QCM : Sources historiques du droit romain (50 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un système où la loi prédomine et constitue la principale source du droit, quel principe est appliqué ?

La jurisprudence constante
Le pluralisme juridique
Le légicentrisme
Le coutumisme

Le légicentrisme

Explication

Le légicentrisme désigne un système dans lequel la loi prédomine et constitue la principale source du droit. Le pluralisme juridique évoque la diversité des sources, la jurisprudence constante désigne une série de décisions et le coutumisme met l’accent sur la coutume.

2. Quelles sources peuvent être à l’origine du droit ?

La loi, la coutume et les décisions de justice
La loi, les contrats et les décisions de justice
La coutume, la doctrine et les traités
Les décisions de justice, les sanctions et les contrats

La loi, la coutume et les décisions de justice

Explication

Le droit peut provenir de la loi, de la coutume ou des décisions de justice. Les contrats et les sanctions ne remplacent pas ces trois sources dans cette classification, tandis que la doctrine n’est pas citée ici comme source.

3. Un recueil rassemble plusieurs lois sans les organiser systématiquement : comment convient-il de qualifier le texte d’Hammourabi ?

Une série de décisions judiciaires
Une compilation de lois
Un code organisé de lois
Une coutume transmise oralement

Une compilation de lois

Explication

Le texte d’Hammourabi est plus justement qualifié de compilation, car il rassemble des lois sans les organiser systématiquement. Le terme de code suppose ici une mise en ordre, tandis que les décisions judiciaires et les coutumes orales désignent d’autres formes de droit.

4. Dans une société mésopotamienne où la loi est considérée comme un don des dieux, un humain souhaite modifier une règle. Selon cette conception, que peut-il faire ?

La modifier, car le roi dispose seul de ce pouvoir
La modifier, car les humains produisent eux-mêmes la loi
La laisser inchangée, car seuls les dieux peuvent la modifier
La réinterpréter, car les dieux ne font que la suggérer

La laisser inchangée, car seuls les dieux peuvent la modifier

Explication

Dans la conception mésopotamienne présentée, la loi est un don des dieux et eux seuls peuvent la modifier ; elle demeure donc immuable pour les humains. Le pouvoir humain de produire le droit correspond à la conception grecque, et le pouvoir royal de modification contredit l’origine divine de la loi.

5. Un peuple considère que les dieux inspirent le droit, mais que les hommes le produisent, d’abord par la poésie puis par la réflexion philosophique. À quelle conception cette situation correspond-elle ?

À une conception fondée sur la coutume comme source principale
À une conception où les dieux produisent directement le droit
À la conception mésopotamienne du droit divin
À la conception grecque du droit humain

À la conception grecque du droit humain

Explication

En Grèce, le droit est suggéré par les dieux mais produit par les hommes, d’abord par les poètes comme Homère, puis par les philosophes à partir du VIe siècle avant notre ère. La conception mésopotamienne rend la loi immuable pour les humains, tandis que la production directe par les dieux et la primauté de la coutume ne décrivent pas cette évolution.

6. À quelle date la légende situe-t-elle la fondation de Rome par Romulus ?

En 27 avant notre ère
En 509 avant notre ère
Le 21 avril 753 avant notre ère
Au XIIe siècle avant notre ère

Le 21 avril 753 avant notre ère

Explication

La tradition légendaire attribue à Romulus la fondation de Rome le 21 avril 753 avant notre ère. 509 correspond au début de la République, le XIIe siècle à la fondation légendaire d’Albe, et 27 au début de l’Empire.

7. Un historien classe une période allant de 509 à 27 avant notre ère dans la chronologie romaine. De quelle période s’agit-il ?

De la royauté
De l’Empire
De l’Empire d’Orient
De la République

De la République

Explication

La République s’étend de 509 à 27 avant notre ère. La royauté prend fin en 509, tandis que l’Empire commence en 27 avant notre ère; l’Empire d’Orient se prolonge jusqu’en 1453.

8. Dans la Rome royale, quel ensemble correspond à une gens placée sous l’autorité du pater ?

Un conseil composé des patres et de leurs descendants patriciens
Un groupe de descendants masculins réunis autour du roi et de ses magistrats
Une assemblée de citoyens chargée d’approuver les expéditions militaires
Un groupe familial de plusieurs générations, avec épouses, filles non mariées, esclaves et clients libres

Un groupe familial de plusieurs générations, avec épouses, filles non mariées, esclaves et clients libres

Explication

Une gens est un vaste groupe familial intergénérationnel qui comprend notamment des épouses, les filles non mariées, des esclaves et des clients libres, sous l’autorité du pater. La réduire aux seuls descendants masculins exclut des membres; l’assemblée des citoyens désigne les comices, et le conseil des patres le Sénat.

9. Dans une famille romaine de l’époque royale, l’ancêtre masculin le plus ancien exerce l’autorité familiale et participe au pouvoir politique auprès du roi. Quel est son statut ?

Le Sénat, détenteur collectif du pouvoir de vie et de mort familial
Le pater, avec un pouvoir étendu pouvant inclure le droit de vie et de mort
Le juge familial, chargé de commander la cité auprès du roi
Le roi, avec l’imperium et l’autorité sur chaque famille romaine

Le pater, avec un pouvoir étendu pouvant inclure le droit de vie et de mort

Explication

Le pater, ancêtre masculin le plus ancien de la gens, dispose d’un pouvoir familial étendu, incluant le droit de vie et de mort, ainsi que de pouvoirs politiques aux côtés du roi. L’imperium appartient au roi, les juges précisent les coutumes et le Sénat ne détient pas l’autorité domestique du pater.

10. Dans la Rome royale, un souverain exerce le commandement civil et militaire suprême. Quel nom porte ce pouvoir ?

L’imperium
Les mores gentis
La patria potestas
L’arbitrage des patres

L’imperium

Explication

L’imperium désigne le pouvoir suprême de commandement civil et militaire détenu par le roi. Les mores gentis sont les coutumes des gentes, l’autorité du pater concerne sa famille et l’arbitrage intervient dans les différends entre patres.

11. Un différend familial est examiné sous la royauté romaine, et les juges du tribunal familial précisent la règle coutumière applicable. Quelle source du droit est en jeu ?

Les mores gentis, coutumes des gentes
L’imperium, pouvoir de commandement du roi
Les décisions du Sénat sur les différends familiaux
L’arbitrage de l’État entre les patres

Les mores gentis, coutumes des gentes

Explication

Sous la royauté, les mores gentis constituent la principale source du droit et les juges des tribunaux familiaux en précisent les règles. L’imperium est le commandement royal, le Sénat choisit les rois et l’État intervient comme arbitre lorsque des différends opposent les patres.

12. Quelle distinction caractérise le mieux la position sociale et politique des patriciens et des plébéiens dans la Rome républicaine ?

Les plébéiens, souvent propriétaires fonciers, occupent les fonctions politiques et militaires de premier plan, tandis que les patriciens ont moins de droits politiques.
Les patriciens, souvent propriétaires fonciers, occupent les fonctions politiques et militaires de premier plan, tandis que les plébéiens ont moins de droits politiques.
Les patriciens vivent surtout de leur travail manuel, tandis que les plébéiens disposent de la plupart des fonctions politiques.
Les patriciens disposent des fonctions de premier plan, tandis que les plébéiens ne possèdent pas la citoyenneté romaine.

Les patriciens, souvent propriétaires fonciers, occupent les fonctions politiques et militaires de premier plan, tandis que les plébéiens ont moins de droits politiques.

Explication

Les patriciens sont traditionnellement riches, propriétaires et proches des fonctions politiques et militaires, alors que les plébéiens sont des citoyens de second plan aux droits politiques moindres. L’inversion des droits confond les groupes, la négation de la citoyenneté des plébéiens est erronée, et le travail manuel des patriciens inverse leur profil social.

13. En 494 avant notre ère, les plébéiens menacent de quitter Rome pour fonder une autre cité. Quelle institution est créée à la suite de cette menace ?

La ratification des lois par les comices.
Le tribunat de la plèbe.
L’élection directe des sénateurs.
Le consulat partagé avec les plébéiens.

Le tribunat de la plèbe.

Explication

La menace de sécession plébéienne en 494 avant notre ère conduit à la création des tribuns de la plèbe. Le consulat ouvert aux plébéiens relève d’une mesure ultérieure, tandis que l’élection des sénateurs et la ratification par les comices ne sont pas la réponse décrite.

14. Une cité romaine veut confier le commandement à des magistrats tout en réduisant le risque qu’un seul dirigeant rétablisse un pouvoir royal. Quel dispositif respecte les limites républicaines ?

Des magistrats élus, en fonction pour un an et exerçant chacun seul.
Des magistrats héréditaires, en fonction à vie et exerçant collégialement.
Des magistrats élus, en fonction pour un an et exerçant collégialement.
Un magistrat élu, en fonction à vie et exerçant seul.

Des magistrats élus, en fonction pour un an et exerçant collégialement.

Explication

Les magistrats détiennent l’imperium, mais l’élection, l’annualité et la collégialité encadrent leur pouvoir afin d’éviter le retour de la royauté. Un mandat à vie abandonne l’annualité, un dirigeant seul écarte la collégialité, et l’hérédité contredit le principe électif.

15. Un magistrat prend une mesure que les tribuns de la plèbe jugent nuisible aux citoyens. Quelle action correspond à leur pouvoir institutionnel ?

Remplacer le magistrat et exercer eux-mêmes le commandement civil.
Imposer la mesure au nom de leur imperium de commandement.
Empêcher l’application de la mesure grâce à la puissance tribunicienne.
Modifier la mesure puis la ratifier au nom du Sénat.

Empêcher l’application de la mesure grâce à la puissance tribunicienne.

Explication

Les tribuns ne détiennent pas l’imperium, mais leur puissance tribunicienne leur permet de bloquer une mesure des magistrats. L’imperium est un pouvoir de commandement, et ni le remplacement du magistrat ni la ratification sénatoriale ne décrivent cette prérogative.

16. Une loi républicaine est préparée selon la procédure habituelle. Après sa proposition par un magistrat, quelle est la suite correcte ?

Elle est rédigée par les comices, puis proposée au Sénat par un magistrat au moyen de son veto.
Elle est soumise au vote des comices, puis ratifiée par les tribuns au moyen de leur imperium.
Elle est ratifiée par le Sénat, puis soumise au vote des comices au moyen de son auctoritas.
Elle est soumise au vote des comices, puis ratifiée par le Sénat au moyen de son auctoritas.

Elle est soumise au vote des comices, puis ratifiée par le Sénat au moyen de son auctoritas.

Explication

Une loi votée est proposée par un magistrat, soumise au vote des comices, puis ratifiée par le Sénat grâce à son auctoritas. Inverser vote et ratification bouleverse l’ordre, l’initiative sénatoriale remplace à tort celle du magistrat, et les tribuns ne ratifient pas la loi au moyen de l’imperium.

17. Une loi prévoit une amende en cas de violation, sans annuler l’acte concerné. À quelle catégorie appartient-elle ?

À la catégorie des lois parfaites.
À la catégorie des lois imparfaites.
À la catégorie des lois codificatrices.
À la catégorie des lois moins parfaites.

À la catégorie des lois moins parfaites.

Explication

Les lois moins parfaites prévoient une sanction moins forte, telle qu’une amende, tandis que la nullité caractérise les lois parfaites et l’absence de sanction les lois imparfaites. La catégorie des lois codificatrices ne correspond pas à cette distinction.

18. Quel rôle la loi des XII Tables remplit-elle dans l’évolution du droit romain ?

Les décemvirs rédigent un texte exposé sur le forum qui rend publiques certaines règles et procédures, sans codifier tout le droit.
Les décemvirs rédigent un texte exposé sur le forum qui codifie l’ensemble du droit romain, coutume comprise.
Les pontifes rédigent un texte conservé au Sénat qui rend publiques toutes les coutumes et procédures romaines.
Les magistrats rédigent un texte exposé sur le forum qui remplace toutes les règles et procédures antérieures.

Les décemvirs rédigent un texte exposé sur le forum qui rend publiques certaines règles et procédures, sans codifier tout le droit.

Explication

Les XII Tables, rédigées par les décemvirs et exposées sur le forum, rendent publiques certaines règles et procédures, sans réunir tout le droit ni inclure la coutume. Les présenter comme une codification complète ou comme un recueil de coutumes dépasse leur portée, et leur rédaction n’est pas attribuée aux pontifes.

19. Quelle transformation juridique et institutionnelle les XII Tables symbolisent-elles à Rome ?

Le passage du jus laïque et civil au fas religieux associé aux pontifes, avec la confidentialité des procédures.
Le passage du droit des peuples conquis au jus civil, avec l’intégration de leurs coutumes aux XII Tables.
Le passage du fas religieux associé aux pontifes au jus laïque et civil, avec la publicité de procédures auparavant gardées par les pontifes.
Le maintien du fas religieux sous le contrôle des pontifes, avec la réservation publique des procédures aux magistrats.

Le passage du fas religieux associé aux pontifes au jus laïque et civil, avec la publicité de procédures auparavant gardées par les pontifes.

Explication

Les XII Tables marquent le passage du fas, droit religieux associé aux pontifes, au jus, droit laïque et civil, et rendent publiques des procédures jusque-là gardées par les pontifes. L’inversion des termes inverse cette évolution, le maintien du monopole contredit la publicité, et les coutumes des peuples conquis ne définissent pas cette transformation.

20. Un juriste romain examine un litige concret, interprète les règles applicables et les met en œuvre pour le résoudre. Quelle activité exerce-t-il ?

L’ensemble des décisions rendues par les tribunaux
La rédaction de contrats et l’accomplissement de formalités
La science et la mise en œuvre du droit par interprétation
La création de règles sans interprétation des cas

La science et la mise en œuvre du droit par interprétation

Explication

La jurisprudence romaine associe la connaissance du droit à son interprétation et à son application aux cas particuliers. La rédaction d’actes est une activité des jurisprudents, les décisions de justice correspondent au sens actuel du terme, et la création de règles ne résume pas cette définition.

21. Un étudiant compare l’usage romain du terme « jurisprudence » à son usage actuel. Quelle distinction doit-il retenir ?

À Rome, décisions de justice ; aujourd’hui, science et interprétation du droit
À Rome, activité de conseil ; aujourd’hui, rédaction de contrats
À Rome, rédaction de contrats ; aujourd’hui, activité de conseil
À Rome, science et interprétation du droit ; aujourd’hui, décisions de justice

À Rome, science et interprétation du droit ; aujourd’hui, décisions de justice

Explication

Dans le sens romain, la jurisprudence désigne la science et l’interprétation du droit, tandis que le sens actuel vise l’ensemble des décisions de justice. Les décisions judiciaires sont donc attribuées à tort au sens romain, et conseil juridique et rédaction de contrats ne définissent pas le sens actuel.

22. Quelles matières sont couvertes par les cinq actions de la loi du droit romain ?

Propriété, paiement, partage successoral, saisie des biens et saisie de la personne après tout litige
Propriété, partage successoral, rédaction de contrats, saisie des biens et paiement
Propriété, paiement, partage successoral, saisie des biens et saisie de la personne
Propriété, paiement, litiges entre étrangers, saisie des biens et partage successoral

Propriété, paiement, partage successoral, saisie des biens et saisie de la personne

Explication

Les cinq actions portent sur la propriété, le paiement, le partage de succession, la saisie des biens et la saisie de la personne en cas de non-paiement. Les litiges des pérégrins relèvent de la compétence associée au préteur pérégrin, tandis que la saisie de la personne est liée au non-paiement.

23. En quelle année la création du préteur pérégrin a-t-elle ouvert une compétence pour les litiges intéressant les pérégrins ?

En 242 avant notre ère
En 150 avant notre ère
En 247 avant notre ère
En 367 avant notre ère

En 242 avant notre ère

Explication

Le préteur pérégrin est créé en 242 avant notre ère pour connaître des litiges intéressant les pérégrins. L’année 367 est associée à la création du préteur, tandis que 150 est liée à l’évolution de la procédure.

24. Dans un litige, le préteur rédige une formule et nomme un juge ; le procès conserve ensuite une phase devant chacun d’eux. Quelle caractéristique décrit cette procédure ?

Une phase devant le préteur, suivie d’un jugement sans intervention d’un juge
Deux phases, devant le juge puis le préteur, avec une procédure écrite permettant d’innover
Deux phases, devant le préteur puis le juge, avec une procédure orale limitée aux actions de la loi
Deux phases, devant le préteur puis le juge, avec une procédure écrite permettant d’innover

Deux phases, devant le préteur puis le juge, avec une procédure écrite permettant d’innover

Explication

La procédure formulaire conserve deux phases, d’abord devant le préteur puis devant le juge, mais elle devient écrite et autorise le préteur à innover au-delà des actions de la loi. L’ordre inverse, le caractère oral et l’absence de seconde phase contredisent ces caractéristiques.

25. Pour protéger un pérégrin, un préteur demande au juge de faire comme si celui-ci possédait la citoyenneté romaine. De quel type d’action s’agit-il ?

Une action civile reprenant une voie déjà prévue par le vieux droit civil
Une action in factum fondée sur les faits sans lien avec le droit civil
Une action fictice étendant une action civile par une condition réputée remplie
Une action prétorienne nouvelle sans recours à une fiction juridique

Une action fictice étendant une action civile par une condition réputée remplie

Explication

L’action fictice étend une action du droit civil en demandant au juge de tenir pour remplie une condition, ici la citoyenneté romaine. Une action in factum repose directement sur les faits, tandis qu’une action civile reprend une voie existante du vieux droit civil.

26. À son entrée en charge, un préteur doit préparer l’édit annuel. Quel contenu doit-il y faire figurer ?

Les actions reconnues par les juges, à l’exclusion des actions prétoriennes antérieures
Les seules actions qu’il reconnaît pendant son mandat
Les actions accordées par son prédécesseur, complétées par celles qu’il reconnaît pendant son mandat
Les actions accordées par son prédécesseur, sans ajout durant son mandat

Les actions accordées par son prédécesseur, complétées par celles qu’il reconnaît pendant son mandat

Explication

L’édit annuel reprend les actions accordées par le préteur précédent et s’enrichit des actions que le nouveau préteur reconnaît durant son mandat. Se limiter aux actions nouvelles omet l’héritage de l’édit, tandis que l’exclusion des ajouts ou la substitution des actions judiciaires méconnaît son contenu.

27. Quelle place le droit prétorien occupe-t-il dans la formation du droit de la République romaine ?

Il se forme en opposition à la jurisprudence et la remplace comme source principale
Il se forme sous l’autorité impériale et devient la source centrale de la République
Il se forme en interaction avec la jurisprudence et constitue avec elle la source la plus importante
Il se forme en interaction avec les lois et leur est subordonné

Il se forme en interaction avec la jurisprudence et constitue avec elle la source la plus importante

Explication

Le droit prétorien se construit en interaction avec la jurisprudence, et ces deux éléments forment ensemble la source la plus importante du droit républicain. Le présenter comme opposé à la jurisprudence, subordonné aux lois ou issu de l’Empire confond des cadres juridiques distincts.

28. Un historien situe un événement en 150 apr. J.-C. dans l’histoire politique romaine. À quelle période appartient-il ?

À la période impériale entière, qui s’achève en 284 apr. J.-C.
Au Bas-Empire, qui va de 150 à 476 apr. J.-C.
Au Haut-Empire, qui va de 27 av. J.-C. à 284 apr. J.-C.
Au Bas-Empire, qui commence en 27 av. J.-C.

Au Haut-Empire, qui va de 27 av. J.-C. à 284 apr. J.-C.

Explication

Le Haut-Empire s’étend de 27 av. J.-C. à 284 apr. J.-C.; 150 apr. J.-C. se situe donc dans cette période. Faire commencer le Bas-Empire en 27 av. J.-C. confond les bornes, tandis que 476 marque la fin de l’Empire d’Occident et non celle du Haut-Empire.

29. En 27 av. J.-C., Octave reçoit de nouveaux pouvoirs du Sénat et affirme être le premier parmi les citoyens, les magistrats et les sénateurs. Quel régime inaugure cette présentation ?

La République, où Octave exerce les fonctions d’un magistrat ordinaire
Le Principat, où le prince se présente comme le premier parmi les citoyens
Le Dominat, où le prince se présente comme le premier parmi les citoyens
Le Bas-Empire, où l’empereur reçoit ses pouvoirs du Sénat

Le Principat, où le prince se présente comme le premier parmi les citoyens

Explication

Les nouveaux pouvoirs accordés à Octave en 27 av. J.-C. inaugurent le Principat, régime dans lequel il se présente comme le premier parmi les citoyens, les magistrats et les sénateurs. Le Bas-Empire débute plus tard, et la présentation du prince comme premier ne correspond ni à un magistrat ordinaire ni à une revendication ouverte de monarchie.

30. Dans le Haut-Empire, un prince exerce son imperium proconsulaire partout dans l’Empire et sans échéance temporelle; il détient aussi la puissance tribunicienne et l’auctoritas principis. Quel ensemble correspond à ses pouvoirs ?

Imperium proconsulaire limité dans le temps et l’espace, puissance tribunicienne et auctoritas reconnue par le Sénat
Imperium proconsulaire sans limite de temps ni d’espace, puissance tribunicienne et auctoritas principis reconnue par le Sénat
Imperium proconsulaire sans limite de temps ni d’espace, puissance tribunicienne et auctoritas conférée par les magistrats
Imperium proconsulaire sans limite de temps ni d’espace, pouvoirs des comices et auctoritas reconnue par le peuple

Imperium proconsulaire sans limite de temps ni d’espace, puissance tribunicienne et auctoritas principis reconnue par le Sénat

Explication

Le prince cumule l’imperium proconsulaire sans limite de temps ni d’espace, la puissance tribunicienne et l’auctoritas principis reconnue par le Sénat. Une limitation de l’imperium, la substitution des comices à la puissance tribunicienne ou l’attribution de l’auctoritas aux magistrats altère cet ensemble.

31. Quelle mesure l’édit de Caracalla prend-il en 212 apr. J.-C. concernant les habitants de l’Empire ?

Il accorde la citoyenneté romaine aux seuls habitants de Rome.
Il accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’Empire.
Il impose une contribution fiscale commune à tous les habitants de l’Empire.
Il réserve la citoyenneté romaine aux soldats de l’Empire.

Il accorde la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’Empire.

