborative, gratuite et en ligne créée à partir de 2001
Un réseau social consacré à la publication de témoignages personnels vérifiés
Une base de données réservée aux chercheurs et financée par des abonnements

Une encyclopédie collaborative, gratuite et en ligne créée à partir de 2001

Explication

Wikipédia est une encyclopédie collaborative, gratuite et accessible en ligne, développée à partir de 2001 sur une grande variété de sujets. Elle ne se définit ni comme une base réservée aux chercheurs ni comme une plateforme universitaire de cours.

19. Quelle différence distingue Wikipédia d’une publication scientifique évaluée par des spécialistes reconnus ?

Ses rédacteurs peuvent contribuer sans être nécessairement des experts reconnus
Ses contenus sont produits par une institution scientifique qui contrôle chaque contribution
Ses articles ne comportent pas de sources permettant de vérifier les informations
Ses règles interdisent la confrontation des interprétations proposées par les contributeurs

Ses rédacteurs peuvent contribuer sans être nécessairement des experts reconnus

Explication

Wikipédia reprend certaines pratiques proches de l’éthique scientifique, comme la citation des sources et la lutte contre le plagiat, mais ses rédacteurs ne sont pas nécessairement des experts reconnus. Il est donc incorrect d’affirmer que ses articles sont dépourvus de sources ou contrôlés par une institution scientifique unique.

20. Une personne dispose d’un ordinateur mais ne sait pas lire et n’a pas accès à internet : quelle notion décrit le mieux sa situation ?

L’illectronisme, qui désigne toute inégalité d’accès à l’électricité et à l’alphabétisation
La vulgarisation scientifique, qui transforme un savoir spécialisé en contenu accessible
La fracture numérique, qui inclut les inégalités d’accès et de compétences
L’économie de l’attention, qui classe les informations selon les réactions des internautes

La fracture numérique, qui inclut les inégalités d’accès et de compétences

Explication

La fracture numérique englobe les inégalités d’accès à internet, à l’électricité et aux compétences nécessaires, notamment la lecture et la maîtrise des outils numériques. L’illectronisme renvoie plus précisément aux difficultés d’utilisation des outils numériques, et ne recouvre pas à lui seul l’ensemble de ces inégalités.

21. Pourquoi les réseaux sociaux peuvent-ils mettre en avant une information peu pertinente scientifiquement ?

Parce que leur fonctionnement impose une vérification indépendante avant chaque publication
Parce que leur économie de l’attention privilégie l’intérêt suscité auprès des internautes
Parce que leurs utilisateurs consultent principalement des ressources issues des universités
Parce que leurs algorithmes sélectionnent les contenus selon leur validation par des chercheurs

Parce que leur économie de l’attention privilégie l’intérêt suscité auprès des internautes

Explication

L’économie de l’attention hiérarchise les informations selon l’intérêt qu’elles suscitent auprès des internautes, ce qui peut favoriser la désinformation. Cette sélection ne repose pas nécessairement sur la pertinence scientifique ni sur une validation par des chercheurs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 45 flashcards sur Sociétés de la connaissance.

Qu'est-ce que désigne la connaissance selon Peter Drucker ?

La capacité à appliquer des savoirs à la production.

Dans quel ouvrage Peter Drucker a-t-il défini la connaissance et la société de la connaissance ?

La grande mutation : vers une nouvelle société, 1969.

Quelles fonctions occupent une place prépondérante dans une société de la connaissance ?

L'éducation, la science, les innovations technologiques et l'information.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sociétés de la connaissance.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM