QCM : Sophistique, rhétorique et vérité (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À propos du semblant et de la vérité chez Lacan, cochez la ou les propositions exactes :

Chez Lacan, les discours constituent des structures définitives et immuables.
Le semblant désigne chez Lacan une simple apparence, plutôt qu’une fonction structurale.
La vérité se donne sans montage de semblant, sous une forme pure et immédiate.
La vérité a structure de fiction, sans être pour autant une fausseté.
Le semblant articule structuralement l’imaginaire et le symbolique chez Lacan.

La vérité a structure de fiction, sans être pour autant une fausseté. · Le semblant articule structuralement l’imaginaire et le symbolique chez Lacan.

Explication

Dire que la vérité a structure de fiction ne signifie pas qu’elle est fausse : elle se donne à travers des montages de semblant. Celui-ci articule l’imaginaire et le symbolique comme fonction structurale; il n’est ni une simple apparence ni une structure définitive des discours.

2. Concernant la persuasion d’Hélène dans l’Éloge d’Hélène :

La vraisemblance peut limiter la vérité du discours sans la faire disparaître.
Le vraisemblable rend tous les discours également proches de la vérité.
Au paragraphe 12, Hélène persuadée est présentée comme contrainte et irresponsable.
Au paragraphe 12, Gorgias présente Hélène persuadée comme consentante et responsable.
La vraisemblance supprime la vérité du discours au lieu d’en limiter la portée.

La vraisemblance peut limiter la vérité du discours sans la faire disparaître. · Au paragraphe 12, Hélène persuadée est présentée comme contrainte et irresponsable.

Explication

Gorgias présente Hélène persuadée comme contrainte, ce qui fonde son irresponsabilité. La vraisemblance limite la vérité sans l’abolir et permet de distinguer des discours plus ou moins proches d’elle; elle ne les rend donc pas équivalents.

3. Parmi les propositions suivantes concernant le « tout », le « pas-toute » et l’étymologie chez Lacan, laquelle ou lesquelles est ou sont exacte(s) ?

Le côté masculin échappe à la fonction phallique, tandis que le féminin s’y inscrit entièrement.
La logique du « tout » caractérise le féminin, tandis que le masculin échappe à toute totalité.
Le féminin peut être entièrement totalisé par la fonction phallique dans cette logique.
L’étymologie constitue un argument décisif pour établir une thèse chez Lacan.
Le côté masculin relève de la logique du « tout », tandis que le féminin relève du « pas-toute ».

Le côté masculin relève de la logique du « tout », tandis que le féminin relève du « pas-toute ».

Explication

Le côté masculin relève de la logique du « tout », tandis que le féminin relève du « pas-toute » et échappe à la totalisation. Le féminin ne peut pas être entièrement totalisé par la fonction phallique ; le côté masculin ne se situe pas hors de cette fonction. Lacan affirme que l’étymologie n’est jamais un argument.

4. Parmi les propositions suivantes concernant l’intrigue de Dom Juan et l’éloge paradoxal, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’intrigue alterne de façon récurrente la poursuite du protagoniste et son échappée.
À l’acte II, Don Juan promet le mariage à Mathurine et à Charlotte pour les séduire.
Le mouvement récurrent de la pièce oppose l’échappée du protagoniste à toute poursuite.
Dans l’acte V, Don Juan feint la conversion et adopte la franchise comme masque social.
L’éloge paradoxal célèbre sincèrement un vice, tandis que l’éloge d’Hélène feint de louer.

L’intrigue alterne de façon récurrente la poursuite du protagoniste et son échappée. · À l’acte II, Don Juan promet le mariage à Mathurine et à Charlotte pour les séduire.

Explication

L’intrigue repose sur l’alternance récurrente de la poursuite et de l’échappée, et les deux paysannes auxquelles Don Juan promet le mariage à l’acte II sont Mathurine et Charlotte. À l’acte V, il feint la conversion et adopte l’hypocrisie comme masque social, non la franchise. L’éloge paradoxal feint de louer un vice, alors que l’éloge d’Hélène est présenté comme sincère.

5. Concernant les causes possibles du départ d’Hélène de Troie et la persuasion dans l’Éloge d’Hélène, quelles sont les réponses exactes ?

Les causes possibles du départ comprennent la ruse, la richesse, le discours et le désir.
Gorgias affirme que toute persuasion est mauvaise par nature dans son œuvre.
La validité d’un raisonnement établit à elle seule que sa cause correspond au réel.
La persuasion imposée à Hélène est présentée comme mauvaise dans l’Éloge.
Gorgias évoque les dieux, la force, le discours et le désir comme causes possibles.

La persuasion imposée à Hélène est présentée comme mauvaise dans l’Éloge. · Gorgias évoque les dieux, la force, le discours et le désir comme causes possibles.

Explication

Les quatre causes présentées sont les dieux, la force, le discours et le désir ; la persuasion imposée à Hélène est montrée comme mauvaise, sans que la persuasion soit mauvaise par nature. La validité d’un raisonnement ne garantit pas la vérité de la cause, et la ruse et la richesse ne figurent pas parmi les quatre causes données.

6. À propos de la maille parasitaire chez Michel Serres, quelles propositions sont exactes ?

Elle correspond à une relation d’enchaînement qui se propage.
La maille parasitaire crée un échelonnement horizontal et des ruptures verticales.
Elle produit des ruptures horizontales ainsi qu’un échelonnement vertical.
Michel Serres réfléchit à cette maille dans son ouvrage Le Parasite, paru en 1980.
Dans Le Parasite, Michel Serres étudie la maille parasitaire dans un ouvrage paru en 1981.

Elle correspond à une relation d’enchaînement qui se propage. · Elle produit des ruptures horizontales ainsi qu’un échelonnement vertical. · Michel Serres réfléchit à cette maille dans son ouvrage Le Parasite, paru en 1980.

Explication

La maille parasitaire est une relation d’enchaînement qui se propage, créant des ruptures horizontales et un échelonnement vertical. Michel Serres l’étudie dans Le Parasite, publié en 1980; les deux autres propositions inversent les orientations ou modifient l’année.

7. Un penseur soutient que l’être, même s’il existait, ne pourrait pas être pensé, et que le langage ne pourrait l’exprimer même s’il était pensé. Quelles propositions rendent compte de la position de Gorgias ?

Gorgias propose une nouvelle ontologie et refuse de clore le discours sur l’être.
La séparation entre être et pensée ferme le champ des possibles en supprimant la fiction.
Même si l’être pouvait être pensé, le langage ne pourrait pas l’exprimer.
La pensée de l’être permettrait au langage d’en fournir une expression fidèle.
La séparation entre l’être et la pensée confère à la pensée un caractère fictif ouvrant le champ des possibles.

Même si l’être pouvait être pensé, le langage ne pourrait pas l’exprimer. · La séparation entre l’être et la pensée confère à la pensée un caractère fictif ouvrant le champ des possibles.

Explication

Gorgias ne propose pas de nouvelle ontologie et refuse de clore un discours sur l’être. Même si l’être existait, il ne pourrait pas être pensé : la pensée acquiert alors un caractère fictif ouvrant le champ des possibles. Le langage ne pourrait pas exprimer l’être, même si celui-ci pouvait être pensé.

8. Concernant la feinte et le retour à Protagoras :

Selon Detienne, Gorgias reliait l’échec auprès des Thessaliens à leur ignorance du vrai.
La feinte consiste à faire croire quelque chose à autrui dans une relation entre sujets.
Dans le retour à Protagoras, écarter la thèse adverse renforce sa propre thèse.
La feinte décrit principalement une relation entre un sujet et un objet.
Prendre en compte la thèse adverse peut améliorer sa propre thèse dans le retour à Protagoras.

Selon Detienne, Gorgias reliait l’échec auprès des Thessaliens à leur ignorance du vrai. · La feinte consiste à faire croire quelque chose à autrui dans une relation entre sujets. · Prendre en compte la thèse adverse peut améliorer sa propre thèse dans le retour à Protagoras.

Explication

La feinte vise à faire croire quelque chose à autrui et engage une relation de sujet à sujet. Le retour à Protagoras valorise la prise en compte de la thèse adverse, tandis que Detienne rapporte l’explication de Gorgias par l’ignorance des Thessaliens, qui les rendait difficiles à tromper.

9. Une enquête examine les valeurs derrière un idéal de vérité et les ressorts de la pensée :

Pour Nietzsche, le désir de vérité dissimule une morale et une hiérarchie de valeurs.
Dans Zarathoustra, Nietzsche soutient que la pensée dépend d’un raisonnement détaché des instincts.
La généalogie décrit une chose sans examiner les valeurs qui ont contribué à sa production.
Dans Zarathoustra, le corps est présenté comme étranger à la pensée humaine.
La généalogie étudie comment une chose a été produite par des valeurs et des intérêts.

Pour Nietzsche, le désir de vérité dissimule une morale et une hiérarchie de valeurs. · La généalogie étudie comment une chose a été produite par des valeurs et des intérêts.

Explication

La généalogie recherche comment une chose a été produite, notamment par les valeurs et les intérêts qui l’ont façonnée; Nietzsche associe aussi le désir de vérité à une morale et à une hiérarchie de valeurs. Dans Zarathoustra, le corps pense en nous et la pensée dépend de l’instinct qui l’emporte.

10. Concernant la psychanalyse et les registres chez Lacan, quelles sont les propositions exactes ?

La psychanalyse travaille avec le semblant pour permettre au sujet de déployer son discours.
Chez Lacan, l’imaginaire est associé au moi et le symbolique au langage.
La psychanalyse abolit le semblant afin que le sujet déploie son discours sans lui.
Chez Lacan, le réel est associé au langage plutôt qu’à l’objet.
Chez Lacan, l’imaginaire est associé à l’objet plutôt qu’au moi.

La psychanalyse travaille avec le semblant pour permettre au sujet de déployer son discours. · Chez Lacan, l’imaginaire est associé au moi et le symbolique au langage.

Explication

La psychanalyse travaille avec le semblant afin que le sujet puisse déployer son discours ; elle ne l’abolit pas. Chez Lacan, l’imaginaire est associé au moi, le symbolique au langage et le réel à l’objet : le réel n’est donc pas associé au langage, et l’imaginaire n’est pas associé à l’objet.

11. Un enseignant cherche à convaincre une classe en mobilisant des raisons ou en touchant les affects. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Pour Nietzsche, une pédagogie centrée sur la rationalité menace la vitalité.
L’argumentation vise d’abord l’affect et privilégie la forme sur la justification.
Une justification qui sollicite la raison relève de l’argumentation.
Une persuasion mobilise l’affect et accorde une place à la forme du discours.
Une pédagogie développant la rationalité peut être qualifiée de décadente chez Nietzsche.

Pour Nietzsche, une pédagogie centrée sur la rationalité menace la vitalité. · Une justification qui sollicite la raison relève de l’argumentation. · Une persuasion mobilise l’affect et accorde une place à la forme du discours. · Une pédagogie développant la rationalité peut être qualifiée de décadente chez Nietzsche.

Explication

L’argumentation s’adresse à la raison par la justification, tandis que la persuasion vise l’affect et mobilise la forme autant que le fond. Nietzsche décrit comme décadente une pédagogie qui développe la rationalité au détriment de la vitalité.

12. Dans une mise en scène de Dom Juan, le protagoniste feint la dévotion à l’acte V ; concernant cette pièce :

La justice humaine se substitue à la justice divine dans le dénouement.
La feinte de dévotion intervient à l’acte IV et constitue un repentir sincère.
Cette feinte lui permet d’utiliser l’hypocrisie comme un masque social.
Le dénouement associe le comique à un sublime terrifiant.
La règle de Boileau prévoit un seul fait, en un lieu et en un jour.

Cette feinte lui permet d’utiliser l’hypocrisie comme un masque social. · Le dénouement associe le comique à un sublime terrifiant. · La règle de Boileau prévoit un seul fait, en un lieu et en un jour.

Explication

À l’acte V, Don Juan simule la dévotion et fait de l’hypocrisie un masque social, sans véritable repentir. Le comique cohabite avec un sublime terrifiant, tandis que Boileau formule la règle d’un seul fait en un lieu et en un jour; le dénouement fait intervenir la justice divine, non la justice humaine.

13. Concernant la conception nietzschéenne de l’éducation et de la piété :

Une éducation qui détruit la vitalité humaine est considérée comme mauvaise.
Pour Nietzsche, une éducation juste brise la vitalité afin de discipliner l’individu.
L’aphorisme 344 présente la piété comme une croyance fondée sur la raison.
Dans le livre V du Gai Savoir, Nietzsche interroge la persistance de la piété.
Une éducation souhaitable sublime les instincts sans domestiquer l’individu.

Une éducation qui détruit la vitalité humaine est considérée comme mauvaise. · Dans le livre V du Gai Savoir, Nietzsche interroge la persistance de la piété. · Une éducation souhaitable sublime les instincts sans domestiquer l’individu.

Explication

L’éducation souhaitable sublime les instincts, tandis que celle qui brise la vitalité est mauvaise. Dans l’aphorisme 344 du livre V, Nietzsche interroge la persistance de la piété comme croyance irrationnelle, et non rationnelle.

14. Un sujet éprouve un désir marqué par le manque et orienté vers ce que l’Autre désire. Concernant la fonction phallique, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Le manque caractérise la jouissance, tandis que la fonction phallique organise seulement le langage.
La fonction phallique organise symboliquement le désir et la jouissance en représentant le désir de l’Autre.
Le désir est lié au manque, mais il porte davantage sur ce que le sujet possède déjà.
La fonction phallique représente le désir propre du sujet, sans rapport avec celui de l’Autre.
La fonction phallique relève d’un mécanisme biologique qui ne concerne pas le désir.

La fonction phallique organise symboliquement le désir et la jouissance en représentant le désir de l’Autre.

Explication

La fonction phallique est symbolique : elle organise désir et jouissance en représentant le désir de l’Autre. Le désir est lié au manque, et non à la possession déjà acquise ; les autres propositions déplacent ou réduisent ces notions.

15. Dans une formation politique inspirée des sophistes et de Nietzsche, quelles propositions sont exactes ?

Les hommes théoriques privilégient la singularité plutôt que la rationalité.
Les sophistes défendent l’idée que la vertu peut s’enseigner.
La conception attribuée à Platon fait dépendre la vertu de l’apprentissage rhétorique.
Les sophistes sont dits tragiques parce qu’ils préservent la singularité des individus.
La formation sophistique du citoyen vise à le faire parler comme les autres.

Les sophistes défendent l’idée que la vertu peut s’enseigner. · Les sophistes sont dits tragiques parce qu’ils préservent la singularité des individus.

Explication

Nietzsche qualifie les sophistes d’hommes tragiques parce qu’ils préservent la singularité, et leur conception affirme que la vertu s’enseigne. La conception attribuée à Platon lie plutôt la vertu à la connaissance d’une valeur en soi; les hommes théoriques privilégient la rationalité, tandis que le logos aide le citoyen à parler autrement et mieux.

16. Concernant la position de Gorgias face à l’être, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’ontologie désigne le discours portant sur la pensée et ses représentations.
Gorgias construit une ontologie nouvelle afin de fixer définitivement le discours sur l’être.
L’ontologie désigne l’étude des techniques permettant de remporter les discussions.
Le refus de clore le discours sur l’être conduit Gorgias à proposer une doctrine ontologique achevée.
Gorgias ne propose pas une nouvelle ontologie et refuse de clore le discours sur l’être.

Gorgias ne propose pas une nouvelle ontologie et refuse de clore le discours sur l’être.

Explication

Gorgias ne propose pas de nouvelle ontologie et refuse de fermer le discours sur l’être. L’ontologie est le discours sur l’être, non sur la pensée ou sur les techniques rhétoriques.

17. À propos de l’organisation de la cité et de la pléonexie chez Platon :

La pléonexie désigne un désir qui ne connaît pas de satiété.
Les gouvernants philosophes correspondent à un groupe de la cité décrit dans La République.
Les gardiens représentent le groupe chargé des activités de travail dans la cité.
Les travailleurs constituent le groupe des gouvernants philosophes dans la cité.
La pléonexie correspond à un désir modéré et facilement satisfait.

La pléonexie désigne un désir qui ne connaît pas de satiété. · Les gouvernants philosophes correspondent à un groupe de la cité décrit dans La République.

Explication

La cité distingue les gouvernants philosophes, les gardiens et ceux qui travaillent. La pléonexie est un désir insatiable ; les propositions qui la présentent comme modérée ou qui confondent les groupes de la cité déforment ces notions.

18. Dans une cité inspirée de La République, un philosophe est appelé à gouverner et les vertus de l’âme sont réparties selon Platon. Quelles propositions sont exactes ?

La sagesse relève de la partie rationnelle de l’âme.
Le courage est attribué par Platon à la partie rationnelle de l’âme.
Le philosophe gouverne parce qu’il distingue la justice des apparences.
La justice consiste à établir une hiérarchie entre les trois parties de l’âme.
La maîtrise du désir correspond chez Platon à la vertu du courage.

La sagesse relève de la partie rationnelle de l’âme. · Le philosophe gouverne parce qu’il distingue la justice des apparences.

Explication

Platon associe la sagesse à la partie rationnelle et justifie le règne du philosophe par sa capacité à distinguer la justice de ses apparences. La justice est l’harmonie des trois parties de l’âme, et non une hiérarchie entre elles. Le courage relève du thumos, tandis que la maîtrise du désir correspond à la tempérance.

19. Un citoyen compare les conséquences de plusieurs décisions possibles avant de choisir le moment d’agir. Concernant l’eubolia et l’accès à la vérité chez Lacan, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’eubolia consiste à différer toute décision jusqu’à ce que ses conséquences soient certaines.
L’eubolia désigne le fait de décider au bon moment sans examiner les conséquences possibles.
L’eubolia consiste à décider au bon moment en envisageant les conséquences des choix possibles.
Selon Lacan, la médiation des autres empêche les individus de se rapprocher de la vérité.
Dans le sophisme lacanien, chacun atteint seul la vérité sans médiation d’autrui.

L’eubolia consiste à décider au bon moment en envisageant les conséquences des choix possibles.

Explication

L’eubolia consiste à prendre la bonne décision au bon moment en envisageant les conséquences des décisions possibles. Dans le sophisme lacanien, la vérité se laisse approcher par la médiation des autres, et non en solitaire ; l’eubolia implique bien l’examen des conséquences plutôt que leur certitude préalable.

20. Un débatteur prépare des arguments plausibles pour défendre une thèse puis son contraire, dans un exercice de disputatio. Concernant les antilogies, quelles propositions sont exactes ?

Les antilogies permettent de soutenir une thèse ou son contraire au moyen d’arguments vraisemblables.
Platon rappelle les exercices d’antilogies dans l’ouvrage Euthydème, au passage 303c.
Le raisonnement lacanien décrit observe les réactions d’autrui, en infère leurs pensées, puis conduit à agir.
Les antilogies servent à défendre une thèse et son contraire avec des arguments juridiquement recevables.
Dans l’Antiquité, les antilogies s’exerçaient notamment sous forme de joutes verbales et de disputatio.

Les antilogies permettent de soutenir une thèse ou son contraire au moyen d’arguments vraisemblables. · Le raisonnement lacanien décrit observe les réactions d’autrui, en infère leurs pensées, puis conduit à agir. · Dans l’Antiquité, les antilogies s’exerçaient notamment sous forme de joutes verbales et de disputatio.

Explication

Les antilogies défendent une thèse ou son contraire à l’aide d’arguments vraisemblables, et elles donnaient lieu à des joutes verbales et à la disputatio. Le raisonnement lacanien procède par observation, représentation des pensées d’autrui à partir de leurs réactions, puis action ; les arguments ne sont pas définis par leur recevabilité juridique, et la référence indiquée est Euthydème, 303b.

21. À Athènes, un citoyen doit prendre la parole au tribunal ou dans une assemblée où les citoyens votent directement. Quelles propositions décrivent correctement le rôle de l’éloquence et les enseignements associés ?