Explication

L’édit de Caracalla de 212 étend la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’Empire. La contribution fiscale confond statut civique et impôt, tandis que les réponses limitées à Rome ou aux soldats restreignent à tort la portée de la mesure.

32. Au début de l’Empire, un préteur souhaite ajouter une nouvelle règle à l’édit devenu perpétuel. Quelle évolution caractérise alors le droit prétorien ?

Les édits se renouvellent et les préteurs y ajoutent chaque année de nouvelles règles.
Les préteurs modifient librement le texte définitif pour répondre aux besoins locaux.
Les édits sont remplacés par des constitutions impériales rédigées par les préteurs.
Les édits se stabilisent et les préteurs cessent progressivement d’y créer de nouvelles règles.

Les édits se stabilisent et les préteurs cessent progressivement d’y créer de nouvelles règles.

Explication

Au début de l’Empire, les édits prétoriens se stabilisent progressivement en un édit perpétuel et les préteurs cessent de l’enrichir par de nouvelles créations. L’enrichissement annuel inverse cette évolution, la modification du texte définitif confond stabilisation et pouvoir de révision, et les constitutions impériales ne sont pas rédigées par les préteurs.

33. Au IIe siècle, un préteur envisage de modifier l’édit perpétuel après sa publication définitive par Hadrien. Quelle conséquence découle de cette publication ?

L’édit devient une consultation de jurisprudent modifiable par ses auteurs.
Hadrien publie une compilation provisoire que les préteurs peuvent compléter.
Le préteur peut encore réviser l’édit à chaque entrée en fonction.
Le préteur ne peut plus modifier l’édit publié comme texte définitif.

Le préteur ne peut plus modifier l’édit publié comme texte définitif.

Explication

Hadrien fait publier l’édit perpétuel comme texte définitif au IIe siècle, ce qui met fin à la possibilité pour les préteurs de le modifier. La révision à chaque entrée en fonction et le complément libre contredisent ce caractère définitif, tandis qu’une consultation de jurisprudent est une autre notion.

34. Quelle formule Celse emploie-t-il au IIe siècle pour définir le droit ?

L’expression de la volonté de l’empereur.
L’application stricte des règles écrites.
La pratique ancienne reconnue par la coutume.
L’art de ce qui est bon et équitable.

L’art de ce qui est bon et équitable.

Explication

Celse définit le droit comme « l’art de ce qui est bon et équitable », en associant le droit à ces deux notions. La volonté impériale, les règles écrites et la coutume renvoient à d’autres aspects du droit, pas à sa formule.

35. Dans une province du Bas-Empire, une coutume locale est invoquée devant les autorités. À quelle condition peut-elle continuer à s’appliquer ?

Elle peut s’appliquer localement même si elle contredit les principes du droit romain impérial.
Elle peut s’appliquer localement si elle est consacrée par une nouvelle loi impériale.
Elle ne peut plus s’appliquer localement après son intégration au système juridique romain.
Elle peut s’appliquer localement si elle respecte les principes du droit romain impérial.

Elle peut s’appliquer localement si elle respecte les principes du droit romain impérial.

Explication

Les coutumes provinciales sont intégrées au système juridique romain, mais peuvent continuer à s’appliquer localement si elles respectent les principes du droit romain impérial. Exiger une nouvelle consécration législative ajoute une condition absente, tandis que tolérer une contrariété ou exclure toute application locale méconnaît cette règle.

36. Une pratique locale est ancienne et raisonnable, mais les personnes concernées ne l’ont pas acceptée. Réunit-elle les conditions requises pour constituer une coutume obligatoire ?

Non, car une coutume doit être consacrée par une loi impériale pour être obligatoire.
Oui, car l’application locale remplace le consentement des personnes concernées.
Oui, car son ancienneté et son caractère raisonnable suffisent à la rendre obligatoire.
Non, car le consentement populaire des intéressés et des personnes qui la laissent s’appliquer manque.

Non, car le consentement populaire des intéressés et des personnes qui la laissent s’appliquer manque.

Explication

Une coutume doit réunir cumulativement l’ancienneté, le consentement populaire des intéressés et de ceux qui la laissent s’appliquer, ainsi que le caractère raisonnable. L’ancienneté et le caractère raisonnable ne compensent donc pas l’absence de consentement; une consécration législative n’est pas une condition indiquée.

37. Une loi ne traite pas d’une situation précise, et une pratique coutumière vient combler ce silence sans contredire la loi. Comment qualifier cette coutume ?

Une coutume praeter legem.
Une règle expressément prévue par la loi.
Une coutume contra legem.
Une coutume écartée parce qu’elle contredit la loi.

Une coutume praeter legem.

Explication

La coutume praeter legem complète un point que la loi a laissé silencieux, contrairement à la coutume contra legem qui va à l’encontre de la loi. Une règle expressément prévue ne comble pas une lacune, et l’écartement pour contradiction correspond à l’autre catégorie.

38. Une commission impériale achève entre 435 et 438 le classement et la mise à jour des constitutions impériales. Quel code Théodose II promulgue-t-il officiellement en 438 ?

Le Code Hermogénien
Le Code de Justinien
Le Code Grégorien
Le Code Théodosien

Le Code Théodosien

Explication

Le Code Théodosien, préparé par une commission entre 435 et 438 pour harmoniser et moderniser les constitutions, est promulgué officiellement en 438. Le Code Grégorien relève d’une compilation antérieure, le Code de Justinien est associé à Justinien et le Code Hermogénien est une autre compilation privée.

39. Un empereur d’Orient au pouvoir de 527 à 565 charge Tribonien d’organiser une vaste compilation juridique. De quel empereur s’agit-il ?

Théodose II
Gregorius
Tribonien
Justinien

Justinien

Explication

Justinien règne dans l’Empire romain d’Orient de 527 à 565 et confie à Tribonien l’organisation du travail de compilation. Théodose II est associé au Code Théodosien, Tribonien dirige l’organisation juridique et Gregorius est lié au Code Grégorien.

40. Quels ouvrages composent la compilation juridique de Justinien ?

Le Code, les Institutes, le Code Grégorien et les Novelles
Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles
Le Code, le Digeste, le Code Théodosien et les Novelles
Le Digeste, les Institutes, les Novelles et la Loi des citations

Le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles

Explication

La compilation de Justinien réunit quatre ouvrages : le Code, le Digeste, les Institutes et les Novelles. Le Code Théodosien et le Code Grégorien sont d’autres compilations, tandis que la Loi des citations ne remplace pas l’un de ces quatre ouvrages.

41. Un plaideur invoque en justice une règle tirée d’un extrait de jurisprudence classique remanié puis intégré à une compilation promulguée en 533 par la constitution Tanta. Quel ouvrage cite-t-il ?

Le Digeste
Le Code
Les Novelles
Les Institutes

Le Digeste

Explication

Le Digeste rassemble des extraits de jurisprudence classique, modifiés si nécessaire, qui peuvent être invoqués dans leur version compilée; il est promulgué en 533 par la constitution Tanta. Le Code concerne les constitutions impériales, tandis que les Institutes et les Novelles sont deux autres ouvrages de la compilation.

42. En 313, un acte impérial met fin à l’interdiction de pratiquer le christianisme dans l’Empire romain. Quel acte est concerné ?

Le Code Théodosien
Le Code de Thessalonique
Le concile de Nicée
L’édit de Milan

L’édit de Milan

Explication

L’édit de Milan autorise la religion chrétienne dans l’Empire romain en 313. Le Code de Thessalonique correspond à l’officialisation du christianisme en 380, le Code Théodosien est promulgué en 438 et Nicée est un concile.

43. Dans un litige, Léa réclame la restitution d’un objet déterminé, tandis que Marc exige de Paul le paiement d’une somme. Quelle qualification distingue correctement ces deux droits ?

La restitution relève d’un droit personnel et le paiement d’un droit réel
La restitution relève d’un droit réel et le paiement d’un droit personnel
Les deux demandes relèvent de droits réels portant sur des choses
Les deux demandes relèvent de droits personnels reliant des personnes

La restitution relève d’un droit réel et le paiement d’un droit personnel

Explication

Un droit réel porte sur une chose, tandis qu’un droit personnel relie des personnes : la demande de restitution porte sur l’objet, et l’obligation de paiement lie Marc à Paul. Qualifier la restitution de droit personnel confond l’objet avec les personnes, et le critère économique ne définit pas cette distinction.

44. Une équipe découvre le Code d’Ur-Nammu, daté d’environ 2100 ans avant notre ère, et la compilation d’Hammourabi, datée d’environ 1700 ans avant notre ère. Quelle conclusion faut-il tirer sur l’ancienneté des preuves de droit dans une société ?

Le Code d’Ur-Nammu est une preuve plus ancienne que la compilation d’Hammourabi.
Les deux textes sont des preuves de droit apparues à la même époque.
Le Code d’Ur-Nammu est postérieur à la compilation d’Hammourabi.
La compilation d’Hammourabi est une preuve plus ancienne que le Code d’Ur-Nammu.

Le Code d’Ur-Nammu est une preuve plus ancienne que la compilation d’Hammourabi.