Protagoras se présente comme maître de la rhétorique plutôt que de la politique.
L’éloquence peut l’aider à plaider et à orienter une décision collective.
Gorgias se présente comme maître de la parole et de la technique du discours.
L’enseignement traditionnel comprend la gymnastique, la musique et les lettres grecques.
L’absence d’avocats dans les tribunaux rend la maîtrise oratoire utile aux plaideurs.

L’éloquence peut l’aider à plaider et à orienter une décision collective. · Gorgias se présente comme maître de la parole et de la technique du discours. · L’enseignement traditionnel comprend la gymnastique, la musique et les lettres grecques. · L’absence d’avocats dans les tribunaux rend la maîtrise oratoire utile aux plaideurs.

Explication

Dans la démocratie directe, les citoyens votent eux-mêmes et l’éloquence peut influencer les décisions; les tribunaux ne disposent pas d’avocats, ce qui rend cette compétence utile pour plaider. L’enseignement traditionnel comprend gymnastique, musique et lettres grecques, tandis que Gorgias se définit comme maître de la parole et Protagoras comme maître de la politique.

22. Un raisonnement admet une thèse dans un cas, puis l’examine dans un cas où les raisons de l’admettre sont plus fortes. Concernant l’argument à fortiori et la conception platonicienne du mal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’argument à fortiori conclut que la thèse s’impose davantage dans le second cas.
Pour Platon, le mal s’explique par une connaissance insuffisante du mal.
Chez Platon, le mal provient de l’ignorance du bien.
L’argument conclut que la thèse est moins recevable lorsque les raisons augmentent.
Chez Platon, la connaissance du bien favorise la volonté de se faire du mal.

L’argument à fortiori conclut que la thèse s’impose davantage dans le second cas. · Chez Platon, le mal provient de l’ignorance du bien.

Explication

L’argument à fortiori renforce l’acceptation d’une thèse lorsque les raisons de l’admettre sont plus fortes. Chez Platon, le mal vient de l’ignorance du bien ; les propositions qui inversent la force de l’argument ou attribuent le mal à la connaissance sont erronées.

23. Concernant la « varité » et le mi-dire chez Lacan :

La vérité se présente sous une forme fragmentaire qui ne se dit qu’à moitié.
La vérité lacanienne peut être entièrement formulée dans un énoncé universel.
La « varité » associe la vérité à la variété pour souligner son caractère changeant.
La « varité » désigne une vérité unique, stable et indépendante des variations.
Le mi-dire permet d’enfermer la vérité dans une formule universelle complète.

La vérité se présente sous une forme fragmentaire qui ne se dit qu’à moitié. · La « varité » associe la vérité à la variété pour souligner son caractère changeant.

Explication

La « varité » rapproche vérité et variété pour penser une vérité fuyante et changeante. Le mi-dire exprime son caractère fragmentaire ; il ne produit ni vérité unique et stable ni formule universelle complète.

24. Un sujet distingue la jouissance phallique d’une jouissance dite « autre ». Quelles sont les réponses exactes au sujet de ces modalités ?

La jouissance autre est entièrement réductible à la fonction phallique.
La jouissance phallique échappe à la castration symbolique et reste sans limite.
La jouissance autre, dite féminine, n’est pas entièrement réductible à la fonction phallique.
Selon Lacan, tout sujet est soumis à la fonction phallique.
La jouissance phallique est limitée par la castration symbolique.

La jouissance autre, dite féminine, n’est pas entièrement réductible à la fonction phallique. · Selon Lacan, tout sujet est soumis à la fonction phallique. · La jouissance phallique est limitée par la castration symbolique.

Explication

Lacan affirme que tout sujet est soumis à la fonction phallique, et la jouissance phallique est limitée par la castration symbolique. La jouissance autre, dite féminine, n’est pas entièrement réductible à cette fonction ; elle n’est donc ni sans limite au sens proposé ni totalement réductible.

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Quel métier Gorgias exerce-t-il pour enseigner la rhétorique ?

Un sophiste payé.

Quel savoir-faire Gorgias enseigne-t-il avec la rhétorique ?

Remporter les discussions.

Qu’est-ce que le kairos chez Gorgias ?

Le moment opportun pour faire triompher l’une ou l’autre cause.

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