Explication

Daté d’environ 2100 avant notre ère, le Code d’Ur-Nammu précède la compilation d’Hammourabi, datée d’environ 1700 avant notre ère. L’idée que le texte célèbre d’Hammourabi est le plus ancien confond notoriété et ancienneté; l’inversion chronologique et l’affirmation d’une époque identique contredisent les dates.

45. Dans le récit légendaire, Énée arrive au Latium avec son fils Iule au XIIe siècle avant notre ère. Quelle suite d’établissements leur est attribuée ?

Énée fonde Lavinium, puis Iule fonde Albe.
Énée et Iule fondent ensemble Albe, puis Lavinium.
Iule fonde Lavinium, puis Énée fonde Albe.
Énée fonde Albe, puis Iule fonde Lavinium.

Énée fonde Lavinium, puis Iule fonde Albe.

Explication

Dans la légende, Énée fonde Lavinium après avoir gagné le Latium, et Iule fonde ensuite Albe. Attribuer Albe à Énée confond les rôles; inverser les fondations renverse leur ordre; faire de Romulus le fondateur d’Albe mêle ce récit à un autre épisode légendaire.

46. Au début du IIIe siècle avant notre ère, un citoyen romain participe à un vote législatif dans l’assemblée organisée selon le lieu de résidence. Quelle affirmation décrit correctement la compétence législative des assemblées ?

Les comices centuriates votent des lois, tandis que les comices tributes n’en votent pas.
Les comices tributes exercent un rôle religieux, comme les comices curiates.
Les comices tributes votent des lois, comme les comices centuriates.
Les comices tributes votent des lois à la place des comices centuriates.

Les comices tributes votent des lois, comme les comices centuriates.

Explication

Les comices tributes, organisées selon le lieu de résidence, votent des lois à partir du début du IIIe siècle avant notre ère, sans être les seules à le faire : les comices centuriates gardent aussi cette compétence. Attribuer le vote aux seules tributes oublie la compétence conservée par les centuriates; le rôle religieux relève des comices curiates.

47. Pour rendre le droit public à Rome, les décemvirs rédigent d’abord dix tables, puis deux autres. À quelles années ces deux étapes correspondent-elles ?

Dix tables en 450, puis deux en 451 avant notre ère.
Dix tables en 451, puis deux en 449 avant notre ère.
Dix tables en 452, puis deux en 451 avant notre ère.
Dix tables en 451, puis deux en 450 avant notre ère.

Dix tables en 451, puis deux en 450 avant notre ère.

Explication

La rédaction se déroule en deux étapes : dix tables en 451, puis deux autres en 450 avant notre ère. Inverser les années confond l’ordre des étapes, tandis que 449 correspond à une date erronée pour la seconde rédaction.

48. Un gouverneur doit classer quatre constitutions impériales : laquelle s’applique à tout l’Empire ?

Un mandat donnant une instruction administrative
Un décret rendu dans un procès
Un rescrit répondant à une consultation juridique
Un édit

Un édit

Explication

L’édit a une portée générale et s’applique à tout l’Empire. Le décret est rendu dans un procès pour quelques citoyens, le rescrit répond à une demande de consultation juridique et le mandat porte sur l’administration.

49. Quels cinq jurisprudents la loi des citations de 426 reconnaît-elle officiellement ?

Ulpien, Modestin, Gallius, Paul et Papinien
Ulpien, Modestin, Gaius, Paul et Papinien
Ulpien, Modestin, Gaius, Paul et Labéon
Ulpien, Modestin, Gaius, Javolenus et Papinien

Ulpien, Modestin, Gaius, Paul et Papinien

Explication

La loi des citations de 426 reconnaît Ulpien, Modestin, Gaius, Paul et Papinien. Gallius, Javolenus et Labéon sont des substitutions erronées à des noms de cette liste officielle.

50. En quelle année le christianisme devient-il la religion officielle de l’Empire romain par l’édit de Thessalonique ?

En 380 apr. J.-C.
En 325 apr. J.-C.
En 313 apr. J.-C.
En 392 apr. J.-C.

En 380 apr. J.-C.

Explication

L’édit de Thessalonique fait du christianisme la religion officielle de l’Empire en 380 apr. J.-C. La date de 313 correspond à l’édit de Milan, tandis que 325 et 392 ne sont pas la date indiquée pour cette officialisation.

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Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Sources historiques du droit romain.

Qu’est-ce que le légicentrisme ?

Un système où la loi prédomine et constitue la principale source du droit.

De quelles sources le droit peut-il provenir ?

De la loi, de la coutume ou des décisions de justice.

Pourquoi le texte d’Hammourabi est-il une compilation plutôt qu’un code ?

Il rassemble des lois sans les organiser systématiquement.

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